Aujourd’hui c’est dimanche, je reçois Fanny Leblond Auteure.

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Je savais que Fanny Leblond, parmi d’autres, était une des invités du Salon du livre de la Citadelle, à Blaye. Rien que ça dites donc. Blaye, la Citadelle, Fanny Leblond.  Fanny est une auteure adorable, pétillante, simple, naturelle et à la fois un peu sophistiquée. Elle a ce je ne sais quoi de mystérieux ou de mutin, ou les deux tiens,  qui pique ma curiosité.

Nous avons quelques passions communes. Parmi elles l’estuaire, la mer, les vieilles pierres, les soirées entre amis, le bon vin, l’odeur du feu de bois dans la cheminée. Nous avons, elle et moi,  les pieds ancrés dans la réalité mais aussi, et surtout, ce petit quelque chose propre à tous les auteurs. Nous sommes « ailleurs ».

J’ai eu envie de vous faire découvrir Fanny et vous donner envie de lire ses romans.

Vous venez  ? C’est dimanche …

Dis moi Fanny peux tu me raconter comment et ce que tu as commencé à écrire ?

Par hasard, par envie de communiquer, je suis une grande bavarde et par jeu aussi. Au départ je suis créative, souvent mille idées à la fois, de l’imagination à revendre mais j’étais une « mauvaise élève »  du moins en français. Toute ma scolarité on m’a fait croire qu’écrire était l’apanage de quelques êtres illustres, à l’inspiration quasi divine, la plupart du temps morts. Il n’en est rien, écrire c’est jouer sur la matière. Modeler les vies, sculpter les phrases, observer, écouter, entendre et offrir. Une révélation pour moi.

Faisais tu lire à quelqu’un ce que tu écrivais ou écrivais tu des choses que tu  ne montrais à personne ?

Je ne fais jamais lire ce que j’écris avant le point final du roman. Puis je prends l’avis de quelques lecteurs proches de moi dont je crains la critique car je les sais impitoyables. Mais justes !

Fanny, lisais tu  quand tu étais  enfant et adolescent ? Avais tu des auteurs préférés ?

J’étais une grande lectrice, je lisais tout ce qui me tombait sous la main.

As tu écrit autre chose que des romans ?

J’ai quelques nouvelles qui traînent dans un dossier de l’ordinateur. (Ne croyez pas les écrivains qui prétendent en avoir au fond d’un tiroir, il y a bien longtemps qu’on ne les y mets plus.)

Comment t’es venue l’idée de publier ?

Comme une suite logique à l’achèvement de l’écriture. Pourquoi écrire si ce n’est pour donner à lire ?

Fanny, comment conçois tu tes couvertures de livres ? 

Je propose une idée de base en lien avec le roman et laisse l’infographiste en faire une couverture. Pour « Et au bout, l’Océan »,  c’est une photo que j’ai prise qui a été utilisée.

Tu fais de nombreux salons. Peux tu m’en parler ?

J’essaie à chaque fois que je suis invitée de répondre présente pour les rencontres avec les lecteurs. C’est toujours un moment intéressant d’échange et de découvertes. J’y puise l’énergie d’un nouvel élan, ça dynamise mon envie d’écrire.

 As tu  déjà eu l’occasion d’être invité en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, je n’ai jamais eu ce privilège, j’adorerais… Je suis une insatiable curieuse, j’aime aller à la rencontre des autres et je serais très fière de porter la littérature française à l’étranger.

Peux-tu  me parler, en quelques mots, de chacun des livres que tu as publiés ?

Leur point commun : ils sont le reflet de la vie, ils s’ancrent dans le quotidien, la réalité, l’émotion. A l’origine, un article de presse, un reportage, un fait divers me fait ouvrir les yeux, j’écoute ce qui fait écho et je tente de le partager.

« Et au bout, l’Océan » (2012, Éditions Passiflore), est un thriller intimiste, crise de la quarantaine en trame de fond, une disparition, des amours, la mort, Internet… une aventure féminine.

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« Demain ne suffit pas » (2013, Éditons Passiflore), roman contemporain, humoristique et philosophique.Lâcher prise : pas simple lorsqu’on est vieux garçon, tocqué, maniaque, puceau… Mais lorsqu’Alfred apprend l’imminence probable de sa mort, il révolutionne sa vie. Exit la mère castratrice. Alfred va entrer dans un tourbillon fou, qui l’emportera au fil de sa mythomanie dans une aventure inattendue. Soirée dans un château, investisseurs chinois, dégustation, critique de vin, spéculation sont au cœur de ce récit fantasque. Alfred c’est le meilleur ami que vous ne connaissez pas encore.

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      « L’Absente » (2016, Vents Salés) thriller, roman de société. Des jeunes femmes aux blessures modernes vont trouver la force de se battre contre la perversion d’un homme. Familles recomposées, harcèlement au travail, violences faites aux femmes sur fond de tempête bretonne.

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Quelle place la lecture occupait-elle chez tes parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

A bien y réfléchir, je crois qu’il y avait une bibliothèque par pièce ! Nous lisions, beaucoup.

Y a-t-il des moments précis où tu écris? T’astreins tu à une discipline ?

J’écris quand j’en ai envie. Sans jamais me forcer. C’est un plaisir immense pour moi, pas de rituel si ce n’est la musique. Agnès Obel a accompagné l’écriture de mon dernier roman par exemple.

Dernière question, est ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Écrire, dire, guérir avec dans sa main tous les possibles. Non seulement l’écrivain a un rôle à jouer mais il a aussi une grande responsabilité dans la société qu’il contribue à construire.

Le petit questionnaire façon Amélie Poulain

Fanny  aime…..

Le temps passé avec mes amis, l’Estuaire de la Gironde, les vieilles pierres, le soleil et la pluie, l’odeur de la terre, le goût de la mer, le vent, les bateaux, les livres, les idées, les mots, la musique, les paroles des chansons, les éclats de rire, le vin des côtes de Bourg et d’ailleurs, le rhum de la Martinique et les épices, me défouler sur un court de tennis et nager dans l’eau glaciale de l’océan.

Fanny n’aime pas….

Porter des vêtements mouillés, l’odeur du fafaru, les prétentieux, les sentiments mièvres, le manque de bienveillance, qu’on me dise ce qu’il faut faire, les idées préconçues, écrire des grossièretés (même s’il m’arrive d’en dire), la violence, les destructeurs de rêves.

Clin d’oeil,

Le Fafaru et sa recette….

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pour 6 personnes

  • 400 g de filet de poisson de votre choix : Thon, perroquet, espadon voilier,
  • 200 g de queues de grosses crevettes décortiquées ou chevrettes (eau douce)
  • De l’eau de mer (du large) 2 à 3 litres
  • 2 gousses d’ail
  • 1 belle cuillère à soupe de gingembre haché
  • 1 petit piment haché (facultatif)
  • 1 petite bouteille d’eau de Fafaru
  • Tailler les filets de poissons en fines tranches d’un demi centimètre d’épaisseur et de 6 à 8 cm de large, les mettre dans un bocal avec de l’eau de mer. Lorsque tout le poisson est découpé : retirer un peu d’eau ajouter les condiments suivant votre goût (ail haché, gingembre, ou piments) compléter avec l’eau de fafaru, et mélanger délicatement. Ici quelques queues de crevettes ou chevrettes crues peuvent s’ajouter à ce plat histoire de « fafarouter » un peu plus ce plat
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