Chronique – Le bonheur se cache parfois derrière les nuages de Sonia Dagotor, paru chez Robert Laffont

Francine et Michel fêtent leurs noces de crêpe mais ce trente-neuvième anniversaire de mariage n’a, en réalité, rien de joyeux. À soixante-deux ans, Francine n’est pas heureuse. Michel et elle n’ont plus rien à se dire.
Tandis qu’ils dînent dans leur restaurant préféré, et que l’ambiance se tend crescendo, Francine se laisse porter par ses souvenirs : ses premiers émois, sa rencontre avec Michel, son diplôme d’avocate, les enfants, quelques épreuves aussi…
Que retenir de toutes ces années ensemble ? Quand l’amour a-t-il commencé à s’effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s’il n’était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

La quatrième de couverture pour ceux qui lisent cette chronique, vous l’avez sous les yeux donc je ne vous fais pas le débrief du nouveau roman de Sonia. En revanche, pour celles et ceux qui ne sont pas « Dagotorisés », je vous mets le lien du portrait que nous avions fait de Sonia il y a quelques…années de cela. Je suis en effet Dagotorisée depuis…très longtemps. Depuis le début de la carrière d’auteure de Sonia.

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ENTREE

Parlons du livre « Le bonheur se cache parfois derrière les nuages » parce-que le but de mon papier n’est pas de vous raconter notre vie à Sonia et moi mais de vous faire un petit retour de lecture.

PLAT

Vous vous demandez pourquoi je vous présente mon retour de lecture comme on présenterait un menu ? Tout simplement parce-que c’est au restaurant que Francine prend conscience de sa vie. Elle a 62 ans (mon âge) donc fatalement l’histoire me parle. Elle fête ses 39 ans de mariage avec son mari. Un mari très épris. Surtout de son téléphone sur lequel il joue en attendant que le premier plat arrive, laissant ainsi Francine seule face à des souvenirs qui s’invitent à leur table tels des témoins invisibles de leur vie.

DESSERT

Le repas sera ponctué de silences, de larmes, de reproches, de sourires, d’une rencontre avec une jeune femme prête à se marier (croisée aux toilettes du restaurant), dans laquelle Francine se reconnaît au même âge prête à commettre l’irréparable.

Etait-ce joué d’avance ? Le mariage de Francine et Michel est-il voué à l’échec ou est-il « encore » possible de lutter pour le préserver ?

C’est dans ce huit clos prenant que Sonia nous entraîne avec des mots simples, aiguisés, percutants. Francine va revivre les quarante années de sa vie commune avec Michel durant tout ce dîner…

Comme je vous l’ai dit j’ai l’âge de Francine. C’est donc avec plaisir, voire émotion que j’ai lu son livre. Comment les autres ont elles fait ?

Sonia a fait un gros travail d’investigation pour restituer l’atmosphère de l’époque, l’ambiance, les mentalités, sa singularité, la place de la femme dans les années 70 et son émancipation grâce au travail dans les années 80/90. Sonia établit joliment, je dirais « finement », des parallèles entre les femmes de la génération de ses parents et celle de Francine. Elle pose la question du « droit au questionnement et au choix. S’accrocher à la vie de couple oui mais à quel prix ? »

« A t’on droit au bonheur ? » « A t’on doit d’être heureux ? » Parce-que toute la question du livre est posée dans ces deux interrogations.

Il y a aussi la notion de l’honnêteté. « Suis-je honnête en avouant, en m’avouant, que je ne suis pas heureuse ? » Tout en déroulant le film de sa vie, Francine pointe du doigt tous les signes qui auraient dû, au delà de l’alerter, lui donner le ressort de « vivre sa vie ».

L’honnêteté disais-je. C’est ce que j’ai ressenti dans l’écriture de Sonia. Une honnêteté. Une simplicité. Deux choses fondées sur un seul souci « être Francine » et aller droit au but parce-que le temps est compté. Un dîner c’est court et c’est long à la fois. Et c’est brillamment réussi par Sonia !

Au-delà de cette analyse, j’ai envie de vous parler des personnages qui sont, vraiment, tous très attachants parce-que vrais. Toutes ces personnes, famille, amis, collègues qui surgissent au fur et à mesure des souvenirs de Francine et qui nous accompagnent avec elle durant ces 40 ans de vie commune avec Michel.

Sonia, je n’ai qu’une chose à te dire « Bravo ! Vraiment Bravo ! » Je suis très fière de toi, de ton parcours, de ton évolution, de l’évolution de ton écriture et de la maîtrise des personnages et des situations !

Portrait de Sonia

Aujourd’hui c’est vendredi et j’ai reçu Sonia Dagotor – Auteure | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Le Dagotor tour

👉 Mercredi 26 mai, de midi à 15h, France Loisirs des Arcades à Noisy-le-Grand (93)

👉 Vendredi 28 mai 2021 de 16h à 18h30, librairie Richer, 6 rue chaperonnières à Angers (49)

👉 Samedi 29 mai 2021, Super U à Mazé (49) de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h à l’Hyper U Murs Erigné (49)

👉 Samedi 5 juin (à confirmer)

👉 Mercredi 9 juin, de 14h à 18h, France Loisirs Centre commercial Claye Souilly (77)

👉 Week-end du 12 et 13 juin 2021, salon du livre Compiègne (60)

👉 Mercredi 16 juin, de 14h à 16h, France Loisirs Cergy (95)

👉 Samedi 19 juin 2021, Cultura Carré Sénart (77)

Mercredi 23 juin, France Loisirs Centre commercial Évry

👉 Dimanche 4 juillet 2021, salon du livre et des gourmandises, Pampelonne -Tarn (81)

👉 Samedi 4 septembre 2021, Espace culturel Auchan Le Mans, La Chapelle Saint Aubin (72)

Week-end du 15 septembre 2021, salon du livre Cosne sur Loire (58)

*Chez France Loisirs, c’est Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver

La page FB de Sonia

Sonia Dagotor | Facebook

Vous la trouverez aussi sur Amstragram heu non Instagram (clin d’oeil au livre de Sonia), sur Amazon, Babélio, etc…elle est partout !

Vers le Soleil, de Julien Sandrel chez Calmann Levy

IL N’EST RIEN POUR ELLE, MAIS ELLE N’A PLUS QUE LUI…

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette petite fille de neuf ans : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis trois ans. Un rôle qu’il n’a même plus l’impression de jouer tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle il n’a aucun lien légal… ou écouter son coeur et s’enfuir avec elle pour de bon ?

En attendant, il décide de cacher la vérité à la petite fille, et de la protéger coûte que coûte..

*-*-*–

La plume fluide et addictive de Julien est de retour ! Vers le soleil est un joli roman qui se lit d’une traite sans s’en rendre compte.

Le livre est bien rythmé. En effet, beaucoup de choses se déroulent, de personnages apparaissent sans que cela n’en gêne la lecture ou que l’on se perde parmi eux. Au contraire, c’est savamment dosé. C’est tout l’art de Julien que de nous présenter des personnages qui deviennent vite des amis que l’on ne veut pas quitter. Et on ne les quitte pas malgré le sujet qui peut paraître au demeurant assez grave.

Le passé de chacun d’entre eux se révèle au fur et à mesure de la lecture et qui attise notre curiosité. Qui est donc Sacha ? Quel passé veut il occulter ? Qui est Tess réellement ? Qui sont ils tous les uns et les autres, les uns pour les autres ?

Alors que Tess est immobilisée sous les décombres, Sacha va prendre son rôle très au sérieux. Plus que cela…Ses sentiments pour Tess et Sienna sont-ils ceux qu’ils devraient être ? En quelques jours son destin va basculer en même temps que celui de Tess et Sienna dans un dénouement inattendu.

C’est étrange comme les déchirures s’inscrivent dans les chairs. Il suffit d’un rien pour rouvrir les plaies et nous replonger dans des abîmes de détresse que l’on croyait oubliés.

Portrait de Julien Sandrel, l’auteur de La Chambre des Merveilles | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Les Corps Conjugaux, de Sophie De Baere

Je n’avais jamais lu de livres de Sophie De Baere. Ce fut une découverte. Dès les premières pages j’ai été happée. Une belle écriture tout en poésie, fluide, aisée tout en étant recherchée. Sophie sait habilement manier les mots, le verbe. Très rapidement les ressorts psychologiques et dramatiques se révèlent. On y est. On est avec les personnages. Ils deviennent nos amis, nos voisins, notre famille. Et si c’était nous ? Oui, si c’était nous ?

Alice est une jolie jeune fille qui, depuis l’enfance, pose pour des publicités, participe à des concours de beauté, devient Miss. Elle est surtout un objet entre les mains d’une mère abandonnée par son mari alors qu’Alice est bébé, que leur fils Alessandro est retardé mental, et que Mona l’autre fille est terne.

Alice offre un reflet miroir à cette mère qui, pour une raison qui nous est inconnue, semble vouloir prendre une revanche. Mais sur quoi ? La vie en général ? Sa vie à elle ? Sa vie ratée par la faute de son mari parti, puis mort ? Quelle plaie vive Sylvia semble vouloir panser ?

Mais voilà. Alice, en plus d’être belle, est intelligente et comprend très vite que son avenir est ailleurs loin de cette mère aigrie, méchants dès lors qu’Alice ne se soumet plus. Alors elle part. Elle quitte Bolbec, sa grisaille, sa monotonie. Son non-avenir sauf celui dont sa mère à rêvé pour elle. Alice monte à Paris où elle espère faire des études tout en travaillant car faut bien manger, se loger, payer les études. Elle se noie dans la lecture de la poésie, puis celle de Duras. Ou les deux. Je ne sais plus très bien mais cela n’a pas d’importance. L’importance est qu’Alice nourrit son âme.

La voici qui rencontre Jean dont elle pense de lui qu’il est :

« Un mélange de brindilles vite emportées par la brise et de solides racines souterraines ».

Ils tombent amoureux d’un amour étrange qui aurait dû m’alerter, car dès les premières lignes j’ai pressenti quelque chose. Alors j’ai lu et relu ce passage du roman parce-que j’ai aimé ce moment d’évasion, d’enfance retrouvée, de légèreté, d’insouciance, de temps suspendu avec une telle grâce.

« Nous nous mettons à galoper dans les épines comme des gosses de dix ans. Une joie simple s’écoule dans la moindre nervure de mon corps, fait bouillonner les couleurs autour de moi. L’instant présent m’emporte comme avant le départ du père. Comme avant l’aigreur et la folie de ma mère ».

Enfin, me suis-je dit Alice va rencontrer le bonheur. Le bonheur simple mais vrai. Et c’est ce qui arrive. Alice et Jean vivent douze ans sans une seule ombre au tableau. Ils ont une fille Charlotte et un petit bourgeon va éclore à nouveau. Alors Alice demande à Jean de l’épouser. « Oui se marier ce sera bien. Cela scellera notre amour. Donnera une légitimité à nos enfants. Se marier oui…Marions nous ».

Le jour du mariage arrive et la mère d’Alice est présente. Elle est venue oui pour assister au mariage de sa fille qu’elle n’a plus vue depuis son départ. Et elle est là cette mère. Oui elle est là. L’ogresse est tapie dans l’ombre. Elle observe. Pèse, jauge, fomente sa vengeance parce qu’Alice, ne sait rien de ce qui se trame. Comment pourrait-elle ?

Et quelques jours plus tard la mère demande à la fille de venir la voir.

« J’ai quelque chose à te dire. Si tu ne viens pas, c’est à Jean que je parlerai… »

Alice y va et ne reviendra plus chez elle. Elle va abandonner son mari, sa fille. Elle part avec le bourgeon qui ne cesse de croître en elle, mais elle part car il n’y a que la fuite qui soit la solution. La seule solution pense t’elle.

«L’ogresse m’a tout pris. Mon enfance. Mon mariage. Ma fille. Ma dignité »

Je n’en dirai absolument pas plus. Je veux que, comme moi, vous ayez la surprise. Je veux que comme moi vous en perdiez le sommeil. Je veux que, comme moi, vous vous rongiez les ongles, vous n’ayez plus envie de manger, de boire. Je veux que vous deveniez Alice et que vous vous demandiez, comme moi, « qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je sacrifié ma fille ? Etait-ce si grave au point de sacrifier mon bonheur ? Aurais-je pu supporter l’exil, le silence, l’oubli de moi-même ? »

Je me suis demandé ce qu’il y a de pire dans l’absence choisie ? Un hiver éternel ? Un doute interminable ?

Je me suis posé tant de questions tout le long de cette lecture en noir et blanc, en couleurs. Qu’aurais-je fait ? Alors j’ai ouvert d’autres livres traitant du sujet. J’ai lu des auteurs, des gens, j’ai surfé sur le net. Et la réponse à ma question est celle-ci :

« Quand on a que l’Amour à offrir en partage… »

Le portrait de Sophie

Portrait de Sophie De Baere, Auteure de Les Corps Conjugaux, Editions Lattès. | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

jean-jacques, de Carine HAZAN

Mais quelle merveille ! Quelle merveille ! Je ne remercierai jamais assez Carine HAZAN pour cette magnifique rencontre. Nous avons prévu, elle et moi, de faire d’elle un portrait afin de vous permettre de mieux la connaître. Mais vous la connaissez déjà. Un peu. Si, si vous verrez. Pour le moment, « Je vous parle d’Elle » enfin de son livre « jean-jacques« , paru aux Editions Harper Collins.

Carine Hazan – Auteure et Scénariste

J’ai donc lu « jean-jacques » (sans majuscule vous comprendrez en lisant le livre). Je l’ai lu, et en le terminant j’ai eu le sentiment de quitter une amie, une sœur, une fille. Ma fille. Car elle a l’âge d’être ma fille. Une fille qui aime, comme moi je l’ai aimé, Jean-Jacques Goldman. Ah je les vois déjà les bobos intellos sortir leurs armes. Grincer des dents. Soupirer. Dire « Encore lui ! On croyait être débarrassés de ce freluquet à la voix de chèvre ». Et bien non. Ne vous en déplaise. D’abord le « freluquet à la voix de chèvre », par nos voix fermes et affirmées, vous dit bien des choses. A commencer par le fait qu’il est un super joueur de blues. Et toc. Qu’il a su affronter, lui, les attaques avec grâce, style et élégance, sans se répandre. Qu’il fallait avoir ce qu’il faut, où il faut pour maintenir un concert, voire des concerts, alors que certains de ses détracteurs distribuaient des flyers mensongers, et que d’autres menaçaient de faire péter une salle. J’ai bien connu toute cette époque où la haine de l’autre était présente. La haine oui, et assister à un concert de Goldman fut parfois un acte de résistance. Pour plusieurs raisons mais on n’est pas là pour disséquer l’histoire. On est là pour parler du livre de Carine. Ca ne t’ennuie pas Carine que je t’appelle par ton prénom ? Après tout on est copines de combat non ? Toi aussi tu as dû cacher à ton entourage ton Amour pour Jean-Jacques. Toi aussi tu as dû faire vœu de repentance et dire que c’était une erreur de jeunesse. « Pardon, pardon, je ne le ferai plus. Je n’aimerai que ce qu’il faut aimer et surtout pas des chanteurs de variété…De mon mur je décrocherai les posters. De mes cahiers de lycéenne, je supprimerai les photos collées toutes les trois pages, de Jean-Jacques ». Pardon.

Ben oui mais non. Carine part vivre à Marseille car elle y rejoint son mari. Et quand on arrive de Paris, il y a choc. De tout. De culture, de paysage, d’odeur, d’habitude, de bruits. Il y a le manque. De tout. De repères, d’habitudes. Carine se retrouve, à nouveau seule. Mais heureusement, heureusement, il y a Jean-Jacques Goldman, là quelque part, tapi dans l’ombre, qui vit à Marseille. Et tout ça réveille les vieux démons de Carine en même temps que son Amour pour lui. Parce qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer. Tout ça l’interpelle. Lui rappelle la jeune fille qui avait besoin de combler un vide que Jean-Jacques remplissait. Cette fois c’est la bonne. Carine va le trouver.

Pour cela, la scénariste qu’elle est va monter un scénario. Un scénario, alibi à la LA rencontre avec Jean-Jacques. Elle va solliciter ses amis, on a toujours un ami qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a vu Jean-Jacques quelque part mais où ? L’enquête commence et nous emmène aux frontières de l’impossible. Impossible ? Pas si sûr !

Dans « jean-jacques« , Carine nous parle d’Amour. Ca change non ? Et il en faut de l’Amour, de l’Audace, pour se dévoiler comme elle le fait. Parce-que ça parle de quoi « jean-jacques » me demanderez-vous ? Ca parle d’une quête. D’une quête d’identité. D’une rencontre avec Dieu. Notre Dieu à nous. Celui qui a bercé nos chagrins comme personne. Celui qui a nous a donné de l’espoir là où il n’y en avait pas. Celui qui nous parle comme si nous étions unique. Celui dont les chansons nous parlent à nous. Tellement que lorsque nous allions à un concert de Goldman, nous étions étonnés de nous trouver si nombreux à nous trouver unique. Tellement qu’il nous parlait à nous que la salle de concert brillaient de mille feux. Oui de mille feux. Nos bras levés vers lui. Nos briquets allumés qui nous brûlaient les doigts, le risque pris en changeant de mains (quand j’y pense on aurait tous pu mettre le feu). Et bien je me répète nous avons illuminé Jean-Jacques comme lui nous a illuminé de sa lumière, entouré de ses bras quand les absents étaient…absents. Il nous a éclairé sur la société quand ceux qui auraient dû le faire…ne le faisaient pas. Il nous a parlé de gens simples. Comme vous et nous. Vous vous demandez si je ne suis pas devenue dingue, voire mystique à parler ainsi. Tout va bien. Je vous rassure.

C’est tout cela que nous raconte Carine. Je m’arrête là. Je ne spolie pas. Je ne vous parle pas des personnages tous plus succulents les uns que les autres. Je ne vous parle pas des jean-jacques qu’elle croise et qui sont émouvants à leur manière. Je ne vous parle pas de Mia, de Claudine, d’O, et des autres. Je vous laisse les découvrir. Et je ne vous dirai pas si Carine a, ou pas, rencontré le vrai Jean-Jacques. Vous le découvrirez en lisant son livre.

Mais « Je vous parle d’elle » oui. De Carine qui pose aussi cette question « avait on le droit, dans cette société élitiste et accusatrice des années 80/90 d’aimer la popularité ? » Je vous parle de Carine qui va « Au bout de ses rêves ».

Je me souviens de cet ami, intellectuel, mélomane, absolument divin qui, lors d ‘un slow sur une chanson de Goldman m’a dit « Margaux, l’art qu’il soit dans la musique, les chansons, la littérature, la peinture, quelque soit la forme qu’il revêt est une question d’émotion ». Alors oui on peut aimer Mozart et Claude François. On peut aimer Les Floyd et Jean-Jacques Goldman.

Ce roman est saupoudré de fraîcheur, de gentillesse, d’amour, d’amitié. Lisez le. Il vous fera du bien. Croyez-moi.

A la recherche de Jean-Jacques Goldman avec Carine Hazan (rcf.fr)

« Jean-Jacques » de Carine Hazan (franceinter.fr)

Carine Hazan, au bout de ses rêves – Vous m’en direz des nouvelles ! (rfi.fr)

Je cueille des petits cailloux blancs pour mettre dans ma poésie, de Marie July

Incroyable mais vrai, ça se dit et ça se pro’page 👍😉😄 son joli livret est LE remède contre tous les problèmes, Covid compris 😉

Oui oui, ça se dit dans les plus hautes sphères jusque dans les bacs à  » stables  » 😄😉😂

Portez-le sur vous, il vous protégera où que vous soyez 😉👍

Et si vous ne me croyez pas, demandez à celles et ceux qui l’ont déjà acquis.

Pour le commander, voici le lien de la page FB de Marie notre gentille magicienne

Marie July | Facebook

L’enfance, c’est…par 120 auteurs – Textes illustrés par Jack Koch

Le Livre de Poche | Facebook

Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 120 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l’enfance, qu’il a illustrée. La magie opère à nouveau  : ce sont autant de souvenirs et d’émotions qui sont dites, avec justesse, finesse et beaucoup de tendresse. Résumé Fnac

Je vous invite à découvrir ce joli recueil dans lequel 120 auteurs ont exprimé leur définition de l’enfance avec beaucoup de sensibilité sur une illustration du talentueux Jack Koch dont je vous invite à découvrir les oeuvres sur sa page Facebook.

(1) Jack Koch | Facebook

J’apprécie particulièrement cette démarche, car outre y lire les pensées de nos auteurs favoris, nous reversons 1e50 à l’Association Le Rire Médecin

(1) Le Rire Médecin | Facebook

Après la Fête, de Lola NICOLLE

J’ai terminé hier soir la lecture de ce joli premier roman.

Un roman générationnel que j’ai lu avec surprise. Raphaëlle et Antoine s’aiment mais ça ne suffira pas…ensemble ils vont passer de la fin de l’adolescence à l’âge adulte. Leur amour va s’étioler doucement lorsqu’ils aborderont le monde du travail. Facile pour l’une, difficile pour l’autre. Leur amour n’y résistera pas.

C’est écrit joliment, pudiquement, poétiquement.

C’est une plume qui se pose sur le mot fin de leur histoire d’amour. J’ai tournoyé avec elle sur les toits de Paris. C’est éblouissant.

Je vous laisse découvrir cette pépite.

Dans le Paris d’aujourd’hui, Raphaëlle et Antoine s’aiment, se séparent, se retrouvent… pour mieux se séparer et s’engouffrer dans l’âge adulte. En quête de sens, ils ont du mal à trouver leurs repères.

Arpentant les rues du quartier de Château-Rouge, Lola Nicolle nous plonge dans le Paris d’aujourd’hui.
Après la fête raconte les ruptures qui font basculer dans l’âge adulte. Il y a d’abord celle – universelle – entre deux êtres, quand Raphaëlle et Antoine se séparent. Puis celle qui survient avec l’entrée dans le monde du travail, lorsque la réalité vient peu à peu éteindre les illusions et les aspirations de la jeunesse. Comment l’écart peut-il être aussi grand entre le métier que Raphaëlle a rêvé et le quotidien qu’on lui propose ? Comment se fait-il que l’origine sociale vienne alors se faire entendre avec force et puissance ? Comment faire pour que la vie, toujours, reste une fête ?

Lola Nicolle cartographie la ville, prend le pouls d’une époque, d’un âge aussi et livre un texte fort, générationnel, aux accents parfois féministes. La force de l’amitié n’est jamais loin, celle des livres non plus.
Un premier roman d’une grâce absolue. Une écriture éblouissante et sensorielle. La force d’un roman générationnel.

Un jour viendra couleur d’orange, de Grégoire Delacourt

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Tandis que le pays s’embrase de colères, Geoffroy, treize ans, vit dans un monde imaginaire qu’il ordonne par chiffres et par couleurs. Sa pureté d’enfant «  différent  » bouscule les siens  : son père, Pierre, incapable de communiquer avec lui et rattrapé par sa propre violence  ; sa mère, Louise, qui le protège tout en cherchant éperdument la douceur. Et la jeune Djamila, en butte à la convoitise des hommes, fascinée par sa candeur de petit prince.
Fureurs, rêves et désirs s’entrechoquent dans une France révoltée. Et s’il suffisait d’un innocent pour que renaisse l’espoir  ? Alors, peut-être, comme l’écrit Aragon, «  un jour viendra couleur d’orange (…) Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront ».
Lumineuse, vibrante, une grande histoire d’humanité.

*-*-*-*

Je ne sais pas si l’amour sauve de tout mais Grégoire Delacourt, dans son dernier ouvrage, tente de nous en convaincre. Et le démontre. Et bigrement bien.

Ce roman est viscéral. J’ignore si cela se dit mais vous comprenez ce que je veux dire. Il vous prend aux tripes dès les premières lignes.

Pierre est en colère. Une rage contenue des mois, des années, des siècles. Il a cru en l’amour. Au pouvoir de l’amour. Tellement qu’il a fait un enfant à celle dont il est tombé amoureux fou, et qui le lui rend bien. Mais voilà. L’enfant naît. Et il est différent. Différent des autres enfants. Ce n’est pas l’enfant dont Pierre « rêvait ». Ce n’est pas avec Geoffroy qu’il pourra jouer au foot, taper le carton, balancer des cocktails Molotov sur le Centre des Impôts de sa commune. En plus d’avoir un enfant « différent », Pierre perd son boulot, et d’ouvrier qualifié il devient simple vigile. Et encore. A mi-temps. Il n’est plus rien. Alors, il se saoule avec ses potes, baise avec une vague copine, et ne voit plus la beauté du monde qui l’entoure. Parce-que de la beauté il y en a encore mais pour la percevoir, la palper, la toucher du bout des doigts il faut que la colère disparaisse. Mais pour le moment ce que veut Pierre c’est « Juste une vie juste ». Alors avec ses potes, ils rejoignent le mouvement des Gilets Jaunes. Parce-qu’il y en a marre. Marre de tout. Alors on va en découdre avec là-haut. Avec les puissants. On va leur faire cracher le pognon. On va les dégommer. On va tout déchirer.

« Il se savaient des chasseurs qui finiraient tôt ou tard à leur tour à être pourchassés. en attendant, il fallait tenir. Quand le barrage a été installé, ils ont bu un coup ».

Louise, son épouse, est discrète, effacée. Infirmière en soins palliatifs, elle aide les malades à passer de l’autre côté. Tout l’amour qu’elle ne peut plus donner à Pierre, elle le donne aux autres. A sa façon. Elle rassure, câline, apaise, dit des mots doux à des yeux sans espoir, des yeux déjà morts face à un mur bleu. A un mur couleur azur. Parce que le bleu azur, ça calme.

« On disait ici, au cinquième étage de l’hôpital, que la douleur concernait le corps et la souffrance l’âme. Au corps, les médecines, les équations chimiques. Les soulagements. À l’âme, la douceur, la musique des mots, l’empathie. Le corps lâche le premier. L’âme s’accroche. Toujours. À cause d’un souvenir d’enfance. Un grain de peau aimée. Un rire étouffé. Une odeur de pluie poussiéreuse. Louise aidait ceux qui partaient. Et quand un sourire se posait sur les visages chiffonnés, elle savait qu’elle trouvait les mots justes, mené les moribonds à cette joie insaisissable qui permet le lâcher-prise. Sa main s’est contractée au souvenir de toutes celles qui s’étaient figées dans la sienne. »

Et puis il y a l’amour qu’elle donne à Geoffroy son fils. Le différent. Le moqué. Le harcelé. Le battu. Le malmené. Geoffroy le super intelligent. Geoffroy qui connaît les couleurs, les arbres, les oiseaux, le ciel, les nuages et qui compte ses pas. Parce que ça le rassure de compter ses pas. Çà le rassure de compter tout court.

« Les chiffres étaient un équilibre, une certitude, tout comme les couleurs ».

Et puis il y a Djamila. Djamila la douce. Djamila la tendre. Djamila la rebelle. Djamila qui sait que sa perle, son or, sa vie c’est Geoffroy. Parce-que Geoffroy est doux. Parce-que Geoffroy est beau. Parce-que Geoffroy ne veut qu’une chose : aimer et être aimé. Simplement. Tout simplement. Loin de la fureur du monde. Loin de l’oppression sociale. Et Djamila lui apporte tout cela. La douceur, la bienveillance, la tolérance, l’écoute, le touché…

Je me suis arrêtée plusieurs fois en cours de lecture pour reprendre mon souffle. Parce-que le roman de Grégoire nous secoue. Il peut nous révolter. Oui il le peut. Mais il nous emporte ailleurs. Il nous emmène loin. Dans une forêt où tout n’est que luxe, calme et volupté. Où tout est possible. Grâce à Hagop qui, tout comme sa famille depuis des millénaires, sait le mal que l’homme peut faire à l’homme. Alors Hagop, pionnier si l’on peut dire d’une vie « différente », va leur tendre la main. A tous. Et écarter les branches des arbres pour les amener vers  un écrin de verdure où seul l’amour règne.

 

 

 

Poly, de Nicolas Vanier avec la collaboration de Virginie Jouannet

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Été 1964. A Beaucastel, dans le Gard, les chansons yéyés résonnent dans les transistors et les enfants piquent une tête dans les eaux claires de la Cèze pour se rafraîchir. Dans ce décor idyllique, pourtant, Cécile ne cesse de pester. Pourquoi sa mère, Louise, lui a fait quitter Paris pour ce « trou paumé » ?

Ici, rien ne va pour elle : sa nouvelle maison est sordide, les gamins du coin sont moqueurs, son père, parti en Italie, lui manque. Quant à Victor, un homme très louche propriétaire d’un château en ruines, il tourne un peu trop autour de sa mère.

Cécile se sent seule, elle s’ennuie tellement… Jusqu’à l’arrivée en fanfare d’un cirque dirigé par l’autoritaire Brancalou. La vedette du spectacle est un poney nommé Poly. Entre l’animal maltraité et l’enfant naît une incroyable amitié. Le débit d’une folle et belle aventure qui les mènera loin de cet environnement hostile. Et leur fera braver tous les dangers…

 

Ho le joli livre que voici ! Quelle grâce, quelle légèreté et quel beau moment je viens de vivre à la lecture de Poly dont l’écriture est portée avec finesse, douceur et sentiments tendres.

Tout d’abord, j’ai adoré replonger dans ce passé là. Ce joli passé du début des années 60, sans téléphone portable, sans ordinateur, sans rien d’autre que la nature et les relations humaines pour nous enrichir, nous porter, nous faire vivre.

Ce roman merveilleux tombe à point dans un été chaud pour une rentrée incertaine. Un roman qui nous donne à oublier la réalité du moment. Un roman qui nous fait réécouter les yés-yés, comme on disait à l’époque, mais aussi un roman qui nous livre la simplicité de la vie si on veut bien se donner la peine de redonner du simple et du sens à nos existences.

Je m’explique.

Malgré sa douleur de quitter sa ville, son appartement,  ses amis, Cécile va faire preuve de beaucoup de courage et de dignité pour se faire accepter dans ce village où sa mère s’établit après son divorce. Un divorce que Cécile ne digère pas. Un divorce qui la fragilise face à l’espèce humaine, aux méandres des relations qu’elles voudraient amicales, mais elle n’est pas acceptée par la bande de copains déjà établie dans le village.

Cécile est un peu seule dans sa tête. Elle se sent incomprise, délaissée tout comme Poly qu’elle découvre au hasard du passage d’un cirque à Beaucastel.

Dès lors, découvrant le traitement infligé à l’animal, elle n’aura qu’une idée en tête : tout faire pour rendre sa liberté à Poly et la partager avec lui.

C’est une histoire pleine de rebondissements qui unit l’animal et la fillette lors d’une escapade unique à travers la montagne que je vous laisse découvrir en lisant ce joli roman.

Pour ma part, dès les premières lignes j’ai adoré les descriptions, l’écriture fluide, la façon de croquer les personnages et puis une fois de plus le message sur la cause animalière qui nous invite à avoir un autre regard sur ces derniers.

Merci aux Editions XO pour leur confiance. Merci à Nicolas Vannier et Virginie Jouannet pour ce joli roman. Vraiment. J’ai retrouvé un peu de mon enfance et de ma liberté grâce à vous. Et moi aussi j’aime passer ma main sur les ponts de pierre…

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A noter

la sortie du film le 7 octobre 2020 avec François Cluzet, Patrick Timsit et  Julie Gayet.

La Neuvième heure, Alice McDermott

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Qu’est ce que la neuvième heure ? C’est l’heure qui correspond à la prière de trois heures de l’après-midi et c’est peut-être l’heure à laquelle Jésus serait mort sur la croix. Rien que ça déjà, c’est un programme. Mais c’est aussi et surtout l’heure à laquelle Annie retrouve Monsieur Costello, son amant. Jusque là, me direz-vous, il n’y a rien d’exceptionnel. Ce à quoi je répondrai que vous avez raison il n’y a rien d’exceptionnel à ce qu’une femme retrouve son amant à 15h00.

Sauf si vous êtes blanchisseuse dans une congrégation, celle des Petites Soeurs des Pauvres Malades, depuis le suicide de votre mari survenu quelques années plus tôt alors que vous venez de découvrir votre grossesse, que vous être Irlandaise et que vous habitez Brooklyn au début du siècle dernier.


Je quitte le ton volontairement léger pour l’entrée en matière et j’essaie de vous donner mon ressenti.Je dois vous avouer que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. La quatrième de couverture m’a un peu trompée sur la marchandise. Mais le miracle de la lecture a fini par opérer même s’il m’a fallu un certain temps pour comprendre l’écriture d’Alice McDermott et en apprécier le style. Un style délicat mais sans fioritures. Une belle écriture vraiment. Il ne s’agit pas vraiment d’un livre choral bien que le récit alterne d’un personnage à l’autre et qu’il faille rester concentré(e) pour se souvenir de qui dit quoi…et surtout pourquoi il le dit. Parce-que chaque phrase est sujet à réflexion, méditation, philosophie sur le sens de la vie. Et le sens de la vie, c’est que cherche Sally. Il faut s’accrocher à ce que dit, vit, rêve, pense Sally l’héroïne du roman. C’est elle le fil du livre. Sally est une ancêtre d’Alice McDermott qui réussit avec maestria à nous émouvoir et nous amener sur les sentiers du choix de vie de Sally après qu’elle découvre que sa mère a un amant. Sa mère, cette blanchisseuse douce, fragile et forte à la fois qui l’élève seule avec l’aide des Bonnes Sœurs depuis que son mari a choisi la mort à la vie dans ce Brooklyn pauvre, gris et triste du début du siècle.Ce ne sont pas des bonnes fées qui se sont penchées sur le berceau de Sally mais des bonnes sœurs. Des bonnes sœurs qui ont laissé derrière elles, leur histoire, leur vie, pour se consacrer aux autres sans pour autant renier leur passé, leurs souvenirs aussi.Ces bonnes sœurs moi je les trouve résolument modernes malgré l’austérité qu’elles peuvent laisser paraître lorsque Sally déclare vouloir prendre le voile et elle aussi servir aux autres. Sauf que Sally ne veut pas servir aux autres par conviction mais par expiation.En servant les autres, en renonçant à elle, elle sauvera l’âme pécheresse de sa mère.

« La situation était claire : sa mère ne changerait pas. M. Costello était son chéri, et même les sœurs paraissaient impuissantes face à son insouciante détermination à le garder. Quelqu’un devait faire pénitence à sa place, pour le pêché auquel elle refusait de renoncer. Qui d’autre que sa fille, qui l’aimait par dessus-tout ? »

Mais l’exercice de sauvetage va être difficile. Rude. Compliqué.Trop dur pour Sally car son entreprise de prendre le voile est une mise à l’épreuve beaucoup trop importante pour elle.  Elle écoute les sœurs se livrer à elle, se confier, lui dire que « La vie d’une femme est un sacrifice de sang ». Alors elle doute. Elle regarde les Sœurs d’un autre œil…Et si elles  s’étaient trompées ? Et si, à mots couverts, les Sœurs faisaient tout, ou presque, pour la mettre à l’épreuve et finir par la dissuader ? Petit à petit le soupçon germe dans son esprit. Et si elle se trompait ? Et si ce choix gâchait toute sa vie à venir uniquement parce-qu’il est conditionné par le rachat du péché de sa mère ? Pourra t’elle sauver l’âme de celle-ci si elle-même n’est pas honnête dans son choix ?C’est un joli livre sur l’amour d’une fille à sa mère. Une mère qui, bien que Catholique pratiquante, assume ses actes, ne passe pas à côté des rares moments de bonheur que lui offre la vie. Une vie personnelle minuscule. Une vie consacrée à sa fille, à son éducation. Et c’est la neuvième heure qui lui offre ce moment de bonheur. Une neuvième heure qui conditionnera une vie. Celle de Sally.

 

Je vous laisse découvrir la suite…