Et puis Barbara Constantine….

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Barbara pour moi, c’est la nuit ici en Sud-Gironde à lire ses livres, blottie dans mon lit et à me dire que quelque part, quelqu’un est humain parmi les humains. Aussi. Avec d’autres auteurs vrais. Ceux qui nous font vibrer, pleurer, sourire. Espérer.

Barbara pour nous, c’est l’auteure discrète qui se la raconte pas mais qui nous raconte de vraies histoires d’amour. Vous savez, des histoires dans lesquelles vous et moi on aime retrouver un peu de nous, un peu des autres et beaucoup de simplicité. Un peu comme dans un film en noir et blanc. Un peu comme avant…

Barbara, c’est l’unique, l’irremplaçable, celle que je voulais absolument pour clore l’année de mon blog. En beauté, en douceur, en force tranquille. Merci. Merci. Merci.

Oui merci à vous Barbara. Et surtout, surtout : ne changez rien….

Barbara, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Hou la, comment raconter  ça…  Alors, d’abord,  je n’avais jamais pensé écrire. Ou alors très, très vaguement. Bon si, quand j’étais ado, mais ça n’a pas duré, parce que très vite j’ai réalisé que je n’avais aucun talent pour l’écriture (ni pour l’orthographe, d’ailleurs !), résultat, j’ai laissé tomber aussi sec.  Ouf ! c’était une sage décision (je crois bien me rappeler que… le ton était très emphatique, le style hyper ampoulé, et les sujets graves voire chiants !) Comme quoi, on n’est pas complètement con quand on est ado, finalement ! Et puis, un jour (et là, je mets vraiment entre parenthèse et en italiques : la cinquantaine approchant, parce que  je ne suis pas sûre que ce soit lié, quoique… c’est pas impossible non plus…) je me suis dit que ce serait intéressant d’essayer d’écrire… un truc, un texte court, rien de spécial, juste tenter l’expérience au moins une fois, histoire de ne pas mourir idiote ! Et voilà. Ça s’est passé comme ça. Et après 3 mois de cette fameuse expérience, j’ai réalisé que… j’avais écrit un roman ! Waouw… la vache…  mon premier roman ! C’était Allumer le chat.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Non, à personne. Mais je n’avais rien écrit avant ça…

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Beaucoup. Je passais mes nuits à lire, sous la couette, avec une lampe de poche.  Bonjour les cernes, le matin !

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Pas vraiment. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Mais je me souviens avoir commencé par Rebecca, de Daphné du Maurier.

Barbara, avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Petits portraits de Très Grandes Personnes n’est pas un roman. Ce sont des textes écrit à partir de rencontres faite avec  des vrais vieux et des vraies vieilles dans une vraie maison de retraite, pas loin de chez moi, dans le Berry. C’est fou, j’ai eu encore plus peur d’écrire ce livre que tous mes romans. Et c’est celui dont je suis le plus fière ! L’être humain est un drôle d’animal…

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Je l’avais donné à lire autour de moi, à mes enfants, à des ami(e)s, et les retours étaient vraiment sympas ! et puis, le cercle s’est agrandi, j’ai commencé à avoir du mal à fournir en photocopies !!! Et l’idée a germé. Mais après 5 envois et 5 refus, j’ai trouvé que ce n’était pas du tout une bonne idée et j’ai repris les photocopies ! Ce n’est que 2 ans plus tard que la rencontre s’est faite (sans que j’en fasse la démarche !) avec mon éditeur. Incroyable.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Je donne la couleur de la couverture et le thème des illustrations, et l’illustratrice ensuite me fait des propositions.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Allumer le chat : assez déjanté et plutôt impertinent ?A Mélie, sans mélo : ça parle des transmissions essentielles (comme prendre le temps de regarder pousser les bambous !) et puis, l’amour à tous les (et)âges ! Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom : les enfants élèvent, éduquent, s’occupent des grands, comme tout le monde sait ! Et puis, Paulette : une alternative possible ? (à la solitude ou à la maison de retraite) avec des jeunes et des vieux, des animaux et des enfants, évidemment, Petits Portraits de Très Grandes Personnes, pour rendre  la parole rendue à ceux qui ne l’ont plus et… avec des photos  complètement barrées (merci Cécyl Gillet) !

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Oui, en Espagne et en Pologne. Madrid, Varsovie ! Magnifique !

Barbara, quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Oui, il y avait des bibliothèques jusqu’au plafond dans toute la maison. Beaucoup de livres, des tas de magazines, et oui, des journaux. Beaucoup de beaux livres. Sur l’art, l’architecture, la photographie. Des biographies de musiciens, de danseurs, de chorégraphes…

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Pas vraiment. J’aime bien le matin tôt avant que le jour se lève. Mais aussi la nuit quand tout le monde dort.

Comment écrivez vous ?

Sur un ordi (en faisant des fautes d’orthographe parce que je ne sais pas me servir du correcteur !)

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

L’idée ? En réalité, c’est l’envie de développer un thème. Ça commence comme ça, et ensuite l’histoire prend forme, au fur et à mesure de l’écriture. C’est casse-gueule, mais j’aime bien…

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De personne en particulier. Très, très important pour moi de ne jamais penser à quelqu’un ou de partir d’une histoire réelle. Trop peur de trahir les gens, l’impression de voler quelque chose… C’est plus simple d’inventer!

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je ne sais pas répondre à cette question… Oui, non, ça dépend… Disons que… perso, quand je commence la lecture d’un livre, j’espère à chaque fois qu’il va changer ma vie. Qu’une fois refermé, je serais différente, que je ne regarderais plus les choses de la même façon, j’aurais gagné de nouveaux prismes, de nouvelles pistes de réflexions. Ok, ça n’arrive pas souvent, mais… ça arrive.

Ah ben,  je crois que je viens finalement de répondre à la question, là (…un petit peu)

 

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Barbara aime

  • Engueuler ses poules quand elles ne sont pas sympas avec leurs copines
  • Ecouter le dernier album d’Orelsan « La fête est finie »
  • Gagner une partie de ping-pong contre son fils
  • Apprendre à parler italien en regardant des films en v.o.
  • Inventer de nouvelles recettes veganes et les tester sur ses invités

Barbara n’aime pas

  • Avoir froid aux pieds
  • Qu’on lui dise ce qu’elle doit faire
  • Les choux de Bruxelles trop cuits
  • Tous les lobbys et les lobbyistes (surtout quand ils sont au gouvernement)
  • Attraper la grippe

 

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