Portrait de Niko Takian, Auteur

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Vous le connaissez toutes et tous. Auteur de BD, de Romans Policiers, Réalisateur, Scénariste, dont le fameux Alex Hugo, j’ai le plaisir de vous proposer le portrait de Niko Takian.

J’ai eu l’occasion de le rencontrer sur quelques salons et c’est sa simplicité, avant tout, qui m’a séduite. Bon d’accord..ses yeux et son sourire.

Allez suivez moi et découvrez le vous aussi.

 

 

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Niko, tu veux bien me raconter comment tu es venu à l’écriture et ce que tu as commencé à écrire ?

Alors la première chose que j’ai écrit, ce sont des petits mots que je glissais sous la porte de la chambre de ma mère. Je devais avoir sept ou huit ans et c’était déjà plus facile pour moi de m’exprimer par l’écriture. Ensuite ça ne s’est jamais arrêté…

Mais tu faisais lire à quelqu’un ce que tu écrivais ou tu écrivais des choses que tu ne montrais à personne ?

Non généralement je faisais lire mes écris, et je ne fais pas partie de ces gens qui écrivent «pour eux», j’ai besoin de partager. Maintenant j’ai également mes petits carnets sur lesquels je note beaucoup de choses utiles lorsque je prépare un livre. Parfois ils se transforment en journal intime où je m’étends sur des réflexions philosophiques … mais ça je les garde pour moi.

Niko, tu lisais étant enfant ou adolescent ?

Adolescent oui ! J’étais un fana de littérature de genre. Fantastique, SF, Fantasy… Et un joueur de JDR acharné. C’est pendant cette période que j’ai le plus lu d’ailleurs.

Et tu avais des auteurs préférés ?

Stephen King est mon maître. Je n’aime pas forcément tous ses livres mais j’aime sa manière de raconter des histoires. Il est très accessible, très populaire et en même temps, il fait la démonstration qu’avec peu de mots on fait de la magie en écrivant. J’ai aussi une affection particulière pour Philip K Dick, dont chaque roman est visionnaire. Si je devais aller dans la « littérature » je parlerais de la puissance et la sincérité d’un Jack London, de la poésie des mots d’un Jean Giono ou de l’incroyable humanité d’un Tennessee Williams. En fait mes influences sont diverses.

Mais pour lire autant, la lecture occupait une place importante chez tes parents ?

Pas du tout ! Mon père ne lisait pas, ma mère non plus. Par contre il y avait des magazines à foison étant donné que mon père était imprimeur et ensuite éditeur de presse. Mais je suis surtout venu à la lecture par les jeux de rôles. J’y ai vu l’occasion de développer mon imaginaire à travers celui d’auteurs.

Revenons à ta carrière d’auteur. Tu écris autre chose que des romans. Tu veux bien nous en parler ?

Beaucoup d’autres choses car cela fait presque 20 ans que je vie exclusivement de mes histoires. J’ai publié 40 albums de BD en tant que scénariste, signé le scénario d’une bonne trentaine de téléfilms et épisodes de séries télé, réalisés un film, des courts métrages, fais du game design de jeux vidéo et aujourd’hui je termine mon sixième roman … en cinq ans.

Comment te viens l’idée d’un roman, Niko ?

Par différentes émotions. D’abord j’ai souvent un thème qui m’intéresse ou m’intrigue, ensuite je croise des personnages dont j’ai envie d’approfondir la connaissance… et puis tout ça se met en place dans une histoire.  Généralement cette phase durant laquelle je « sens » l’histoire peut durer quelques mois. Je prends des notes, je me documente, je voyage parfois, je rencontre des gens… et quand je suis prêt j’attaque.

Tu t’inspires de qui pour tes personnages ?

De personnages réels sur lesquels je rajoute une couche de fantasme. Mais tout est réel dans mes romans, tout a une source. Ensuite c’est mon imaginaire qui utilise ces ingrédients pour en faire de nouveaux personnages, une nouvelle histoire.

Il y a des moments précis où tu écris ?

Souvent le matin entre 08h et 11H… j’ai besoin d’avoir l’esprit clair. Ensuite il y a plusieurs types d’écriture. Le roman nécessite une sincérité et un flux bien particulier et qui ne dure que quelques heures. Pour le scenario c’est autre chose. Je peux l’écrire n’importe quand, généralement l’après-midi. Là je ne suis plus un auteur mais un artisan de l’écriture.

Tu écris à la main ou sur ton ordi ?

Sur mon ordinateur, dans le calme, avec souvent de la musique de film.

Et l’idée de publier elle est venue comment ?

Comme une envie de liberté. L’écriture de roman c’est le domaine ultime de l’imaginaire. On y est libre de tout ! Le contenu, la forme, le ton, le propos, il n’y a pas de contraintes contrairement à tous les autres supports d’histoires. Mais au final, c’est mon copain Franck Thilliez qui a terminé de me convaincre que je DEVAIS écrire des romans. C’est lui qui m’a tendu le masque à oxygène.

C’est toi qui conçois tes couvertures de livres ?

Oui, main dans la main avec ma formidable éditrice Caroline Lépée. Et ça devrait être le cas pour tous les auteurs.

Tu es très sollicité. Je te croise sur de nombreux salons. Tu as déjà eu l’occasion d’être invité en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Oui, en Allemagne notamment ou mes romans Toxique et Fantazmë sont édités. Mais aussi en Guyanne ! Mais j’ai surtout beaucoup voyagé avec mon film « AZAD » qui a été sélectionné dans de nombreux festival à l’étranger.

Une dernière question, est ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je ne sais pas. L’écrivain possède une vitrine très limitée mais très puissante pour dire des choses. Sa responsabilité, selon moi, n’est pas d’affirmer mais de montrer les choses, aux lecteurs de se faire leur avis. Maintenant le polar est un genre du réel et nécessite beaucoup de précaution pour ne pas masquer la réalité derrière une couche de « grand spectacle ». Moi j’aime montrer la fragilité des êtres et des relations. C’est pour ça que, souvent, j’ai de l’empathie avec tous mes personnages, y compris mes méchants. Après mon rôle c’est avant tout de livrer de bonnes histoires avec une âme. En tout cas c’est ce que j’essaie de faire.

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Niko aime

Le clafoutis aux cerises – Le café – Les gens tombés du camion –

Les sports de contact – Les histoires

Niko n’aime pas

Les gens qui se la raconte – Le sentiment de désœuvrement – Le manque de sincérité –

Les endives – Nicolas Lebel

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Pour découvrir l’oeuvre de Niko, c’est par là !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Tackian

Pour le suivre c’est par ici !

https://www.facebook.com/niko.tackian

Et pour acheter ses livres…c’est partout:)

 

Portrait de Julien Sandrel, l’auteur de La Chambre des Merveilles

 

La rencontre avec Julien Sandrel a été un instant de pure magie. Ce garçon gentil, délicat, timide, simple et généreux a accepté ma proposition de portrait le plus simplement du monde.

Nous avons longuement échangé avant de le faire, et Julien a eu la patience de m’attendre, de me répondre. De me répondre encore et toujours avec le sourire.

Je suis très heureuse de vous présenter Julien Sandrel à l’occasion du succès de son livre « La chambre des merveilles » dont Magali et moi ferons une chronique un peu plus tard, pour le moment je vous laisse découvrir Julien.

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Bonjour Julien, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venu à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours voulu écrire. C’était un rêve de gosse, en quelque sorte. Quand j’étais enfant et qu’on me posait la question rituelle : « qu’est–ce que tu veux faire quand tu seras grand ? », je répondais invariablement écrivain ou metteur en scène.

Cette envie, ce besoin d’écriture est revenu en force il y a deux années de cela. J’ai décidé d’aller au bout de l’écriture d’un roman, j’ai écrit « La Chambre des merveilles », et Calmann–Lévy a décidé de le publier.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Je suis assez secret, pudique. Seule ma femme était au courant que j’écrivais un roman. Elle m’a encouragé à continuer. Le reste de ma famille ne savait pas que j’écrivais… mes enfants et mes parents l’ont découvert lorsque j’avais déjà signé un contrat d’édition !

Julien, lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ?

J’ai eu différentes périodes. Je lisais beaucoup étant enfant, un peu moins étant adolescent, mais les livres ne m’ont jamais vraiment quitté.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Enfant, j’adorais Roald Dahl, la série des Six Compagnons ou les BD d’Astérix… Puis j’ai découvert Agatha Christie (que j’aime toujours beaucoup), et via l’école un certain nombre d’ouvrages dits de référence… parmi lesquels j’ai particulièrement accroché à Camus et Maupassant. Mais je n’ai pas d’auteur culte à proprement parler. Aujourd’hui, je lis essentiellement de la fiction contemporaine.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Non, mis à part quelques poèmes, étant enfant.

Alors comment vous est venue l’idée de publier ?

J’écris pour raconter des histoires, les partager avec d’autres. J’ai toujours été fasciné par le pouvoir de l’écriture – qu’il s’agisse de romans, de films, de musique. J’aime me laisser emporter en tant que lecteur ou spectateur, dans une histoire, un univers avec des personnages auxquels je m’attache et qui me font vivre des choses que je ne vivrais pas dans la vraie vie. J’aime m’abandonner aux émotions. L’écriture a ce pouvoir de créer des émotions intenses, uniques, c’est ce qui m’intéresse. Aussi je n’ai jamais vraiment envisagé d’écrire seulement pour moi. J’ai toujours eu la publication en ligne de mire.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Pour « La Chambre des Merveilles », oui c’est le cas. J’ai tout de suite eu cette idée de l’explosion de pigments colorés, qui fait référence à un passage du livre. J’ai fait une sorte de photomontage sur mon ordinateur, je l’ai envoyé à mon éditrice, et elle l’a tout de suite beaucoup aimé. Par la suite, une talentueuse graphiste a transformé mon idée de départ en quelque chose de nettement plus beau ! De nombreux lecteurs me disent qu’ils aiment cette couverture, et que pour eux elle reflète très bien l’explosion d’émotions ressentie tout au long du roman. J’en suis absolument ravi.

Julien, j’aimerais que vous me parliez de vos romans.

Je n’en ai publié qu’un pour le moment ! (mon prochain roman paraîtra courant 2019).

« La Chambre des merveilles », c’est le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves, en les lui racontant, en les lui faisant vivre par procuration… en se disant que s’il entend ses incroyables aventures, peut–être que ça lui donnera envie de revenir à la vie.

Clairement l’histoire de cette maman, Thelma, c’est l’histoire d’une transformation, une sorte de parcours initiatique, à près de 40 ans. Après l’accident de son fils, les cartes de la vie de Thelma sont rebattues. En vivant les rêves de son fils, Thelma se découvre elle-même, se comprend mieux, s’écoute mieux aussi. Cet événement la force à se poser les bonnes questions sur « les choses importantes de sa vie », à se réinventer.

J’ai eu envie de parler de tout ça avec une tonalité à la fois grave – car le point de départ est un événement dramatique – et légère. Avec un petit grain de folie, à travers les folles expériences qu’un adolescent de 12 ans peut avoir envie de vivre… parce que la vie c’est ça aussi. On n’écoute pas suffisamment l’enfant, l’adolescent qui sommeille encore en nous, pourtant qu’est–ce que c’est bon de lâcher prise !

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invité en tant qu’écrivain à l’étranger ?

En Belgique seulement. Mais mon livre est en cours de traduction dans 23 langues désormais… alors je ne désespère pas que l’on m’invite quelque part 😉 … d’autant que j’adore voyager et donner envie de voyager. Après avoir lu « La Chambre des merveilles », un certain nombre de lecteurs ont très envie de découvrir Tokyo… c’est formidable de parvenir à transmettre son amour d’une ville.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents sont des lecteurs occasionnels de romans, mes frères aussi. Je crois bien que j’ai toujours été le seul lecteur régulier à la maison ! En revanche il y avait toujours beaucoup de journaux et revues, de toutes sortes.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris désormais plutôt aux « horaires de bureau » car je me consacre à l’écriture, depuis quelques mois. Lorsque j’ai écrit La Chambre des merveilles en revanche, je travaillais à temps plein et voyageais beaucoup. J’ai donc essentiellement écrit ce roman le soir, le week–end, pendant mes vacances.

Comment écrivez vous ?

Je n’ai pas de rituel particulier, mais quelques habitudes. J’écris essentiellement chez moi, la plupart du temps dans mon fauteuil fétiche, mon ordinateur portable sur les genoux. Mais je travaille aussi hors de chez moi, dans des cafés parisiens – et dans ce cas-là en musique…

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

L’idée de départ de « La Chambre des merveilles », celle de l’accident, m’est venue un matin alors que j’emmenais mes enfants à la piscine et qu’ils étaient tous les deux en trottinette, sur un trottoir parisien. Je me suis dit qu’ils allaient trop vite. Je me suis demandé à quoi pourrait bien ressembler ma vie s’il arrivait quelque chose de terrible à l’un d’entre eux. La réponse m’est apparue comme une évidence. Ma vie ne pourrait plus être la même, jamais.

J’ai eu envie de raconter ça. Comment mon héroïne Thelma, qui pense avoir trouvé un certain équilibre, en menant sa carrière et sa vie de maman tambour battant, voit son monde basculer en quelques secondes. Comment elle se rend compte progressivement que ses priorités affichées ne correspondent pas à ses besoins, ses envies, ses valeurs. Comment elle va devoir progressivement abandonner sa vie de façade pour se reconnecter à ce qu’elle est vraiment.

Sinon, de manière générale, j’ai beaucoup d’idées, tout le temps. Je les note mentalement, ou bien sur un carnet, ou encore dans mon téléphone. Lorsqu’une idée revient, s’accroche, c’est qu’il y a là quelque chose qui m’intéresse. Mon travail consiste plutôt à faire le tri dans toutes ces idées !

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Je ne m’inspire de personne en particulier. Les caractéristiques de mes personnages, qu’il s’agisse de leur physique, leur histoire personnelle, leur psychologie… sont systématiquement des mélanges, et je ne saurais les rattacher à une source précise. Je m’inspire de ma vie, de mes proches, de situations vécues, d’observations dans la rue, dans les cafés, les transports en commun, de mes voyages, de l’actualité, de romans, de films, de pièces de théâtre vues récemment…

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Le premier des rôles, c’est de donner envie de lire. Rien n’est plus démotivant pour un lecteur occasionnel que de refermer un livre en s’étant ennuyé… et rien n’est plus enthousiasmant que d’avoir envie d’en lire un autre, et encore un autre. Je pense fondamentalement que lorsqu’on lit un roman, un récit… on apprend toujours quelque chose : sur soi, sur ses peurs, ses émotions, celles des autres, sur un lieu, une situation, une époque. C’est formidable, la lecture. Il n’y a rien d’autre qui permette d’apprendre autant, tout en ayant le temps de se poser, de réfléchir, de laisser infuser. Alors contribuer au plaisir de lire, pour moi c’est contribuer au plaisir d’apprendre, de réfléchir, de vivre avec plus d’intensité.

 
Le questionnaire façon Amélie Poulain

J’aime écrire, lire, aller au cinéma, passer du temps en famille dans l’effervescence parisienne ou plus au calme au soleil de mon Sud natal, voyager (j’adore Tokyo et Budapest par exemple, ces deux villes dans lesquelles Thelma vit de folles aventures dans mon roman)… Rien de bien extravagant, la vie, tout simplement.

Je ne déteste rien en particulier, je pense qu’il y a toujours quelque chose à apprendre d’une situation difficile. Mais je n’aime ni l’hypocrisie, ni les anchois. Dans les deux cas, j’en détecte la saveur assez vite et m’en éloigne aussi sec !

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Portrait réalisé par Margaux Gilquin avec la complicité de Magali Izard

Click & Love, de Cyril Massarotto

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« Julie est une jeune Parisienne de 30 ans. Elle ne croit plus en l’amour et doit faire des ménages pour gagner sa vie. Paul, lui, a 40 ans. il est chirurgien, vit à Londres et ne se console pas de la mort de sa femme. Leurs trajectoires n’auraient jamais dû se croiser… Et pourtant, une application très particulière, Click & Love, va progressivement les rapprocher. Et jouer avec leurs nerfs.
Alors que, message après message, leur désir de se rencontrer devient brûlant, Click & Love censure toutes les informations qui leur permettraient de se donner rendez-vous. Une torture. Et cette question : que cherche la main invisible qui se cache derrière l’écran ?
Julie et Paul, des deux côtés de la Manche, vont tout tenter pour piéger la machine. Mais alors qu’enfin ils réussissent à se voir « en vrai », quelque chose d’inexplicable se produit, qui bouleversera leur vie… »

Chaque été depuis quelques années je lis Mon Cyril Massarotto comme d’autres lisaient chaque année leur Mary Higgins Clark, sur la plage allongée sous le parasol, au même endroit, me laissant bercer par le bruit des vagues, savourant le sable chaud et la caresse du soleil sur mes jambes.

Chaque été depuis quelques années, je lis Mon Cyril Massarotto. Je ris, je pleure, je murmure « Ho non… » ou « Ha oui ça c’est bien » ou « Mais ! Pourquoi fait il/elle ça ?! ».

Chaque été depuis quelques années, je lis Mon Cyril Massarotto et je retiens les pages parce-que je ne veux juste pas finir d’être avec ses personnages, bercée dans un bain d’amour, d’amitié, de bienveillance. Bercée par la jeunesse, par la vieillesse, par le temps qui passe et je finis toujours les livres de Mon Cyril Massarotto en le remerciant de nous rappeler que le temps qui passe est à consommer avec modération certes mais avec intelligence, avec Amour, sagement, follement.

Le temps qui passe hélas….Paul en sait quelque chose. Il n’en finit pas d’égrener le temps d’opération en opération, de pizzas pas toujours très bonnes en soirées avec Jonas le fidèle ami. Celui qui est resté après. Après le drame de la vie de Paul.

Le temps qui passe hélas….Julie en sait quelque chose. Elle n’en finit pas d’égrener les heures de nettoyage de bureau en bureau, de pizzas jamais bonnes qu’elle mange seule sur son canapé en dévorant des livres.  Elle partage un peu de sa vie avec son amie depuis peu. Celle qui est arrivée. Après le drame de la vie de Julie.

J’ai lu, ici et là, que les lecteurs avait compris ce qui se passait dans cette histoire et qu’ils en étaient agacés car ils ne savaient pas ce qu’il fallait comprendre. Ha ha ha il est très fort Mon Cyril Massarotto.

Moi j’ai rien compris, et surtout j’ai pas compris qu’il fallait comprendre quelque chose parce que je n’ai rien vu venir, et ne comptez pas sur moi pour vous filer le moindre indice maintenant que je sais.

Moi je suis entrée dans l’histoire bim d’un coup hop là embarquée sans m’en rendre compte dites donc. Je me suis promenée de Paris à Londres. Je me suis enthousiasmée comme Julie et Paul. J’ai adoré me souvenir de Louis de Funès. J’ai adoré me demander si j’aimerais avoir les narines à l’horizontale ou à la verticale. Puis j’ai pleuré avec Julie et Paul, j’ai râlé en même temps que Julie, je n’ai pas compris en même temps que Paul. Je me suis franchement énervée quand cette maudite application les a coupés de tout. Du reste du monde. Parce-que brutalement le monde s’est arrêté de tourner. Et puis le monde s’est remis à tourner. Et puis on a pris des taxis, on a suivi des bus, on a parlé anglais puis français, on a failli manger dans un super restaurant. On a espéré, on y a cru…

Et on a eu raison. Parce-que nous sommes Julie et Paul. Oui, nous sommes eux. Nous sommes des assoiffés d’amour chacun à notre façon. Paul et Jonas sont Le Coeur des Hommes, ils sont aussi des Eléphants qui trompent énormément, ils sont La Belle Equipe, ils sont tout ça.

Ce livre est une comédie romantique merveilleuse. Digne d’un Love Actually. Vous savez le genre qu’on lit en mangeant des chamallows un paquet de kleenex à côté de soi. Le genre de livre qu’on ne veut surtout pas terminer. Surtout pas…

Moi j’en redemande. J’ai même imaginé les acteurs qui devraient interpréter les personnages. Ha ha la belle brochette que ça ferait dites donc….

Cyril, je te confirme que je n’ai pas aimé ton livre. Je l’ai A.D.O.R.E.

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A suivre, le portrait que j’avais fait de Cyril en octobre 2017

https://mgchroniques.wordpress.com/2017/10/15/cyril-massarotto-lauteur-dont-on-voudrait-quil-soit-notre-frere/

La Fille des Templiers, de Mireille Calmel

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19 mars 1314. Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’Ordre du Temple, est brûlé en place publique. Il a été condamné par le roi Philippe le Bel qui reproche aux Templiers de dissimuler un fabuleux trésor. Mais le jour du supplice, une colombe dépose un message entre les mains du souverain. C’est la malédiction, terrible : le Roi et ses fils paieront pour ce crime !

Huit ans plus tard…

15 juillet 1322. Une jeune paysanne, Flore Dupin, est pourchassée par les soldats de Charles IV.
Quel secret détient-elle ? Qu’a-t-elle à voir avec l’ordre du Temple ?
Un homme lui confie :
– Avant de mourir, le roi a prononcé ton nom !

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Des livres sur les Templiers, j’en ai lu beaucoup. Comme vous certainement. En effet, qui n’a pas eu la curiosité d’en savoir davantage sur les Templiers  après avoir entendu les terribles paroles prononcées par Jacques de Moslay sur le bucher :

« Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Portée par la plume vive de Mireille Calmel, « La Fille des Templiers », est un véritable moment de bonheur malgré la dureté de l’histoire.  Celle-ci a quelque chose de nouveau, offrant une autre facette de l’histoire des Templiers qui donne envie d’aller plus loin.

Cet Ordre, cette fois grâce à Mireille, nous invite à nous pencher sur lui et son secret.

Lire Mireille Calmel c’est une petite aventure. C’est vivre la passion qui l’anime. Car il s’agit là d’une véritable passionnée de l’Histoire, de l’écriture, du roman. Cette passion, elle nous la communique et nous entraîne dans un tourbillon.

Dans les livres de Mireille, et avec celui-ci nous sommes servies Mesdames, la femme a toujours un rôle emblématique porté avec charisme. L’héroïne de ce roman ne déroge pas à la règle.

Nous faisons donc connaissance avec Flore qui, au passage, est une jeune paysanne agréablement  contemporaine. J’ai été bluffée par la description faite de cette jeune fille, de ses parents, de son amoureux et de leur façon de vivre et d’être.  Nous n’avons aucune difficulté à les imaginer,  ce qui rend le récit très proche de nous.

Très vite nous plongeons dans l’intrigue. L’écriture n’offre aucun temps morts. Nous tremblons pour Flore et son entourage proche.  Les descriptions, loin d’être lassantes, nous laissent haletants et terriblement effrayés par ce que l’homme peut faire à ses semblables au nom d’une idéologie.

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas davantage.

Je ne souhaite qu’une chose : vous entraîner vous aussi dans ce tourbillon historique et vous  donner envie, comme moi, d’attendre avec impatience le tome 2.

http://www.xoeditions.com/auteurs/mireille-calmel/

Portrait de Mireille Calmel

https://mgchroniques.wordpress.com/2017/06/27/jai-rencontre-mireille-calmel-auteure/

Zélie Jumel, la nouvelle conteuse….

 

Zélie fut ma première chroniqueuse, elle sera mon dernier portrait. Alors forcément, je suis un peu émue là tout de suite.

Où ai-je rencontré Zélie ? Ni elle, ni moi ne nous en souvenons. Nous avons eu beau passer deux soirées ensemble tout récemment, parcourir le Salon du Livre, nous faire photographier sous tous les plans, rire, soupirer : la mémoire nous fait défaut.

Nous savons que nous nous connaissons, et nous nous apprécions depuis plusieurs années. Nous nous suivons mutuellement, nous nous soutenons toujours et je suis heureuse d’avoir été la première à qui elle a dédicacé ce joli Conte d’Ocitarina.

Je vous laisse découvrir qui se cache derrière la jolie Zélie au sourire énigmatique et surtout, surtout, lisez son joli conte !

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Bonjour Zélie, peux-tu me raconter comment tu es venue à l’écriture et ce que tu as commencé à écrire ?

J’ai un peu écrit lorsque j’étais enfant. Je me souviens d’un texte inspiré des templiers dont l’action se déroulait en Corse (alors que je n’y suis jamais allée). Je suis revenue récemment à l’écriture avec mes deux mémoires de recherche et mon blog. Je passe mon temps à écrire alors ma vitesse de frappe augmente. J’en suis arrivée à l’écriture en elle-même, il y a trois ans à peu près. J’ai cherché des concours de nouvelles pour me lancer. J’ai écrit des poèmes sur des sites. J’ai bafouillé un peu puis j’ai eu la chance d’être publiée une première fois et hop, j’ai continué !

Tu faisais lire à quelqu’un ce que tu écrivais ou écrivais-tu des choses que tu ne montrais à personne ?

Quelques poèmes ou nouvelles sont sur des sites donc ils sont à la vue de tous. Pour la nouvelle publiée et le roman jeunesse, il n’y a eu que des bêta-lecteurs de choc.

Zélie, lisais-tu quand tu étais enfant et adolescente ?

Je lisais beaucoup, beaucoup. J’ai lu toute la bibliothèque rose, ver et jaune et or. J’ai adoré ! J’ai continué avec les lectures du collège, notamment les trois mousquetaires en 4e, puis Harry Potter. J.K. Rowling a inspiré un grand nombre de personnes de ma génération quand on regarde bien. C’est elle qui m’a donné envie d’écrire.

Avais-tu des auteurs préférés ?

Alexandre Dumas, J.K. Rowling, Mireille Lesage, Victor Dixen, Lucinda Riley, mais aussi beaucoup d’auteurs autoédités comme Sonia Dagotor et toi.

As-tu écris autre chose que des romans ?

J’ai écrit une nouvelle qui a été publiée dans le recueil tel le Phénix, Mouvements de l’esprit. J’aime écrire des nouvelles et participer à des concours. J’ai aussi écrit quelques poèmes.

Comment t’est venue l’idée de publier ?

Pour le roman jeunesse, je répondais à un appel à textes. Après avoir reçu une réponse négative, j’ai eu envie de faire quelque chose de ce texte qui était prêt. J’ai donc décidé de l’envoyer à d’autres maisons d’édition. Et j’ai eu une réponse positive ! Que de joie ce jour-là !

Est-ce toi qui conçois tes couvertures de livres ?

Pour Tel le Phénix, c’était une couverture basique. Pour Conte d’Ocitarina, c’est mon illustrateur, Corentin Lecorsier qui l’a réalisé.

Peux-tu  me parler, en quelques mots, de chacun des livres que tu as   publiés ?

Tel le Phénix : Mouvements de l’esprit publié chez Souffle court Éditions : c’est une nouvelle un peu particulière dans le domaine de la musique. Je n’y connais rien, mais heureusement j’étais dans un collège avec de bons musiciens, sinon j’aurais eu du mal, un grand merci à eux.

Conte d’Ocitarina : mon premier roman jeunesse publié chez Evidence Éditions, est adapté pour les lecteurs dyslexiques. C’est un conte avec les codes du conte et de très belles illustrations de Corentin.

As-tu déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, mais j’aimerais bien…

Quelle place la lecture occupait-elle chez tes parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lit énormément, elle adore le policier par exemple mais lit également tout ce qui lui tombe sous la main ou que je lui ramène. Elle a gardé tous ses livres alors j’ai pu piocher dedans et découvrir de véritables pépites.

Y a-t-il des moments précis où tu écris ?

En général, j’écris pendant les vacances scolaires, quand mon esprit est un peu relâché de la pression de mon métier : professeur. Ma période préférée reste celle de l’été, car elle est la plus longue et me permet d’écrire, mais aussi de corriger et d’améliorer.

Comment écris-tu ?

J’écris quasiment exclusivement sur mon PC, je trouve que c’est tellement plus pratique pour pouvoir modifier tout de suite, voir ce que cela donne tel ou tel mot, telle ou telle expression, avoir son texte amélioré au fur et à mesure. J’adore !

Comment te vient l’idée d’un roman ?

Comme souvent je réponds à un appel à textes, je me laisse porter par l’écriture. Je me rends compte ensuite que j’inclus beaucoup de choses que je connais, que j’ai croisé ou que j’ai lu.

De qui t’inspires-tu  pour vos personnages ?

D’un peu de chacun !

Une dernière question, est-ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oui, il a un rôle à jouer. Il peut dénoncer certains faits de manière subtile, parler de sujets difficiles et faire comprendre aux lecteurs certaines choses de manière très douce.

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Zélie aime

  • La forêt noire (le gâteau)
  • L’odeur des vieux livres (et des neufs)
  • Se promener dans la campagne au hasard
  • L’Histoire
  • La Picardie

Zélie n’aime pas

  • L’hypocrisie
  • Le soleil dans les yeux
  • Les gens sans avis ou qui en changent trop souvent
  • Le froid (en ce moment, on est gâté)
  • Les légumes coupés en lamelles

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https://www.facebook.com/zelie.jumel?ref=br_rs

https://zeliejumel.fr/

https://www.babelio.com/livres/Jumel-Conte-dOcitarina/1029746

https://www.livraddict.com/biblio/livre/conte-d-ocitarina.html

Cristina sans H mais avec un coeur immense

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Je voyais son nom sur les pages auteurs …

Je voyais son nom parce qu’elle est chroniqueuse et que cette fille là voyez-vous, cette Cristina sans H, je me disais qu’elle avait une sacrée plume. Une gentille façon de parler des auteurs.

Je voyais son nom et je me demandais comment moi petite auteure, je pourrais l’approcher cette Cristina sans H qui chronique les auteures très, très connues, des Virginie Grimaldi, des Agnès Martin-Lugand, pour ne citer qu’elles.

Je voyais son nom, et puis un jour j’ai tenté. Alors je lui ai écrit. Et elle m’a répondu. Et on a échangé. Et j’ai adoré nos échanges.

Et puis un jour, j’ai vu mon nom sur son blog et ce jour là, croyez-moi, j’ai eu les larmes aux yeux parce que cette fille là, cette Cristina c’est pas seulement une chroniqueuse, c’est un coeur gros comme l’univers, c’est une injection de rappel à l’amitié, c’est à elle seule Noël, Pâques, et tous les jours fêtes.

Et puis Cristina et bien elle sort un livre. Oui un livre qu’elle a écrit pour elle, pour nous les nanas. Un livre superbement écrit.

Du coup j’ai eu envie de lui faire son portrait à ma Cristina sans H.

Love.

Margaux

*-*-*-*

Bonjour Cristina, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours écrit sur tout, partout. Petite, j’avais mon journal intime, au collège, j’étais celle qui écrivait les plus longues rédactions, à la fac, je manquais toujours de temps pour mes dissertations, j’ai toujours quelque chose à raconter, je suis celle qui parle de trop. De là à se lancer dans l’écriture d’un livre, le courage et le manque de confiance me manquaient. ..En étais-je vraiment capable ? Créer mon blog en 2014 a été un premier pas vers l’écriture « publique ». J’y écris sur la vie, sans filtre, sur les joies et les déceptions de maman, sur les difficultés d’être une femme accomplie, mais aussi mes coups de cœur et bien sûr quelques coups de gueule. Mes deux lignes conductrices : être authentique et le partage. Mes lecteurs les plus fidèles m’encourageaient alors à écrire quelque chose de plus grand. Un livre.Que voulez-vous dire ? Un livre, un vrai ? Oui ! Mon Dieu ! Beaucoup m’attendaient dans le style « Bridget Jones »…j’ai peur de décevoir certains, bien que je pense avoir essayé de traiter mon sujet avec humour, ce qui est pour moi indispensable.

En mars 2017, à la suite d’un très difficile passage dans mon job, je décidai de me lancer dans ce grand chantier, pour m’évader de mes journées de bureau surréalistes et psychologiquement éreintantes… L’histoire, inspirée de mon vécu, s’est naturellement imposée à moi…j’étais embarquée, vol long courrier, business class.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai écrit les premières cent pages seule, sans les faire lire à personne…mes voisins de table chez Starbucks (où j’écrivais la plupart du temps) ont du me dérober quelques mots par ci  et par là, mais je n’ai eu aucun avis avant de le faire lire à mon amoureux. De manière tout à fait objective, il m’a dit « Fonce ». Mon premier avis professionnel sur ces premères pages est arrivé très vite, quand, contactée par 2 maisons d’édition, je leur faisai alors lire les prémices de mon manuscrit. Ils m’ont répondu « Fonce ».

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Je lis depuis toujours (je sais, ce n’est pas original, mais c’est vrai), de tout, ma curiosité à été très vite aiguisée par des sujets très divers. J’ai commencé comme beaucoup de petites filles par la bibliothèque rose  puis Agatha Christie dont j’avais toute la collection. Puis très vite, j’ai ressenti le besoin d’accéder à des histoires plus fortes, « des histoires de grands ». Je dois avouer que mon sujet de prédilection était tout de même la romance… A 14 ans, j’avais déjà lu tout Barbara Cartland (ne ris pas)…Je me souviens avoir acheté en cachette « Le journal de Laura Palmer », tiré de la série de David Lynch, « TwinPeaks » et d’avoir été à la fois fascinée et dérangée. A 16 ans, Le Rouge et Le Noir était ma bible, Jane Austen ma meilleure amie. A 18, « La Belle su Seigneur » devenait mon essentiel.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Oui, bien sûr. Je lisais énormément de choses très différentes mais si je devais relire un livre ou l’emmener avec moin sur une île déserte, mon choix se portait toujours sur les mêmes auteurs : Stendhal, Alberto Moravia, Gabriel Garcia Marquez, Albert Cohen, Isabel Allende, Kundera, Fernando Pessoa. Une force indescriptible m’attirait vers ces « grands » auteurs, comme un besoin d’exprimer que j’avais une petite place quelque part, bien à moi. Je saisissais la chance de pouvoir accéder à un monde érudit, contrairement à mes parents, par exemple, à qui la possibilité de faire des études n’avait pas été donnée.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Non, il s’agit de mon premier, Margaux ! Mon deuxième est en cours…(info exclusive !)

Dites-moi Cristina, comment vous est venue l’idée de publier ?

Je n’y pensais pas un seul instant quand je me suis lancée dans l’aventure. Je voulais que mon projet soit pleinement abouti, l’avoir lu, relu et sûrement recommencé mille fois avant de m’armer de courage et de l’envoyer aux maisons d’édition. J’imaginais par contre, déjà bien, les lettres de refus qui auraient pu affluer en grand nombre et me noyer dans  des litres de vodka pomme. J’ai eu la chance d’être contactée pendant l’écriture de mon livre (grâce à mon blog, sur lequel j’avais mentionné mon projet)  et de signer un contrat avec les Editions Seramis, avant même d’avoir terminé mon manuscrit. Je suis extrêmement chanceuse, je le sais.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Absolumen t pas. C’est le graphiste de Seramis qui s’en est occupé. Je dois confesser qu’au premier abord, la couverture de mon livre ne me plaisait aucunement. Je ne savais pas si je le trouvais trop feel-good, pas assez sérieuse, ridicule, ou trop loin de ce que j’avais imaginé. Mon éditrice, Hélène, était persuadée qu’elle pouvait plaire et, justement venir contrebalancer le sujet un peu difficile. Je lui ai fait confiance.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de votre livre ?

 « Une carte postale du bonheur » nous parle de Juliette, qui vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l’amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais, à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C’est le début d’une histoire d’amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l’espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu’elle n’a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d’un physique qui n’est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

Ses amis ont beau l’exhorter à fuir cet homme qu’ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d’autre enfant. À la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces indélébiles.

Je n’ai pas voulu écrire un livre où l’on tombe dans le pathos et l’on fait sombrer le lecteur. J’ai voulu y décrire les mécanismes, mais aussi le processus de reconstruction et de rechute, la guérison.

Dire que cela peut arriver à toute personne normalement constituée.

J’ai été stupéfaite de voir le nombre de personnes (il n’y a pas que des femmes), qui ont été confrontées à ce type de personnes qui ravagent tout sur leur passage : votre personnalité, vos rêves, votre dignité. J’ai reçu beaucoup de messages très touchants. Il était alors important pour moi de délivrer une note positive et d’espoir.

Renaître des cendres est possible.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lisait surtout de la presse, magazines et différentes revues comme Paris Match ou Femme Actuelle .J’ai appris à lire avec mon père en lisant l’équivalent de l’Equipe au Portugal, « A bola ».  Mais c’est bien seule, puis plus tard grâce à de formidables professeurs de français, que je poussais les portes de la littérature.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’ai du écrire pendant pratiquement toutes mes pauses déjeuner pendant un an…Comme tout le monde, je manque de temps, alors j’écris aussi sur mon smartphone ou sur ma tablette, dans les transports ou dans les salles d’attente, pendant mes séances d’aquabiking. Je ne suis pas du matin et ne me lèverai jamais tôt pour écrire, c’est au dessus de mes forces, j’admire ceux qui le font ! Je suis par contre capable d’écrire toute la nuit…

Comment vous vient l’idée d’un roman ? De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Mon premier, comme je l’ai indiqué plus tôt, m’a été inspiré d’une histoire que j’ai vécue. Parler de soi peut évoquer la facilité, pourtant, je trouve que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Ce fut l’exercice le plus difficile qu’il m’ait été donné d’effectuer.

Mon second, qui est encore au stade d’embryon, m’est venu une nuit, alors que je n’arrivais pas à dormir. Je me suis empressée de me saisir de mon minuscule carnet à paillettes, sur lequel je jette toutes mes idées et j’ai noirci 4 pages…personnages, intrigue, type de récit, époque, documentation nécessaire. C’est inspiré d’une partie de l’histoire de mon peuple mais aussi de tranches de vie de femmes que j’ai connues…les vaillantes, les insoumises, les guerrières. Je ne peux en dire plus pour le moment. Une seule certitude : la vie et les gens sont les sujets les plus inspirants que je connaisse.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je fais partie de ces personnes qui sont persuadées que l’écriture a beaucoup de vertus thérapeutiques. Si l’écriture de mon premier roman a définitivement clôturé un passage de ma vie et fait prendre conscience que tout était bien derrière moi, je suis aussi cette lectrice qui recherche dans ses lectures des sensations fortes, le vertige, les émotions. Les livres qui m’ont le plus marquée sont ceux qui m’ont fait pleurer des torrents de larme, ceux qui m’ont permis de me remettre en question, ceux qui sont venus bousculer mes convictions. Les écrivains ont ce pouvoir de vous toucher en plein cœur, de vous panser, vous bercer, vous rassurer ou justement vous faire douter. Tout cela grâce à des mots. C’est tout de même fantastique. Il y a peu de temps, je terminais le dernier livre de Joyce Maynard,  « Un jour, tu raconteras cette histoire », effondrée, je baignais dans mes larmes. L’amoureux pensait qu’il était arrivé quelque chose de grave, il était impossible de me calmer. Plus tard, il me dirait, « C’est juste un livre ». Oui, juste un livre. Juste une auteure qui a su me bouleverser avec des mots. Quelle force.

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Cristina aime

  • Les mojitos
  • Bruno Mars
  • Le soleil qui caresse la peau
  • L’amour
  • Le poulpe à l’ail et avec un soupçon d’huile d’olive (je sais, je viens de faire tomber le mythe, là)

Cristina n’aime pas

  • Les personnes envieuses
  • La méchanceté gratuite – même tout court, d’ailleurs
  • Le froid
  • La mauvaise foi
  • Les gens qui ne ramassent pas les crottes de leur chien dans la rue (ça me rend dingue)

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Facebook : https://www.facebook.com/DeAmorimCristina/

Instagram : https://www.instagram.com/cristina_de_a/

Blog : https://leblogdelacristinasansh.me/

 

Qui est Alice QUINN ?…

Dites donc, en voici une drôle d’histoire ! Je me mets à faire des  portraits  à l’aveugle ! Bah oui quoi enfin ! Qui est Alice Quinn ? Je le découvre en même temps que vous chers amis et je ne suis pas déçue croyez moi !

Je croise Alice sur les murs amis, je souris à ses commentaires, je palpite à ses partages, je me prends à avoir envie de lire ses livres dont cette fameuse intrigue « La Lettre Froissée ».

Mais je ne connais pas Alice Quinn. Je ne l’ai jamais lue. Mes copines oui.

Je me penche sur sa photo et me dit « Allez go…ose ! Va lui demander un peu qui elle est cette dame ». Et voilà. Un portrait que je vous laisse découvrir espérant qu’il vous séduira comme moi il m’a séduite.

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Laurence Marino, la pétillante auteure qui vient clore le cycle des auteures Bordelaises

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Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

Elle est pétillante et malicieuse, observatrice et psychologue. Elle donne aussi des cours de « Sacologie »…oui vous avez bien lu…des cours de « Sacologie », en lisant son portrait vous comprendrez mieux:).

Bon, il est temps que je vous présente Nadia Bourgeois. Mais  d’abord je vous voudrais vous dire ce que, moi, j’ai ressenti en sa présence. Oui, en sa présence, parce-que j’ai eu la chance de partager un repas avec Nadia, dans le QG des auteures bordelaises, et que ce repas je ne suis pas prête de l’oublier.

Il y a eu le premier regard échangé, équivalent à un coup de foudre amical. Vous savez le premier regard qui donne le sentiment que cette nana là on la connait depuis toujours.

Puis les premiers pas faits ensemble jusqu’au restaurant. La porte poussée, la table choisie, le repas commandé et enfin le tête à tête.

La minute qui fait que ça passe.

Ou pas.

Et perso, bah c’est super bien passé avec Nadia. Tellement bien qu’on a pas vu l’heure tourner, qu’on a pleuré de rire, souri de tendresse. Tellement bien qu’on va remettre ça parce-que Nadia c’est une nana pas comme les autres du tout. Elle écrit à merveille, anime des ateliers d’écriture, écrit des pièces de théatre. Et le tout dans la simplicité la plus totale…

Je suis conquise par ce troisième portrait d’auteures Bordelaises.

Merci

 

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Valérie Capelle, l’auteure douceur….

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Qui est Valérie Capelle, l’auteure de ce formidable roman « Sept jours à vivre » ?

 

Tu vois, Antoine, là y’a deux coquelicots qui se touchent. Ils se prennent dans les bras pour danser… » Que feriez-vous si vous appreniez qu’il ne vous reste que quelques jours à vivre, et si une inconnue vous invitait dans sa maison de campagne pour vous apprendre à respirer ? Antoine, lui, ne réfléchit pas longtemps.

C’est ce que nous allons découvrir à travers ce joli portrait.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Valérie, le samedi 27 janvier à la Libraire Jeux de Mots à Cadillac chez le délicieux Christophe, un libraire comme nous les aimons. Attentif aux auteurs. Il aime lire et partager ses coups de coeur, que les auteurs soient célèbres ou pas, l’important étant la qualité de la relation établie avec l’auteur afin que celui-ci puisse se sentir à l’aise lors de la dédicace. Valérie ne pouvait pas mieux tomber pour sa première dédicace-conférence, et nous avons tous répondu présents tellement le lieu est magique et chargé de réelles bonnes ondes.

 

Cette rencontre fut à la hauteur de mes espérances. Nous avions échangé par FB et par téléphone, nous avions failli nous rencontrer, et puis vous le savez nous courons toutes et tous…et notre rendez-vous a été reporté. J’en avais nourri un léger chagrin tant son livre m’avait plu.

Et comment ne pas aimer « Sept jours pour vivre ? »…comment pourrais-je ne pas aimer ce livre après avoir accompagnée Tante Marthe au bout du chemin ? Car ce livre évoque la fin de la vie d’un jeune homme. Il croise la route de Paulette, à moins que ce ne soit le contraire allez savoir avec le destin, et…le reste de l’histoire est magique. Tout comme Valérie. Merci Valérie tu es une merveilleuse rencontre.

Je souhaite longue vie à ton livre, longue vie à Paulette et Antoine et je souhaite que chacun d’entre nous croise un jour la route d’une Valérie…

Chers amis lecteurs, lisez ce livre et votre approche sur l’accompagnement en fin de vie, sera désormais teintée, non, noyée de douceur.

Merci

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