Valérie Bel – Auteure adorablement ensorceleuse…

 

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A chaque fois que je vois  Valérie, je pense « Bonbons, Caramels et Chocolats ».

Pourtant elle n’est pas marchande de bonbons.

Elle est Auteure.

Mais attention. Pas n’importe quelle auteure. Une auteure ensorceleuse avec un sourire angélique et des yeux rieurs quand elle secoue son paquet de bonbons et semble nous dire « venez à moi les gentils lecteurs… ».

J’ai connu Valérie Bel au salon du livre de Paris, 2017. Elle présentait son livre « Angel et Marie » qui avait été couronné de succès par le prix du meilleur roman indé 2017, catégorie Romance. Et elle offrait des bonbons à ses lecteurs. Du coup, je suis devenue sa plus fidèle lectrice:))).

Plus sérieusement, enfin sérieusement…peut-on parler de sérieux avec Valérie ? Non définitivement non, sauf quand elle parle de l’amour avec subtilité, tendresse et douceur, Valérie n’est pas sérieuse. Mais derrière ce côté « léger » se cache une auteure de talent que j’ai hâte de vous faire découvrir.

Elle vient de sortir un roman intitulé « Nous danserons sous la pluie », un roman magnifique, « rempli d’amour, d’humour », « tendre, bouleversant »…

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Vous venez ? Nous sommes vendredi….

Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je crois que j’ai toujours aimé les mots et aimé jouer avec. J’ai le souvenir d’avoir écrit une saynète drôle en CE1 et de l’avoir jouée devant la classe avec une amie. Adolescente, j’ai écrit des poèmes et couché quelques réflexions sur papier. J’ai fait du théâtre, ce qui est aussi une façon de jouer avec  les mots, ceux des autres. J’ai travaillé dans la communication et aujourd’hui encore, les mots sont au cœur de mon métier.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez, ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Mes poèmes et mes pensées couchées sur papier n’étaient pas écrits pour être partagés. Donc ils n’ont pas été lus (du moins, je l’espère !).

En revanche, mes autres textes (romans, essais, théâtre), oui, je les faisais et les fais lire par des proches ; si possible, des proches au regard sévère.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ?

Oui, enfant, ma situation familiale faisait que j’étais souvent seule. Mes livres étaient mes meilleurs compagnons. Je pouvais lire et relire des dizaines de fois mes livres de contes, mes Martine, mes Caroline, sans oublier mes Astérix et Obélix.

Et j’ai continué à beaucoup lire en grandissant. J’ai la chance d’avoir toujours eu une bibliothèque municipale bien pourvue près de chez moi.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Je n’ai pas à proprement parler d’auteurs préférés. Il y a des auteurs dont j’ai lu presque tous les livres : de la Comtesse de Ségur à Zola, en passant par Shakespeare ou Enid Blyton.

Je dirais plutôt les choses ainsi : mes goûts en matière de lecture me portent vers la littérature du 19e et, dans la littérature contemporaine, il m’arrive d’avoir des coups de cœur pour certains livres plus que pour un auteur en particulier : je peux adorer tel roman d’un auteur sans aimer pour autant tous ses autres ouvrages. Ainsi, j’avais beaucoup aimé Grâce et dénuement et La conversation amoureuse d’Alice Ferney, mais avais moins apprécié ses autres romans.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, une pièce de théâtre que je dois retravailler et deux essais, publiés, en lien avec mon métier.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

A partir du moment où ce que j’ai écrit était destiné à être lu (et non plus seulement par moi), l’idée de publier ou d’être publiée s’est imposée comme une évidence.

Je me suis cassée les dents une 1ère fois contre le mur des maisons d’édition.

Et puis en découvrant l’auto-édition et les plateformes de lecture comme Wattpad, j’ai compris que s’ouvrait devant moi un champ des possibles.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Pour celle d’ »Angel & Marie », je me suis fait aider par une étudiante aux Beaux-Arts.

Pour « Nous danserons encore sous la pluie », j’ai tout fait toute seule comme une grande ! (Là, il faut imaginer une tête toute fiérote !)

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Seulement en quelques mots ??  Bon, d’accord, je vais essayer :

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« Angel & Marie », c’est l’histoire d’une jeune femme, Marie, prête à défier le Ciel et l’Enfer pour aimer librement.

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« Nous danserons encore sous la pluie » raconte le combat d’une autre Marie pour sauver son amour des limbes de l’amnésie, son compagnon ayant perdu tous ses souvenirs.

Dans les deux romans, il s’agit d’une lutte au nom de l’amour.

 

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents n’étaient pas de grands lecteurs, mais chacun à leur manière, ils aimaient les mots.

Quand il parle, mon père choisit toujours ses mots avec soin. Et ma mère n’avait pas sa pareille pour écrire de belles lettres. Je me souviens de ma joie quand, en colonie, je recevais des courriers de sa part. Je pouvais les relire jusqu’à les connaître par cœur.

Je me souviens aussi de mon grand-père à qui, petite-fille, j’ai dû demander de me lire ou de me narrer des dizaines de fois l’histoire du Petit Chaperon rouge.

Quand j’étais malade, ma mère s’asseyait au bord de mon lit et me racontait l’histoire du Petit âne (Je crois bien que c’est une histoire inventée par une aïeule). Elle me l’a d’ailleurs racontée une dernière fois le jour de mon bac pour tenter de me détendre ! Peine perdue évidemment !

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Quand je dispose, en journée, d’au moins deux heures devant moi. Autrement dit, pas tous les jours.

Comment écrivez vous ?

De préférence, avec un crayon de papier sur de jolis carnets.  J’aime entendre et sentir le crayon glisser sur la feuille.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

En rêvassant.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Au départ, et de façon plus ou moins consciente, de ma vie, de celle des autres et des personnes qui ont croisé, avec bonheur ou pas, mon chemin.

Ensuite, je dirais que ce sont les personnages qui m’inspirent : au fur et à mesure de l’avancée du roman, il me semble qu’ils acquièrent une certaine autonomie et qu’ils m’amènent là où ils doivent aller.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oh mais c’est une question qui pourrait nous emmener loin et mériterait une réponse développée !

Mais pour tenter d’être brève (enfin assez brève), je dirais deux choses :

  • L’écrivain, le « vrai », celui qui vit par le fait d’écrire, propose me semble-t-il une écriture du monde. Lacan disait que l’artiste précède le psychanalyste : l’écrivain décrypte le monde, il l’ordonne ou le dérange, le voile ou le dévoile, l’embellit ou l’avilit, etc.
  • Maintenant, à mon modeste niveau d’auteur auto-éditée, je ne parlerais pas de rôle mais d’envie : celle de partager mes rêveries et mes mots avec des lectrices et des lecteurs.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

 

Valérie aime

Aimer – Donner – Rire – Découvrir – Ecouter
Valérie n’aime pas

La routine – L’administratif – La violence – Les certitudes – La mort

Et si on suivait Valérie ?

https://www.facebook.com/valeriebelromans/

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