Aujourd’hui, je reçois Isabelle Brès – Journaliste

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Chère Isa, je te connais depuis  une émission de radio à laquelle tu m’as invitée à parler de mon livre et à témoigner sur le chômage des seniors.  Ce jour-là, Christel de Foucault l’auteure de «Déjouez les pièges des recruteurs», paru aux Edition Eyrolles en était l’invitée principale.

Depuis je te suis régulièrement et nous sommes devenues copines, alors j’ai envie que tu te découvres un peu. Parce-que tu fais tellement de choses. Tu es Journaliste, Auteur, Productrice, Réalisatrice, Présentatrice, Facilitatrice du genre humain, Bout en train  et quoi d’autre, hein quoi d’autre ?

J’ai envie de savoir qui se cache derrière l’Isabelle amusante, gaie et sensible que je connais.

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Isabelle, parle-moi un peu de ton enfance et de ton adolescence

Ouh la la… Une mère grand reporter. Spécialiste des courses à la télévision mais également la première femme à avoir interviewé  Khadafi par exemple. Pas facile de s’affirmer face à elle. Surtout à l’adolescence, quand t’as des boutons partout et que tes copains fantasment sur ta mère.

Quant à mon père, il m’a enlevée quand j’avais 7 ans et puis je ne l’ai plus revu pendant des années. J’étais du genre timide, pas sûre de moi, je me trouvais complètement idiote et pas du tout en phase avec les autres.

Comment es-tu venue au journalisme ?

Par hasard.

Ou presque !

Je voulais être flic, je faisais de l’histoire à la fac. On m’a proposé un job bien payé (enfin pour la petite étudiante que j’étais. En réalité, j’étais totalement exploitée !) Je me disais que ça payerait mes études. 20 ans après, j’y suis toujours !

Quelle a été ta carrière de journaliste ?

Au départ, GLEM, Bruno Fuchs, animateur d’une émission sur la 5, puis rédacteur en chef de «Sans aucun doute», m’a donnée ma chance. J’ai passé près de 15 ans auprès de TF1.

Journaliste, rédactrice en chef, puis animatrice. A chaque fois qu’on avait besoin d’une nana dans une émission, Louvin disait : «Au pire, y’a Isabelle». A quoi ça tient !

Que fais-tu actuellement ? Quels sont tes projets ?

Actuellement, je donne des conférences et je fais de l’immobilier. Cela me prend beaucoup de temps, alors j’ai mis de côté tout le reste.

Quand on est journaliste , on en vient souvent à l’écriture de livres. Est-ce ton cas ?

J’ai écrit deux livres : «L’éducation, mon enfant et moi» avec mon amie Anaïs Maquiné, et «Confessions d ‘un producteur», un roman que j’aime beaucoup.

Isabelle, lisais-tu quand tu étais enfant et adolescente ?

J’ai toujours énormément lu. Tout ce qui me passait sous la main. En cours, quand je m’ennuyais, je lisais les Lagarde et Michard.

As-tu des auteurs préférés ?

J’aime les romans historiques : Ken Follett est l’auteur qui me vient tout de suite à l’esprit, mais tellement de livres m’ont transportée et continuent à me transporter. Je suis totalement fan d’Eric-Emmanuel Schmitt.

Quelle place la lecture occupait-elle chez tes parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère a toujours beaucoup lu aussi. Elle est autodidacte, c’est ce qui lui a permis de s’instruire. Elle possède maintenant une culture encyclopédique. Mieux vaut ne pas jouer au Trivial Poursuit avec elle.

Une dernière question, est ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

L’écrivain est celui qui éveille les consciences. C’est aussi celui qui fait rêver. Qui crée des rêves. Qui ouvre les champs des possibles. Un livre peut te porter ou au contraire te mettre par terre. Un auteur t’ouvre l’esprit. Et puis, le livre te sert aussi à apprendre, à comprendre, à moins te faire manipuler par le monde qui nous entoure. A te forger ta propre opinion sur les choses. A te transformer. T’améliorer. Bref, le livre est un outil très puissant. Et je comprends pourquoi certaines dictatures les brûlent.

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Le petit questionnaire façon Amélie Poulain

Isabelle aime

L’amour, l’humour, ses enfants, son amoureux, sa famille, ses amis, la vie, son chat, les livres, le cheval, tous les gens qui se bougent pour changer le monde dans lequel nous vivons et qui sont formidables.

Isabelle n’aime pas

Les cons, la méchanceté, la médiocrité, quand elle est nulle, quand elle ne corresponds pas à  ce qu’elle veux être, quand elle s’énerve, quand elle  perd ses moyens, quand elle est  dans l’impasse, les politiques quels qu’ils soient, la société dans laquelle nous vivons.

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