Olivier de Lagausie, cet auteur que j’aime beaucoup

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J’ai rencontré et découvert Olivier de Lagausie lors d’une lecture de « pages arrachées » de roman, par deux comédiens Eric et Clémence.

 

Olivier de Lagausie, c’est une d’abord une présence. Une présence rassurante. Il est calme et posé. Chez lui aucune vanité d’auteur, de prétention d’éditeur. Non rien de tout cela. Olivier accueille avec le sourire de ceux qui s’intéressent à « l’autre ». Le regard est bienveillant et invite à la discussion et à l’échange.

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Ce soir là, un des livres d’Olivier m’a particulièrement attirée :  « Le Sourire de Robespierre ».

Interrogeant Olivier sur le sujet, il m’a raconté avec bonheur l’origine de l’histoire de ce livre. Histoire inattendue s’il en est, mais dont le thème ne pouvait manquer de me plaire.

Après avoir lu  ce livre,  en est venu un autre :  « La main de Dieu », livre que j’ai également dévoré. J’aime décidément cet auteur qu’est Olivier.

Mais comme je suis une bien piètre chroniqueuse, je préfère que découvriez cet auteur au travers de l’échange que nous avons eu et dont je remercie chaleureusement Olivier.

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Conférence du 5/11/2016 – Archipel des sans-voix

Samedi 5 novembre 2016, au siège du Grand Orient de France à Paris 9e, devant un public de 200 personnes intéressé et désireux de mieux comprendre leurs difficultés et leurs propositions de solutions  des Sans-Voix ont témoigné de leurs parcours et proposé des solutions qui leurs tiennent à coeur.

http://archipel-des-sans-voix.fr/samedi-05112016-reunion-publique-a-paris-des-sans-voix-proposent/

 

 

 

Bob Garcia, Auteur et libellule à ses heures perdues…

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Par quoi je commence avec cet animal là ? Hein ? Je vous le demande.

Enfin, je me le demande.

Voyons…Comment je connais Bob déjà ?

Attendez…je cherche…Ben je ne sais plus. Peut-être parce que nous sommes collègues d’écriture.

Ou alors parce que j’ai croisé une libellule sur un plateau télé…et que voyant cette libellule je me suis dit « je connais ce gars là… » !

Mais oui c’est lui ! C’est Bob ! L’homme qui me téléphone le matin pour me demander si je suis réveillée parce que bon, faut que je sois réveillée, nous avons une émission télé. Ensemble. Et que cette émission je ne suis pas prête de l’oublier et ça, grâce à lui !

Alors j’ai eu envie de le connaître et de vous le faire connaître aussi.

Attention ! C’est un mec bien. Faites gaffe à l’accoutumance.

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Cyril Massarotto, l’auteur dont on voudrait qu’il soit notre frère….

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Je vous préviens de suite les filles, Cyril et moi c’est une longue histoire et ne comptez pas sur moi pour vous raconter quoique ce soit.

Non mais des fois, manquerait plus que ça tient. Calmez vous jeunes lectrices, Cyril a l’âge de mon frère.

Autant vous dire qu’il m’énerveuuuuu et que j’ai dû le menacer de diriger un missile vers lui : « même pas peur » m’a-t’il dit. Alors j’ai menacé de diriger  deux missiles : « toujours pas peur ». Le troisième missile l’a convaincu que, peut-être, je pourrais bien mettre ma menace à exécution. Appuyer sur le bouton départ direction la casa Massarotto.

Oui je sais, vous allez me demander pourquoi tant de haine et pourquoi je veux absolument faire parvenir depuis mon doux sud-ouest un missile à ce garçon gentil, amusant, tendre, etc. C’est que voyez vous, j’ai passé l’été à lire du Cyril Massarotto. J’ai passé deux semaines à Hourtin à me marrer sur ma serviette de bains sous le regard intrigué des autres vacanciers.

Me marrer ? Pas seulement. J’ai pleuré aussi. Oui je me suis faite cueillir comme une fleur à la lecture de ses romans. Cueillir au moment où je ne m’y attendais pas.

Cyril n’est pas seulement un gars qui se marre, ou qui écrit des livres mettant en scène d’autres garçons qui se marrent. Enfin qui ont l’air, comme ça de se marrer, de prendre la vie bon an, mal an. Bon j’avoue, les garçons lui ressemblent étrangement. Ça met encore plus de piment quand on le connait « en vrai ». Mais quand même.

J’ai lu un livre. Puis deux. Puis trois. Puis quatre. Comme ça, successivement. J’allais chercher ses livres à la librairie de Montalivet.

« Ben dites donc » me dit la libraire « vous avez l’air d’aimer ».

Aimer ? C’est rien de le dire. J’adore.

Du coup, j’ai souhaité le rencontrer encore une fois. Parler avec lui. Faire un joli portrait. Mais pour ça gentes dames, sachez qu’il faut avoir une patience…une patience…une patience…..

Ho et pis zut tiens, je vous dis qu’il m’énerve ce Cyril….rhooo…allez venez le découvrir:))

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Laure Manel, une auteure tout en douceur

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Laure Manel est une princesse qui va devenir reine.

Retenez bien son nom.

 

« Encore une princesse » ? Allez-vous me demander.

« Hé ben oui encore une princesse », vais-je vous répondre.

Moi j’y peux rien si je ne croise que des princesses. Il faut dire que ces jeunes auteures que je vous présente se connaissent toutes, se fréquentent toutes, s’amusent toutes sur les mêmes réseaux, vont toutes aux mêmes remises de prix, forment un groupe et échangent, rient ensemble, nous font partager leur bonheur.  Alors forcément je les remarque. Je les lis. Je les écoute. Je les aime. Voilà. Moi, que voulez-vous, des jeunes femmes super bienveillantes, bah je les transforme en princesses.

Laure ça fait un moment que je l’observe. J’ai appris à la connaître avant de l’approcher. Et puis, de jour en jour, nous avons fait connaissance et je l’ai appréciée. C’est une jeune femme humble, douce, réservée, qui ne semble  pas sûre elle. Elle n’en fait pas des tonnes. Elle ne se voit pas en haut de l’affiche. Et pourtant, quelle plume, quelle écriture et quel talent.

Son roman « La Délicatesse du Homard », édité par Michel Lafon en est la preuve.

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La presse dit de Laure, qu’elle est la nouvelle révélation du roman français. Et moi je le crois aussi.

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Du coup, ça me met en appétit. Mais avant le « Homard », il y a les entrées voyez-vous. Et moi j’ai bien envie qu’on déguste ensemble l’entrée, le plat et le dessert.

Vous me suivez ? On est vendredi….

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« Raconte moi ta chèvrerie »… Valérie Corrège – Éleveuse de chèvres dans les Cévennes

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J’ai connu La chèvrerie grâce à une de mes amies à qui je disais : « un jour j’irai élever des chèvres », elle m’a répondu : « j’en connais qui l’ont fait. Et ils sont heureux ».

Depuis ce  jour là, je suis de près Valérie, François, les chèvres, les chiens, les chats, je suis tout le monde dans la chèvrerie. Je ne veux pas les lâcher. Nan, nan, nan, je ne les lâche pas. Je suis trop bien avec eux.

Et puis ces chevriers, et bien ces chevriers, ils sont cultivés. Ils écrivent bien, ils lisent bien. Ils étaient profs de lettres et de philo. Alors de temps en temps, ils nous partagent un petit quelque chose de leur ancienne vie et là je suis aux anges.

Je suis également l’heureuse marraine d’une chèvre « Karénine ». Vous aussi vous pouvez parrainer une chèvre si vous voulez. Vous verrez le bonheur que ça procure. Même de loin.

Et puis je suis fan de leurs produits faits maison.

Venez, suivez-moi….je vais vous les faire découvrir….

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N’est pas Mary Poppin’s qui veut. Encore faut il être sûre d’avoir un réparateur de parapluies digne de ce nom en cas de pépin.

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Ma grande inquiétude concernant Mary Poppin’s a toujours été pour son parapluie.

Imaginez le truc.

Mary décide de s’envoler, déjà je trouve que c’est juste génial de pouvoir s’envoler comme ça au dessus des maisons.

Mais ne nous laissons pas dissiper. Revenons à nos baleines.   De parapluie.

Donc Mary Poppin’s compte sur son parapluie et l’autre il fonctionne pas.

Imaginez la scène. Vous y êtes ? Vous la voyez notre Mary Poppin’s tentant d’ouvrir son parapluie, encore et encore, taper du pied et le jeter ? V’lan. Comme ça. Aux pieds de son colporteur.

C’est pas possible. Ca n’existe pas.

Mary Poppin’s sans parapluie, c’est Popeye sans ses épinards, David Bowie sans Major Tom, et Tic sans Tac. Je refuse d’imaginer un truc pareil. Je me colle des angoisses rien qu’à y penser. Imaginer notre Mary Poppin’s clouée au sol m’est insoutenable.

Heureusement, un ami à qui je confiais mes angoisses m’a présenté un réparateur de parapluies.

Vous me croyez pas ? Ben suivez moi…. Lire la suite

Valérie Bel – Auteure adorablement ensorceleuse…

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A chaque fois que je vois  Valérie, je pense « Bonbons, Caramels et Chocolats ».

Pourtant elle n’est pas marchande de bonbons.

Elle est Auteure.

Mais attention. Pas n’importe quelle auteure. Une auteure ensorceleuse avec un sourire angélique et des yeux rieurs quand elle secoue son paquet de bonbons et semble nous dire « venez à moi les gentils lecteurs… ».

J’ai connu Valérie Bel au salon du livre de Paris, 2017. Elle présentait son livre « Angel et Marie » qui avait été couronné de succès par le prix du meilleur roman indé 2017, catégorie Romance. Et elle offrait des bonbons à ses lecteurs. Du coup, je suis devenue sa plus fidèle lectrice:))).

Plus sérieusement, enfin sérieusement…peut-on parler de sérieux avec Valérie ? Non définitivement non, sauf quand elle parle de l’amour avec subtilité, tendresse et douceur, Valérie n’est pas sérieuse. Mais derrière ce côté « léger » se cache une auteure de talent que j’ai hâte de vous faire découvrir.

Elle vient de sortir un roman intitulé « Nous danserons sous la pluie », un roman magnifique, « rempli d’amour, d’humour », « tendre, bouleversant »…

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Vous venez ? Nous sommes vendredi….

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Jeunes auteurs non édités, ces conseils que vous demandez ….

Plusieurs jeunes auteurs parmi vous m’ont demandé comment j’avais fait pour être éditée par une grande maison d’édition, comment j’avais géré cette expérience et ce que j’en avais retiré.

En bref, vous me  demandez des conseils parce que vous caressez vous aussi l’espoir de vivre cette aventure unique et inoubliable.

Je me suis longtemps interrogée sur la réponse que je pourrais vous adresser.

Quelle serait ma légitimité à faire cela ? Qui suis-je pour prétendre donner des conseils à de jeunes auteurs qui rêvent d’édition ?

Tout d’abord, je ne suis pas écrivain. Je suis « auteure de passage ». J’aime l’écriture mais je ne ferai jamais de best-seller, je n’ai pas le talent pour ça.

Alors comment vous donner des conseils, moi qui n’ai écrit qu’un livre ?

J’ai eu de la chance qu’une maison d’édition aime mon livre au point de l’éditer.

J’en suis consciente et j’ai ouvert grands les yeux pour ne rien louper de l’incroyable aventure qui m’arrivait.

Pour autant, ce n’est pas parce que j’ai une revue de presse importante, plus de 40 interviews, qu’ils s’ agissent de plateaux télés, d’émissions radios, de presse, et que j’ai gardé des contacts avec des journalistes  que cela fait de moi une spécialiste des relations presse. Il faut garder beaucoup d’humilité et veiller à rester simple. Avoir une « expérience » ne signifie pas être « professionnel».

Chaque interview est différente en fonction de l’interlocuteur, du journal, de la chaîne, de l’actualité, de la tendance. Et seule une attachée de presse qualifiée, habituée, sait accompagner sur cet aspect-là.

Ma petite expérience m’a conduit à rencontrer des auteurs, à sympathiser avec certains, et à devenir amie avec d’autres. Ces rencontres m’ont donné l’idée de créer un blog et de partager leurs portraits et actualité. Là encore, il faut rester humble et ne pas se la raconter.

Echanger une heure avec Guillaume Musso est bluffant, mais ne fait pas de moi un être exceptionnel.

Avoir un article sur mon livre signé Grégoire Delacourt est agréable, mais ne fait pas de moi quelqu’un de particulier.

Prendre un verre avec Marc Lévy lors d’un hang-out et correspondre par mail avec lui est incroyable, mais ne fait pas de moi quelqu’un de différent.

Interviewer Cyril Massoroto, entre deux crises de fous rires, rend le moment  sympathique, mais ne fait pas de moi sa grande sœur ou sa meilleure amie.

Ecrire et demander conseil à Virginie Jouannet est merveilleux et je fais tout pour garder cette amitié profonde et sincère.

Parler de l’angoisse de la page blanche à Valérie Tong est rassurant.

Echanger avec Agnès Ledig est émouvant.

Parler les yeux dans les yeux avec Baptiste Beaulieu est inoubliable.

Prendre le thé  plusieurs fois avec Janine Boissard est un rêve éveillé.

Avoir une panoplie de dédicaces, ne veut pas dire que je suis copine avec tous les auteurs. Etre lue et félicitée par un romancier célèbre est agréable mais ne fait pas de moi une privilégiée.

Je m’arrête là et m’excuse auprès de ceux que je n’ai pas cités mais dont les portraits sont sur mon blog.

Vous allez vous demander ce qui me prend à vous raconter tout ceci en détail, moi qui prétend être simple et ne pas me la ramener. Oui, je suis simple, oui je le reste et jamais je ne parle de ce que j’ai vécu grâce à cette édition. Pourquoi ? Par pudeur. Par politesse. Parce que je ne supporte pas les gens qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas.

Mais force est de constater que depuis quelque temps, il y a un vent bizarre qui souffle. Je lis, ici et là, des choses complètement dingues. Je vois des gens qui se la racontent, qui se croient arrivés et qui distillent leurs conseils comme de l’eau bénite parce qu’ils ont édité un livre. Stop. Il faut arrêter avec ça. Faire une télé, une radio, des interviews presse ne signifie pas « maîtriser » le métier. Et encore moins réussir auprès d’un jeune auteur ce que l’on est peut-être pas capable de réussir une autre fois.

Ce que je veux dire à travers ce papier, c’est que s’improviser spécialiste,  me paraît d’une incorrection tout à fait incroyable et d’un affront terrible aux gens du métier : je pense aux des attachées de presse, aux éditeurs et aux accompagnateurs littéraires et correcteurs.

Pour en revenir à vos questions, ce que je veux surtout dire aux jeunes auteurs, c’est que ce que j’ai fait, ils peuvent le faire car tous les auteurs passent par la même case.

Il vous suffit de croire en VOUS.  Et de savoir discerner les professionnels des amateurs. Entourez vous de bonnes personnes. Rapprochez vous des indépendants qui vous donneront des conseils. Et continuez à écrire aux maisons d’éditions en ciblant leur ligne éditoriale.

Alors vous donner des conseils, je ne sais pas. Vous raconter mon expérience, je veux bien.

Margaux Gilquin

 

Claire Casti de Rocco – Auteure

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Je ne suis pas certaine de pouvoir vous cacher complètement ma joie en partageant le portrait de Claire Casti de Rocco…

Elle fait partie du royaume de mes « princesses auteures ». Celles que je couve et que je ne lâche pas du regard. J’adore discuter avec mes princesses. Je m’intéresse à leur vie de jeunes femmes, à leur vie de famille, à leur travail, à leur passion qui est la mienne : l’écriture. Je trouve génial d’échanger nos idées sans concurrence mais avec loyauté et bienveillance.

Claire a ce que j’aime chez ces jeunes femmes  : la classe, le chic,  la simplicité, l’authenticité,  la gentillesse.

Claire a une chose que j’aime particulièrement : le talent.

Cet été, j’ai lu « Rien d’autre que la vie » sur les conseils d’une autre princesse auteure, Sonia,  et j’ai trouvé l’histoire belle, tendre et bouleversante à la fois. J’ai aimé la façon dont Claire nous démontre que l’on peut, que l’on doit, être heureux malgré tout. Que le passé ne doit pas être un poids, que l’on doit avancer.

J’ai aimé ses mots simples, mais percutants qui invitent à comprendre, à colmater les brèches, et  à avancer.

Le passé est le passé, on ne peut pas le changer nous dit Claire.   On peut le revivre, et dans « Rien d’autre que la vie », nous revivons celui de l’héroïne et l’on peut comprendre certaines choses en même temps qu’elle. Mais, en même temps qu’elle, si l’on sait qu’on ne peut rien changer, on découvre aussi qu’il faudra faire « avec ».

Même si c’est dur, même si c’est grave.

J’ai aimé cette histoire, d’adolescents, qui ressurgit à la faveur d’une rencontre d’apparence banale. J’ai aimé le fil déroulé, les mystères éclaircis. J’ai aimé cette époque là. Une époque qui n’est pas la mienne. Une époque où j’étais la mère de ces adolescents là…parce que Claire a l’âge d’être ma fille.

Je vous invite vraiment à découvrir ce roman et les autres de Claire.

Vous venez ? Nous sommes vendredi…..

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Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours été fascinée par l’« objet » livre, qui est devenu un compagnon dès que j’ai su en déchiffrer les phrases et comprendre leur sens. Je me sentais bien dans les bibliothèques, publiques et familiales. Plus je lisais, plus je me disais que je n’étais pas seule à inventer des histoires, à rencontrer des personnes imaginaires et leur prêter vie. Cela me conditionnait. Le stylo me démangeait. J’ai donc commencé par écrire de courtes histoires vers l’âge de huit-neuf ans. Quelques feuilles reliées ensemble par des agrafes, puis de plus longues ensuite.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai toujours fait lire mes écrits, mais à ma mère dans un premier temps. Puis petit à petit la confiance a gagné du terrain, et j’ai fait découvrir mes textes à quelques amis, vers l’âge de vingt ans, mais surtout ceux que je savais lecteurs compulsifs, pour ne pas dire passionnés.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Énormément. J’y passais presque tout mon temps libre.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Bien sûr. Et qui sont restés les mêmes à ce jour : les sœurs Brontë, Oscar Wilde, Daphné du Maurier… Il y a seulement quelques années, j’ai découvert Kate Mosse et Carlos Ruiz Zafón, des auteurs d’aujourd’hui que j’affectionne particulièrement.

A l’époque j’aimais beaucoup Pagnol, pour le côté simple et insouciant, l’évocation de la Provence aussi.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, une nouvelle pour participer à un concours, et un semblant de pièce de théâtre quand j’étais plus jeune.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Parce que je me suis dit que mon texte valait peut-être quelque chose (mon premier roman Un soir de Noël) et que la meilleure façon de le savoir était de le présenter à ceux qui voudraient bien le lire. Mes proches m’ont encouragée en ce sens. Mais il m’a fallu des années pour passer à l’acte et enfin me confronter à la réaction des lecteurs.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oui. En particulier pour les deuxième et troisième. Je travaille avec un graphiste professionnel.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Le premier, Un soir de Noël, est le plus léger de tous et celui qui reflète le moins de mon style d’aujourd’hui je dirais ; c’est le livre de mes débuts, celui qui m’a aidée à me lancer. On est moins dans l’émotion, davantage dans la légèreté.

 

Le second, Rien d’autre que la vie, est un livre frais et grave à la fois. Il oppose l’insouciance de la jeunesse à la douleur de la mort, il évoque la perte d’un grand amour qui n’est pas sans conséquence… Surtout des années après, quand on découvre certains faits que l’on n’attend pas. Le message est clair : la vie est belle et au diable les regrets !

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Le troisième, mon dernier : Le Silence nous appartient, est une histoire plus dramatique, presque envoûtante, davantage profonde. Le thème est encore une fois la mort, opposée à la vie, mais liées par un amour qui grandit. Les émotions sont distillées au fil des pages, avec quelques touches de surnaturel, et l’héroïne avance dans une quête viscérale qui lui permettra de se reconstruire enfin.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, jamais.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Rien n’incitait à la lecture chez mes parents, hormis les quelques livres reliés qui décoraient les étagères des chambres (contrairement au salon de mes grands-parents). C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai découvert Jane Eyre, de Charlotte Brontë. Un bouleversement.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Oui, chaque soir, généralement de 22 heures à minuit. Il m’arrive souvent d’écrire dans le train aussi, car je le prends chaque début de semaine. Sinon dès que j’ai une phrase ou une idée qui me paraît pertinente, que ce soit pour le roman en cours ou parce que je sais qu’elle servira plus tard, je la note, où que je sois.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Les idées de mes romans me viennent à force de réflexion, permanente. Je m’interroge régulièrement… « Et s’il arrivait telle ou telle chose ? …que se passerait-il ensuite ? »  Des idées vont et viennent, des phrases qui se baladent mais qui parfois ne se raccrochent à rien de particulier. Je note…

Il suffit d’une scène, d’un dialogue. Je visualise. Et l’idée naît. Elle se fabrique. Il y a un cheminement de pensée indirect qui glisse sur le thème, puis le tilt d’une mise en situation apparaît, et ouvre la porte pour la suite de l’histoire. Je laisse mijoter pour travailler autour de l’idée, jusqu’à dresser un plan pour obtenir une histoire construite.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De personne et tout le monde à la fois. Des personnes qui traversent ma vie.

Ces gens que je croise ou que j’ai rencontrés, parfois même une fois, tant marquants par leur charisme ou leur insignifiance. Souvent j’invente un personnage en faisant un mix de plusieurs traits de caractères. C’est d’ailleurs principalement le cas pour mes héros.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Peut-être. Pour ma part, je me contenterai de dire qu’il est utile de mettre à profit les idées que nous véhiculons dans nos livres, pour provoquer des réactions, pousser à la réflexion.

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Prochains dédicaces et salons

Dédicace le 18 novembre à 14h au Centre commercial Belle Epine (région parisienne)

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Claire aime

  • La poésie
  • Analyser les paroles des chansons
  • Parler de tout
  • Rire
  • Lire

Claire  n’aime pas

  • Les jugements de valeur
  • Les tabous
  • Les embouteillages
  • L’humiliation
  • Le gaspillage