Julie de Lestrange, Auteure

Bonjour Julie ! Quelle joie de vous accueillir sur le blog ! Vous allez faire des heureux j’en suis plus que certaine. Nous attendons avec impatience votre prochain roman dont la sortie est programmée le 21 avril 2021

Résumé :
Ensemble, envers et contre tout.
Alexandre a réussi.
Il partage son temps entre son métier, sa famille, et des projets qui fourmillent.
Dans cette course effrénée, il ne voit pas que son monde se délite, petit à petit.
C’est l’histoire d’un homme qui pensait tout connaître de l’existence.
C’est aussi l’histoire de Marco, Claude, Anouk, et Sophie.
De ces amis que l’on garde pour la vie,
Et de nos défaites, dont jaillissent les plus grandes espérances.

 Julie, nous avons beaucoup discuté toutes les deux, en peu de temps, de choses qui nous tiennent à coeur, de passions communes. J’en viens à vous. Racontez moi, racontez nous qui vous êtes Julie.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je ne me souviens pas du moment précis où je suis venue à l’écriture. Enfant, je tenais un journal intime. Avec le recul, il comporte quelques grands moments de narration, tant dans le contenu que dans la forme. Ensuite, à l’adolescence, comme beaucoup, j’ai versé dans les poèmes. Plutôt sombres et révoltés. Je me teignais les cheveux en violet avec des cartouches d’encre Waterman (un signe ? ),  je portais des bijoux que je volais aux puces, j’avais les ongles noirs et des Dr. Martens aux pieds. Mes écrits étaient dans la même mouvance. L’un d’eux s’intitulait « le vampire ». Quand j’y pense…

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Jeune, je ne montrais rien. J’ai commencé à me « dévoiler » derrière un écran, à travers un blog, quand j’avais 27 ans. Désormais, je montre tout, mais uniquement une fois que c’est fini. Hors de question de faire lire quoi que ce soit, à qui que ce soit, tant que je n’estime pas être parvenue au bout du processus. Du moins, le premier jet. Cela peut prendre beaucoup de temps. Généralement, la première lectrice est ma mère. Non seulement, je lui fais confiance, je sais qu’elle me lira avec bienveillance, mais aussi, comme elle était éditrice pendant des années, elle a un œil particulièrement aiguisé.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

Je lisais beaucoup. Internet n’existait pas, la télévision avait un cadenas (que j’arrivais à ouvrir avec un couteau, mais seulement quand mes parents étaient absents, ce qui était rare), donc la lecture s’est imposée comme une distraction facile, et à ma portée. D’autant qu’avec une mère éditrice, j’avais accès, peu ou prou, à tous les livres que je voulais. Pour les gadgets, les fringues à la mode, et les bonbons, je pouvais toujours attendre, mais pour les livres, c’était budget illimité.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

J’ai toujours grandi au milieu des livres. Il y en avait partout. Sur les tables de nuit, dans le salon, dans les bibliothèques, et même aux toilettes !

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit quantité de poèmes, des pièces de théâtre, des spectacles, des articles de presse, et des scripts pour la télévision. Mais aussi, plus récemment, des récits que j’ai regroupés sous le titre de « La petite histoire du lundi », ou « Le fond de nos pensées », et que je publierai un jour, lorsque j’aurai eu le temps de les retravailler

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Vers l’âge de 25 ans, j’ai eu un grave accident au cours duquel j’aurais pu perdre la vie. Le genre d’événement qui a le don de vous réveiller ! Mon rêve était d’écrire, et d’ailleurs j’écrivais, mais pas à plein temps. Pas suffisamment pour espérer publier. J’ai donc tout plaqué, démissionné, monté ma petite entreprise pour survivre, et rattrapé mon rêve. Après des années de travail et de patience, ça a marché !

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Certaines, oui. D’autres, non. Il y a de toute façon toujours de nombreux échanges avec mon éditrice.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Je suis très productive le matin. Je me lève avec le jour. En mai-juin, je peux travailler dès cinq heures. J’adore ça. Je prends mon thé, et j’écris sans personne pour me déranger. Je continue dans la matinée, mais ensuite, après le déjeuner, il ne faut plus rien me demander. Je profite de mon jardin, je lis, je fais une sieste. Souvent, je retravaille le soir, quand mes enfants sont couchés. Jusqu’à 23h-minuit.

Comment écrivez-vous ?

À mon bureau, à la table du salon, dans les cafés. L’endroit importe peu pourvu que le cadre soit beau, serein, et qu’on ne me parle pas. Que mon téléphone ne sonne pas. Je dois être dans ma bulle.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Alors là… C’est le grand mystère. Je pense très sincèrement que les idées viennent d’ailleurs. Je ne sais pas comment elles arrivent ni pourquoi, mais elles arrivent. Ce n’est pas quelque chose auquel je réfléchis. Je ne peux que constater ce « miracle », et m’en réjouir. En vérité, j’ai plutôt trop d’idées que pas assez.

De qui vous inspirez-vous pour vos personnages ?

De tout un chacun, j’imagine. Difficile de déterminer précisément ce que le cerveau enregistre, ce que je retiens des situations ou des rencontres. Là aussi, un mystère.

Une dernière question, est-ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je pense que nous avons TOUS un rôle à jouer dans la société. Écrivain, peintre en bâtiment, pâtissier, ingénieur ou cosmonaute. Je n’y vois aucune hiérarchie. Je suis infiniment heureuse d’exercer ce métier, non parce que je le trouve supérieur aux autres, mais parce c’est là qu’est ma place. Je fais ce que je sais faire, et, surtout, ce que j’aime faire. C’est une grance chance.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Julie aime

La bonne cuisine (À défaut une plaque de chocolat 70% ou un cageot de pèches)

Les grands espaces vierges

La B.O. du film Out of Africa, signée John Barry

Mes enfants, mon mari, mes parents, et mes amis

Faire la sieste

Julie n’aime pas

Le bruit

Les gens instables et trop anxieux.

Les paysages bétonnés

Parler pour parler. Les conversations mondaines m’ennuient.

La malbouffe. Je fuis les Mc Do et les bistrots qui vendent à prix d’or une assiette reconstituée avec des produits industriels achetés chez Métro.