Le Complot, de Nicolas BEUGLET – Editions XO

 

 

Si, en vous procurant Le Complot, vous pensez lire un thriller et rien qu’un thriller, passez votre route.

Si, comme moi, vous aimez les policiers sur fond historique, Le Complot est pour vous et vous ne serez pas déçu.

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

J’avais à peine ouvert le livre que j’étais déjà gelée, je cherchais mes gants, et je tapais mes pieds l’un sur l’autre histoire d’en faire tomber la neige qui s’y était accrochée. Bien qu’on soit en juillet, je  me suis retrouvée en hiver et en Norvège, à courir auprès d’une jolie rousse aux yeux bleus pétillants. Le genre de fille sympa, j’ai envie de dire, mais qui en a sous le moteur et qui sait ce qu’elle veut.

Elle c’est Sarah. Lui c’est Christopher.

Si je ne vous ai pas parlé de lui tout de suite, c’est qu’il arrive après. Tout est important dans ce livre. Du début, à la fin, y compris la complexité du personnage de Christopher. Parce-que moi je le trouve complexe ce garçon.

Les voilà donc qui courent tous les eux, qui se font des bisous et se promettent d’être heureux. Non, je n’ai pas dit qu’il y avait des violons. J’ai dit qu’ils se promettent d’être heureux. Ils se connaissent un peu. Ils arrivent d’un autre roman de Nicolas Beuglet « Le Cri ». Je vous rassure, on peut lire « Le Complot » sans avoir lu « Le Cri ».

Donc ils ont des raisons d’être heureux. Ils courent, ils sautent, ils enjambent des bosquets, ils sont tranquilles.  Ca caille mais eux ils sont heureux, et puis Christopher apprend à dire des phrases en Norvégien. Moi je dis que c’est peut-être pas la Dolce Vita mais c’est la belle vie. En tous cas de là où je suis, je suis drôlement contente pour eux même si j’ai hâte qu’ils rentrent à la maison se faire un chocolat chaud.

Et là un bruit assourdissant nous prend aux tripes, nous fait lever les yeux au ciel de là d’où arrive le bruit. Ce sont des hélicos. Ils se posent. On se demande qu’ils y sont. Enfin qui sont ces gens qui en descendent. Pourquoi ils sont là ? Que veulent-ils à ces jeunes gens qui s’aiment ?

J’ai eu un tout petit peur après que les hélicos aient embarqué la jolie Sarah, qui est inspectrice de police en Norvège, pour l’emmener sur les lieux d’un crime afin qu’elle enquête. Mission top secret. Christopher voit sa femme s’envoler dans les airs pour une destination inconnue.

J’ai dormi avec elle dans cet hélico inconfortable et bruyant. J’ai pas aimé certains militaires qui l’entourent.  J’ai pas aimé le voyage. Encore moins l’atterrissage et l’horreur que Sarah va découvrir.

Le crime horrible perpétré sur La Première Ministre Norvégienne.

Sans que je ne m’en rende compte, je me suis retrouvée, avec elle, puis avec Christopher, au coeur d’une intrigue de folie. Un truc incroyable, insoupçonnable. Une intrigue qui va  vous emmener, vous aussi,  de la Norvège au Liban, du Liban à l’Allemagne, puis à Rome.

Et ce n’est pas une balade de santé que vous allez faire. Nan, nan…Vous allez d’abord vous promener dans un Liban accueillant et chaleureux. Vous allez y sentir les bonnes odeurs, vous allez vous éponger le front, vous allez admirer Byblos. Mais vous allez aussi courir avec Sarah et Christopher, vous allez prendre des coups comme eux, avoir soif, avoir faim, avoir mal. Vous allez vous aussi vous retrouver avec des centaines de serpents qui vont vous chouchouter vous allez voir. Et pour la suite, Allemagne et Italie je vous laisse réserver les billets et faire comme moi…suivre le couple. Pensez à prendre de l’aspirine au passage.

Je ne veux pas trop spoiler mais sachez que cette enquête évoque une des plus grosses manipulations historique et religieuse. Nicolas n’a pas fait semblant, je veux dire qu’il n’a pas tout inventé. Il a fait un travail de pro, peut-être son passé de journaliste, pour s’appuyer sur des découvertes scientifiques. Il aborde le sujet de la masculinité avec une lucidité foudroyante et une description de certaines réunions, qui vous donnent froid dans le dos….

Nicolas Beuglet a cette écriture que j’aime. Vive, rythmée, percutante, incisive.  Mais aussi parfois un peu lente, quand il le faut, pour qu’on s’ennuie comme Sarah, que l’on trépigne comme elle, pour que notre coeur batte fort, très fort en espérant que la prochaine porte qu’elle va ouvrir soit la bonne et qu’elle nous livre le secret.

Ce livre n’est pas un thriller je vous l’ai dit. C’est bien mieux. C’est un roman où la place de la femme a toute son importance, et Sarah le sait bien et c’est pour cela qu’au fur et à mesure on tremble avec elle.

Merci Nicolas. Au nom de toutes les femmes, merci.

*-*-*-*

36376847_1668152946636034_2194342540063277056_n

*-*-*-*

34708760_1636956786422317_7466093615169667072_n

*-*-*-*

 

 

https://www.facebook.com/search/top/?q=nicolas%20beuglet

18-05-18-Complot.png

 

 

Publicités

Conte d’Ocitarina, de Zélie Jumel

couv45602493

 Jeanne est une coquette princesse de 17 ans, d’Ocitarina, un royaume autosuffisant. L’Ocitarine, fruit miraculeux est très convoité.
Jeanne est l’Héritière.
Une grande charge repose sur ses épaules. Néanmoins, une menace approche. Trouvera-t-elle qui lui veut du mal avant qu’il ne soit trop tard ? Trouvera-t-elle autre chose ? L’amitié, l’amour,… Les apparences sont parfois trompeuses. La princesse doit faire très attention…

*-*-*-*

OnceUponATime

Le livre de Zélie Jumel commence comme tous les contes « Il était une fois »… Rien que ça me donne du baume au coeur. J’oublie la vie quotidienne, le mauvais temps, les infos, les grèves, le chômage et je me plonge dans ce livre, pardon, dans ce conte joliment écrit.

Je lis avec délices, imaginant Ocitarina où il fait forcément beau et chaud. J’imagine le château, la campagne environnante. Je peux même entendre  les sabots des chevaux entrant dans la cour du château et le claquement des bannières et oriflammes en haut des tours.

J’entends le Roi parlant à Jeanne, et je devine  l’amour paternel empreint d’une autorité étouffante qui n’est que l’expression de la crainte de perdre sa fille.

Je devine la solitude de Jeanne qui, en peignant ses toiles, imagine un ailleurs qui lui est inaccessible et qui pourtant lui fait envie. Découvrir le monde, découvrir les autres, sortir de cette prison dorée et étriquée, sans blesser son père qu’elle aime tant.  Alors la peinture est pour elle un art-thérapie. Ce monde qu’elle ne peut découvrir, elle va l’inventer.

Survient « l’accident » qui la propulse au rang de Régente, l’oblige à prendre des responsabilités, et pas seulement pour elle mais pour les sujets de son père devenus les siens aussi.  A cause, ou plutôt grâce à cet accident Jeanne va beaucoup apprendre d’elle mais aussi des autres. De tous ces gens qui l’entourent et dont elle va découvrir la vraie personnalité, la vraie richesse de coeur pour certains et la trahison pour d’autres.

J’ai aimé ce conte où se mêle l’histoire et la psychologie. Zélie a su, de façon simple et pourtant très fine, nous amener sur les chemins de la découverte de soi.

Je recommande ce livre aux jeunes lecteurs dyslexiques,  mais aussi aux parents pour qu’ils s ‘envolent au royaume d’Ocitarina en lisant ce conte à leurs enfants illustré par Corentin Lecorsier.

 

capture-d_c3a9cran-2018-05-16-c3a0-18-34-16

*-*-*-*

 

 Zélie sera en dédicaces….
8 et 9 juin au salon du livre d’Amiens bouche à oreilles
13 Octobre au salon du livre d’Aumale (76)
20 Octobre en dédicace à la librairie Martelle à Amiens

*-*-*

https://www.facebook.com/ZelieJUMELAuteur/

https://zeliejumel.fr/

https://www.amazon.fr/Conte-dOcitarina-Z%C3%A9lie-Jumel/dp/B079VCZHXY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1522013426&sr=8-1&keywords=Conte+d%E2%80%99Ocitarina

https://www.livraddict.com/biblio/livre/conte-d-ocitarina.html

https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.babelio.com%2Flivres%2FJumel-Conte-dOcitarina%2F1041482&h=ATPdvNvlC15lGaHCzaMcyRdscmKG9_S5K8S4Bg-CP08L79xe3nr8b4kROcsQVGGU9JOpK4NAi1825MfKLpF1GKHdHB_hZYNftAlW4osZ7Xbyfvvwj92o

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zélie Jumel, la nouvelle conteuse….

29004018_10214957768193598_2068960717_n

Zélie fut ma première chroniqueuse, elle sera mon dernier portrait. Alors forcément, je suis un peu émue là tout de suite.

Où ai-je rencontré Zélie ? Ni elle, ni moi ne nous en souvenons. Nous avons eu beau passer deux soirées ensemble tout récemment, parcourir le Salon du Livre, nous faire photographier sous tous les plans, rire, soupirer : la mémoire nous fait défaut.

Nous savons que nous nous connaissons, et nous nous apprécions depuis plusieurs années. Nous nous suivons mutuellement, nous nous soutenons toujours et je suis heureuse d’avoir été la première à qui elle a dédicacé ce joli Conte d’Ocitarina.

Je vous laisse découvrir qui se cache derrière la jolie Zélie au sourire énigmatique et surtout, surtout, lisez son joli conte !

couv45602493.jpg

-*-*-*-*

Bonjour Zélie, peux-tu me raconter comment tu es venue à l’écriture et ce que tu as commencé à écrire ?

J’ai un peu écrit lorsque j’étais enfant. Je me souviens d’un texte inspiré des templiers dont l’action se déroulait en Corse (alors que je n’y suis jamais allée). Je suis revenue récemment à l’écriture avec mes deux mémoires de recherche et mon blog. Je passe mon temps à écrire alors ma vitesse de frappe augmente. J’en suis arrivée à l’écriture en elle-même, il y a trois ans à peu près. J’ai cherché des concours de nouvelles pour me lancer. J’ai écrit des poèmes sur des sites. J’ai bafouillé un peu puis j’ai eu la chance d’être publiée une première fois et hop, j’ai continué !

Tu faisais lire à quelqu’un ce que tu écrivais ou écrivais-tu des choses que tu ne montrais à personne ?

Quelques poèmes ou nouvelles sont sur des sites donc ils sont à la vue de tous. Pour la nouvelle publiée et le roman jeunesse, il n’y a eu que des bêta-lecteurs de choc.

Zélie, lisais-tu quand tu étais enfant et adolescente ?

Je lisais beaucoup, beaucoup. J’ai lu toute la bibliothèque rose, ver et jaune et or. J’ai adoré ! J’ai continué avec les lectures du collège, notamment les trois mousquetaires en 4e, puis Harry Potter. J.K. Rowling a inspiré un grand nombre de personnes de ma génération quand on regarde bien. C’est elle qui m’a donné envie d’écrire.

Avais-tu des auteurs préférés ?

Alexandre Dumas, J.K. Rowling, Mireille Lesage, Victor Dixen, Lucinda Riley, mais aussi beaucoup d’auteurs autoédités comme Sonia Dagotor et toi.

As-tu écris autre chose que des romans ?

J’ai écrit une nouvelle qui a été publiée dans le recueil tel le Phénix, Mouvements de l’esprit. J’aime écrire des nouvelles et participer à des concours. J’ai aussi écrit quelques poèmes.

Comment t’est venue l’idée de publier ?

Pour le roman jeunesse, je répondais à un appel à textes. Après avoir reçu une réponse négative, j’ai eu envie de faire quelque chose de ce texte qui était prêt. J’ai donc décidé de l’envoyer à d’autres maisons d’édition. Et j’ai eu une réponse positive ! Que de joie ce jour-là !

Est-ce toi qui conçois tes couvertures de livres ?

Pour Tel le Phénix, c’était une couverture basique. Pour Conte d’Ocitarina, c’est mon illustrateur, Corentin Lecorsier qui l’a réalisé.

Peux-tu  me parler, en quelques mots, de chacun des livres que tu as   publiés ?

Tel le Phénix : Mouvements de l’esprit publié chez Souffle court Éditions : c’est une nouvelle un peu particulière dans le domaine de la musique. Je n’y connais rien, mais heureusement j’étais dans un collège avec de bons musiciens, sinon j’aurais eu du mal, un grand merci à eux.

Conte d’Ocitarina : mon premier roman jeunesse publié chez Evidence Éditions, est adapté pour les lecteurs dyslexiques. C’est un conte avec les codes du conte et de très belles illustrations de Corentin.

As-tu déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, mais j’aimerais bien…

Quelle place la lecture occupait-elle chez tes parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lit énormément, elle adore le policier par exemple mais lit également tout ce qui lui tombe sous la main ou que je lui ramène. Elle a gardé tous ses livres alors j’ai pu piocher dedans et découvrir de véritables pépites.

Y a-t-il des moments précis où tu écris ?

En général, j’écris pendant les vacances scolaires, quand mon esprit est un peu relâché de la pression de mon métier : professeur. Ma période préférée reste celle de l’été, car elle est la plus longue et me permet d’écrire, mais aussi de corriger et d’améliorer.

Comment écris-tu ?

J’écris quasiment exclusivement sur mon PC, je trouve que c’est tellement plus pratique pour pouvoir modifier tout de suite, voir ce que cela donne tel ou tel mot, telle ou telle expression, avoir son texte amélioré au fur et à mesure. J’adore !

Comment te vient l’idée d’un roman ?

Comme souvent je réponds à un appel à textes, je me laisse porter par l’écriture. Je me rends compte ensuite que j’inclus beaucoup de choses que je connais, que j’ai croisé ou que j’ai lu.

De qui t’inspires-tu  pour vos personnages ?

D’un peu de chacun !

Une dernière question, est-ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oui, il a un rôle à jouer. Il peut dénoncer certains faits de manière subtile, parler de sujets difficiles et faire comprendre aux lecteurs certaines choses de manière très douce.

*-*-*-*-*

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Zélie aime

  • La forêt noire (le gâteau)
  • L’odeur des vieux livres (et des neufs)
  • Se promener dans la campagne au hasard
  • L’Histoire
  • La Picardie

Zélie n’aime pas

  • L’hypocrisie
  • Le soleil dans les yeux
  • Les gens sans avis ou qui en changent trop souvent
  • Le froid (en ce moment, on est gâté)
  • Les légumes coupés en lamelles

*-*-*-*-*

 

*-*-*-*-*

https://www.facebook.com/zelie.jumel?ref=br_rs

https://zeliejumel.fr/

https://www.babelio.com/livres/Jumel-Conte-dOcitarina/1029746

https://www.livraddict.com/biblio/livre/conte-d-ocitarina.html

Cristina sans H mais avec un coeur immense

16507993_215928829153344_6289005497619819626_n

 

 

Je voyais son nom sur les pages auteurs …

Je voyais son nom parce qu’elle est chroniqueuse et que cette fille là voyez-vous, cette Cristina sans H, je me disais qu’elle avait une sacrée plume. Une gentille façon de parler des auteurs.

Je voyais son nom et je me demandais comment moi petite auteure, je pourrais l’approcher cette Cristina sans H qui chronique les auteures très, très connues, des Virginie Grimaldi, des Agnès Martin-Lugand, pour ne citer qu’elles.

Je voyais son nom, et puis un jour j’ai tenté. Alors je lui ai écrit. Et elle m’a répondu. Et on a échangé. Et j’ai adoré nos échanges.

Et puis un jour, j’ai vu mon nom sur son blog et ce jour là, croyez-moi, j’ai eu les larmes aux yeux parce que cette fille là, cette Cristina c’est pas seulement une chroniqueuse, c’est un coeur gros comme l’univers, c’est une injection de rappel à l’amitié, c’est à elle seule Noël, Pâques, et tous les jours fêtes.

Et puis Cristina et bien elle sort un livre. Oui un livre qu’elle a écrit pour elle, pour nous les nanas. Un livre superbement écrit.

Du coup j’ai eu envie de lui faire son portrait à ma Cristina sans H.

Love.

Margaux

*-*-*-*

Bonjour Cristina, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours écrit sur tout, partout. Petite, j’avais mon journal intime, au collège, j’étais celle qui écrivait les plus longues rédactions, à la fac, je manquais toujours de temps pour mes dissertations, j’ai toujours quelque chose à raconter, je suis celle qui parle de trop. De là à se lancer dans l’écriture d’un livre, le courage et le manque de confiance me manquaient. ..En étais-je vraiment capable ? Créer mon blog en 2014 a été un premier pas vers l’écriture « publique ». J’y écris sur la vie, sans filtre, sur les joies et les déceptions de maman, sur les difficultés d’être une femme accomplie, mais aussi mes coups de cœur et bien sûr quelques coups de gueule. Mes deux lignes conductrices : être authentique et le partage. Mes lecteurs les plus fidèles m’encourageaient alors à écrire quelque chose de plus grand. Un livre.Que voulez-vous dire ? Un livre, un vrai ? Oui ! Mon Dieu ! Beaucoup m’attendaient dans le style « Bridget Jones »…j’ai peur de décevoir certains, bien que je pense avoir essayé de traiter mon sujet avec humour, ce qui est pour moi indispensable.

En mars 2017, à la suite d’un très difficile passage dans mon job, je décidai de me lancer dans ce grand chantier, pour m’évader de mes journées de bureau surréalistes et psychologiquement éreintantes… L’histoire, inspirée de mon vécu, s’est naturellement imposée à moi…j’étais embarquée, vol long courrier, business class.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai écrit les premières cent pages seule, sans les faire lire à personne…mes voisins de table chez Starbucks (où j’écrivais la plupart du temps) ont du me dérober quelques mots par ci  et par là, mais je n’ai eu aucun avis avant de le faire lire à mon amoureux. De manière tout à fait objective, il m’a dit « Fonce ». Mon premier avis professionnel sur ces premères pages est arrivé très vite, quand, contactée par 2 maisons d’édition, je leur faisai alors lire les prémices de mon manuscrit. Ils m’ont répondu « Fonce ».

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Je lis depuis toujours (je sais, ce n’est pas original, mais c’est vrai), de tout, ma curiosité à été très vite aiguisée par des sujets très divers. J’ai commencé comme beaucoup de petites filles par la bibliothèque rose  puis Agatha Christie dont j’avais toute la collection. Puis très vite, j’ai ressenti le besoin d’accéder à des histoires plus fortes, « des histoires de grands ». Je dois avouer que mon sujet de prédilection était tout de même la romance… A 14 ans, j’avais déjà lu tout Barbara Cartland (ne ris pas)…Je me souviens avoir acheté en cachette « Le journal de Laura Palmer », tiré de la série de David Lynch, « TwinPeaks » et d’avoir été à la fois fascinée et dérangée. A 16 ans, Le Rouge et Le Noir était ma bible, Jane Austen ma meilleure amie. A 18, « La Belle su Seigneur » devenait mon essentiel.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Oui, bien sûr. Je lisais énormément de choses très différentes mais si je devais relire un livre ou l’emmener avec moin sur une île déserte, mon choix se portait toujours sur les mêmes auteurs : Stendhal, Alberto Moravia, Gabriel Garcia Marquez, Albert Cohen, Isabel Allende, Kundera, Fernando Pessoa. Une force indescriptible m’attirait vers ces « grands » auteurs, comme un besoin d’exprimer que j’avais une petite place quelque part, bien à moi. Je saisissais la chance de pouvoir accéder à un monde érudit, contrairement à mes parents, par exemple, à qui la possibilité de faire des études n’avait pas été donnée.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Non, il s’agit de mon premier, Margaux ! Mon deuxième est en cours…(info exclusive !)

Dites-moi Cristina, comment vous est venue l’idée de publier ?

Je n’y pensais pas un seul instant quand je me suis lancée dans l’aventure. Je voulais que mon projet soit pleinement abouti, l’avoir lu, relu et sûrement recommencé mille fois avant de m’armer de courage et de l’envoyer aux maisons d’édition. J’imaginais par contre, déjà bien, les lettres de refus qui auraient pu affluer en grand nombre et me noyer dans  des litres de vodka pomme. J’ai eu la chance d’être contactée pendant l’écriture de mon livre (grâce à mon blog, sur lequel j’avais mentionné mon projet)  et de signer un contrat avec les Editions Seramis, avant même d’avoir terminé mon manuscrit. Je suis extrêmement chanceuse, je le sais.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Absolumen t pas. C’est le graphiste de Seramis qui s’en est occupé. Je dois confesser qu’au premier abord, la couverture de mon livre ne me plaisait aucunement. Je ne savais pas si je le trouvais trop feel-good, pas assez sérieuse, ridicule, ou trop loin de ce que j’avais imaginé. Mon éditrice, Hélène, était persuadée qu’elle pouvait plaire et, justement venir contrebalancer le sujet un peu difficile. Je lui ai fait confiance.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de votre livre ?

 « Une carte postale du bonheur » nous parle de Juliette, qui vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l’amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais, à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C’est le début d’une histoire d’amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l’espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu’elle n’a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d’un physique qui n’est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

Ses amis ont beau l’exhorter à fuir cet homme qu’ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d’autre enfant. À la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces indélébiles.

Je n’ai pas voulu écrire un livre où l’on tombe dans le pathos et l’on fait sombrer le lecteur. J’ai voulu y décrire les mécanismes, mais aussi le processus de reconstruction et de rechute, la guérison.

Dire que cela peut arriver à toute personne normalement constituée.

J’ai été stupéfaite de voir le nombre de personnes (il n’y a pas que des femmes), qui ont été confrontées à ce type de personnes qui ravagent tout sur leur passage : votre personnalité, vos rêves, votre dignité. J’ai reçu beaucoup de messages très touchants. Il était alors important pour moi de délivrer une note positive et d’espoir.

Renaître des cendres est possible.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lisait surtout de la presse, magazines et différentes revues comme Paris Match ou Femme Actuelle .J’ai appris à lire avec mon père en lisant l’équivalent de l’Equipe au Portugal, « A bola ».  Mais c’est bien seule, puis plus tard grâce à de formidables professeurs de français, que je poussais les portes de la littérature.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’ai du écrire pendant pratiquement toutes mes pauses déjeuner pendant un an…Comme tout le monde, je manque de temps, alors j’écris aussi sur mon smartphone ou sur ma tablette, dans les transports ou dans les salles d’attente, pendant mes séances d’aquabiking. Je ne suis pas du matin et ne me lèverai jamais tôt pour écrire, c’est au dessus de mes forces, j’admire ceux qui le font ! Je suis par contre capable d’écrire toute la nuit…

Comment vous vient l’idée d’un roman ? De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Mon premier, comme je l’ai indiqué plus tôt, m’a été inspiré d’une histoire que j’ai vécue. Parler de soi peut évoquer la facilité, pourtant, je trouve que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Ce fut l’exercice le plus difficile qu’il m’ait été donné d’effectuer.

Mon second, qui est encore au stade d’embryon, m’est venu une nuit, alors que je n’arrivais pas à dormir. Je me suis empressée de me saisir de mon minuscule carnet à paillettes, sur lequel je jette toutes mes idées et j’ai noirci 4 pages…personnages, intrigue, type de récit, époque, documentation nécessaire. C’est inspiré d’une partie de l’histoire de mon peuple mais aussi de tranches de vie de femmes que j’ai connues…les vaillantes, les insoumises, les guerrières. Je ne peux en dire plus pour le moment. Une seule certitude : la vie et les gens sont les sujets les plus inspirants que je connaisse.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je fais partie de ces personnes qui sont persuadées que l’écriture a beaucoup de vertus thérapeutiques. Si l’écriture de mon premier roman a définitivement clôturé un passage de ma vie et fait prendre conscience que tout était bien derrière moi, je suis aussi cette lectrice qui recherche dans ses lectures des sensations fortes, le vertige, les émotions. Les livres qui m’ont le plus marquée sont ceux qui m’ont fait pleurer des torrents de larme, ceux qui m’ont permis de me remettre en question, ceux qui sont venus bousculer mes convictions. Les écrivains ont ce pouvoir de vous toucher en plein cœur, de vous panser, vous bercer, vous rassurer ou justement vous faire douter. Tout cela grâce à des mots. C’est tout de même fantastique. Il y a peu de temps, je terminais le dernier livre de Joyce Maynard,  « Un jour, tu raconteras cette histoire », effondrée, je baignais dans mes larmes. L’amoureux pensait qu’il était arrivé quelque chose de grave, il était impossible de me calmer. Plus tard, il me dirait, « C’est juste un livre ». Oui, juste un livre. Juste une auteure qui a su me bouleverser avec des mots. Quelle force.

*-*-*-*

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Cristina aime

  • Les mojitos
  • Bruno Mars
  • Le soleil qui caresse la peau
  • L’amour
  • Le poulpe à l’ail et avec un soupçon d’huile d’olive (je sais, je viens de faire tomber le mythe, là)

Cristina n’aime pas

  • Les personnes envieuses
  • La méchanceté gratuite – même tout court, d’ailleurs
  • Le froid
  • La mauvaise foi
  • Les gens qui ne ramassent pas les crottes de leur chien dans la rue (ça me rend dingue)

*-*-*-*

Facebook : https://www.facebook.com/DeAmorimCristina/

Instagram : https://www.instagram.com/cristina_de_a/

Blog : https://leblogdelacristinasansh.me/

 

Qui est Alice QUINN ?…

Dites donc, en voici une drôle d’histoire ! Je me mets à faire des  portraits  à l’aveugle ! Bah oui quoi enfin ! Qui est Alice Quinn ? Je le découvre en même temps que vous chers amis et je ne suis pas déçue croyez moi !

Je croise Alice sur les murs amis, je souris à ses commentaires, je palpite à ses partages, je me prends à avoir envie de lire ses livres dont cette fameuse intrigue « La Lettre Froissée ».

Mais je ne connais pas Alice Quinn. Je ne l’ai jamais lue. Mes copines oui.

Je me penche sur sa photo et me dit « Allez go…ose ! Va lui demander un peu qui elle est cette dame ». Et voilà. Un portrait que je vous laisse découvrir espérant qu’il vous séduira comme moi il m’a séduite.

thumbnail

thumbnail

Laurence Marino, la pétillante auteure qui vient clore le cycle des auteures Bordelaises

Lire la suite

Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

Elle est pétillante et malicieuse, observatrice et psychologue. Elle donne aussi des cours de « Sacologie »…oui vous avez bien lu…des cours de « Sacologie », en lisant son portrait vous comprendrez mieux:).

Bon, il est temps que je vous présente Nadia Bourgeois. Mais  d’abord je vous voudrais vous dire ce que, moi, j’ai ressenti en sa présence. Oui, en sa présence, parce-que j’ai eu la chance de partager un repas avec Nadia, dans le QG des auteures bordelaises, et que ce repas je ne suis pas prête de l’oublier.

Il y a eu le premier regard échangé, équivalent à un coup de foudre amical. Vous savez le premier regard qui donne le sentiment que cette nana là on la connait depuis toujours.

Puis les premiers pas faits ensemble jusqu’au restaurant. La porte poussée, la table choisie, le repas commandé et enfin le tête à tête.

La minute qui fait que ça passe.

Ou pas.

Et perso, bah c’est super bien passé avec Nadia. Tellement bien qu’on a pas vu l’heure tourner, qu’on a pleuré de rire, souri de tendresse. Tellement bien qu’on va remettre ça parce-que Nadia c’est une nana pas comme les autres du tout. Elle écrit à merveille, anime des ateliers d’écriture, écrit des pièces de théatre. Et le tout dans la simplicité la plus totale…

Je suis conquise par ce troisième portrait d’auteures Bordelaises.

Merci

 

bandeau-nadia-bourgeois-auteur1

Lire la suite

Valérie Capelle, l’auteure douceur….

thumbnail4

thumbnail3

Qui est Valérie Capelle, l’auteure de ce formidable roman « Sept jours à vivre » ?

 

Tu vois, Antoine, là y’a deux coquelicots qui se touchent. Ils se prennent dans les bras pour danser… » Que feriez-vous si vous appreniez qu’il ne vous reste que quelques jours à vivre, et si une inconnue vous invitait dans sa maison de campagne pour vous apprendre à respirer ? Antoine, lui, ne réfléchit pas longtemps.

C’est ce que nous allons découvrir à travers ce joli portrait.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Valérie, le samedi 27 janvier à la Libraire Jeux de Mots à Cadillac chez le délicieux Christophe, un libraire comme nous les aimons. Attentif aux auteurs. Il aime lire et partager ses coups de coeur, que les auteurs soient célèbres ou pas, l’important étant la qualité de la relation établie avec l’auteur afin que celui-ci puisse se sentir à l’aise lors de la dédicace. Valérie ne pouvait pas mieux tomber pour sa première dédicace-conférence, et nous avons tous répondu présents tellement le lieu est magique et chargé de réelles bonnes ondes.

 

Cette rencontre fut à la hauteur de mes espérances. Nous avions échangé par FB et par téléphone, nous avions failli nous rencontrer, et puis vous le savez nous courons toutes et tous…et notre rendez-vous a été reporté. J’en avais nourri un léger chagrin tant son livre m’avait plu.

Et comment ne pas aimer « Sept jours pour vivre ? »…comment pourrais-je ne pas aimer ce livre après avoir accompagnée Tante Marthe au bout du chemin ? Car ce livre évoque la fin de la vie d’un jeune homme. Il croise la route de Paulette, à moins que ce ne soit le contraire allez savoir avec le destin, et…le reste de l’histoire est magique. Tout comme Valérie. Merci Valérie tu es une merveilleuse rencontre.

Je souhaite longue vie à ton livre, longue vie à Paulette et Antoine et je souhaite que chacun d’entre nous croise un jour la route d’une Valérie…

Chers amis lecteurs, lisez ce livre et votre approche sur l’accompagnement en fin de vie, sera désormais teintée, non, noyée de douceur.

Merci

Lire la suite

Marie-Laure Hubert Nasser, l’auteure humaine et passionnée

nasser

Je vous avais prévenus, les auteures bordelaises ont de la présence en plus d’avoir du talent.

J’ai eu le plaisir de faire le portrait de Marie-Laure Hubert Nasser. Je suivais Marie-Laure depuis mon arrivée à Bordeaux car celle-ci, outre être auteure primée, est également créatrice et rédactrice d’un blog, qui  ne pouvait que m’attirer « Allez Bordelaises ». Un blog dans lequel les femmes, tous horizons confondus, ont leur place et dont Marie-Laure fait les portraits avec humanité.

Humanité. Si je devais citer un mot qui qualifie Marie-Laure Hubert Nasser, je dirai ce mot là Humanité.

Alors j’ai suivi d’encore plus près Marie-Laure. Discrètement. Le soir derrière mon ordi. Lisant ses publications et ses partages avec des amis communs sur FB. Lisant ses interviews. Et j’ai eu envie de la connaître.

Alors j’ai osé. Osé lui écrire. Osé lui demander si elle accepterait que je fasse son portrait.

Et elle a dit oui. Avec humilité, gentillesse et surtout, surtout générosité.

Avant de l’interviewer, j’ai souhaité lire Semblant sortir du noir. Et je n’en suis pas sortie indemne. Ce recueil laisse des traces, et pas n’importe lesquelles. Il est une invitation à considérer « l’Autre ». Dans sa vie, dans ses choix, dans l’horreur, dans la joie ou la musique. Une invitation à regarder « l’Autre » en s’interrogeant sur lui.  Qui est-il? D’où vient-il ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui fait qu’il est ce qu’il est ?  Marie-Laure nous invite à  regarder « l’Autre » autrement. A le regarder de l’intérieur. Elle ne fait pas que sonder les âmes. Elle livre le résultat d’une vie, d’un geste, d’une action. Fussent-ils fulgurants.

Je suis sous le charme de cette auteure terriblement humaine dont la petite musique littéraire est des plus envoûtantes.

2111900_medium

Marie-Laure, faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Enfant on montre à ses parents, plus tard on cache ses secrets dans son journal intime et enfin, quand on rêve de devenir écrivain, on montre à ses proches pour être rassuré. Quand j’ai commencé à écrire « pour de vrai », je n’ai plus jamais rien montré, sauf exception. Pour Spleen Machine par exemple, j’ai aimé le partager avec ma fille ainée. Je parlais de jeunes et je voulais qu’elle me dise si cela tenait…si elle validait. Son avis était fondamental et j’ai d’ailleurs travaillé la partie musicale du roman avec elle.

Etiez-vous une enfant ou une adolescente qui lisait ?

J’ai toujours lu. J’ai commencé très tôt et adolescente je dévorais plusieurs romans par mois. Je lisais les auteurs par séquence. Je voulais tout connaitre sur eux. J’achetais leur œuvre entière. Je creusais, je creusais…le style, les sujets, leurs héros…J’aimais beaucoup les biographies de personnalités. J’étais curieuse de connaitre leurs parcours. Les gens m’ont toujours intéressée, les artistes encore plus… Plus tard j’ai lu de nombreuses bio de politiques de tous les partis. Je crois que j’aimais leur énergie. Leur façon d’imaginer la société. De construire notre histoire ou de nous l’expliquer.

Vous aviez des auteurs préférés ?

Il y a des auteurs dont j’ai toujours aimé la petite musique : Zweig, Sagan, Fitzgerald, Auster, Irving, Giroud… J’ai lu beaucoup de classiques, passage obligé. Je ne lis que des contemporains aujourd’hui…Plus jeune j’ai aimé m’évader sur d’autres continents avec Kawabata, Baricco, De luca…

Une question me traverse l’esprit, avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit sous toutes les formes avant d’oser m’avouer que j’avais toujours voulu être écrivain… Des articles de presse, aux expositions et autres revues, des discours, des recommandations, des power-point et dernièrement des nouvelles…Je tente toutes les expériences! Je rêve d’écrire une BD, j’y travaille d’ailleurs…

Comment vous est venue l’idée de publier ?

L’idée obsessionnelle d’être publiée est venue avec mon premier roman qui ne l’a d’ailleurs pas été… Après de nombreux refus, ce qui était un désir inavoué est devenu un combat acharné, une obligation, je devais y arriver…

J’adore vos couvertures de livres et je ne suis pas là seule à les aimer, est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Nous échangeons beaucoup avec mes éditrices autour de mes couvertures. Par chance, elles m’ont accompagnée dans cette démarche créative et cela m’a permis d’aller jusqu’au bout de mon projet. J’exprime ce que je ressens, je propose en mots ce que d’autres font en images. Chez Folio Gallimard je n’ai pas eu mon mot à dire mais j’ai adoré leur proposition, une idée géniale inspirée par le grand format initial.

Marie-Laure, vous savez que j’adore poser cette question aux auteurs. Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Mon premier roman La carapace de la tortue raconte les aventures d’une jeune Clotilde qui a très vite compris qu’elle n’était pas l’enfant que l’on attendait. Trop ronde, pataude, on se moque d’elle. Réfugiée à Bordeaux auprès de sa tante, riche propriétaire terrienne, elle est adoptée par les femmes de l’immeuble qui vont lui montrer le chemin du bonheur. C’est un roman qui traite de la confiance et soi et de l’estime de soi. Les femmes s’y retrouvent en nombre. Elles me le racontent souvent. Il met aussi en avant l’amitié. C’est un éloge de la différence.

ob_f4fa38_carapace-de-la-tortue

Spleen Machine, mon deuxième roman met en vie l’histoire d’une jeune fille de 17 ans Alix et de sa mère. Un regard croisé sur la famille et toutes ces choses que l’on ne se dit pas…C’est un roman d’actualité. Aux dires de mes lecteurs, il devrait être prescrit aux parents d’ado!

Spleen-machine

Mon dernier livre est un recueil de nouvelles Semblant sortir du noir. Il met en lumière les étranges tourments du destin. Les nouvelles mettent en scène les instants qui font basculer nos vies. Ces moments où tout se précipite, où tout se trouble, nous bouleverse…

Il s’agit de quatre destins :

Nawel, jeune fille de quinze ans qui va quitter son pays en guerre. Luc, un homme au bout de sa relation matrimoniale qui fuit plutôt que de basculer dans la violence et va vivre une retraite forcée dans la chambre d’hôtel où il s’est enfermé. Georgia qui perd son père et part sur les routes de France en quête d’un avenir, d’une suite, d’une histoire. Un chemin bien étrange qui la conduit vers l’amour et l’aventure…Mélanie enfin, femme posée qui aspire à un destin tranquille. Jusqu’au moment où un homme ambitieux croise son chemin. Jusqu’où peut-on aller par amour…Jusqu’au bout de soi? A moins que le destin ne s’en mêle….

2111900_medium

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

J’ai eu la chance d’être la marraine d’un salon du livre en Afrique à Douala et de partager le quotidien de jeunes lycéens. Un partage intense avec des jeunes épris de littérature. Un bain de jouvence.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient tout le temps. Mon père des revues. Ma mère des romans. Ma mère lisait un livre par jour ou tous les deux jours. Je me sentais toujours à la traine. La bibliothèque était très fournie de beaux livres et de livres d’art. Et puis il y avait des sortes de poches, de bouquins achetés au kilo chez des bouquinistes qui s’effondraient dans les placards. Mes parents portaient une attention particulière à la lecture. Ils étaient soucieux de cette transmission pour leurs enfants. Ma mère est une artiste et mes parents aimaient partager des repas simples avec d’autres. Les invités se succédaient à notre table, de tous les âges. Je me souviens d’un écrivain assez célèbre, compagnon d’une amie de mes parents. Mon père semblait impressionné. Ce qu’il était rarement finalement.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris le dimanche car je travaille les autres jours. Et puis en vacances. Je suis toujours en train de projeter des moments d’écriture comme une liberté que je m’octroie dans un quotidien bien rempli. Et je lis le matin tôt car l’un ne va pas sans l’autre.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Je suis assaillie d’idées et je ne sais pas qu’elles vont faire roman. Je les note. J’y pense. Je les développe. Parfois elles prennent vie ou intègrent autre chose…C’est souvent des fulgurances. Par contre dans le roman, le temps devient long et les idées se lacent au texte…

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Il y a plusieurs personnes dans mes héros, plusieurs continents, générations, des mots de mon enfance ficelés à ceux du quotidien…Mes personnages sont des mutants, des êtres à part…

Une dernière question Marie-Laure, est-ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Surtout pas de rôle mais une lecture bien à part de ce qu’il comprend de la vie. Une petite voix qui parfois fait surface…Crée un écho, un ricochet… Peut interpeller, dénoncer, alerter….

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Lire la suite

Elisa TIXEN, l’auteure authentique

couv6941350

Ma rencontre avec Elisa est une des plus belles que j’ai faites avec un auteur.

Nous avions rendez-vous dans un salon de thé que j’aime beaucoup,  rue Montbazon à Bordeaux. J’étais en avance et je suis arrivée la première sous la pluie et la grisaille. La journée était franchement maussade et j’avais besoin de réconfort.

Accueillie par deux hôtes merveilleux, je me suis installée et j’ai attendu avec fébrilité l’arrivée d’Elisa.

Je réfléchissais à son livre Sans traces apparentes, que je suis en train de lire et qui me touche beaucoup car, et c’est  Elisa Tixen elle-même qui  dit de son livre :

qu’il  traite des blessures qui nous sont transmises par la vie et notre passé familial, celles que nous portons en nous, parfois sans en être conscients. Par ailleurs, son      « ambition » d’auteure est que ses histoires interpellent les esprits, les émotions. Que le lecteur ou la lectrice referment  la dernière page encore imprégnés de son atmosphère. Pour une poignée de minutes, quelques secondes…

Et j’en étais à cette poignée de minutes, à ces quelques secondes lorsqu’Elisa a franchi le seuil du salon de thé.

Elisa c’est une vraie présence, un vrai regard, une vraie écoute. Elisa est auteure et c’est un réel plaisir que d’échanger avec une auteure  qui ne parle pas marketting, pas nombre de followers, pas commentaires réseaux.

Elisa une auteure de la trempe de celles qui écrivent pour le plaisir des mots, celui des phrases, des histoires.

Merci Elisa pour ce moment merveilleux et merci pour ces vers fabuleux :

Sais-tu qui je suis?
Le Rayon de Lune.
Et sais-tu pourquoi je viens de là-haut?
Sous les arbres noirs la nuit était brune ;
Tu pouvais te perdre et glisser dans l’eau,
[…] Je veux te montrer la route opportune ;
Et voilà pourquoi je viens de là-haut. »
Guy de Maupassant, Des vers.

 

27400328_2458660807691411_1789643221_n

Lire la suite