Martial Maury, l’auteur heureux…

 

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Crédit Photo Christian Vettraino

J’ai connu Martial grâce à un réseau d’auteurs.

Je voyais régulièrement la couverture de son dernier roman « Le Fils Perdu » et j’ai eu très envie de le lire. Pensez-donc un secret  de famille, un  fils caché ! Me faire ça à moi passionnée de généalogie. Je suis tombée dans ce livre et n’en suis ressortie qu’au mot fin.

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Du coup, j’ai voulu connaître l’auteur. Et l’auteur m’a gentiment répondu, et de fil en aiguilles, enfin de messages en messages, nous avons sympathisé.

Martial est un garçon pas comme les autres. Il est romancier, père au foyer,  correspondant de presse pour un grand quotidien régional, rédacteur pour des agences de communications et animateur d’ateliers d’écriture. Il aime se définir comme  « artisan en écritures ». Moi j’aime à penser qu’il est un auteur de romans du terroir. Mais pas seulement.

Venez on va découvrir Martial…

Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venu à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Tout petit j’écrivais des « romans » inspirés de mes lectures de l ‘époque, Arsène Lupin, le club de 5. A l’école primaire, le samedi matin nous avions « texte libre », un samedi, j’ai écris « à suivre » à la fin de ma rédaction, cela a plu à ma ma maîtresse qui me l’a laissé poursuivre pendant quelques semaines. Puis, j’ai arrêté même si j’avais l’envie au fond de moi, mais je ne me l’autorisais pas. Puis, une période de chômage,  j’ai décidé de passer un concours. Pour cela, j’ai du me remettre, non sans mal, à l’exercice de la dissertation.  Père au foyer, je faisais les courses avec mes enfants et, en leur courant après, je tombe, non pas sur eux, mais sur une affiche proposant de participer à un concours d’écriture dans un village voisin. J’ai alors déclaré, fanfaron, à ma femme, « si je gagne, j’écris un roman » et j’ai gagné.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Pour le 1° roman, j’envoyais les chapitres à plein d’amis.  Puis, le manuscrit terminé, « Le secret des Restiac », je l’ai présenté à l’adorable et merveilleuse, romancière Mireille Calmel qui habitait dans le même village que moi. Elle a aimé et m’a proposé de le faire passer à un éditeur. Entre temps, « le Secret des Restiac » a gagné un concours organisé par le mouvement des « Aînés Ruraux »  qui prévoyait une édition à 3000 exemplaires pour le gagnant. Maintenant, je fais lire les chapitres à ma femme. Si elle aime, je doute, et si elle me fait des remarques, je me vexe….

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ?

Oui beaucoup. Je ne pense pas que l’on puisse écrire si on n’a pas lu, il faut nourrir la machine.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Je lisais ce que j’avais à la maison, bibliothèque rose (Oui-oui, club des 5, clan des 7),  bibliothèque verte, Arsène Lupin, Ivanhoé,  3 hommes dans un bateau de Jérôme K Jérôme, Croc blanc, Pagnol, etc …  et des BD, je suis un fan inconditionnel de René Goscinny, un très grand auteur.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Deux « essais », « le petit dictionnaire impertinent du diabète » (2012 éditions Grancher) pour exorciser le fait que je sois  devenu diabétique en 2011 et « le guide du PAF (Père Au Foyer) (2014, éditions Grancher) qui traite une autre de mes affections, celle de mes enfants.  J’ai aussi quelques chansons en stock, ne me manque que le, ou la, interprète.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Cela me semblait logique de chercher à l’être.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Non, pas du tout, c’est l’éditeur, il change même parfois le titre, cela ne me gêne pas, c’est son métier.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

L’idée est de créer une sorte de série, des romans avec une histoire complète, mais un fil rouge qui court le long des différents livres. Cela  avec des personnages récurrents qui peuvent avoir plus ou moins d’importance, comme dans les romans de Pierre Magnan. Comme cet auteur, je voulais aussi les situer dans un même cadre, en l’occurrence un village imaginaire du Périgord (ma terre natale) Dorliac. Les romans sont construits sur deux périodes, une contemporaine et une plus ancienne écrite en italique. Ce qui s’est passé avant, ressurgit aujourd’hui et mon héros, Antonin Berson, doit essayer de comprendre ce qui s’est passé. Cela lui demande beaucoup d’efforts…..

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invité en tant qu’écrivain à l’étranger ?

En Charente uniquement, j’habite en Gironde et suis originaire de Dordogne, mais je ne sais pas si cela compte en matière « d’étranger ».

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Oui, des journaux, Sud Ouest, le Courrier Français, le Pélerin, la France Agricole ( nous sommes une famille de paysans), et des livres et bd.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

L’après-midi. Pour le premier roman, je l’ai écrit pendant les siestes de mon 3° enfant , Victor, encore bébé avant d’aller chercher ses frères à l’école.  Aujourd’hui tout le monde va au lycée ou collège, mais j’ai gardé le même rythme.

Comment écrivez vous ?

Au traitement de texte, l’après midi.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Pour le 1° « le secret des Restiac » d’une anecdote que l’on m’a raconté.  Pour les  autres de ce que je vois, lis, visite etc…j’ai « les sens constamment en éveil » en me disant « ça , ça peut me servir ». Je bricole, je suis un écrivain écolo, je fais du recyclage .

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De tout ce qui m’entoure, de ce que l’on me raconte, de ce que je vois.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Comme tout le monde, nous avons tous notre pierre à apporter à l’édifice. Mais,  il est vrai que certains auteurs, de part la force de leurs idées, convictions peuvent faire plus. Moi, dans ce travail d’écriture je me contente de raconter des histoires.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Martial aime

Par ordre d’apparition dans ma vie, Diane, Mayeul, Octavien, Victor.

Les gens en général.

Martial n’aime pas

Il n’y a pas grand chose que je n’aime pas, hormis les classiques, la guerre, la méchanceté, mesquinerie etc…et les choux de Bruxelles, je n’aime pas l’odeur.

 

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Propriétaire du domaine des Deux-Chênes, Raoul Perrot décède sans laisser d’héritier. S’engage alors une lutte entre l’ancienne bonne du défunt et son petit-fils illégitime pour la succession

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On a assassiné Robert Perrot ! Un homme issu d’une famille qui règne sur le village depuis deux générations. Antonin Berson, correspondant de presse locale, se lance un peu par hasard dans l’enquête.

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Le village de Dorliac, dans le Périgord, est en émoi. Un mystérieux corbeau sème la discorde parmi les habitants en accusant le maire de corruption et en évoquant le meurtre du propriétaire du cinéma local, des décennies plus tôt.

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Espèce en voie de développement, le PAF (Père au Foyer) ne dispose à ce jour d’aucun mode d’emploi. Fort de ce constat, Martial Maury – trois enfants et onze ans d’expérience en la matière – partage ici tout son savoir. Et ce, toujours avec humour.

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Ce dictionnaire décrit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le diabète sans jamais oser le demander. Martial Maury est devenu diabétique de type 1 (insulino-dépendant) en décembre 2011, à 45 ans. …

Secrets d’auteur….Martial écrit en musique

Pour Le Secret  il écoutait Brassens.
Pour le second livre L’Héritage, il écoutait  Louise Attaque
Pour le troisième livre, Les Amants il écoutait HF Thiéfaine
Et pour le quatrième, en cours, il écoute et cette jolie play list

Spotify

Majestic
Shape of the new sun
Spotify

Pour mieux connaître Martial, un petit tour par ici :

http://webtvworld.com/index.php/gironde/st-christoly-de-blaye/artistes/martial-maury-ecrivain

https://www.facebook.com/MartialMauryAuteur/

Dates à venir

22 octobre prochain au Salon du livre de Montendre (17)

18 novembre à l’espace culturel Leclerc de Ste Eulalie (33)

25 novembre à l’espace culturel Leclerc de Coutras (33)

les 9 et 10 décembre à « Livres en citadelle » à Blaye (33)