Aujourd’hui c’était dimanche et j’ai reçu, David Lelait-Helo

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Bonjour David, je suis plus qu’émue de vous  interviewerJ’ai adoré vous découvrir. Quel bonheur. Moi, vous savez quand je serai grande, et bien j’interviewerai plein de gens comme vous. Beaux, gentils, généreux, tendres  et humains.jour David, je suis plus qu’émue de vous  interviewerJ’ai adoré vous découvrir. Quel bonheur. Moi, vous savez quand je serai grande, et bien j’interviewerai plein de gens comme vous. Beaux, gentils, généreux, tendres  et humains.

J’avais lu « Poussière d’homme » et j’avais été très touchée par votre livre. Qui, parmi les écorchés que nous sommes, les séparés de nos aimés, ne l’aurait pas été ?

David je n’avais jamais lu ce que mon cœur hurlait, je vous cite : « Je fais le rêve que l’on nous redonne une poignée d’heures, ravies entre le tomber d’un jour et le lever d’un autre. Ce ne sera qu’un tout petit moment, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu’une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l’après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue.« 

Je ne voulais pas commencer cette Interview sans parler de cette « Poussière d’homme » que je lis et relis, sans en rien partager tant il me semblait que ces mots, vos mots, étaient faits pour ma souffrance.

David, je suis  touchée par le temps que vous m’accordez. Merci vraiment car je vous sais très occupé en ce moment. Vous multipliez les ITW‘s TV,  Radio & Presse. On vous voit un peu partout et je suis heureuse pour vous, bien que je mesure l’investissement que vous engagez. Je sais ce que  « courir » d’ITW‘s en ITW‘s   représente.

Nous avons une passion commune : Dalida. Cette femme me fascine et je ne manque jamais de l’écouter. J’aime danser sur certaines de ses chansons. J’aime chanter sur d’autres. Et puis de fil en aiguille, à force de croiser la route de notre Divine, j’ai fini par croiser la votre. J’ai attendu patiemment. Et la Divine m’a offert un cadeau fabuleux : la sortie d’un film sur elle.  Je me suis approchée de vous. Un peu timidement. Je vous ai observé, écouté, lu et j’ai découvert un homme incroyable. J’avoue que je suis séduite par vous. Séduite par l’homme à la fois fragile et fort. Par l’homme qui aime les femmes. Et je vous ai contacté. Et vous avez dit oui. Et voici une bien jolie Interview.

Vous venez  ? Aujourd’hui c’était dimanche….

David, pouvez vous me raconter comment et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je pense avoir toujours écrit… J’ai récemment retrouvé un petit roman écrit quand j’avais 11 ou 12 ans, une sorte de roman historique dont l’intrigue se passait en Egypte ancienne, ma grande passion du moment. Au fil de l’adolescence, j’ai écrit des chapelets de lettres d’amour, de vrais romans fleuve… Les mots étaient toujours un refuge.

Faisiez vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Non, je n’ai pas trop montré…  Et finalement je suis devenu écrivain presque par hasard, je n’avais pas pensé publier, partager ces refuges de mots. La vie m’a pris de court…

David, lisiez vous quand vous étiez enfant et adolescent ? Aviez vous des auteurs préférés ?

Beaucoup… Je me suis enfoui sous les livres, je m’inventais des mondes au fil de mes lectures… Tout a commencé par la bibliothèque rose, évidemment, et ensuite est venu le temps des romans historiques. Surtout tout ce qui touchait à l’Egypte antique, les bios de Cléopâtre, d’Hatshepsout… La littérature est venue plus tard… Mais depuis quelques années, j’écris beaucoup plus que je ne lis. Les deux ne me semblent pas toujours compatibles. C’est même une sensation  assez étrange…

Avez vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai débuté par les biographies… Jamais je n’aurais osé  commencer par la fiction. Je me suis intéressé aux grands destins  de femmes. J’ai publié 6 biographies quand un accident de la vie m’a conduit à écrire autrement, une fiction qui n’en était pas une, un récit personnel, « Poussière d’homme« . Ce pas franchi, et l’accueil incroyable qui a été réservé à ce texte, m’a donné le courage et l’envie d’aller vers la fiction. Je me sentais soudain un peu plus légitime…

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’étais professeur d’espagnol, spécialisé sur l’Argentine, j’avais notamment travaillé sur le péronisme et Eva Peron quand Madonna a évoqué son projet de film musical EVITA. J’ai adressé un syno à plusieurs maisons d’édition pour écrire une bio. Payot m’a répondu, à 25 ans je publiais ce premier livre. Puis tout s’est enchaîné, presque malgré moi, sans violence ni souffrance. Je n’ai jamais eu à quémander une publication, on est venu à moi, j’ai eu tellement de chance.

David, comment concevez vous vos couvertures de livres ? 

J’imagine la couverture et le titre dès le début de l’écriture. Je vois la couverture instantanément, je sais sa couleur, sa forme, son illustration et même le portrait de moi qui accompagnera le livre. Tout est lié. Le fond comme la forme.

Vous êtes très  sollicité, tv, radio, presse, salons, dédicaces….Pouvez vous en parler en quelques mots ? Me donner votre ressenti ?

La rencontre avec le public est essentielle, elle me nourrit forcément. C’est souvent très fort en émotions, depuis « Poussière d’homme » surtout. Les personnes se racontent, j’accueille leurs mots, des morceaux de leur vie. Je suis souvent vidé après. Pour ce qui est des médias, c’est un jeu. Il faut savoir les accrocher, dire la bonne phrase au bon moment, se mettre en valeur avec le plus de justesse possible. C’est un exercice très loin de notre bulle de solitude. C’est un autre métier la promotion mais il faut savoir jouer ce jeu, c’est là que nous donnons une respiration à nos textes. De la promotion, dépendra la vie du livre.

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invité en tant qu’écrivain à l’étranger ?

J’ai donné des interviews à l’étranger mais par téléphone pour des livres publiés en langue étrangère…

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

J’en ai publié 17… Ce serait un peu long et surtout, ce n’est pas à moi de parler de mes livres… Ils vivent d’une autre parole et d’une autre respiration que les miennes, celles des lecteurs.

17 ça commence à faire beaucoup en effet (rire), on ne va pas les reprendre un par un. Je vais les énumérer en fin d’interview.

David, quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Je ne viens pas d’une famille de grands lecteurs…

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Vous astreignez vous à une discipline ?

Non… Je n’ai pas de rituels, d’horaires… Je sais que je dois écrire, avancer. C’est un travail. Je m’assois, douloureusement souvent au début. Puis les mots se délient, le plaisir vient plus tard, en me relisant. A mesure que je suis satisfait, d’autres mots viennent. Je n’ai pas l’écriture difficile ou douloureuse, c’est assez fluide et naturel pour moi. Je dis toujours qu’il y a quelque chose de musculaire dans l’écriture. Plus on écrit, mieux on écrit.

Dernière question, David est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Certains écrivains ont un rôle politique, d’autres font rêver. Moi, je veux poétiser, enchanter, divertir un monde qui pleure. J’aime le beau et faire le beau. Je veux faire chanter les mots. La langue a sa musique et je viens la chanter.

 Le petit questionnaire façon Amélie Poulain

David  aime

La chanson populaire, la Grèce, Buenos Aires, les gâteaux, les fringues, les bijoux, la solitude, la barbe, les carnets, les bougies, rester chez lui  des jours entiers, la cuisine, faire le ménage, la musculation, les tatouages, la liberté, les mémoires d’Hadrien de Yourcenar, Nana Mouskouri, l’odeur de la poudre de riz, le riz au lait, la mousse de marrons, la mer, les boites de rangement, les voitures avec chauffeur, les montres très belles et très chères, rire, chanter, Columbo, regarder le plafond, l’amitié, les secrets, tant de choses encore…

David n’aime pas …

Le poisson, les chats, les trop longues vacances, l’idée qu’un jour la mort viendra, le regret, l’absence de ceux que j’aime, le vélo, les choux de Bruxelles, sortir tous les soirs, les soirées où on ne s’entend pas, le snobisme, la saleté, le désordre, le design, l’art contemporain, les appartements avec des voisins au dessus, les gens qui doublent à la caisse, les gens qui vous parlent à deux centimètres de la bouche, les gens qui ne vous regardent pas dans les yeux quand ils vous parlent, les gens qui sont vraiment trop cons et tant de choses encore…

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Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets. Celle de Nana Mouskouri.
C’est décidé : il sera cette femme-là !
Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon.
Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

Le récit d’un homme qu’un rêve d’enfance a guidé et sauvé de tout. David Lelait-Helo pose la question de la construction de soi au fil de l’enfance et de l’adolescence. Il nous parle de notre quête d’idéal, de notre part de rêve, de la complexité de notre identité, mais aussi du jeu trouble de l’identification du fan avec la star.

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C’est un mois de mai comme tous les autres, entre les derniers froids et les premiers soleils. Comme tous les autres ? Sans doute pas.
Pour Sophie, réfugiée dans sa maison de Sologne après la découverte de l’infidélité de son mari, c’est le premier d’une nouvelle ère. Car Sophie a décidé de vivre.
Soudain, la sonnerie du téléphone retentit.  » Bonjour… Je m’appelle Iolanda. Je vais mourir. » La voix est chaude, orientale ; le numéro, composé au hasard. Les deux femmes se confieront le temps d’une nuit qui sera sans doute la dernière pour l’une d’entre elles… une étoile… Dalida.

« Si ce roman porte un regard émouvant et nouveau sur la vie de star, il parle surtout à merveille de la complexité d’être une femme. »

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Poussière d’homme est une parole d’amour, d’homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin.
Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l’insoutenable absence, comme un supplément d’amour lorsqu’on craint que la douleur nous précipite dans la folie.

  • Evita, Le destin mythique d’Eva Perón, Payot, 1997 (+ édition poche Petite Bibliothèque Payot, 2005)
  • Maria Callas, J’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour, Payot, 1997 ( + édition poche Petite Bibliothèque Payot, 2007)
  • Gay Culture, Éditions Anne Carrière, 1998
  • Les impostures de la célébrité, Éditions Anne Carrière, 2001
  • Romy au fil de la vie, Payot, 2002 (+ édition poche Petite Bibliothèque Payot, 2003 et 2012)
  • Sur un air de Piaf, Payot, 2003 (+ édition poche J’ai Lu, 2005)
  • Dalida d’une rive à l’autre, Payot, 2004 (+ édition poche J’ai Lu, 2006)
  • Poussière d’homme, Éditions Anne Carrière, 2006 (+ édition poche Pocket, 12 juillet 2012)
  • Vanessa Paradis, Librio, 2006
  • Barbara, Payot, 2007
  • Le Roman de la Chanson Française, Éditions du Rocher, 2009
  • Sur l’épaule de la nuit, Éditions Anne Carrière, 2010
  • Si le bonheur m’était conté… 50 leçons de sagesse du monde entier, Payot, 2011
  • Dalida, Payot, 2012 (+ édition poche J’ai Lu, 2012)
  • C’était en mai, un samedi, Éditions Anne Carrière, 2012
  • Si l’amour m’était conté… 50 leçons de sagesse du monde entier, Payot, 6 février 2013
  • D’entre les pierres, Éditions Anne Carrière, 2014
  • Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri, Éditions Anne Carrière, 13 octobre 2016

http://www.france2.fr/emissions/c-est-au-programme/videos/ma_star_mon_modele_06-01-2017_1441479?onglet=tous&page=1

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