Aujourd’hui c’est dimanche, je reçois Agnès Ledig

Agnes

Chère Agnès, merci de m’avoir accordée cette interview à l’occasion de la sortie, le 1er mars, de votre livre  De tes nouvelles aux Editions Albin Michel.

Je suis extrêmement touchée par nos échanges que j’ai trouvés très doux et bienveillants. Merci de votre gentillesse et pour ma part, j’ai hâte de vous voir au Salon du livre de Paris.

*-*-*-*

Chère Agnès, je vous ai découverte grâce à votre livre Juste avant le bonheur, comme bon nombre d’entre nous. C’est d’ailleurs une amie qui m’a recommandée de le lire.  Depuis, je vous suis et je vous  lis  avec gourmandise. J’ai passé, grâce à vous, des soirées délectables au coin du feu à lire vos livres. Ils font partie de ces livres dont on ne veut pas qu’ils se terminent et dont on regarde avec angoisse le nombre de pages qui restent, refusant de quitter vos personnages.

Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours aimé écrire. Des poèmes à vingt ans, une petite fanzine pour les étudiants de ma promotion, etc. J’ai basculé dans l’écriture de roman quand j’ai eu besoin d’exprimer des choses profondes à propos de la vie, pour ne pas les garder au fond de moi, en me disant que cela ferait peut-être du bien aux autres également.

Mon premier roman a d’abord été thérapeutique, mais il m’a donné l’envie d’en écrire un autre, puis un autre…

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Généralement, je ne montre à personne ce que j’écris. C’est un peu comme un bébé dans un ventre, la maman le fabrique sans que personne ne le voit (petit parallèle avec ma profession de sage-femme). Il m’arrive de parler vaguement du contenu, en particulier à mon meilleur ami, qui est également auteur, ou de faire lire certains passages, mais jamais un bout de roman tant qu’il n’est pas fini.

Agnès, lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Je lis depuis toujours. D’abord à travers mes parents qui nous racontaient chaque soir une histoire (ce que j’ai fait avec mes enfants également), ensuite dans ma bulle dès la pré-adolescence. Je n’ai jamais cessé de lire. J’ai toujours eu des livres autour de moi, et je crois que je ne pourrais pas faire sans. Il me manquerait quelque chose.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

J’aime beaucoup Anna Gavalda (en particulier Je l’aimais ) mais aussi Fred Vargas, dont j’ai la collection complète. Enfin, Claude Michelet a baigné mon adolescence. Si je ne devais garder qu’un livre, ce serait  Des grives aux loups . Mais personne ne me demande de n’en garder qu’un ! Heureusement !

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, j’ai participé 3 ans de suite au recueil de nouvelles pour les Restos du Cœur, chez Pocket, ainsi qu’à un recueil de nouvelles à propos du don du sang, chez Flammarion.

Et en 2016, j’ai sorti un Guide Gynéco, qui s’adresse à toutes les femmes, quel que soit leur âge (et aux hommes qui s’intéressent au sujet), aux éditions Pocket, prolongement de mon activité de sage-femme que j’ai exercée jusqu’en fin 2015 (je faisais beaucoup de gynécologie dans mon cabinet libéral).

Enfin, en septembre 2016 j’ai sorti L’esprit Papillon avec Jack Koch. Un ouvrage illustré fait d’exercices et de réflexion pour apporter un peu de légèreté. Là aussi, c’est le prolongement de mon activité de sage-femme, car je me suis formée et j’ai pratiqué l’accompagnement émotionnel. Il me tenait à cœur d’en faire un objet écrit.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’avais écrit pour digérer des choses. Il en est sorti un roman. Une fois terminé, je me suis dit, « pourquoi pas » ? Et j’ai alors tenté ma chance.

Après un premier roman Marie d’en Haut, Albin Michel m’a contactée (rêve absolu !!!), et depuis, je signe mes romans dans cette magnifique maison d’édition.

Agnès, est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Non. Je donne mon avis, mais je laisse faire cela au service artistique de ma maison d’édition. Chacun son travail ! Je n’ai pas les compétences pour le faire.

Vous êtes très sollicitée.Télé, radio, presse, salons, dédicaces.Pouvez-vous en parler en quelques mots, me donner votre ressenti ?

Cela fait partie du métier d’auteur. La promotion d’un livre occupe les quelques mois qui suivent sa sortie. J’aime pouvoir parler de mon travail, de ce que j’ai voulu transmettre, partager, des thèmes que j’aborde. Il me semble que je fais ma petite part pour essayer de rendre le monde meilleur. Cependant, je suis vigilante pour que cela n’empiète pas sur ma vie privée, à laquelle je tiens. J’aime donc rester discrète.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Oui, je suis allée en Allemagne en 2015, et l’année 2017 sera riche en voyages à l’étranger (Afrique du Sud, Canada, Londres, peut-être les pays Nordique). C’est formidable à vivre.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Il serait long de tous les aborder. Ils ont tous en commun de parler de rencontre, des épreuves de la vie, de comment chacun peut faire la courte échelle à l’autre, et d’espoir, beaucoup d’espoir….

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Partout ! Tout le temps ! Des parents instits, ça aide un peu… Je suis tombée dedans quand j’étais petite, et j’en ai fait une potion magique à 40 ans…

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris dès que je peux, souvent dans des moments volés, au milieu de ma vie quotidienne. En général quand ma fille est à l’école ou que son papa ne travaille pas, et peut s’occuper d’elle. Et parfois, je prends une semaine loin de tout, seule, si possible en bord de mer, et là, j’avance à pas de géant.

Une dernière question Agnès, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je crois que nous avons tous un rôle à jouer dans la société. Comme je le disais tout à l’heure, en faisant notre petite part pour essayer de rendre le monde meilleur.

J’essaie de transmettre des messages de respect et d’espoir dans mes histoires, en me disant que les lectrices et les lecteurs qui s’identifient aux personnages peuvent ressortir de la lecture avec cet espoir et ces quelques valeurs humaines que j’essaie de défendre. Et puis, leur offrir une bulle de plaisir… ça n’est pas rien dans ce monde où tout file à toute allure et avec beaucoup de pression. La lecture est une pause où l’on se pose.

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Agnès aime  

La nature, la douceur, la musique, le chocolat, le rire, le bruit d’un bébé qui tète, les pas dans la neige, les formes dans les nuages, son appareil photo, les gens souriants…

Agnès n’aime pas

La méchanceté, les arnaques, le brouillard, les endives cuites, l’irrespect, les gens qui râlent tout le temps, les extrémismes, les gens qui disent n’importe quoi sur les réseaux sociaux…

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Vous pouvez retrouver Agnès Ledig ici :

https://www.facebook.com/agnes.ledig.auteur/

http://www.agnesledig.fr/

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