Lily B.Francis, cette jeune auteure qui grimpe discrètement mais surement…

J’ai le plaisir d’ouvrir ma série de portraits d’auteures bordelaises  avec Lily Bfrancis.

Lily est une jeune auteure qui grimpe discrètement, mais sûrement. Ce qui me séduit chez Lily c’est sa simplicité, sa gentillesse et sa douceur.

Lily écrit beaucoup. Elle écrit des poèmes, et des romans dont les fameuses

« Chroniques d’une princesse machiavélique ».

 

Tout au long de nos échanges elle s’est montrée disponible, attentive et soucieuse de présenter sa saga dont elle parle à ravir.

Lily est tellement modeste et discrète qu’elle a oublié de me dire qu’elle aussi dédicacé au Salon de livre en 2017 !

Allez je vous emmène à la découverte de cette jeune femme que j’aime décidément beaucoup, merci à elle d’avoir répondu à mes questions.

Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire à 15 ans, au lycée pendant une heure d’étude durant laquelle je m’ennuyais. J’avais mille personnages dans la tête, qui tournaient depuis des années, et m’ennuyant profondément au lycée, j’ai décidé de pimenter ma vie en racontant les aventures d’Agnès, qui est devenue 20 ans plus tard ma princesse machiavélique. J’ai écrit pendant 2 ans une série de 64 livres, découpés chacun en semaine de cours pour Agnès, également lycéenne en Californie.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez, ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Je faisais lire à mes sœurs qui étaient pliées de rire… Elles sont mes toutes premières  fans ! Ensuite j’ai écrit des poèmes que j’ai beaucoup de mal à partager, car ils sont plus intimes…

Est-ce que vous lisiez quand vous étiez enfant et adolescent ?

Je lisais beaucoup et je continue de lire beaucoup. Je pouvais passer des week-end entier dans ma chambre à enchainer les lectures, les unes après les autres…

Lily, aviez-vous des auteurs préférés ?

Adolescente j’ai lu tous les classiques, avec un gros coup de cœur pour Victor Hugo et Gustave Flaubert.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’écris des poèmes, pas mal de poèmes, quand je suis très heureuse ou très malheureuse. C’est une forme d’exutoire…

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Je suis tombée sur Internet sur le site d’Amazon qui présentait la manière de publier son livre sans passer par une maison d’édition. Cela a été une révélation.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

J’avais une idée très précise de ce que je souhaitais comme couverture, j’y ai beaucoup réfléchi. Mais du coup, je n’avais pas les moyens techniques de réaliser ce que je visualisais. J’ai donc fait appel à un graphiste.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

J’ai publié les trois premiers tomes de ma série Chroniques d’une princesse machiavélique. Cette série suit les tribulations d’Agnès, ma princesse machiavélique qui se réveille au matin du 1er janvier d’une nouvelle année, en réalisant qu’elle est toujours amoureuse de son meilleur ami, lui-même en couple avec une autre depuis 7 ans. Et lorsqu’il lui avoue qu’il va demander sa petite amie en mariage, Agnès se dit qu’elle doit tout tenter pour le séduire.

Cette histoire qui semble classique au départ présente l’effet pervers des actions égoïstes de mon héroïne et la difficulté de se racheter par la suite. Mais plus qu’Agnès, on suit surtout la bande d’amis qui gravite autour d’elle. Ils se connaissent depuis des années et cette amitié va petit à petit se fissurer avec les actions d’Agnès. Ils sont à un moment décisif de leur vie, ils quittent l’adolescence, deviennent des adultes et commencent à vouloir s’imposer chacun avec leurs personnalités. Je voulais montrer que l’amour ne peut pas tout justifier, que l’amitié est une question d’honnêteté, et que le moindre vacillement dans le comportement d’une personne impacte les autres. Cette série parle de la vie, de l’amour sans retour, de la famille, des amis, de la difficulté de grandir et de la complexité des sentiments.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non jamais, mais il y a une début à tout… on ne sait jamais !

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents ont toujours lu beaucoup. La maison est envahie de romans, de livres d’art, de cinéma, de musique. J’ai baigné là-dedans. Ils m’ont beaucoup transmis de leur passion pour la lecture et la littérature en général.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris plus facilement le matin, lorsque je suis tranquille. Mais avec mon emploi  du temps qui change quasiment tout le temps, j’ai pris l’habitude d’écrire surtout dès que j’ai un peu de temps devant moi. Si j’attendais le bon moment, je n’écrirais jamais.

Lily, comment écrivez-vous ?

J’écris mes romans sur l’ordinateur et mes poèmes à la main, sur un carnet.

Le poème coule de mon cœur. Il me faut le contact du papier et voir l’encre qui noircit les pages comme si c’était mon coeur qui se vidait un peu.

Pouvez-vous me dire comment vous vient l’idée d’un roman ?

Aucune idée ! Je pense que j’emmagasine de nombreuses informations, et des émotions, des sensations, des répliques de film, des airs de musique… et un jour tout cela ressort sous la forme d’une idée de roman. Je n’ai encore eu le temps d’écrire tous les romans que j’ai dans ma tête. Certains resteront peut-être que des idées, ou serviront de base à un autre roman. Nous verrons bien.

Lily, de qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Très bonne question. Je ne pense pas que mes personnages s’inspirent de qui que ce soit. Les personnages de ma série sont pour moi des personnes à part entière. Je les côtoie depuis 20 ans. Pour moi, ils existent sur une autre planète, je suis juste là pour raconter leur histoire.

J’ai une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Le fait d’écrire et d’être lu nous donne forcément un rôle, qu’on le veuille ou non. Pour moi être auteur et être lu c’est apporter un peu d’oxygène dans la vie des gens. Leur permettre de s’évader, de se sentir mieux, de se détendre, de se mettre à distance de leurs problèmes, d’apprendre aussi, de changer de point de vue, d’ouvrir son esprit. Donc, oui, pour tout cela l’écrivain a un rôle à jouer…

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Lily aime  20156011_261060684298795_4143694978460876023_n

L’amour

La vie

Le chocolat

Ecrire et Rire (ça fait 2 donc : éc-rire)

Les couchers de soleil sur la mer

Lily n’aime pas  23031699_286885281716335_5635596555221242439_n

La méchanceté

L’hypocrisie

L’injustice

Les huîtres

Le bruit

Liens utiles pour suivre Lily

https://lilybfranciswordpress.com

https://www.facebook.com/A.Lily.B.Francis