Rencontre avec Lorraine FOUCHET, Auteure

Si on m’avait dit qu’un jour je poserai les pieds sur l’île de Groix je n’en aurais pas cru mes oreilles surtout en période de confinement. Mais voilà Facebook est un magicien. J’ai croisé Lorraine Fouchet, parfaitement je l’ai croisée, et du coup je l’ai lue. Ne connaissant pas cette auteure, j’ai choisi Entre Ciel et Lou. Alors comment dire ? Je me suis installée à Groix (j’ai adoré cette île moi qui n’aime que la Grande-Bretagne et la Corse c’est vous dire), j’ai mangé de la soupe lors d’une soirée où chacun amène sa soupe (j’ai adoré), j’ai marché le long de la côte, j’ai découvert des Goëlands magnifiques qui sont comme des copains pour les enfants de l’île, j’ai dormi bercée par le grondement de l’Océan (j’avais le choix des chambres, j’ai pris la rose si ça ne dérange personne), j’ai rencontré plein de gens sympas dont certains qui dansent silencieusement (je vous jure que je n’ai pas bu), j’ai appris à monter un Saxophone (parfaitement un saxo ça se monte), j’ai appris comment faire si jamais je croise un blessé par branches dans le coeur (lisez le livre vous comprendrez), j’ai appris ce qu’est un Think-Thank, j’ai passé un jour de l’An dans un hôpital, j’ai appris que dire 1.2.3. voulait dire « parler le Fellini », bon je m’arrête là parce-que je vais vous raconter tout le livre « Entre Ciel et Lou ». Du coup, je vous présente Lorraine. Enfin non. C’est elle qui se présente.

Mais surtout ne manquez pas la sortie de son tout prochain livre. C’est le 1er avril. Pas le titre du livre, le jour de la sortie !

Bonjour, merci de cette rencontre magique que vous offrez aux lecteurs de mon blog.

C’est un plaisir, Margaux.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

j’étais fille unique, j’ai inventé très tôt des amis de papier pour jouer avec moi quand je rentrais à la maison, à partir de mes 7 ans. J’ai proposé un roman aux éditeurs à partir de mes 18 ans, tous les ans, j’allais déposer mes manuscrits tapés à la machine avec mon Solex jaune. J ‘ai été publiée à 28 ans.  » Face à la mer immense » qui sort le 1 avril ( pas un poisson ) aux éditions Héloise d’Ormesson est mon 22 ième livre publié.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

j’ai toujours montré à mes meilleurs amis, je n’écris pas pour moi mais pour raconter des histoires à des gens que je ne connais pas… et à ceux que j’aime.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

je lisais (et ça continue) tout le temps, au lit sous mes draps à la lampe de poche quand j’étais petite, dans mon bain (pas sous la douche), dans les transports, je ne sors jamais sans un livre de poche dans mon sac.

J’ai adoré très jeune Agatha Christie, j’ai lu les 84 plusieurs fois. Je suis fan de Harry Potter, j’adore les romans de Fred Vargas, de Donna Leon, les polars Bretons de Jean Failer. Je lis des romans contemporains, français, italiens, anglais ou américains. Très peu de romans historiques. J’aime aussi le polar, les thrillers, la science fiction. 

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mon père, héros de la résistance et diplomate, très proche de Saint Exupéry et d’André Malraux, a publié 3 livres. Mes deux parents lisaient beaucoup, il y avait des bibliothèques à la maison, et la presse tous les matins. En vacances, dans le Midi, ma grand-mère m’emmenait à la bibliothèque municipale et je choisissais trois livres par semaine, c’était la fête. Je ne passe jamais un jour sans lire, c’est inconcevable. Sans un carré de chocolat non plus.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

oui, un récit, un dialogue avec mon père qui est mort quand j’avais 17 ans. Il ressort justement le 31 mars, au Livre de Poche, il s’appelle «  J’ai rendez-vous avec toi » et se lit comme un roman… sauf que l’histoire est vraie.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Du plus loin que je me souvienne, c’était une évidence, mon but, le juste endroit de ma vie. C’est la colonne vertébrale de mon année, le sens de mon travail, ma plus grande source de boulot, de stress, d’impatience, de pure joie.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oh non, c’est la directrice artistique de l’édition, que ce soit chez Eho ou au Livre de Poche. Ces personnes ont du talent et de supers idées, je ne saurais pas. Je savoure leurs trouvailles. 

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Toute la journée pendant 6 mois, jamais le soir, le soir c’est fait pour la famille et la fête. Rarement le week-end, je suis souvent en salons du livre ( quand le virus chafouin ne nous confine pas…). Et les six autres mois, je corrige le texte et j’imagine la prochaine histoire.

Comment écrivez vous ?

Sur un macBook portable. Mais j’ai toujours un carnet et un mini crayon Ikéa dans ma poche pour prendre des notes.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Comme quelqu’un qui aime cuisiner imagine un repas de fête, avec une entrée, un plat, du fromage peut être, un dessert, une harmonie, des surprises, des ruptures, des couleurs et des musiques. 

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Oh de personne, je les crée, c’est plus amusant. Mais parfois quand j’entends une histoire qui me chamboule ou m’émeut ou me fait rire, je grapille des idées.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Pas au sens d’engagement politique ou éthique, après c’est la volonté de chacun. Certains sont des écrivains engagés, avec un message politique. Moi, je raconte des histoires. Mais si un de mes personnages est raciste, antisémite, ou homophobe, ce sera forcément un personnage négatif, un salaud, un méchant. Et s’il abandonne son chien en l’attachant à un arbre parce qu’il veut partir en vacances tranquille, il lui arrivera des tuiles dans le livre.

Rencontre avec Angeline Monceaux, Auteure

Bonjour Angeline, merci de cette rencontre que vous offrez aux lecteurs de mon blog.

Bonjour Margaux, merci pour l’invitation.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Ce qui m’a donné envie d’écrire c’est après avoir reçu à 11 ans le premier prix pour une rédaction sur la fête des Mères. Puis il y a eu la lecture avec, entre autres, les quatre filles du docteur March. Je voulais être comme Joséphine et écrire mes histoires.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Jusqu’à la Meute d’Amarok que j’ai montrée à mon fils et qui m’a poussée à publier, je n’ai jamais rien montré. Je trouvais mes histoires trop nulles.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

Je lis depuis mon enfance. J’ai toujours aimé m’évader dans la lecture. Je n’avais pas d’auteurs préférés et je n’en ai toujours pas !

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Chez mes parents il y avait peu de place pour la lecture, en revanche chez mes grands-parents nous avions beaucoup de livres à notre disposition depuis notre plus jeune âge.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit des nouvelles que j’ai proposées pour un concours, dont une qui fait partie d’un recueil dont les bénéfices sont reversés à une association, il s’appelle « Émois et mois ».

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Comme je l’ai dit plus haut, mon fils cadet qui est un très gros lecteur m’a poussée à publier.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oui, depuis quelques années, et j’ai appris à utiliser Photoshop pour fabriquer mes couvertures, au moins je suis certaine d’avoir ce que je veux 😉

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Non, avant mon retour en France, je travaillais. Donc j’écrivais principalement en dehors de mes heures de travail. Maintenant, je suis romancière à plein temps. Car je vis avec l’homme de ma vie et à part notre chienne et les chats sauvages que nous nourrissons, je n’ai plus d’enfant à m’occuper. Donc j’écris aussi bien le matin, que l’après-midi ou le soir.

Comment écrivez-vous ?

J’écris sur un coin de table ou dans un fauteuil. Je n’ai pas de bureau.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Très bonne question ! Je ne sais pas. Je pense que ce qui m’inspire ce sont toutes les personnes ou les sujets qui me tiennent à cœur, comme pour La Meute d’Amarok avec mes fils et les loups, ou Le Linceul de la Peur sur la violence conjugale.

De qui vous inspirez-vous pour vos personnages ?

Des gens qui m’entourent en règle générale, jamais de stars ou de personnes connues. Par exemple, dans la Meute d’Amarok, la fratrie Langlais est inspirée de mes trois fils.

Une dernière question, est-ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société 

Oui, je le pense sincèrement. Les livres jouent des rôles importants dans nos vie. Non seulement ils peuvent vous apporter un moment d’évasion, mais aussi des connaissances, de la culture, des infos, etc.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Angéline aime

sa famille, son âme-sœur, la nature, les livres et tellement de choses

Angéline n’aime pas

les rats, le bruit, la méchanceté gratuite, sa maladie, les poivrons

<p class="has-text-align-center" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><a href="https://www.facebook.com/AngelineMonceaux/"&gt; Angeline Monceaux – Auteur | Facebook</a> Angeline Monceaux – Auteur | Facebook

Rencontre avec Virginie Sarah-Lou, Auteure

Bonjour Virginie, merci d’avoir accepté de vous livrer à mon jeu des questions réponses qui n’a pour but que vous découvrir !

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je me suis mise à écrire déjà parce que j’aime cela 😉 et que j’ai toujours eu besoin de me sentir utile. Il me semble que mon écriture peut faire du bien, aussi, j’écris des histoires positives pour faire  sourire et réfléchir les lecteurs, sans jugements.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Pendant longtemps, j’ai en effet tout gardé pour moi, jusqu’au jour où j’ai décidé de faire lire une connaissance que je savais intransigeante et honnête. Elle m’a ainsi encouragée à persévérer.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

Oh que oui, énormément. Merci à ma mère de m’avoir fait côtoyer la bibliothèque de notre quartier. La Comtesse de Ségur, lu et relu de nombreuses fois. Les schtroumpfs aussi 😉

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lisait beaucoup avec moi principalement. Je n’ai pas le souvenir de livres, hormis dans ma chambre.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, un guide de développement personnel, l’été dernier, en collaboration avec Christian Guillerme, un autre auteur. Notre complicité nous a fait cheminer naturellement vers cet ouvrage fun et décalé. J’explique des concepts sérieux avec légèreté, et il ajoute des remarques au second degrés, je dois dire que je trouve l’exercice plutôt réussi 😉

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Une évidence, aussi bien pour moi, que pour les futurs lecteurs. Je sais à présent que l’écriture est ce qui m’anime. Malheureusement, écrivain salarié, cela n’existe pas vraiment, mais je garde l’espoir d’arriver à en vivre un jour pour que mon métier soit réellement en accord avec mon moi-profond. J’ai la chance d’avoir trouvé une belle maison d’édition (Ramsay) qui croit en mes récits, alors je croise les doigts pour que le public soit au rendez-vous à chaque sortie.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

J’en ai conçu 3 sur 5 et je travaille déjà sur la 6ème pour le roman qui sortira en 2022. Je les veux gaies !

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Non, c’est aléatoire, dans une vie bien remplie… Le temps n’est pas extensible, l’écriture se glisse où elle peut quand elle peut.

Comment écrivez vous ?

Tout simplement à mon bureau, derrière mon ordinateur. Avant le Covid, j’adorais m’asseoir dans des cafés, librairies café, et écrire 2 ou 3h en étant au milieu du monde… Hâte de pouvoir recommencer.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

C’est assez subjectif, l’inspiration change selon les jours, les humeurs. Souvent, je me couche en demandant l’idée pour mon réveil, et bingo !

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De l’univers entier ! De mes proches, moins proches, d’actualités, d’inconnus croisés, d’imaginaire…

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Les rôles peuvent être multiples. On peut écrire juste pour faire passer un bon moment au lecteur, pour le faire rêver, pour lui faire peur aussi 😉 ou pour le faire réfléchir, l’aider dans son cheminement personnel, pour lui apprendre des choses…etc. Chaque écrivain est libre, avec la capacité de sa plume et son expérience propre de faire une chose ou une autre. Nous sommes avant tout des passeurs d’émotions.

Merci.

Virginie Sarah-Lou

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Virginie aime

Ma fille, l’homme de ma vie, ma famille & mes amis, le soleil, les fruits rouges

Virginie n’aime pas

Le temps qui passe trop vite, les blettes, les abats, les notices de meubles incompréhensibles, les gens qui bousillent les autres.

Virginie Sarah Lou | Facebook

Apprendre a danser sous la pluie, Margaux Gilquin

Bonjour, je vous présente « Apprendre à danser sous la pluie » un livre doux et tendre qui fait du bien.

« Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, dans la quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer. Aidée d’Arnaud, un psy peu conventionnel, notre héroïne va remonter le temps jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé, emportant avec elle Marie, sa sœur jumelle.

Ainsi, entourée du ténébreux François, de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ces instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se construire un avenir plein de promesses.

Résilience, amour et amitié sont les maîtres-mots de ce roman plein de gaîté, de joie, mais aussi de tendresse et d’humour.

Plus qu’un ouvrage « feel good », ce livre vous emportera dans un tourbillon d’émotions dont vous ressortirez prêts à danser sous la pluie ! »

Bonne lecture et bon dimanche !

En vente sur Amazon en numérique 3€99 ou chez l’éditeur Lazare et Capucine et chez vos libraires en format broché

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Les petits-papiers de Marie-Lou, par Corinne JAVELAUD chez Calmann-Levy

Fêlures secrètes dans une dynastie bordelaise.

Dans les années 70, Marie-Lou Beltran, serveuse à L’Auberge du bonheur, vit avec sa fille, Dora, et sa mère, Luce, dans la maison familiale du quartier des Chartrons à Bordeaux. La main verte de Luce et les talents culinaires de Marie-Lou font merveille pour créer un cocon harmonieux.

Un trouble naît lorsque pour son anniversaire, Marie-Lou offre à Dora une magnifique poupée, dénichée chez un antiquaire. Les femmes Beltran constatent bientôt que la poupée suscite des phénomènes étranges.

Un médium prétend qu’elle est habitée par l’esprit d’un proche assassiné. Comment ne pas penser au père de Marie-Lou, Josué, et à son oncle, Féréol, morts en héros sur leurs arpents de vigne à Saint-Émilion, alors sous la botte allemande ?

Prise dans un engrenage de manifestations surnaturelles, butant sur le silence de Luce, Marie-Lou va devoir affronter les démons d’une histoire familiale tourmentée…

Le livre de Corinne Javelaud sort le 24 février, et je ne saurai que vous le recommander si vous avez envie de vous plonger dans les années 70, dans le Bordeaux d’autrefois si joliment décrit par Corinne. L’histoire est très prenante, car inattendue, et menée d’une main de maître. Le suspense est total ! Aussi n’irai je pas plus loin dans mon commentaire. Je vous le recommande vivement si vous aimez la belle écriture, les descriptions juste comme il faut, ni trop pesantes, ni trop longues, mais toujours très belles. Je vous le recommande si vous aimez les histoires de famille, les tiroirs secrets, les histoires d’amour. Je vous le recommande vraiment car le temps de cette lecture vous serez ailleurs. Dans ce Bordeaux que j’ai connu il y a si longtemps et que je regrette profondément.

Merci Corinne. De tout mon coeur. Ton livre figure en bonne place dans ma bibliothèque et je te remercie de ta confiance. A très bientôt ma chère Amie.

Vous pouvez acheter et/ou commander son livre dans toutes les libraires, à la Fnac, chez Cultura, chez Mollat, partout…!

Vous pouvez suivre Corinne sur sa page officielle

(1) Corinne Javelaud officiel | Facebook

Vous pouvez aussi mieux la connaître grâce à son portrait

Portrait de Corinne Javelaud – Auteure et Membre du jury du prix des Romancières | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Catherine CHOUPIN, Auteure mais pas que…

J’ai croisé la page de Catherine au hasard d’une publication concernant un de ses ouvrages traitant Yvonne de Quièvrecourt plus connu sous le nom d’ Yvonne de Galais. Le Grand Meaulnes. Je l’ai lu tant de fois. Précisément, chaque automne depuis mes 15 ans. Immédiatement m’est revenue en mémoire, la scène durant laquelle François Seurel descend cet escalier, Yvonne de Galais, morte, dans ses bras. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité. Que de fois n’ai je pas été me poster moi aussi face à cet immeuble du 12, Bd St Germain à Paris. Que de fois n’ai je lu la correspondance d’Isabelle Rivière. Comme vous le voyez, je suis une fan inconditionnelle d’Alain Fournier, je ne pouvais qu’être attirée par Catherine donc.

J’ai donc parcouru la page de Catherine. Je m’y suis attardée. Il se trouve que celle-ci, en plus d’être auteure, se balade dans les cimetières et nous offre, à cette occasion, l’histoire de certains qui y dorment et on en apprend des choses ! Mais Catherine nous parle également littérature. Attention sa page est addictive, j’ai donc forcément eu envie de connaître Catherine, de la découvrir et elle a répondu avec beaucoup de gentillesse. Je la remercie du fond du coeur. Voici son portrait.

Bonjour Catherine, merci pour ce moment partagé avec vous ! J’ai vraiment envie d’en savoir plus sur vous.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Mon premier récit, assez court, s’appelle La nouvelle Béatrice. C’est une histoire d’amour peu banale que j’ai vécue en 1998. La coïncidence finale, presque surnaturelle, m’a poussée à l’écrire.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Les deux. Je n’ai jamais montré mes journaux intimes. Mais pour les romans que je publie, je fais confiance au jugement de ma fille. C’est elle qui m’a poussée à publier Le Silence de la madone, que je n’osais pas publier. J’ai d’ailleurs pris un pseudo au départ. Bien m’en a pris, c’est celui que mes lecteurs préfèrent souvent.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

J’ai passé ma vie à lire, depuis l’âge de cinq ans. J’aimais la lecture et souvent c’était vital, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire, en particulier chez mes grands-parents à Autun. Je lisais tous les livres qui me tombaient sous la main, les Jalna, les Thibault, les Pasquier etc. Après les Club des cinq, les Alice, les Michel, les compagnons de la Croix-rousse… J’ai adoré Autant en emporte le vent, Les Hauts de Hurlevent et Jane Eyre.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Oui, des livres chez mes parents et surtout chez mes grands-parents. Mais je m’en faisais acheter ou j’en empruntais à la bibliothèque du quartier. Nous lisions tous le magazine Spirou.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit des manuels de culture générale pour les classes préparatoires. J’ai aussi écrit un récit authentique sur mon autisme Asperger, Mon esprit mis à nu. A ma grande surprise, il marche très bien. J’ai aussi écrit deux biographies romancées, une sur Yvonne de Galais (Le grand Meaulnes) et l’autre sur Annie Playden (Apollinaire) : Le Point de vue d’Yvonne et Le Point de vue d’Annie.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’ai rencontré une dame qui commençait dans l’édition et cherchait des auteurs. J’ai écrit très vite La nouvelle Béatrice, qui lui a beaucoup plu. Mon premier livre est paru aux Editions Illador.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oui, c’est moi pour la conception, mais parfois mon ami me propose quelque chose qui me plaît sans que j’y aie pensé. C’est un travail de longue haleine parfois. Je les conçois, mais lui, les fabrique.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Si je ne m’y mets pas le matin, j’ai du mal ensuite. Le plus dur est de se déconnecter de Facebook, où je mets une publication quotidienne soit sur les cimetières, soit sur la langue française, soit sur mes romans. Si je m’y suis mise le matin, j’écris toute la journée avec quelques pauses.

Comment écrivez-vous ?

Assise dans un fauteuil de bureau très confortable.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Je garde en moi des thèmes ou des schémas qui m’ont toujours séduite, du fait de mes lectures ou des circonstances de ma vie. Par exemple, j’aime les personnages qui camouflent leur véritable identité comme dans La Gouvernante aux bas bleus ou La fausse Cendrillon. Un de mes thèmes favoris est aussi la rivalité entre le fils et le père, qui vient de mon histoire personnelle. On la retrouve, par exemple dans mon roman épistolaire, L’Inconnu du RER C et dans d’autres romans, sous des formes différentes.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De moi, de ma fille, de mes amis, de ma famille, des héros de tous les romans que j’ai lus, de gens que j’ai connus. Parfois un personnage est la synthèse d’au moins deux ou trois personnes que j’ai connues. Dans Toute une vie à vous aimer, Marc est la synthèse de deux amis d’enfance qui ont évolué différemment. Dans La Beauté endormie, la cousine de l’héroïne est la synthèse à la fois morale et physique de deux de mes cousines, d’une amie normalienne et de la méchante fille des contes de fées. Ne pas oublier le clignotant doit beaucoup à ma fille et à son tempérament volcanique.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je ne suis pas un écrivain engagé. J’aime seulement écrire des histoires qui se finissent bien à quelques exceptions près), contrairement à ce qui se passe souvent dans la vie. Donc ce serait un rôle d’évasion et de compensation. Cependant, il me vient à l’esprit que je me suis donné pour mission de transmettre à mes lecteurs la langue la plus pure et la plus classique qui soit.

Vous trouverez tous les ouvrages de Catherine Choupin sur Amazon. Vous pouvez aussi la contacter pour commander directement auprès d’elle

(10) Catherine Choupin | Facebook

https://www.amazon.fr/Livres-Catherine-Choupin/s?rh=n%3A301061%2Cp_27%3ACatherine+Choupin

Vers le Soleil, de Julien Sandrel chez Calmann Levy

IL N’EST RIEN POUR ELLE, MAIS ELLE N’A PLUS QUE LUI…

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette petite fille de neuf ans : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis trois ans. Un rôle qu’il n’a même plus l’impression de jouer tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle il n’a aucun lien légal… ou écouter son coeur et s’enfuir avec elle pour de bon ?

En attendant, il décide de cacher la vérité à la petite fille, et de la protéger coûte que coûte..

*-*-*–

La plume fluide et addictive de Julien est de retour ! Vers le soleil est un joli roman qui se lit d’une traite sans s’en rendre compte.

Le livre est bien rythmé. En effet, beaucoup de choses se déroulent, de personnages apparaissent sans que cela n’en gêne la lecture ou que l’on se perde parmi eux. Au contraire, c’est savamment dosé. C’est tout l’art de Julien que de nous présenter des personnages qui deviennent vite des amis que l’on ne veut pas quitter. Et on ne les quitte pas malgré le sujet qui peut paraître au demeurant assez grave.

Le passé de chacun d’entre eux se révèle au fur et à mesure de la lecture et qui attise notre curiosité. Qui est donc Sacha ? Quel passé veut il occulter ? Qui est Tess réellement ? Qui sont ils tous les uns et les autres, les uns pour les autres ?

Alors que Tess est immobilisée sous les décombres, Sacha va prendre son rôle très au sérieux. Plus que cela…Ses sentiments pour Tess et Sienna sont-ils ceux qu’ils devraient être ? En quelques jours son destin va basculer en même temps que celui de Tess et Sienna dans un dénouement inattendu.

C’est étrange comme les déchirures s’inscrivent dans les chairs. Il suffit d’un rien pour rouvrir les plaies et nous replonger dans des abîmes de détresse que l’on croyait oubliés.

Portrait de Julien Sandrel, l’auteur de La Chambre des Merveilles | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Ma chérie

Laurence MARINO Blog d'auteure

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un concours en 2020 organisé par Sororistas. Il n’a pas été dans les gagnants mais je le partage avec vous !
Le thème était :
Nous sommes le 31 décembre 2030… 

Mettez-vous dans la peau de celle que vous serez à la fin de cette décennie qui a débuté avec la pandémie COVID-19, impactant la terre entière. À travers un récit libre (journal, nouvelle, reportage, etc.),vous partagez votre imaginaire, vos convictions ou vos analyses.Vous racontez ce que vous avez vécu depuis le confinement de 2020 et ce qu’est devenu le monde.

Par l’écriture, vous participez à la création d’un monde nouveau.

Ma chérie,

Demain, tu aurais dû fêter tes 26 ans et il n’y aura pas de repas de famille ni de rassemblement.
Les gens de ta génération se souviennent encore, les plus jeunes n’en n’ont pas connu. C’est certainement plus…

Voir l’article original 1 120 mots de plus

Atteinte de tsundoku, j’avoue tout !

Laurence MARINO Blog d'auteure

Des piles et des piles, des montagnes qui perdent parfois l’équilibre, des placards qui débordent, une bibliothèque qui est arrivée à saturation depuis fort longtemps !
Plongée dans un drôle d’univers : les Piles A Lire. Découverte d’une si poétique maladie : le tsundoku.

La semaine dernière, je lisais un post sur la page de ma très chère Céline. Elle racontait sa relation aux livres et évoquait sa PAL. Son récit m’a donné envie de rendre hommage à mes PALs à moi !
Vous connaissez, j’imagine, ma relation aux livres : quasi charnelle…J’aime les livres, les posséder, les accumuler, les offrir, les donner, les regarder, les lire et aussi en écrire !
D’aussi loin que je me souvienne, ma vie a toujours été accompagnée par ces objets insolites. Oui, insolites vous avez bien lu ! Rendez-vous compte que dans quelques grammes, au sein même de simples feuilles de papier, des…

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