Chronique – Le bonheur se cache parfois derrière les nuages de Sonia Dagotor, paru chez Robert Laffont

Francine et Michel fêtent leurs noces de crêpe mais ce trente-neuvième anniversaire de mariage n’a, en réalité, rien de joyeux. À soixante-deux ans, Francine n’est pas heureuse. Michel et elle n’ont plus rien à se dire.
Tandis qu’ils dînent dans leur restaurant préféré, et que l’ambiance se tend crescendo, Francine se laisse porter par ses souvenirs : ses premiers émois, sa rencontre avec Michel, son diplôme d’avocate, les enfants, quelques épreuves aussi…
Que retenir de toutes ces années ensemble ? Quand l’amour a-t-il commencé à s’effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s’il n’était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

La quatrième de couverture pour ceux qui lisent cette chronique, vous l’avez sous les yeux donc je ne vous fais pas le débrief du nouveau roman de Sonia. En revanche, pour celles et ceux qui ne sont pas « Dagotorisés », je vous mets le lien du portrait que nous avions fait de Sonia il y a quelques…années de cela. Je suis en effet Dagotorisée depuis…très longtemps. Depuis le début de la carrière d’auteure de Sonia.

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ENTREE

Parlons du livre « Le bonheur se cache parfois derrière les nuages » parce-que le but de mon papier n’est pas de vous raconter notre vie à Sonia et moi mais de vous faire un petit retour de lecture.

PLAT

Vous vous demandez pourquoi je vous présente mon retour de lecture comme on présenterait un menu ? Tout simplement parce-que c’est au restaurant que Francine prend conscience de sa vie. Elle a 62 ans (mon âge) donc fatalement l’histoire me parle. Elle fête ses 39 ans de mariage avec son mari. Un mari très épris. Surtout de son téléphone sur lequel il joue en attendant que le premier plat arrive, laissant ainsi Francine seule face à des souvenirs qui s’invitent à leur table tels des témoins invisibles de leur vie.

DESSERT

Le repas sera ponctué de silences, de larmes, de reproches, de sourires, d’une rencontre avec une jeune femme prête à se marier (croisée aux toilettes du restaurant), dans laquelle Francine se reconnaît au même âge prête à commettre l’irréparable.

Etait-ce joué d’avance ? Le mariage de Francine et Michel est-il voué à l’échec ou est-il « encore » possible de lutter pour le préserver ?

C’est dans ce huit clos prenant que Sonia nous entraîne avec des mots simples, aiguisés, percutants. Francine va revivre les quarante années de sa vie commune avec Michel durant tout ce dîner…

Comme je vous l’ai dit j’ai l’âge de Francine. C’est donc avec plaisir, voire émotion que j’ai lu son livre. Comment les autres ont elles fait ?

Sonia a fait un gros travail d’investigation pour restituer l’atmosphère de l’époque, l’ambiance, les mentalités, sa singularité, la place de la femme dans les années 70 et son émancipation grâce au travail dans les années 80/90. Sonia établit joliment, je dirais « finement », des parallèles entre les femmes de la génération de ses parents et celle de Francine. Elle pose la question du « droit au questionnement et au choix. S’accrocher à la vie de couple oui mais à quel prix ? »

« A t’on droit au bonheur ? » « A t’on doit d’être heureux ? » Parce-que toute la question du livre est posée dans ces deux interrogations.

Il y a aussi la notion de l’honnêteté. « Suis-je honnête en avouant, en m’avouant, que je ne suis pas heureuse ? » Tout en déroulant le film de sa vie, Francine pointe du doigt tous les signes qui auraient dû, au delà de l’alerter, lui donner le ressort de « vivre sa vie ».

L’honnêteté disais-je. C’est ce que j’ai ressenti dans l’écriture de Sonia. Une honnêteté. Une simplicité. Deux choses fondées sur un seul souci « être Francine » et aller droit au but parce-que le temps est compté. Un dîner c’est court et c’est long à la fois. Et c’est brillamment réussi par Sonia !

Au-delà de cette analyse, j’ai envie de vous parler des personnages qui sont, vraiment, tous très attachants parce-que vrais. Toutes ces personnes, famille, amis, collègues qui surgissent au fur et à mesure des souvenirs de Francine et qui nous accompagnent avec elle durant ces 40 ans de vie commune avec Michel.

Sonia, je n’ai qu’une chose à te dire « Bravo ! Vraiment Bravo ! » Je suis très fière de toi, de ton parcours, de ton évolution, de l’évolution de ton écriture et de la maîtrise des personnages et des situations !

Portrait de Sonia

Aujourd’hui c’est vendredi et j’ai reçu Sonia Dagotor – Auteure | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Le Dagotor tour

👉 Mercredi 26 mai, de midi à 15h, France Loisirs des Arcades à Noisy-le-Grand (93)

👉 Vendredi 28 mai 2021 de 16h à 18h30, librairie Richer, 6 rue chaperonnières à Angers (49)

👉 Samedi 29 mai 2021, Super U à Mazé (49) de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h à l’Hyper U Murs Erigné (49)

👉 Samedi 5 juin (à confirmer)

👉 Mercredi 9 juin, de 14h à 18h, France Loisirs Centre commercial Claye Souilly (77)

👉 Week-end du 12 et 13 juin 2021, salon du livre Compiègne (60)

👉 Mercredi 16 juin, de 14h à 16h, France Loisirs Cergy (95)

👉 Samedi 19 juin 2021, Cultura Carré Sénart (77)

Mercredi 23 juin, France Loisirs Centre commercial Évry

👉 Dimanche 4 juillet 2021, salon du livre et des gourmandises, Pampelonne -Tarn (81)

👉 Samedi 4 septembre 2021, Espace culturel Auchan Le Mans, La Chapelle Saint Aubin (72)

Week-end du 15 septembre 2021, salon du livre Cosne sur Loire (58)

*Chez France Loisirs, c’est Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver

La page FB de Sonia

Sonia Dagotor | Facebook

Vous la trouverez aussi sur Amstragram heu non Instagram (clin d’oeil au livre de Sonia), sur Amazon, Babélio, etc…elle est partout !