Aujourd’hui c’est dimanche, je reçois Kalya Ousmane – Auteure

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Chère Kalya, j’appartiens à un groupe de lecteurs sur FaceBook « Accro aux livres » et c’est là que je vous ai connue. Vous en êtes une des modératrices. Mais pas que…

J’aime votre façon d’être. J’aime votre philosophie, votre douceur et votre bienveillance sincère.

Vos partages culturels, qu’il s’agisse de photos, de balades, de livres sont tous très doux, amènent le sourire aux lèvres, donnent envie de se poser. Vos partages rendent heureux. Je n’ai jamais partagé l’univers d’un auteur d’ouvrages dits « feel good book » alors vous pensez bien que vous attisez ma curiosité et que j’ai envie de vous découvrir et de vous faire découvrir.

Vous venez, c’est dimanche ….

Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je suis venue à l’écriture à 17 ans, mon adolescence a été propice pour ceci. J’ai toujours aimé les mots et la langue française. A cette époque j’écrivais pour moi même, mes pensées, mes questions, mes émois. Quand j’ai quitté le Niger pour venir faire mes études en France, j’ai encore plus écrit. J’étais seule à Paris à 6000 kms des miens, l’écriture me permettait de m’ancrer avec moi-même car j’étais un peu perdue. Plus tard, entre 20 et 30 ans j’ai beaucoup écrit de lettres à mes amoureux, certaines que je leur remettais d’autres non. Et puis, je n’ai plus écrit jusqu’en 2015 où 7 jours (en) quête d’enfant s’est imposé à moi. Là je n’écrivais plus sur moi, mais pour les autres. 

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Je ne montrais pas ce que j’écrivais, c’était mon jardin secret, seules quelques lettres que j’ai montrées à mes amoureux.

Kalya , lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Dès que j’ai su lire, j’ai lu. A 5 ans, je dévorais Oui-Oui, ensuite cela a été Fantômette, le Club des Cinq, toute la bibliothèque Rose et Verte y sont passées. Je lisais aussi beaucoup de classiques.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Jules Verne (tous lus), La Comtesse de Ségur, Balzac et puis plus tard René Barjavel et encore plus tard John Irving et Paul Auster. 

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Des lettres et en ce moment j’écris une nouvelle.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

L’idée de publier a été pour partager l’histoire de 7 jours (en) quête d’enfant. C’est un sujet qui me touche et qui est tellement d’actualité.

Kalya est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Non, c’est mon éditeur qui a conçu la couverture de mon premier roman.

Vous savez que je ne suis ni critique, ni chroniqueuse de livres. Moi je m’intéresse à un auteur. Lors de nos échanges vous avez évoqué des chroniques. Pouvez-vous m’en dire davantage chère Kalya ?

La première chronique sur 7 jours (en) quête d’enfant est arrivée de façon assez miraculeuse, en postant la première de couverture de mon livre sur Facebook, Julie du blog Ju lit les mots a réagi en me disant qu’elle trouvait la première de couverture belle. Nous avons échangé et je lui  ai envoyé mon livre qu’elle a aimé.
Ensuite il y a eu un effet boule de neige et d’autres chroniqueuses ont voulu le lire et donner leur avis dessus. Mon éditeur, les Editions Baudelaire a aussi envoyé mon livre à des blogs.
7 jours (en) quête d’enfant a été très gâté et moi aussi, 9 chroniques à ce jour. Voici les 8 accessibles sur des blogs.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, cependant en février je suis allée en Afrique au Niger et en Côte d’Ivoire, j’ai ainsi fait voyager mon livre en Afrique Francophone.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

7 jours (en) quête d’enfant est mon premier livre. Il tiendra toujours une place très particulière pour moi . C’est pour moi un feel good book, c’est un message d’espoir porté par une amitié forte. C’est une belle aventure ! 

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient beaucoup. Ils étaient abonnés à des magazines hebdomadaires et mensuels. Même le Monde de l’éducation arrivait au Niger, vous vous rendez compte dans les années 80 ! Mon père était un amoureux des livres, une belle bibliothèque ornait notre salon avec de magnifiques livres de collections pour mon frère et moi. Je n’avais qu’à tendre les mains et je pouvais lire!

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris le soir en semaine et en journée le week-end, plutôt le matin d’ailleurs. J’ai commencé le deuxième qui est en cours en vacances: au bord de l’océan en Côte d’Ivoire.

Une dernière question Kalya, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oui, un écrivain peut avoir différents rôles à jouer dans la société: faire rêver, amener les lecteurs à s’évader de leur quotidien, porter des messages sur des sujets de société, faire rire et pleurer, interpeller, faire réfléchir. Il peut aussi écrire pour les autres, si le coeur lui en dit, c’est une autre démarche.

  Le questionnaire façon Amélie Poulain

 Kalya aime
Le soleil sur sa peau, les fleurs en toutes saisons, le printemps et l’automne, les (très) bonnes tables, cuisiner, regarder la mer, le vert des rizières d’Asie, prendre son temps, donner un sourire et en recevoir un, observer et écouter, lire …
Kalya n’aime pas
Le bruit, les incivilités, la violence verbale, les villes grises, les crustacés, les taxis où cela ne sent pas bon à l’intérieur, faire la queue pour prendre un avion, les conversations brusquement écourtées au téléphone, la lumière trop vive dans une pièce, ne pas pouvoir lire …

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Vous pouvez retrouver Kalya  :

Sur Facebook: Il était une fois – Kalya Ousmane