Bruno Madinier m’a reçue et pourtant, ce n’était pas dimanche….

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« J’ai décidé que j’allais être acteur »

Si l’on m’avait dit un jour que je serais reçue par Bruno Madinier, j’aurais certainement haussé les épaules et balayé l’idée d’une moue dubitative.

Si l’on m’avait dit un jour que Bruno Madinier m’accorderait presque deux heures en tête à tête, j’en aurais certainement ri tellement cela m’aurait paru irréel.

Et pourtant, c’est ce qui s’est passé.

J’ai passé deux heures, assise dans un beau fauteuil confortable aux coussins rouges, face à Bruno Madinier et je n’en suis toujours pas remise.

Alors vous allez sûrement me demander s’il a de beaux yeux, s’il passe sa main dans ses cheveux, s’il a une belle voix, s’il est gentil, s’il est attentif aux questions, s’il est intéressant, cultivé, drôle… A tout ça, je réponds « oui » parce que forcément vous vous doutez que si je vous en parle, c’est que, durant le premier quart d’heure, j’ai d’abord regardé Bruno et rien que Bruno tellement j’étais médusée.

Mais au fil des deux heures, c’est un autre Bruno que j’ai découvert. Un Bruno qui partage une vision semblable à la mienne concernant la formation. Et concernant l’entreprise. Parce que Bruno n’est pas seulement l’acteur brillant que nous connaissons. Il est aussi dirigeant d’un organisme de formation et c’est justement là que je l’ai rencontré.

Je suis arrivée un peu en avance. J’ai humé l’air doux et regardé les plantations dans la cour. Je n’étais pas très à l’aise, me demandant ce que je faisais là. Une fois de plus ce questionnement sur ma légitimité à interviewer Bruno Madinier comme les autres… Et bien ma légitimité, c’est « Le Dernier Salaire », ce livre, mon livre, qui m’a donné un ressort terrible et me permet de donner un sens à ma vie. Un vrai sens.

Et Bruno m’intéresse pour beaucoup de raisons que vous allez découvrir.

Paris 8ème. Une cour croquignolette, un immeuble agréable. 22 marches mènent du rez-de-chaussée au bureau de MADINIER & ASSOCIES. Une jeune femme agréable et souriante ouvre la porte et m’invite, dans un grand sourire, à entrer et me fait patienter cordialement.

Je regarde ma montre ; si Bruno est à l’heure, il sera là dans 5 minutes.

J’ai des centaines d’images de Bruno Madinier qui me passent par la tête. Des génériques défilent sous mes yeux. Des musiques. Je vois Bruno dans « Cordier, juge et flic », dans « Dolmen », dans « Vidocq », dans mes « Mes amis, mes amours, mes emmerdes ». Je vois Bruno dans des pièces de théâtre aussi.

Je vois Bruno… en chair et en os ! Il est là. Devant moi. Souriant.

Vous venez ? Nous ne sommes pas dimanche mais on s’en fiche, on reçoit Bruno Madinier…

Article réalisé en collaboration avec Marie-Hélène Boisseau 

Rédactrice, Ecrivain Public & Formatrice , en Gironde et au-delà...

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MG : Bonjour Bruno, merci de m’accueillir et de m’accorder du temps. Je suis très touchée.

BM: Bonjour Margaux. Vous êtes la bienvenue dans mes bureaux.

MG : Bruno, racontez moi où nous sommes.

BM : Nous sommes dans les locaux de l’organisme de formation que j’ai créé en 1992, « Madinier et Associés ». Je suis actuellement entre deux projets et comme à chaque fois que je ne suis pas sur scène et que je ne tourne pas, je suis ici au bureau. C’est aussi ma vie que d’être là. Et cela fait vingt-cinq ans que ça dure.

MG : Bruno, quel est votre parcours professionnel ?

BM : J’ai fait une préparation aux grandes écoles de commerce et j’ai intégré HEC, que j’ai quitté au bout de deux ans. Je n’ai donc pas effectué ma dernière année d’études. D’une part, cette voie ne m’intéressait pas beaucoup. D’autre part, j’ai réussi le concours du Conservatoire d’Art Dramatique de Paris, où j’ai passé 3 merveilleuses années. Depuis toujours, j’ai voulu faire du théâtre. A partir de 10 ans, j’ai commencé à m’inscrire dans des cours de théâtre ou dans des clubs à l’école. Très vite, les acteurs m’ont fait rêver et j’ai voulu faire ce métier. Mais juste après le bac je n’avais pas la maturité nécessaire pour affirmer ce choix devant ma famille. C’était compliqué pour moi. A partir du moment où je suis entré à HEC, j’avais une vingtaine d’années, cela est devenu une nécessité absolue. J’ai enfin pu décider que j’allais être acteur. Et je le suis devenu.

Puis, dix ans après le début de ma carrière, je supportais de moins en moins les temps d’attente entre deux projets. C’est compliqué cette attente, on n’est pas préparé à vivre cela. On vit l’effervescence du cours de théâtre, la vie en bande… et puis tout d’un coup c’est différent.

MG : La peur du vide ?

BM : Dans ce métier, il y a de grands moments de solitude vous savez. Surtout en début de carrière où il faut bâtir son réseau, ses relations. Personne ne vous attend, il faut convaincre et s’imposer. Moi je n’avais pas envie d’attendre sans rien faire. Je suis un actif, j’ai besoin de réaliser des projets, de voir du monde, de sentir que cela bouge, que je suis maître de mon destin.

MG : Et pourquoi la  formation ?

BM : (Rire) Et pourquoi pas ?

Ma femme me voyait tourner comme un lion en cage dans les moments d’attente et elle m’a dit : « Mais Bruno… tu as fait des études… tu as plein d’autres possibilités ! ». Elle avait raison. J’ai commencé à réfléchir à ce que je pouvais faire d’autre et très vite, l’idée de l’enseignement et la formation dans les entreprises s’est imposée.

J’ai commencé par recontacter des gens avec qui j’étais en relation, dont le Directeur que j’avais à HEC. Il s’appelait Christian Vulliez et était devenu le Directeur de l’Enseignement à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris. Il m’a donné ma première chance dans ce nouveau métier en me demandant de proposer un projet d’environ 40 heures de cours pour les étudiants de 1ère année d’HEC. J’ai travaillé tout un été sur ce projet et j’ai commencé à animer un cours intitulé « Ecouter et parler pour convaincre » à la rentrée suivante. Je l’ai fait pendant quelques années de suite. Cela a été un déclic et je serai toujours reconnaissant à Christian pour cette première opportunité.

Il y en a eu beaucoup d’autre depuis. « Madinier et Associés » a une existence de 25 ans maintenant. Et je n’aurai jamais cru au départ que cette deuxième activité m’intéresserait autant et me rendrait si heureux. Inventer des programmes, des méthodes, accompagner et développer les individus me demande une autre posture que celle d’acteur. Je suis davantage dans l’écoute des autres que dans la carrière d’acteur qui demande plus de maîtrise et de concentration sur soi.

Cerise sur le gâteau… à partir du  moment où j’ai créé mon entreprise, ma carrière d’acteur a enfin pu décoller. C’est comme si j’avais été libéré. J’étais moins en demande, moins en attente et cela a sûrement eu un impact sur ma posture relationnelle, ma façon d’être.

En 1992, j’ai créé « Madinier et Associés ». La même année, j’ai décroché le rôle du Juge Cordier dans la série « Cordier, juge et flic » aux côtés de Pierre Mondy. Nous avons tourné 60 épisodes pendant 10 années consécutives. Et c’est cette série qui m’a fait véritablement connaître au public.

MG : Avant « Cordier, juge et flic », vous aviez déjà joué dans une pièce de théâtre ?

BM : Pas dans une pièce, mais beaucoup de pièces différentes, de films, de téléfilms. Par exemple, j’avais joué la dernière pièce de Françoise Sagan « L’Excès Contraire » aux côtés de Dominique Lavanant dans une mise en scène de Michel Blanc. J’avais joué Dubillard, Grumberg, Kleist, Corneille dans le circuit du théâtre subventionné au TNS, à Chaillot, au CDN de Reims ou encore au Théâtre des Deux-Rives à Rouen. J’avais joué dans de nombreux films et téléfilms. Par exemple, le rôle de Coco Vatard dans « Julie de Carneilhan » de Colette réalisé par Christopher Franck aux côtés de Caroline Cellier et Jean-Louis Trintignant.

Mais ce sont vraiment « Les Cordier » qui m’ont donné ma notoriété.

MG : Est-ce que dans votre famille, il y a une âme saltimbanque, quelque chose qui vous prédestinait à ce métier ?

BM : Pas du tout ! Mon père était banquier et ma mère nous a élevés mes 5 frères et sœurs et moi. Mon père était même un peu inquiet au départ d’avoir un fils qui s’engage dans cette voie. Il m’a dit « J’espère que tu réussiras dans ce que tu as choisi. Parce que si tu ne réussis pas, comme tu es assez orgueilleux, tu le vivras mal. »

MG : Les paroles de votre père ont elles eu une incidence sur votre vie d’acteur ?

BM : Bien sûr, ses paroles m’ont touché et me sont restées en mémoire. Mais quand vous décidez de devenir acteur, c’est un désir irrépressible, c’est plus fort que tout. Et il faut que cela soit ainsi, car vous allez devoir pendant cette carrière surmonter beaucoup d’obstacles et de difficultés.

Le fait d’affirmer que l’on veut devenir acteur dans une famille dont ce ne sont pas les codes, c’est la première étape. Cela donne de la force. De l’envie. De l’énergie.

Au départ de ma carrière, je ne connaissais personne. Il a fallu créer des réseaux, des rencontres. Provoquer les choses…

MG : Sortir de sa « zone de confort » ?

BM : C’est sûr. C’est un métier où il n’y a pas de mode d’emploi.

Obtenir un diplôme comme celui du Conservatoire de Paris, c’est un tremplin mais cela ne vous garantit absolument pas de travailler. Les acteurs et actrices viennent de tous les horizons. Certains ont fait des études, d’autres non. Ce n’est pas ce qui va les différencier.

Quand vous sortez d’une école ou d’un cursus universitaire, vous pouvez faire valoir ces études sur le marché du travail. Elles ont même une côte et vous ouvrent des opportunités.

Dans les métiers artistiques, c’est le travail personnel, la ténacité, la chance d’être dans les bons projets au bon moment, la chance de faire des rencontres tout autant que le talent qui vont créer la différence.

Et le talent se travaille. C’est du travail permanent. Nous n’arrêtons pas de peaufiner notre art tout au long de notre carrière. Ce sont les rôles, les rencontres, les expériences de jeu qui nous font grandir. Je suis plus à l’aise à présent. Je suis plus performant aussi.

Récemment, j’ai joué dans « Les Vœux du Cœur » de Bill.C. Davis, mis en scène par Anne Bourgeois. C’est une pièce superbe et Anne nous a proposé un travail sans appui d’éléments de décor, sans accessoires au milieu d’un plateau pratiquement vide. Seuls étaient « en jeu » nos corps dans l’espace, nos voix et les rapports entre les 4 personnages. Elle a nous a fait accoucher d’un travail magnifique. Et personnellement, j’ai beaucoup appris dans ce rôle, grâce à elle, sur la simplicité, le lâcher-prise, l’économie de gestes, de moyens. Je le lui ai dit, car cela m’a fait énormément progresser et m’a rendu très heureux.

MG : Bruno avez-vous un acteur préféré ?

BM : Non pas un acteur préféré ! Plein d’acteurs préférés ! J’ai beaucoup aimé Harry Baur, Pierre Brasseur, Gérard Philippe, Michel Simon, Jean Gabin par exemple.

J’adore Robert de Niro, Al Pacino, Daniel Day Lewis, Patrick Dewaere, Vincent Cassel et d’autres.

MG : Quel est votre film préféré Bruno ?

BM : Je n’ai pas de film préféré.

MG : Pas du tout, du tout ?  Il y a bien un film que vous aimez particulièrement.

BM : Non franchement. J’en aime énormément dans des styles très différents. Je peux vous citer « Voyage au bout de l’enfer », « Les enfants du Paradis », « Sur mes lèvres », « Buffet froid », « Il était une fois en Amérique », « Le Lauréat », « Danton », « Nos plus belles années »… mais il y en a tellement d’autres. C’est impossible et réducteur de faire un choix.

MG : Bruno, regrettez-vous de n’avoir pas tourné avec un réalisateur en particulier ?

BM : Je ne regrette pas, non.  Je ne me pose pas la question comme ça. J’ai bien sûr des gens que j’admire et je serais flatté de travailler avec eux. Mais je préfère me concentrer sur ce que l’on me propose. Et si un réalisateur ou un metteur-en-scène me demande, je m’inquiète surtout de savoir si l’équipe composée sera une équipe chaleureuse. J’y tiens beaucoup. J’ai envie d’être dans le plaisir de pouvoir partager avec la troupe, d’être ensemble.

MG : Bruno, à part le cinéma et le théâtre, avez-vous des projets ?

BM : Un projet dans ma tête. Oui. Un livre.

MG : Quel en sera le thème ?

BM : Je voudrais écrire un livre qui serait une synthèse de ce que j’ai pu vivre et observer dans mes deux carrières, celle d’acteur et celle de formateur dans les entreprises. Ce serait un mélange entre un témoignage et un livre de développement personnel.

MG : Ca va être génial de pouvoir faire ça, car vous amenez votre expérience de commercial, HEC, de dirigeant et d’acteur. C’est énorme car avec tous les gens que vous avez pu rencontrer et  les outils que vous avez mis en place, vous allez apporter un éclairage nouveau sur la vision de l’entreprise. Je suis impatiente !

BM : Merci pour votre enthousiasme ! En effet, mes deux expériences professionnelles sont maintenant parfaitement imbriquées l’une dans l’autre. Ce que l’on attend d’une entreprise aujourd’hui, ce n’est plus uniquement qu’elle apporte de la sécurité aux travailleurs, mais qu’elle leur donne du sens et les développe individuellement pour qu’ils puissent s’enrichir à son contact. J’ai envie d’aider à ce que les leaders puissent changer leur vision de la performance. Et l’artiste peut les aider dans cette démarche. J’ai envie de créer une école, j’ai pas mal de projets.

MG : Ce que vous dites me plait vraiment car nous travaillons vraiment là-dessus avec mes amis. Ne tardez pas à le faire !

MG : Bruno, avez-vous un projet de cinéma, de théâtre ?

BM : Oui j’ai plusieurs projets.

MG : Ah chouette, on peut en parler ? Mes amies attendent de vous revoir et m’ont pressée de questions.

BM : (rire). Oui, j’ai deux projets de pièces et un projet de série dont je ne peux pas parler pour l’instant, car ils ne sont pas définitivement calés.

MG: Est-ce que dans les séries télévisées que vous avez faites, il y en a une particulièrement qui vous a marqué ?

MG: Souvent ce sont les rôles ou les ambiances sur les tournages qui m’ont marqué. Par exemple, « Les Marmottes ». Nous avons passé trois mois à Tignes, à la montagne. On tournait en bande, parce que c’était l’histoire d’une famille. Et on a ri pendant trois mois. C’était vraiment un tournage de feu qui a scellé de nombreuses amitiés.

MG : Les Marmottes ?

BM : Elie Chouraqui avait réalisé le film puis il a produit une série télévisée de 4 épisodes de 90’.

Les tournages de « Dolmen » et de « Vidocq » m’ont également beaucoup marqué, par les rôles, par les rencontres, par les aventures humaines qu’ils proposaient.

MG : Alors moi j’étais fan de « Mes amis, mes amours, mes emmerdes ». Vous pouvez m’en parler Bruno ?

BM : Nous avons adoré tourner cette série. Nous avions réussi à créer l’atmosphère d’une véritable bande de potes. Ce que nous sommes devenus au fil des saisons. La meilleure saison de cette série a été la première, avec comme fil rouge l’accident d’Olivier, mon personnage. Cela permettait de créer un ton très particulier entre rire et émotion.

MG : Pour moi c’est dans cette série que vous incarniez notre génération. Cette maison, tous ces caractères, toute cette incarnation ce soubresaut du côté adulescent. On retrouvait une bande de copains. Vous aimez les histoires de potes ?

BM : C’est difficile à écrire pour les scénaristes car il y a plus de protagonistes. Mais quand c’est réussi, c’est jouissif. Comme par exemple « Vincent, François, Paul et les autres », « Un éléphant ça trompe énormément », « Mes meilleurs copains », « Le Cœur des Hommes », « L’aventure c’est l’aventure »…

MG : Je vous verrai bien dans un film comme ça.

BM : Moi aussi. (rire)

MG : Bruno, comme vous le savez, je suis une passionnée d’écriture et de lecture. Parlez moi de Bruno Madinier lecteur.

BM : Margaux regardez autour de vous dans ce bureau. Qu’y voyez vous ?

MG : Des livres Bruno, beaucoup de livres. C’est une tradition familiale ?

BM : (Rire). Ici ce sont surtout des livres sur le développement personnel.

Chez mes parents la lecture avec une part importante. Il y avait des livres partout. J’étais un grand lecteur. J’ai lu beaucoup de grands auteurs. A présent j’ai moins de temps pour lire des romans. Je n’ai le temps de le faire que pendant mes vacances, ce dont je ne me prive pas.

C’est un vrai plaisir la lecture. Je lis tout le temps. Pendant l’année surtout des essais philosophiques, des livres de recherche sur les sciences humaines. Et pendant les intervalles des romans, des nouvelles, des poèmes.

MG : Il y a bien un auteur ou deux qui vous interpellent, vous donnent envie de les lire ?

BM : J’ai lu tous les livres de Yasmina Khadra. Il a une écriture splendide. Je le conseille à tous. N’importe lequel de ses livres.

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Bruno je vous remercie pour le temps que vous m’avez consacré. Je repars émue parce que je venais interviewer un acteur et je découvre un homme passionné, comme Magali, Marie-Hélène, Christel et moi , par l’enseignement, la transmission et l’épanouissement des individus à travers la formation.

Je viens de vivre un grand moment. Merci. Mille fois.

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Bruno aime

Boire un canon avec les copains

Avoir des moments de solitude

Découvrir de nouveaux endroits souvent avec Camille sa femme

Donner du sens à la vie

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Bruno n’aime pas

L’arrogance

Les endives cuites

Les poireaux vinaigrettes

La comédie vulgaire comme les comédies de boulevard mal écrites

Attendre… il est hyperactif

 

La filmographie de Bruno :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Madinier

Lien vers son site : 

http://www.madinier.com/

Sa page FaceBook : 

https://www.facebook.com/BrunoMadinierOfficiel/?fref=ts

Article réalisé en collaboration avec Marie-Hélène BOISSEAU

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Rédactrice, Ecrivain Public & Formatrice , en Gironde et au-delà…

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