Poly, de Nicolas Vanier avec la collaboration de Virginie Jouannet

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Été 1964. A Beaucastel, dans le Gard, les chansons yéyés résonnent dans les transistors et les enfants piquent une tête dans les eaux claires de la Cèze pour se rafraîchir. Dans ce décor idyllique, pourtant, Cécile ne cesse de pester. Pourquoi sa mère, Louise, lui a fait quitter Paris pour ce « trou paumé » ?

Ici, rien ne va pour elle : sa nouvelle maison est sordide, les gamins du coin sont moqueurs, son père, parti en Italie, lui manque. Quant à Victor, un homme très louche propriétaire d’un château en ruines, il tourne un peu trop autour de sa mère.

Cécile se sent seule, elle s’ennuie tellement… Jusqu’à l’arrivée en fanfare d’un cirque dirigé par l’autoritaire Brancalou. La vedette du spectacle est un poney nommé Poly. Entre l’animal maltraité et l’enfant naît une incroyable amitié. Le débit d’une folle et belle aventure qui les mènera loin de cet environnement hostile. Et leur fera braver tous les dangers…

 

Ho le joli livre que voici ! Quelle grâce, quelle légèreté et quel beau moment je viens de vivre à la lecture de Poly dont l’écriture est portée avec finesse, douceur et sentiments tendres.

Tout d’abord, j’ai adoré replonger dans ce passé là. Ce joli passé du début des années 60, sans téléphone portable, sans ordinateur, sans rien d’autre que la nature et les relations humaines pour nous enrichir, nous porter, nous faire vivre.

Ce roman merveilleux tombe à point dans un été chaud pour une rentrée incertaine. Un roman qui nous donne à oublier la réalité du moment. Un roman qui nous fait réécouter les yés-yés, comme on disait à l’époque, mais aussi un roman qui nous livre la simplicité de la vie si on veut bien se donner la peine de redonner du simple et du sens à nos existences.

Je m’explique.

Malgré sa douleur de quitter sa ville, son appartement,  ses amis, Cécile va faire preuve de beaucoup de courage et de dignité pour se faire accepter dans ce village où sa mère s’établit après son divorce. Un divorce que Cécile ne digère pas. Un divorce qui la fragilise face à l’espèce humaine, aux méandres des relations qu’elles voudraient amicales, mais elle n’est pas acceptée par la bande de copains déjà établie dans le village.

Cécile est un peu seule dans sa tête. Elle se sent incomprise, délaissée tout comme Poly qu’elle découvre au hasard du passage d’un cirque à Beaucastel.

Dès lors, découvrant le traitement infligé à l’animal, elle n’aura qu’une idée en tête : tout faire pour rendre sa liberté à Poly et la partager avec lui.

C’est une histoire pleine de rebondissements qui unit l’animal et la fillette lors d’une escapade unique à travers la montagne que je vous laisse découvrir en lisant ce joli roman.

Pour ma part, dès les premières lignes j’ai adoré les descriptions, l’écriture fluide, la façon de croquer les personnages et puis une fois de plus le message sur la cause animalière qui nous invite à avoir un autre regard sur ces derniers.

Merci aux Editions XO pour leur confiance. Merci à Nicolas Vannier et Virginie Jouannet pour ce joli roman. Vraiment. J’ai retrouvé un peu de mon enfance et de ma liberté grâce à vous. Et moi aussi j’aime passer ma main sur les ponts de pierre…

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A noter

la sortie du film le 7 octobre 2020 avec François Cluzet, Patrick Timsit et  Julie Gayet.