Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

Elle est pétillante et malicieuse, observatrice et psychologue. Elle donne aussi des cours de « Sacologie »…oui vous avez bien lu…des cours de « Sacologie », en lisant son portrait vous comprendrez mieux:).

Bon, il est temps que je vous présente Nadia Bourgeois. Mais  d’abord je vous voudrais vous dire ce que, moi, j’ai ressenti en sa présence. Oui, en sa présence, parce-que j’ai eu la chance de partager un repas avec Nadia, dans le QG des auteures bordelaises, et que ce repas je ne suis pas prête de l’oublier.

Il y a eu le premier regard échangé, équivalent à un coup de foudre amical. Vous savez le premier regard qui donne le sentiment que cette nana là on la connait depuis toujours.

Puis les premiers pas faits ensemble jusqu’au restaurant. La porte poussée, la table choisie, le repas commandé et enfin le tête à tête.

La minute qui fait que ça passe.

Ou pas.

Et perso, bah c’est super bien passé avec Nadia. Tellement bien qu’on a pas vu l’heure tourner, qu’on a pleuré de rire, souri de tendresse. Tellement bien qu’on va remettre ça parce-que Nadia c’est une nana pas comme les autres du tout. Elle écrit à merveille, anime des ateliers d’écriture, écrit des pièces de théatre. Et le tout dans la simplicité la plus totale…

Je suis conquise par ce troisième portrait d’auteures Bordelaises.

Merci

 

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Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je n’ai pas de souvenir précis du moment, mais c’est arrivé tôt. Mes premières lectures et les talents de conteuse de ma grand-mère m’ont donné envie de raconter des histoires.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez, ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Non, seule ma mère savait que j’écrivais et les premiers à apprécier ensuite mes écrits, furent mes professeurs et mes amis.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

La lecture a toujours une nécessité pour moi en ce sens que j’ai vite compris qu’ouvrir un livre, c’était ouvrir une porte sur un univers magique, un monde où se côtoient tous les possibles.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Pas de préférence particulière.  Enfant, J’aimais bien la BD. Les pieds nickelés, Oncle Picsou, la bibliothèque rose et verte. Les Marvel, les DC Comics, Alice au pays des Merveilles, Le petit Prince, etc… ensuite, j’ai lu les classiques et j’avais un faible pour Zola.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, j’ai écrit une pièce, adaptée et mise en scène par Xavier Viton et Nicolas Delas sous le titre « Bouge ton cube », jouée au théâtre Victoire de janvier 2015 à janvier 2017. Des saynètes jouées à la maison Louis David pour le printemps des poètes d’Andernos, des contes pour enfants, des poèmes, des paroles de chanson, des nouvelles.visuel-BTC-150x198

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Quand je me suis mis à écrire pour la jeunesse et qu’une personne de mon entourage m’a dit « tu devrais essayer ». On m’a demandé de lire mes histoires aux enfants dans un salon jeunesse à Audenge où l’on m’a repérée pour écrire des saynètes pour adultes cette fois, pour le printemps des poètes d’Andernos. J’ai adoré et c’est ce qui m’a définitivement poussée à le faire.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Non, je ne suis pas en autopublication, c’est la maison d’édition qui a choisi le graphisme.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Pour le moment, « Comment trouver un homme assorti à son sac à main ». Je suis partie d’une hypothèse : on devrait choisir son partenaire comme on choisit son sac à main car les critères d’exigences sont les mêmes.  Une formidable aventure humaine qui m’a permis de rencontrer et d’interviewer une centaine de femmes sur le sujet.

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Pour ce qui est de mes projets en cours, j’ai collaboré récemment avec un illustrateur sur un album jeunesse. J’ai écrit un « seul en scène » pour une comédienne qui sera mis en scène courant 2018, je viens de terminer une autre pièce et je travaille en ce moment même sur l’écriture d’un roman et la réécriture sur la forme d’un recueil de nouvelles sur le thème de la métamorphose.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Jamais, mais cela me plairait.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient très peu. Ma mère aimait bien les livres, elle en avait quelques-uns, mais mon goût prononcé pour la lecture n’a pu être satisfait en partie que parce-que j’avais à disposition un fonds(évoqué plus haut) qui tenait sur deux étagères dans la classe d’école de mon village. L’accès à la lecture était très limité à l’époque, alors je puisais là où je pouvais.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Je le fais n’importe quand, que ce soit au calme ou entourée de monde dans un café. C’est comme un appel, une urgence.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Au sortir d’un rêve, d’un mot cueilli au détour d’une ruelle, d’une idée qui revient en boucle dans ma tête pendant que je fais du rangement ou durant une conversation… J’observe beaucoup le monde et je m’interroge sur les origines, le fonctionnement de l’être humain. Je m’imagine toujours comment seraient les choses si…

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Je m’inspire d’archétypes que j’affectionne. Des personnes avec de grosses failles, mais qui parviennent à transcender la douleur, la sublimer dans l’amour…Des personnages en quête d’humanité.

Une dernière question, est-ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Certains auteurs ont joué un rôle déterminant en fonction de l’époque. Zola, Soljenitsyne, Sarte, Camus, pour ne citer qu’eux…Les auteurs sont des éveilleurs de conscience lorsqu’ils portent à travers les thèmes qu’ils développent, la voix de tout un peuple, ou d’une société…Mais un auteur n’est pas forcément un militant ou un personnage avec une volonté politique de réformer les choses au niveau de la société. Tout auteur n’a pas forcément des velléités de cet ordre-là et peut tout simplement : partager un point de vue, divertir, émouvoir, sans que ce soit forcément à l’échelle de la société.

Cioran disait : On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire, mais parce qu’on a envie de dire quelque chose.  Ebauche de vertiges.

En ce qui me concerne, j’aime transmettre un message. Le thème de la métamorphose, la tolérance à la différence et l’amour sont des sujets qui me tiennent à coeur.

 

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Nadia aime

La chaleur d’un sourire qui met de la poésie dans la vie.

Sentir le soleil sur sa peau.

Partager des moments de convivialité et de fousrires avec les êtres chers autour d’un bon repas.

Les voyages, au sens propre comme au figuré.

Apprendre sans cesse.

Nadia n’aime pas

La déshumanisation. Ce que l’on fait par exemple en ce moment en amalgamant détresse et opportunisme.

La cruauté

La cupidité

Le froid humide

Le crissement de la craie sur un tableau ou d’une fourchette sur une assiette

Vos liens vers vos pages réseaux FB – Twitter –etc

https://nadiabourgeois.wordpress.com/

https://www.facebook.com/pg/Nadia-Bourgeois-auteur-751441634874922/reviews/?ref=page_internal

Vos prochains dédicaces et salons

 

– Maison de la Presse Mérignac Mondésir le 10 02 2018  à 14h00

 

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