Clelia Ventura – « Attends moi mon amour » de Clélia et Léon Ventura

Paris, été 1936. Lino a seize ans et se destine à devenir champion de lutte. Lorsque ce jeune immigré italien aperçoit pour la première fois la belle Odette, fille de la petite bourgeoisie française, c’est le coup de foudre. La famille de la jeune fille voit d’un mauvais oeil cette relation, mais rien ne l’empêchera, pas même la guerre qui les poussera à se marier aux heures sombres de l’Occupation. Malheureusement pour les jeunes époux, Lino, resté italien, est contraint de rejoindre son pays natal pour y effectuer son service obligatoire. La séparation est, pour les deux amoureux, synonyme d’une désespérante absurdité. Romanesque et passionnant, Attends-moi mon amour, roman vrai de la jeunesse de Lino Ventura, nous donne à voir une époque troublée par l’escalade de la guerre, et un homme qui se rend maître de son destin, par amour.

Bonjour Clélia. Quelle émotion de te recevoir sur mon blog. Je te remercie d’avoir pris le temps, en pleine promo de « Attends moi mon Amour », de répondre à mes questions. Nous avons souvent échangé toutes les deux. Quand je t’ai eue au téléphone la dernière fois, j’ai été bouleversée pour tellement de raisons. Pas parce-que tu es la fille de. Tu sais très bien que ce n’est pas ce qui m’attire chez toi. Je vais pas te dire que je m’en fiche, mais quand toi et moi on parle de ton père, on parle de ton père. Pas de Lino Ventura. Nous échangeons comme deux gamines sur nos pères. Ce qui m’attire chez toi c’est la petite fille, la jeune fille, la jeune femme, la femme. Nous avons le même âge. Nous parlons la même langue. Avons connu, toutes les deux, des chagrins d’enfance. Des chagrins étouffés que nous tentons, je dis bien nous tentons, de jeter sur le papier afin qu’ils s’enfuient. Mais ils restent là, bien ancrés au fond de nous, nichés bien au chaud. Clélia, aujourd’hui c’est de toi dont je veux parler. Toi à qui trop souvent on fait la remarque que tu es la fille de. Moi je veux parler de ma copine Clélia. De l’auteure. Alors ce moment ma Clélia : il est pour toi. Raconte nous qui tu es ma Clélia. Plus tard je ferai la chronique de votre livre à toi et Léon. Mais plus tard.

Dis moi un peu Clélia, peux-tu me raconter comment tu es venue à l’écriture et ce que tu as commencé à écrire ?

Petite j’ai été confrontée à un gros problème de dyslexie et l’apprentissage de la lecture et de l’écriture fut pour moi un véritable calvaire. En revanche j’adorais utiliser ma plume pour dessiner. Puis un jour, je suis tombée sur un ouvrage de Vasarely en furetant dans la bibliothèque de mon père. Ce fut comme un électrochoc : je savais désormais ce que je voulais faire : je voulais devenir Artiste-Peintre ! C’est tout naturellement que je me suis prise à rêver des Beaux-Arts…Seulement il y a la réalité et les bonnes sœurs chez qui mes parents m’avait mise, et qui ne voyaient pas d’un très bon œil cette « artiste en herbe » qui passait plus de temps à remplir ses cahiers de dessins plutôt que d’étudier les Evangiles et les Mathématiques. La forte tête que j’étais a donc été envoyée en pension pour y retrouver « le droit chemin ».

Seulement dès que je franchissais les portes du « pénitencier », c’était pour reprendre illico mes pinceaux et me plonger dans l’univers de Vasarely auquel je vouais un véritable culte. Puis un samedi, alors que je revenais du pensionnat pour peindre, tous mes dessins et tout mon matériel avaient disparu ! Tout avait été jeté à la poubelle au prétexte que ce n’était que  « des gribouillages ». Je venais tout juste d’avoir douze ans. Privée de pinceau, j’ai pris la plume et je me suis mise à écrire.  Il fallait bien que toute la tempête intérieure sorte d’une manière ou d’une autre !

Mais du coup tu faisais lire à quelqu’un ce que tu écrivais ?

J’ai rempli un nombre incalculable de cahiers que je n’ai jamais fait lire à qui que ce soit ! J’en ai même brulé beaucoup ! Trop de désespoir et de chagrins sans doute pour oser le faire…

Tu lisais quand vous tu étais gamine et adolescents ? Tu avais des auteurs préférés ?

Enfant, j’étais fan du Club des Cinq ! Après l’épisode de mes peintures à la poubelle, lire est devenu ma sauvegarde, mon refuge, mon essentiel. René Barjavel est l’Auteur qui m’a fait aimé la lecture. Le premier roman que j’ai lu était « La Nuit des Temps ». Du coup j’ai dévoré tous ces autres ouvrages. Après j’allais me servir dans la bibliothèque de mon père : une mine d’or ! De Kessel à Cavanna en passant par Mauriac…Sans oublier les « quelques » scénarios que je lisais en cachette.

La lecture occupait une grande place chez tes parents ?

J’ai toujours vu mon père lire énormément. Comme je le disais plus haut, sa bibliothèque était une vraie mine d’or ! Et il faut savoir que mon père, qui n’a jamais eu ni Agent, ni Impresario, avait tellement peur de passer à côté d’une bonne histoire qu’il lisait tout. Parfois il recevait jusqu’à cinquante scénarios par semaine !

Clélia tu as écris autre chose que des romans ?

« Attends-moi mon Amour » est mon premier roman et je crois que je n’aurais jamais osé franchir le pas si mon fils Léon ne m’y avait pas poussée, et tant mieux car ce fut une formidable expérience ce travail à quatre mains. À six mains devrais-je dire puisque nous sommes partis des lettres que le jeune Lino envoyait à sa femme durant la seconde guerre mondiale.

Avant ce premier roman, je me suis principalement consacrée à entretenir la Mémoire de mon Lino de père. À ce sujet, j’ai « quelques » ouvrages à mon actif ainsi que des documentaires dont un qui a reçu le Premier Prix de L’Audiovisuel décerné par le Sénat.  En fait tous ces ouvrages sont pour moi comme une quête et une façon de continuer à faire vivre ce père trop tôt disparu qui me manque toujours autant et que je pleure chaque jour depuis ce jeudi d’octobre 1987…

L’idée de publier elle t’est venue comment ?

C’est un ami qui m’a poussée à le faire et qui m’a présentée à Nicole Latesse à l’époque. Je n’aurais jamais osé le faire de moi-même ! J’ai bien trop peu confiance en moi pour cela !

C’est toi qui conçoit les couvertures de livres ?

On va dire que j’y participe. J’ai des idées bien précises. Maintenant cela dépend de la Maison d’Éditions. Pour « Attends-moi mon Amour » le choix s’est fait en parfaite communion.

Il y a des moments précis où tu écris ?

J’ai une préférence pour écrire très tôt le matin. J’aime le calme de l’aube. L’écriture demande beaucoup de rigueur et en ce qui me concerne, comme je suis quelqu’un de très « distrayable » je deviens un ours (remarque je crois que je le suis en toutes circonstances !) et je m’enchaine à ma table de travail. Je bois des litres de Capuccino et ,soit je souffre horriblement en me disant que je n’y arriverai jamais, soit c’est du bonheur en barre quand la plume est fluide. Le plus dur c’est de savoir s’arrêter. C’est comme un tableau ou même un plat cuisiné : trouver le juste équilibre. Je suis d’une nature perfectionniste, ce qui est très pénible pour les autres et surtout pour moi car je pense qu’il est toujours possible de faire mieux. Mon père répétait à ses Auteurs : « Cent fois sur le métier les gars ! Cent fois sur le métier ! ». C’est une phrase qui tourne en boucle chez moi. Merci papa ! Je n’ai aucune prétention d’écrivain, tout ce que je revendique c’est ma sincérité, mon authenticité et faire du mieux que je peux !

Comment écris-tu ?

Clélia : Eclats de rire !

Assise Margaux ! J’écris assise !

Margaux : j’demande hein parce que notre amie Virginie Jouannet écrit assise sur un ballon:).

Comment te vient l’idée d’un roman ? 

Je parlerais plutôt de traiter d’un sujet qui tient à cœur. Personnellement je tourne toujours autour de l’enfance, de l’adolescence, ces périodes cruciales durant lesquelles se forge l’adulte. La trahison et « le seul contre tous » sont aussi des sujets qui me sont chers. Après ce ne sont pas les idées qui manquent, c’est d’oser s’y attaquer ! Il y a de tant de merveilleux écrivains que j’ai le syndrome de l’imposteur. Remarque… C’est pareil pour la peinture ! Et pour reprendre une parole de mon père, il y a « la bêtise crasse » des gens, leur méchanceté… que je fuis le plus possible. Être « la fille de » est une étiquette bien collante et peu enviable car il y a une chose que je ne m’explique toujours pas et qui est très blessante : sous prétexte que vous êtes « la fille de », vous avez le droit à tout un tas de préjugés absurdes et infondés ! Le plus dur et de se faire reconnaître pour ce que l’on est véritablement en fait. Il m’a toujours fallu en faire dix fois plus que les autres pour obtenir dix fois moins que ces mêmes autres. Et aujourd’hui encore je n’arrive pas à m’y faire !

De qui tu t’inspires pour tes personnages ?

En ce qui concerne « Attends-moi mon Amour », nous sommes partis de personnes existantes dont mon père parlait dans ses lettres à ma mère et avec Léon, nous leur avons créé toute une histoire de vie à chacun pour les « habiller » en quelque sorte. Pour d’autres histoires, pour mes personnages, parfois il m’arrive de penser à des personnes de la vraie vie. Il faut dire aussi que cela dépend de ce que l’on écrit. Par exemple j’ai écrit un court-métrage de fiction qui s’appelle « Les Pigeons » dont le sujet est la journée de travail de deux anges gardiens, et bien pour cela la personnalité deux acteurs principaux ont été une source d’inspiration.

Une dernière question, tu penses que l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je dirais qu’il est « Essentiel » !!!  Comme tout « Auteur » d’ailleurs qu’il soit écrivain, scénariste, réalisateur, comédien, peintre, artisan. Sans la petite pierre précieuse que tous apportent à leur manière à ce monde, la société ne serait plus qu’une machine monstrueuse dépourvue d’humanité et de sentiments. 

Nathalie et Patrice Bastouil, mes complices du Coin Culturel, on trois questions complémentaires à propos de « Attends moi mon Amour »


Comment avez vous vécu cette histoire épistolaire entre votre père et votre mère, cela ? Cela doit être extrêmement émouvant. Il faut, nous supposons, beaucoup de pudeur et en même temps faire découvrir le maximum de leurs vies amoureuses
.

J‘ai mis beaucoup de temps avant de me permettre de plonger dans les lettres de mon père. Puis, au fur et à mesure, plus je les lisais plus mon cœur s’emballait. Je les ai faites lire à mon fils Léon – qui était à l’époque apprenti comédien au Laboratoire de l’Acteur- car je trouvais qu’il y avait matière à en faire une pièce de théâtre autour du thème « le journal d’un jeune homme amoureux ». Après les avoir lues, Léon est revenu vers moi avec l’idée d’en faire un roman. Nous nous sommes donc mis au travail. Le plus dur a été de trouver l’équilibre entre les lettres et la narration, justement par pudeur avec respect. Il était hors de question pour nous du moindre « voyeurisme », mais au contraire de faire un hymne à l’amour, à leur Amour!

Avez vous eu besoin de retravailler l’écriture de ces lettres qui ne sont pas faites au départ pour s’inscrire dans un roman mais plus dans le cours des émotions d’un couple qui vit son amour séparé ?

Il y a plus de trois cents lettres qui ont été notre base de travail pour la narration et celles que nous avons choisies l’ont été avec beaucoup de pudeur et de soin, justement pour respecter le cours des émotions dont vous parlez.  Et tout comme nous l’avons annoncé en préambule de notre ouvrage, certaines ont dû parfois être très légèrement corrigées pour une meilleure compréhension car mon père étant autodidacte, il utilisait parfois des italianismes qui auraient pu troubler la lecture. 

Lino Ventura est une icone du cinéma, un homme éminemment respecté pour ses engagements personnels mais aussi pour ses engagements cinématographiques, il a toujours joué des rôles respectables ne se laissant jamais aller à la facilité du sexe ou du scabreux. Comment vivez-vous les critiques qui disent ne pas ressentir la force de l’homme et de l’acteur dans ce roman ?

Je répondrais que je suis sincèrement désolée que ce roman vérité parlant d’amour n’ait pas su répondre à leurs attentes. Je pense aussi qu’ils se sont mépris sur nos intentions, et il n’a jamais été en rien question de traiter de l’acteur ici ! Et effectivement s’ils pensaient retrouver l’Inspecteur Vergeat ou même Fernand Naudin, il est sûr que cette histoire de jeune homme amoureux ne pouvait que les laisser sur leur faim. Je me permettrais une petite chose tout de même : ceux qui disent ne pas ressentir la force de l’homme me laissent quelque peu perplexe… La force de l’homme ne trouve-t-elle pas son chemin à travers les failles de la fragilité ? Quant à la persévérance dont le jeune Lino fait preuve, le seul contre tous qu’il subit durant cette période – et qui le caractérisera plus tard dans ses choix de rôles puisque pour certains il faille absolument relier le jeune Lino à Lino Ventura-, risquer le peloton par amour, si cela ce n’est pas là de « la force », alors je ne sais comment cela peut s’appeler ? Que ces personnes me le disent, parce que, en tant que femme, je ne vois pas !

Clélia je te remercie pour ta gentillesse, ton authenticité et le temps que tu as passé pour les lecteurs du blog. Merci mille fois. Je vais clore par un ultime exercice : le questionnaire façon Amélie Poulain.

Tu aimes

Le Cappuccino (ha bon ? lol…je n’avais pas remarqué !)

Dire bonjour aux  fleurs le matin (oui aussi)

Plonger dans rouleaux de l’Atlantique (pas moi j’ai peur des méduses)

Regarder les étoiles (ça m’arrive aussi)

Les nounours en chocolat (itou…d’ailleurs il faut prévoir un gros paquet pour quand on va se voir)

Les marches en forêt (aussi…avec le silence qui s’y accompagne. Et puis faire des bisous aux arbres)

Tu n’aimes pas

Les faux-culs et les faux-semblants (soupir…tout pareil)

La mauvaise foi et le mensonge (hélas…)

Le manquement à la parole donnée (Oui alors là on est pareilles. Ca peut se finir à coups de pelle ça)

L’injustice (hélas)

Les pellicules sur un costume et l’odeur de poireau (l’odeur du poireau l’hiver dans un cuisine aux vitres embuées…pouark heuuuu)

*-*-*-*

Lino & Clélia Ventura

Archives personnelles de Clélia Ventura

Jean-Michel LEBOULANGER – Auteur

Jean-Michel a écrit plusieurs romans et j’ai eu envie de le connaître davantage. Il nous fait la gentillesse de nous livrer un portrait sympa comme tout ! Je vous laisse le découvrir et prendre plaisir à le lire.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venu à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Étant donné que j’adorais lire quand j’étais petit (j’en parle plus loin), l’idée d’écrire, et surtout de raconter des histoires est venue avec les années, surtout à partir de l’adolescence. J’ai fait beaucoup de débuts de romans, qui s’arrêtaient au bout de quelques pages quand l’enthousiasme des premières lignes s’évanouissait et surtout quand je relisais le lendemain. Il y a eu quelques nouvelles sans grand intérêt, mais qui m’ont appris à structurer une histoire de façon assez classique : un début, un milieu, une fin. J’aime surtout raconter des histoires originales qui retiennent l’attention et donnent au lecteur l’envie de tourner la page. Il faut être inventif, imaginer des situations, friser l’absurde quelquefois. Et puis, j’essaye toujours de trouver une situation inattendue vers la fin du livre, comme un switch, de façon à surprendre le lecteur qui pensait avoir trouvé le dénouement de l’histoire.  Ce n’est pas toujours évident d’y parvenir…

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Pendant longtemps, tout restait secret. Je doutais trop de moi pour montrer à qui que ce soit ce que j’écrivais. Par contre, mon tout premier roman de jeunesse, écrit à la main, (pas d’ordinateur ou de machine à écrire à l’époque) je l’avais fait lire à ma copine. Nous nous sommes séparés peu après… Depuis quelques années, j’ai des bêta lecteurs, des amis de longue date, des personnes dont je sais qu’elles vont me rentrer dedans, critiquer, me dire qu’ici ou là, ce n’est pas bien. Et c’est ce que je leur demande. Je ne veux pas d’indulgence ou de félicitations, mais un vrai avis extérieur, constructif. Par contre bien sûr, j’apprécie quand ils me disent que c’est super, qu’il y a des trouvailles et qu’ils se sont fait avoir à la fin.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

 

Je lisais et relisais énormément quand j’étais enfant. La lecture ne m’a jamais quitté depuis. J’ai appris à lire très tôt en fait et à partir de ce moment, j’ai eu une sorte de boulimie de lecture. J’aimais aussi l’objet livre parce qu’il recelait le fait de me faire voyager, d’aller vers d’autres ailleurs, d’autres époques, de vivre d’autres vies. Mes premiers bouquins étaient des livres de la bibliothèque verte que je piquais à ma sœur. La série des Alice, les six compagnons de Paul-Jacques Bonzon. Dans la bibliothèque, il y avait beaucoup de classiques : Alexandre Dumas et ses trois mousquetaires, les polars de mon père, et puis surtout Jules Verne. Au fil des années, j’ai acquis toute la collection en livres de poche. Ils sont toujours en bonne place sur mes étagères. Il m’arrive d’en relire de temps en temps, pour le plaisir toujours renouvelé des aventures et des situations. Sinon, des auteurs préférés, nous en avons tous. Pas seulement dans le polar : Patrick Cauvin, j’en parle souvent parce qu’il a été le déclencheur quand j’ai eu la chance de le rencontrer, John Irving que je relis actuellement. Je suis assez éclectique en littérature avec des tas d’auteurs français et étrangers, tellement que j’en oublie les noms. Quelque part, ils m’ont tous influencé.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient. Ils n’étaient pas non plus des fanatiques de lecture, mais c’était une chose normale pour eux de prendre un bouquin et de lire. Surtout des polars pour mon père, des livres d’histoire, des biographies. Ma mère, plutôt des livres d’amour, et des romans d’Hervé Bazin, Mauriac. Ils étaient abonnés au quotidien local qui arrivait aux aurores dans la boite aux lettres. Je revois encore mon père et ma mère se partager le journal au petit déjeuner pour le parcourir en prenant leur café. Vivre dans une famille de lecteurs ne peut qu’encourager à la lecture. On ne m’a jamais empêché de lire quoi que ce soit, même si ce n’était pas pour moi. Quelquefois, ma mère disait à mon père « tu ne vas pas le laisser lire ça ? Ce n’est pas de son âge. » Et mon père de répondre, « si ce n’est pas de son âge, il ne comprendra pas et passera à autre chose ». En général, c’était le cas. Le livre me tombait des mains.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Une pièce de théâtre quand j’avais une vingtaine d’années. Très courte, qui n’a jamais été jouée. Je l’avais lue une seule fois devant des amis qui étaient morts de rire en m’écoutant. J’avais été inspiré par la course du rhum à St Malo, une course en solitaire où tout à coup un des participants découvre qu’il y a un passager clandestin, une jeune femme journaliste débutante qui veut faire un reportage sur l’intérieur de la course, sans penser qu’elle disqualifierait le marin. Sinon, quelques nouvelles, mais ce n’est pas ce que je préfère.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’avais un blog au milieu des années 2000 et j’avais commencé à écrire par épisode un roman inspiré par un séjour (on va dire ça) à Beyrouth dans les années 80 en pleine guerre du Liban. Sans aucune prétention, sans vraiment songer qu’on pourrait lire ce que j’écrivais. Jusqu’au jour où les vues et les commentaires sont arrivés, nombreux, avec des habitués qui me réclamaient la suite, la suite, la suite. Et semaine après semaine est né « six jours à Beyrouth », mon premier vrai roman lu par d’autres personnes qu’un entourage bienveillant. Entre-temps, un éditeur m’avait contacté parce qu’il était intéressé par ce récit. Finalement, le projet n’a pas abouti, mais l’idée de me faire éditer était désormais présente. Par contre, je n’avais pas envie d’envoyer ce manuscrit à tous les éditeurs. Sans être radin, c’est un investissement de faire les manuscrits, et de les poster. Je l’ai fait en ciblant uniquement ceux qui pouvaient être intéressés. Depuis, j’ai une très belle collection de lettres de refus de grands éditeurs. À l’époque, les premières plateformes d’autoédition apparaissaient aussi. J’ai donc tenté le coup en m’éditant. On apprend beaucoup en créant son propre livre. On touche à la mise en page, à la création de couverture. Mes trois premiers romans étaient directement autoédités, sans faire la démarche auprès d’un éditeur. J’avais un lectorat fidèle, notamment des gens de Facebook qui me suivaient et me suivent encore. En 2015, un de mes amis auteur venait de signer un contrat avec un tout nouvel éditeur et il m’a encouragé à le contacter. J’ai édité trois livres avec lui, notamment « Un kimono pour linceul », « Salverney », et « Entre les pages ». Suite à des désaccords, j’ai arrêté ma collaboration avec cette maison d’édition. Trouver un éditeur pour un romancier, c’est très compliqué. Certains n’en trouvent jamais et c’est un peu la quête du Graal. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance d’en trouver un second, les Éditions du Loir, chez qui est sorti en février 2021 « Le prix du silence », premier tome d’une trilogie policière. Et je suis particulièrement heureux de notre collaboration.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Lorsque j’étais autoédité, je concevais absolument tout, notamment en apprenant à me servir de logiciels photo. Il faut aussi être créatif pour faire une couverture, recommencer plusieurs fois, en suivant plusieurs idées et la toute première n’est pas forcément la bonne. Avec mon premier éditeur, je n’avais pas trop le droit à la parole. On me proposait des choses que je devais valider. Avec les Éditions du Loir, il y a un vrai travail d’équipe, et pas seulement pour les couvertures. Si j’ai une idée, je me sens écouté et je sais qu’on tiendra compte de mes remarques. Par exemple, le travail effectué sur la couverture du tome 2 du prix du silence était un vrai travail d’équipe, avec des propositions graphiques. On a beaucoup communiqué, échangé. C’est agréable comme façon de travailler, et le résultat est très positif, car la couverture est magnifique. Vous verrez fin août quand le livre sortira.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Pendant longtemps, j’écrivais en fin de journée, et même le soir très tard. Depuis quelques temps, c’est tôt le matin. Voire même très tôt. Les idées arrivent plus facilement, alors qu’écrire le soir après une journée de travail peut être délassant, mais l’énergie n’est pas la même que le matin. Et puis, j’aime les petits matins, avant que se lève le soleil. Enfin, le soleil, quand il y en a…

Comment écrivez vous ?

J’écris à l’ordinateur. J’ai la chance d’avoir appris à écrire à la machine quand j’avais quinze ans. En seconde, il y avait des tas d’options, dont dactylographie. Je crois qu’on était trois garçons au milieu d’une classe de filles. Car à l’époque, la dactylographie était surtout réservée aux femmes. Pourquoi j’ai voulu apprendre à taper à la machine ? Est-ce que j’avais déjà cette intuition que ça me servirait plus tard pour écrire des romans ? Toujours est-il que j’ai quelque part dans un tiroir un diplôme où il est mentionné que je tape à plus de 25 mots/minute. Donc, j’écris vite, au fil de ma pensée et avec tous mes doigts. J’écris plus rapidement qu’avec un crayon. Dans ce monde de claviers omniprésents désormais, je pense qu’on devrait apprendre systématiquement la dactylographie aux enfants.

Sinon, j’ai quelques rituels quand je me mets à l’écriture. Musique en fond sonore, du café ou du thé, un carnet pour noter des choses (je continue beaucoup à écrire à la main malgré tout) et ensuite, je laisse défiler le film du récit devant mes yeux. J’ai remarqué que je pouvais écrire n’importe où et pas seulement dans ma petite maison. Le brouhaha d’un bistro, les promeneurs dans un parc, le train, ne me gênent pas. Non seulement je peux m’abstraire d’un environnement pas forcément propice à la concentration, mais il m’est arrivé d’être inspiré par les lieux. Notamment quand j’étais à Tokyo et que j’écrivais « Un kimono pour linceul », j’avais l’habitude de prendre un petit déjeuner dans le même établissement et l’atmosphère du lieu, les gens, l’ambiance, me portaient littéralement.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Ah, grande question. L’idée vient souvent d’un petit rien. D’une image, d’un son quelquefois, d’une parole, d’un échange. Je ne me souviens plus trop comment sont nés certains romans. L’idée de départ est souvent comme un rêve qu’on vit pleinement pendant son sommeil, mais qui disparaît sans pouvoir le garder dès qu’on se réveille. Je me souviens malgré tout de ce gars dans le métro parisien qui portait un chat sphinx en bandoulière et qui a été l’idée de départ de « Entre les pages ». Et aussi d’un membre de la famille de ma compagne autrichienne, qui a inspiré « Les aigles de Vienne », ou encore des yakuza quand j’étais au Japon, pour « un kimono pour linceul ». Par contre, il faut savoir reconnaître la bonne idée. Avoir l’intuition que ça pourrait donner une histoire. J’ai eu beaucoup d’idées, mais qui n’ont rien donné au final.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Comme je le disais plus haut, ce peut être un homme dans le métro, un oncle autrichien. Par contre, mes personnages ont un physique bien précis dans chacun de mes romans, inspirés par des gens que je connais, des amis, des acteurs, quelqu’un que j’ai croisé avec un physique particulier. Ce peut être aussi un patchwork de personnes. Quand j’écris, j’ai besoin de me représenter physiquement mes personnages, et psychologiquement aussi. En fait, ils doivent être réels. Ils doivent exister et ne pas être seulement des êtres de fiction. C’est pour ça qu’à la fin d’un roman, il m’est difficile de quitter des personnages qui m’ont accompagné pendant des mois. J’ai l’impression de quitter définitivement des amis. Quelquefois, ces physiques s’imposent à moi. Ian dans « Salverney », a le physique de St Exupéry. Ne me demandez pas pourquoi, il s’est imposé comme ça. Hadija dans « le prix du silence » ressemble à l’actrice Reem Kherici. (Je crois que c’est la première fois que j’en parle… ) Cela m’aide de m’appuyer sur un physique. Et je n’ai pas parlé de la voix. Car chacun a aussi une voix. Qui lui est propre, avec son timbre et son phrasé. J’entends ces voix dans ma tête… Être écrivain, c’est être un peu schizophrène 😀

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oui, s’il le souhaite. L’écriture est un bon vecteur pour faire passer des idées, des concepts, de parler de sujets sensibles et donc les partager avec les lecteurs. Les écrivains sont des passeurs de toute façon. On n’écrit pas seulement pour écrire, mais pour transmettre la plupart du temps. Certains ne le font pas parce que ce sont uniquement des conteurs, qui sont dans une histoire. Mais c’est très bien aussi. Le thriller ou le polar sont d’excellents supports pour évoquer des sujets de société, peut-être davantage encore que la littérature dite blanche. Dans le polar, on y trouvera les meurtres, des personnages décalés, une histoire, un suspens, mais souvent on trouvera aussi un contexte social, ou bien des sujets tels que le nucléaire, les migrants, les politiciens véreux, par exemple. Un peu comme une note de fond dans un parfum. Georges Simenon était un maitre dans ce domaine, et pas mal d’auteurs français de thrillers ou de polars sont très doués pour ce surplus d’atmosphère. Donc oui, l’écrivain a un rôle social certain.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Jean-Michel aime 

la musique,

tous les arts en général,

le chocolat,

l’amitié,

la vie.

Jean-Michel n’aime pas 

La bêtise humaine,

l’égoïsme,

la mauvaise foi,

le hareng,

la mort.

Vous trouverez ses livres en librairie, à la Fnac, chez Cultura, etc.

Sa page FB : Jean-Michel Leboulanger | Facebook

Deux femmes sont retrouvées égorgées. L’une à Deauville, l’autre à Saint-Étienne. Leur logement est à chaque fois mis à sac par un mystérieux inconnu qui s’enfuit à moto, mais l’argent ne semble pas être le mobile du crime.

Éditeur(s) : Editions du Loir

Rencontre avec Elsa ROCH – Auteure

Paris, veille de Noël, de nos jours. Comme tous les soirs ou presque, le commissaire Amaury Marsac va s’asseoir sur un banc dans le square du Vert-Galant, sa soupape pour chasser les horreurs du métier avant de rentrer chez lui. Mais cette nuit-là, son refuge a été gagné par le Mal : dans une poubelle du jardin public gît un cadavre au ventre ouvert, rempli de mort-aux-rats.

Paris, mars 1995. Alex a 15 ans, il a fui l’appartement familial et est à la rue. Mais il résiste au désespoir, car dès que possible il va partir, il va la retrouver, il n’y a qu’Elle qui compte désormais dans sa vie. Et ensemble, ils surmonteront tout.

Lorsque les chemins de Marsac et d’Alex convergent, chacun se méprend en pensant avoir connu le pire…

Une bouleversante variation sur les enfances brisées, mais aussi la puissance de la fraternité et la beauté cruelle de la vengeance.

Il est des auteures dont on se dit que décidément elles sont merveilleuses. Elsa en est. Quelques échanges brefs mais très sympathiques, une envie de se connaître mutuellement (elle mon blog et moi ses livres) et nous voici à faire l’interview rituelle. Je la remercie…comment dit on déjà ? Mille fois ? Des centaines de milliers de fois ? Allez, faisons simple je la remercie du fond du cœur pour ce portrait et pour le plaisir qu’elle fait aux lecteurs du blog.

Elsa, je te souhaite une belle continuation et un joli succès pour ce livre que j’ai vraiment beaucoup aimé !

ITW D’ELSA

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Je suis venue très tôt à l’écriture, encore enfant, par le biais de petits poèmes que j’écrivais, dans un journal intime… Comme beaucoup de petites filles ! Et cette passion ne m’a jamais quittée.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Cette poésie n’était destinée à personne, mais je me souviens toutefois, un jour, en primaire, avoir osé demander l’avis d’un professeur de français, que j’aimais beaucoup, sur l’un de mes poèmes. Je me souviens aussi de l’attente de sa réaction, le cœur battant ! C’était le début de l’inquiétude liée à mes textes, qui ne me quittera jamais non plus.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

Oui, je passais beaucoup de temps à lire, avec une prédilection pour la bibliothèque rose, puis la verte, avant de passer aux classiques, avec l’ogre Hugo que j’ai dévoré, et nombre d’auteurs du XIXe. Et mon cercle n’a cessé de s’agrandir.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Les deux lisaient beaucoup, les bibliothèques de la maison étaient pleines, de livres, de revues, de journaux. Je n’avais qu’à piocher, et j’ai bien conscience maintenant que ma situation était privilégiée puisque tout était à disposition.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Hormis ces poèmes dont nous parlions, et une nouvelle, non.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Lorsque j’ai eu envie de partager ce que j’écrivais, lorsqu’écrire ne fut plus un acte destiné à moi-même, mais aux autres. Cette idée m’est venue tard : j’étais très réservée, et encore davantage concernant mes écrits. Il a fallu beaucoup de courage pour franchir le pas et envoyer mon premier manuscrit !

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Non, je me contente de faire part à mon éditrice des grandes lignes dont j’ai envie, comme l’ambiance ou les couleurs, et des graphistes, dont c’est le métier, entrent alors en piste.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Depuis quelques temps, j’ai cette chance-là, je travaille sur mes romans huit heures par jour.

Comment écrivez-vous ?

Je m’installe de préférence à mon bureau, dans le calme. Mais je peux écrire partout, tout dépend de ce que les circonstances exigent.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Elle s’impose, à chaque fois, comme une nécessité. C’est très étrange. Pour « Ce qui se dit la nuit« , j’avais envie d’explorer le malheur qui peut être engendré par les rumeurs, au sein d’un petit village perdu. Pour « Oublier nos promesses« , c’est la question du traumatisme et des violences faites aux femmes qui m’a guidée. Pour « Le Baiser de l’ogre« , tout est parti d’une enfant autiste dont je me suis longtemps occupée : je m’étais promis de lui rendre hommage, un jour, dans un roman ; à elle et à la « différence ». Quant à « La fureur des mal-aimés« , j’avais depuis toujours le projet de m’intéresser à l’enfance bousculée. Et Raphaël et Nastassja sont nés. Finalement, je ne peux écrire sans être emportée par mon sujet et mes personnages, ce qui nous ramène à la notion, viscérale, de « nécessité ».  

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De personne en particulier, sauf pour la petite, Liv, du « Baiser de l’ogre« , fortement inspirée par la fillette autiste dont je m’occupais, adolescente. Les autres personnages sont issus de ma seule imagination, nourrie de mon vécu, notamment de psy, personne ne saurait le nier. 

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Le premier est peut-être celui de donner envie de lire. Et lire, lorsque cet acte s’accompagne de plaisir, ouvre toutes les portes, dont celles qui mènent à autrui, aux différences. Si l’écrivain a un rôle, c’est sans doute celui-ci : pousser les murs, et ouvrir des fenêtres sur le monde.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Elsa aime

J’aime être emportée par une lecture, écrire, partager de bons moments en famille ou entre amis, apprendre, découvrir et voyager, cuisiner pour ceux que j’aime… Les choses simples de la vie.

Elsa n’aime pas

Comme chacun, je n’aime pas l’injustice, la mauvaise foi, la duplicité, la manipulation, etc. Et on peut y ajouter les destins joués d’avance.

LE BAISER DE L’OGRE, Elsa Roch – Calmann-Lévy, sortie le 9 octobre 2019

OUBLIER NOS PROMESSES, Elsa Roch – Calmann-Lévy, sortie le 7 février 2018

Mon amie Aude Lagandré a fait une chronique remarquable de La Fureur des Mal-Aimés et avec son accord, je la partage ici. Ce sera une belle occasion pour vous de vous donner envie de lire ce dernier roman d’Elsa et de découvrir Aude et son blog

LA FUREUR DES MAL-AIMÉS, Elsa Roch – Calmann-Lévy, sortie le 12 mai 2021. | Aude Bouquine (aude-bouquine.com)

Apprendre a danser sous la pluie, Margaux Gilquin

Bonjour, je vous présente « Apprendre à danser sous la pluie » un livre doux et tendre qui fait du bien.

« Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, dans la quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer. Aidée d’Arnaud, un psy peu conventionnel, notre héroïne va remonter le temps jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé, emportant avec elle Marie, sa sœur jumelle.

Ainsi, entourée du ténébreux François, de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ces instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se construire un avenir plein de promesses.

Résilience, amour et amitié sont les maîtres-mots de ce roman plein de gaîté, de joie, mais aussi de tendresse et d’humour.

Plus qu’un ouvrage « feel good », ce livre vous emportera dans un tourbillon d’émotions dont vous ressortirez prêts à danser sous la pluie ! »

Bonne lecture et bon dimanche !

En vente sur Amazon en numérique 3€99 ou chez l’éditeur Lazare et Capucine et chez vos libraires en format broché

Apprendre à danser sous la pluie eBook: Gilquin, Margaux: Amazon.fr

Ma chérie

Laurence MARINO Blog d'auteure

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un concours en 2020 organisé par Sororistas. Il n’a pas été dans les gagnants mais je le partage avec vous !
Le thème était :
Nous sommes le 31 décembre 2030… 

Mettez-vous dans la peau de celle que vous serez à la fin de cette décennie qui a débuté avec la pandémie COVID-19, impactant la terre entière. À travers un récit libre (journal, nouvelle, reportage, etc.),vous partagez votre imaginaire, vos convictions ou vos analyses.Vous racontez ce que vous avez vécu depuis le confinement de 2020 et ce qu’est devenu le monde.

Par l’écriture, vous participez à la création d’un monde nouveau.

Ma chérie,

Demain, tu aurais dû fêter tes 26 ans et il n’y aura pas de repas de famille ni de rassemblement.
Les gens de ta génération se souviennent encore, les plus jeunes n’en n’ont pas connu. C’est certainement plus…

Voir l’article original 1 120 mots de plus

Atteinte de tsundoku, j’avoue tout !

Laurence MARINO Blog d'auteure

Des piles et des piles, des montagnes qui perdent parfois l’équilibre, des placards qui débordent, une bibliothèque qui est arrivée à saturation depuis fort longtemps !
Plongée dans un drôle d’univers : les Piles A Lire. Découverte d’une si poétique maladie : le tsundoku.

La semaine dernière, je lisais un post sur la page de ma très chère Céline. Elle racontait sa relation aux livres et évoquait sa PAL. Son récit m’a donné envie de rendre hommage à mes PALs à moi !
Vous connaissez, j’imagine, ma relation aux livres : quasi charnelle…J’aime les livres, les posséder, les accumuler, les offrir, les donner, les regarder, les lire et aussi en écrire !
D’aussi loin que je me souvienne, ma vie a toujours été accompagnée par ces objets insolites. Oui, insolites vous avez bien lu ! Rendez-vous compte que dans quelques grammes, au sein même de simples feuilles de papier, des…

Voir l’article original 424 mots de plus

3 bougies pour Conte d’Ocitarina

Un très, très joli conte que je vous recommande chaudement.

Zélie JUMEL

Bonjour à tous,

Je suis très contente d’écrire cet article ce jour.

Il y a trois ans, sortait Conte d’Ocitarina en version numérique chez Evidence Editions dans la colletion Farfadet (maintenant Imaginaire).

Trois ans de rencontres avec les lecteurs, dans les dédicaces, dans les salons, dans les bibliothèques, parmi les inconnus ou mes amis.

Je lui souhaite un bel anniversaire !

Si vous voulez votre exemplaire, contactez-moi. J’ai un stock chez moi, je me ferais un plaisir de vous le dédicacer et de vous l’envoyer avec un marque-page en cadeau.

Un autre texte attend son heure. Il est prêt et n’attend qu’un éditeur. J’espère que tout avancera bientôt !

Bonne journée à vous tous !

Et encore une fois merci d’avoir lu et découvert Conte d’Ocitarina.

-Zélie-

Voir l’article original

Écharpe avec fente au point de riz, laine Rapido Phildar

hooo quelle jolie surprise:) du tricot ! Merci merci

Light & Smell

 DSC_1125

C’est en tombant sur une écharpe de mon compagnon avec une fente que j’ai eu envie de m’en tricoter une. Après quelques recherches, j’ai trouvé un tutorielcorrespondant parfaitement à ce que je cherchais. Je vous invite à le consulter sur le site La Boutique du tricot et des Loisirs créatifs d’autant que vous y trouverez plein d’autres idées créatives.

Pour la réalisation de l’écharpe, j’ai utilisé des aiguilles n°7 à la place des n°4 conseillées et j’ai choisi une laine plus grosse tout simplement pour aller plus vite. Je ne tricote que rarement avec de la laine 4 n’en ayant pas forcément la patience. En fouillant dans mon stock de laine, je suis tombée sur 3 pelotes Rapido de Phildar, couleur Grenat.

14915_1170_F1 Photo issue du site web Phildar

 » Gros fil léger pour un tricot rapide et facile. Idéal pour débutantes. 25% de laine. Toucher soyeux…

Voir l’article original 249 mots de plus

LA FEMME DU MILICIEN, Épisode 3- la promenade ignominieuse

Je reblog car Pascal a beaucoup de talent et que j’aime l’idée que vous le lisiez…

Arbre de vie

Victime expiatoire de la lâcheté et la passivité du commun des Français, mœurs primaires d’instincts sexuels refoulés je suis offerte en pâture à la méchanceté et à la lubricité.

De mon méchant perchoir je les reconnais tous, Fernand mon premier amour, Jacques mon frère de lait, le père Anselme qui jadis me chantait des chansons en me prenant sur ses genoux, Louis le métayer des Combes qui buvait des coups avec mon père. Puis la tribune des harpies en première loge, Fernande la doyenne du village amie de ma grand mère qui semblait soudain rajeunir à la vue d’une humiliation, Mme T l’institutrice du village qui autrefois me faisait classe et qui pas une fois n’a détourné son visage de la scène. Enfin il y avait toutes celles que j’avais fréquentées, Ginette, Paulette, Pauline, Bernadette, Yvonne des pseudos copines, j’avais l’impression qu’elles se délectaient de me voir souffrir. Sans doute…

Voir l’article original 1 053 mots de plus