jean-jacques, de Carine HAZAN

Mais quelle merveille ! Quelle merveille ! Je ne remercierai jamais assez Carine HAZAN pour cette magnifique rencontre. Nous avons prévu, elle et moi, de faire d’elle un portrait afin de vous permettre de mieux la connaître. Mais vous la connaissez déjà. Un peu. Si, si vous verrez. Pour le moment, « Je vous parle d’Elle » enfin de son livre « jean-jacques« , paru aux Editions Harper Collins.

Carine Hazan – Auteure et Scénariste

J’ai donc lu « jean-jacques » (sans majuscule vous comprendrez en lisant le livre). Je l’ai lu, et en le terminant j’ai eu le sentiment de quitter une amie, une sœur, une fille. Ma fille. Car elle a l’âge d’être ma fille. Une fille qui aime, comme moi je l’ai aimé, Jean-Jacques Goldman. Ah je les vois déjà les bobos intellos sortir leurs armes. Grincer des dents. Soupirer. Dire « Encore lui ! On croyait être débarrassés de ce freluquet à la voix de chèvre ». Et bien non. Ne vous en déplaise. D’abord le « freluquet à la voix de chèvre », par nos voix fermes et affirmées, vous dit bien des choses. A commencer par le fait qu’il est un super joueur de blues. Et toc. Qu’il a su affronter, lui, les attaques avec grâce, style et élégance, sans se répandre. Qu’il fallait avoir ce qu’il faut, où il faut pour maintenir un concert, voire des concerts, alors que certains de ses détracteurs distribuaient des flyers mensongers, et que d’autres menaçaient de faire péter une salle. J’ai bien connu toute cette époque où la haine de l’autre était présente. La haine oui, et assister à un concert de Goldman fut parfois un acte de résistance. Pour plusieurs raisons mais on n’est pas là pour disséquer l’histoire. On est là pour parler du livre de Carine. Ca ne t’ennuie pas Carine que je t’appelle par ton prénom ? Après tout on est copines de combat non ? Toi aussi tu as dû cacher à ton entourage ton Amour pour Jean-Jacques. Toi aussi tu as dû faire vœu de repentance et dire que c’était une erreur de jeunesse. « Pardon, pardon, je ne le ferai plus. Je n’aimerai que ce qu’il faut aimer et surtout pas des chanteurs de variété…De mon mur je décrocherai les posters. De mes cahiers de lycéenne, je supprimerai les photos collées toutes les trois pages, de Jean-Jacques ». Pardon.

Ben oui mais non. Carine part vivre à Marseille car elle y rejoint son mari. Et quand on arrive de Paris, il y a choc. De tout. De culture, de paysage, d’odeur, d’habitude, de bruits. Il y a le manque. De tout. De repères, d’habitudes. Carine se retrouve, à nouveau seule. Mais heureusement, heureusement, il y a Jean-Jacques Goldman, là quelque part, tapi dans l’ombre, qui vit à Marseille. Et tout ça réveille les vieux démons de Carine en même temps que son Amour pour lui. Parce qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer. Tout ça l’interpelle. Lui rappelle la jeune fille qui avait besoin de combler un vide que Jean-Jacques remplissait. Cette fois c’est la bonne. Carine va le trouver.

Pour cela, la scénariste qu’elle est va monter un scénario. Un scénario, alibi à la LA rencontre avec Jean-Jacques. Elle va solliciter ses amis, on a toujours un ami qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a vu Jean-Jacques quelque part mais où ? L’enquête commence et nous emmène aux frontières de l’impossible. Impossible ? Pas si sûr !

Dans « jean-jacques« , Carine nous parle d’Amour. Ca change non ? Et il en faut de l’Amour, de l’Audace, pour se dévoiler comme elle le fait. Parce-que ça parle de quoi « jean-jacques » me demanderez-vous ? Ca parle d’une quête. D’une quête d’identité. D’une rencontre avec Dieu. Notre Dieu à nous. Celui qui a bercé nos chagrins comme personne. Celui qui a nous a donné de l’espoir là où il n’y en avait pas. Celui qui nous parle comme si nous étions unique. Celui dont les chansons nous parlent à nous. Tellement que lorsque nous allions à un concert de Goldman, nous étions étonnés de nous trouver si nombreux à nous trouver unique. Tellement qu’il nous parlait à nous que la salle de concert brillaient de mille feux. Oui de mille feux. Nos bras levés vers lui. Nos briquets allumés qui nous brûlaient les doigts, le risque pris en changeant de mains (quand j’y pense on aurait tous pu mettre le feu). Et bien je me répète nous avons illuminé Jean-Jacques comme lui nous a illuminé de sa lumière, entouré de ses bras quand les absents étaient…absents. Il nous a éclairé sur la société quand ceux qui auraient dû le faire…ne le faisaient pas. Il nous a parlé de gens simples. Comme vous et nous. Vous vous demandez si je ne suis pas devenue dingue, voire mystique à parler ainsi. Tout va bien. Je vous rassure.

C’est tout cela que nous raconte Carine. Je m’arrête là. Je ne spolie pas. Je ne vous parle pas des personnages tous plus succulents les uns que les autres. Je ne vous parle pas des jean-jacques qu’elle croise et qui sont émouvants à leur manière. Je ne vous parle pas de Mia, de Claudine, d’O, et des autres. Je vous laisse les découvrir. Et je ne vous dirai pas si Carine a, ou pas, rencontré le vrai Jean-Jacques. Vous le découvrirez en lisant son livre.

Mais « Je vous parle d’elle » oui. De Carine qui pose aussi cette question « avait on le droit, dans cette société élitiste et accusatrice des années 80/90 d’aimer la popularité ? » Je vous parle de Carine qui va « Au bout de ses rêves ».

Je me souviens de cet ami, intellectuel, mélomane, absolument divin qui, lors d ‘un slow sur une chanson de Goldman m’a dit « Margaux, l’art qu’il soit dans la musique, les chansons, la littérature, la peinture, quelque soit la forme qu’il revêt est une question d’émotion ». Alors oui on peut aimer Mozart et Claude François. On peut aimer Les Floyd et Jean-Jacques Goldman.

Ce roman est saupoudré de fraîcheur, de gentillesse, d’amour, d’amitié. Lisez le. Il vous fera du bien. Croyez-moi.

A la recherche de Jean-Jacques Goldman avec Carine Hazan (rcf.fr)

« Jean-Jacques » de Carine Hazan (franceinter.fr)

Carine Hazan, au bout de ses rêves – Vous m’en direz des nouvelles ! (rfi.fr)