Conférence du 5/11/2016 – Archipel des sans-voix

Samedi 5 novembre 2016, au siège du Grand Orient de France à Paris 9e, devant un public de 200 personnes intéressé et désireux de mieux comprendre leurs difficultés et leurs propositions de solutions  des Sans-Voix ont témoigné de leurs parcours et proposé des solutions qui leurs tiennent à coeur.

http://archipel-des-sans-voix.fr/samedi-05112016-reunion-publique-a-paris-des-sans-voix-proposent/

 

 

 

Bienvenue sur mon blog

 

Je vous souhaite bienvenue sur mon blog

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Je ne suis pas chroniqueuse et encore moins critique. J’aime les gens, l’amitié, la culture sous toutes ses formes. Je réalise simplement des interviews qui permettent à chacun de se raconter.

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Le livre des illusions de Paul Auster –

Très beau retour de lecture de Mumu dont je vous recommande le blog !

Mumu dans le bocage

LE LIVRE DES ILLUSIONS IGComment reprendre goût à la vie lorsque les êtres que l’on aime sont morts de façon tragique ? Pour David Zimmer, ce sera par l’écriture : il entreprend tout d’abord d’éditer une monographie sur les comédies en noir et blanc d’un acteur du muet, Hector Mann, tombé en désuétude, avant de s’atteler à la traduction des Mémoires d’outre-tombe, de Chateaubriand. À mesure qu’il ressuscite ces deux artistes, lui-même s’éloigne des rives alcooliques du chagrin et de la pitié. Et quand Alma la bien nommée veut l’amener au chevet d’Hector Mann, sa vie prend alors une bien surprenante allure…

Ma lecture – COUP DE 🧡

Un roman mais que d’histoires…… Et d’ailleurs ai-je bien lu ou est-ce que ce n’était qu’une illusion ? Et bien si tel était le cas, l’illusion avait le goût du réel grâce aux mots de l’écrivain mêle si je garderai pour longtemps sa présence en moi.

Avec toute…

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Portrait de Corinne Javelaud – Auteure et Membre du jury du prix des Romancières

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J’ai rencontré Corinne Javelaud lors du Salon du livre de Préface en Blaye et nous avions eu l’occasion, entre nos dédicaces, de discuter un peu toutes les deux.

J’ai, de suite, été séduite par sa personnalité, sa pudeur et sa discrétion alors qu’elle avait une belle carrière d’auteure déjà et plus d’une dizaine de livres publiés.

Son univers m’a enchantée, son écriture surtout.  Les histoires racontées avec une finesse, une élégance qui confine au raffinement. Un vocabulaire riche, des phrases enchanteresses, des descriptions à couper le souffle tellement Corinne nous emmène sur les lieux, chez les gens, dans les villes, les villages. Des petites histoires qui s’installent dans la grande Histoire avec des personnages attachants et intéressants.

Lire Corinne Javelaud c’est aussi apprendre, découvrir, s’enrichir.

Corinne fait également partie  du jury du Prix des romancières dont la première réunion s’est tenue jeudi 9 Janvier dans les salon André Gide du Bistrot de Paris (Paris VII).

Je suis très heureuse de vous présenter son portrait.

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Corinne, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

L’écriture m’a toujours accompagnée, sous diverses formes, très tôt j’ai eu besoin de consigner mes pensées, mes émotions, raconter mon rapport au monde, sans doute pour leur donner un petit supplément de vie. Plus tard, j’ai réalisé des carnets de voyages, des articles, pour finalement en venir progressivement aux romans.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Oui bien sûr. La lecture a joué un rôle fondamental dans ma vie. Les premières lectures à haute-voix de ma mère lorsque j’étais enfant m’ont vite fait prendre le pli de la lecture. Le livre est un éveil, il permet de se construire, c’est une seconde respiration : contes, Romans, histoire, récits de voyages, guides touristiques (mon premier métier).

Vous aviez des auteurs préférés ?

Enfant le livre de ToveJansson « Moumine Le troll » m’a beaucoup marquée.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

La publication est le moyen de donner vie à la longue gestation d’un projet. Un roman met en scène une histoire qui ne prendra vie qu’au travers le regard du lecteur. Les notes d’une partition doivent être jouées comme le roman doit être lu !

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

« L’ombre de Rose-May » est mon 13eme livre, je ne peux vous parler de chacun. Certains titres sont épuisés, j’invite les lecteurs à découvrir également mon précédent roman « Les sœurs de Biscarrosse » Trois sœurs éprises de liberté dans les années 30, dans la douceur des pinèdes landaises et du Bassin d’Arcachon paru en 2019.

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Avez vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

J’ai participé à plusieurs reprises au salon du livre de Bruxelles ainsi qu’à celui de Genève.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris tôt le matin, mais je ne me fixe pas d’horaires précis. Je m’investis beaucoup et m’astreins à une grande rigueur de travail au quotidien, c’est la seule façon de faire aboutir un projet.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Beaucoup de mystère face à la création, les idées et les thématiques viennent à moi, je n’ai jamais le sentiment de les choisir vraiment.

Corinne je vous remercie pour ce précieux moment que vous m’avez accordé. Mais vous le savez, je soumets toujours les auteurs à un petit questionnaire façon Amélie Poulain…

Qu’aimez-vous Corinne ?

Les bains de mer, les chemins de campagne, la délicatesse, les animaux, la musique qui la touche.

Que n’aimez-vous pas Corinne ?

La guerre, les génocides, Les mégalopoles, la vulgarité, les grandes gueules

Pour en savoir plus :

https://www.facebook.com/corinnejavelaud.romanciere

https://www.facebook.com/pg/corinnejavelaud.romanciere/photos/?ref=page_internal

 

 

 

Rupture, tarot & confiture – Céline Holynski – Larousse Romans

Au Fil de l'imaginaire

Synopsis :

« Ta bienveillance pue encore plus fort qu’un vieux munster oublié dans le compartiment à légumes du frigidaire. »
Éric ne m’a pas juste quittée ! Non ! Ça, à presque 30 ans, j’aurais été capable de l’encaisser. Pas nécessairement de le comprendre, mais de l’encaisser. Or, lui n’a pas seulement rompu, il m’a passée au chinois comme on filtre un bouillon de poule, il a récupéré tout mon meilleur jus et laissé la carcasse de côté. Mais je ne suis pas un cadavre de poulet, mon cher Éric ! Ni même une pauvre dinde et encore moins le dindon de la farce !
Quand Camille, réalisatrice trentenaire, se fait jeter comme un vieux Kleenex par Éric, un beau scénariste pour lequel elle s’est entièrement consacrée durant trois ans, elle n’a qu’un but : se venger.
Pour faire morfler cet enfoiré et lui pourrir la vie sur dix…

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A la lueur des étoiles – Marie Sorel

FRENESIES LIVRESQUES

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Titre : A la lueur des étoiles

Auteure : Marie Sorel

Editeur : BOD

Résumé :

Clémence jeune femme légèrement névrosée traverse la vie sur la pointe des pieds, espérant que son foutu GPS ne se trompe pas une nouvelle fois. Iris grand-mère est femme au grand coeur reçoit une lettre inattendue qui pourrait bien réécrire toute son histoire, elle doit comprendre ! Elle devra pour cela remonter le fil de sa vie. Baptiste est un jeune médecin taciturne. Que vient-il faire au milieu de ce duo ? Peut-être, au travers d’un voyage imprévu, retrouver la bonne direction. Dans un périple plein d’humour, de tendresse et d’amour, suivez les péripéties de ce trio haut en couleur. Tout commence à la lueur des étoiles…

Mon avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure Marie Sorel et BOD pour leur confiance lors de ce service presse.

Décidément ce début d’année est prometteur au…

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L’ombre de Rose-May – Corinne Javelaud

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Au milieu du XIXe siècle, dans une ferme du Limousin, la famille Ribéroux mène une vie sans histoire jusqu’au jour où la petite Rose-May, confiée à la responsabilité de son frère, Léonard, par ses parents, occupés aux travaux des champs, est mystérieusement enlevée. On a beau interroger tout le village, fouiller les environs, l’enfant reste introuvable et la disparition inexpliquée.
Plusieurs années après, Léonard croit reconnaître sa sœur dans les traits d’une ouvrière porcelainière rencontrée lors d’une foire aux bestiaux. Mais l’inconnue se dérobe, le laissant à ses questions. Pour le jeune paysan, c’est le début d’une quête enfiévrée qui le mènera des manufactures de porcelaine de Limoges jusque sur les traces d’un forçat du bagne de Rochefort à la poursuite d’une bouleversante révélation.

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Je viens de refermer le livre de Corinne Javelaud avec beaucoup d’émotion.

Une émotion teintée de tristesse aussi. C’est bon signe. De ces signes qui disent que le livre est beau, que l’histoire est forte et que nous n’avons pas envie, vraiment, de le  refermer ce livre. On tente en vain, tellement l’histoire est prenante, les personnages attachants, d’en retenir les pages, d’en lire doucement les mots, les phrases, les lignes.

L’écriture de Corinne est douce, délicate, tendre, parfumée et sonore. Toutes ces jolies phrases, ces jolies descriptions sonnent avec une telle véracité que l’on est surpris. Surpris de découvrir ou de redécouvrir pour certains la vie en ce temps là.

Le temps est ralenti et doux jusqu’au moment où le drame survient. C’est un coup de poignard dans la vie de cette famille de paysans.

Les Ribéroux.

Des gens simples. Des gens sans histoire qui vont vivre un drame : l’enlèvement de leur petite Rose-May. Quel drôle de prénom me direz-vous. L’explication en est très belle, très romanesque. Il fut décidé que l’enfant à naître au moment de l’éclosion des roses porterait ce prénom. Et elle le porte. Elle naît dans une grange, sans prévenir. La voici arrivée, belle, rose, tendre. Le père et le fils, un garçon rêveur de huit ans, sont surpris par la rapidité de la naissance. Léonard promet à sa soeur, ce jour là, d’être son Roi mage.

Et c’est lui, ce roi, qui sera aux premières loges du drame qui va se nouer lorsque Rose-May est enlevée. Léonard en avait la garde pendant que ses parents, ces gens travailleurs et sans histoire mais suscitant des jalousies, étaient aux champs.

A partir de là, c’est l’Histoire avec un grand H qui s’inscrit dans le coeur du roman. Nous passerons du village de campagne et sa galerie de personnages rustiques mais attachants, à la ville. La grande ville. La ville ouvrière avec ses manufactures de porcelaines.

Léonard n’aura de cesse de retrouver sa soeur.

Je m’arrête là. Je n’en dis pas plus. Je vous laisse découvrir, savourer. Prenez le temps de le lire :  posez-vous, mettez une jolie musique et appréciez la qualité de ce livre.

Vous verrez. C’est un beau roman, c’est une belle histoire.

Merci chère Corinne. De tout mon coeur. Et merci aux Editions Calmann Levy.

 

 

 

Les étincelles de Julien Sandrel

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*-*-*-*

C’est un roman étonnant qui se lit comme un thriller parce-que c’en est un.

Un thriller étonnant par la capacité que Julien a de faire passer des émotions sur une intrigue qui traite ici d’un sujet d’actualité : l’écologie.

Le début du roman est surtout porté par la personne de Phoenix, une jeune femme de 23 ans, fragile et forte à la fois, écorchée depuis le décès de Charlie, son père, lors d’un accident de voiture dans des conditions obscures. Par ailleurs, tout porte à croire qu’il s’est tué en allant rejoindre sa maîtresse.

Phoenix et César, son frère, vivent chez leur mère Marianne une femme mutique qui a sombré dans la tristesse depuis la mort de son mari. La vie de chacun a considérablement changé et une forme de morbidité s’est installée au sein du trio.

Petit à petit entre en scène une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. La grand-mère, d’abord, qui suggère à Phoenix de retrouver la paix en renouant avec la mémoire de son père. Elle décide donc d’ouvrir un carton dans lequel on été jetés pêle-mêle des papiers personnels, des photos et…un walkman dans lequel Phoenix va trouver un message où se mêlent lettres et chiffres.

A partir de ce moment du livre, après avoir bien campé ses personnages, Julien Sandrel nous entraîne dans une quête absolue vers la vérité : et si Charlie avait été assassiné après avoir découvert un terrible secret d’ordre mondial ? C’est ce que Phoenix aidée de César et des personnages tous plus émouvants les uns que les autres, va tenter de découvrir.

Julien ne prétend, à aucun moment, nous entraîner vers le sensationnel même si l’intrigue va crescendo et nous met sous pression.

Porté par une plume fluide et efficace, ce roman a les mêmes vertus que les deux précédents : il est addictif.

Merci aux Editions Calmann-Levy, merci à toi Julien pour ta gentillesse et ta sympathie.

 

 

 

 

Encre sympathique, de Patrick Modiano

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Résumé

«Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l’agenda : « Si j’avais su… » On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu’un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n’en avait pas eu le temps.»

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J’ai lu Encre Sympathique dans une confiance et un abandon absolus. Mais lire Modiano est-ce bien lire ?

Pas pour moi. Pour moi lire Modiano n’est pas lire. C’est parcourir sa propre mémoire.

C’est se souvenir.

Lire Modiano c’est parcourir Paris. Ce Paris d’il y a longtemps, sans téléphone portable, sans ordinateur. C’est marcher dans les rues, s’engouffrer dans des passages, s’arrêter devant un immeuble et se demander si untel y vit toujours. Lire Modiano c’est emprunter la passerelle de la piscine Deligny , guincher au bar de la Marine, se poser à la terrasse d’un bar pour  assister au ballet des dactylos à la sortie de leur travail. C’est tout ça en même temps.

Lire Modiano, c’est ouvrir la porte d’un appartement, pénétrer dans l’entrée, y déposer son trousseau de clés sur un meuble bancal qui accueillerait un téléphone à cadran et un bottin. Un vieux bottin. Il y aurait au mur un papier peint défraîchi, déjà, un peu égratigné aussi, comme notre mémoire, dont quelques petits lambeaux  prêts à se décoller feraient tout pour rester collés au mur.

Mais il manquerait, déjà, quelques morceaux.

Et, comme ces lambeaux de papiers peints, nos lambeaux de mémoires commenceraient, eux aussi, à ne pas pouvoir se recoller.

Car à nous aussi, il manquerait, déjà, quelques morceaux.

Mes yeux se sont brouillés, ma gorge s’est resserrée, une boule s’y est installée. J’ai vu défiler ma vie. Celle des années 70. Nos si belles années. Si douces, si gaies, si rebelles aussi.

Alors j’ai décidé moi aussi de nager avec Modiano dans les eaux profondes de sa mémoire. Une mémoire incarnée par une agence que je crois imaginaire.

L’agence Hutte n’existe pas. Le patron de cette agence ne lui a pas demandé, sans lui fournir plus que cela d’explications, de retrouver une dénommée Noelle Lefebvre. L’agence Hutte est un prétexte, une excuse que se donne Modiano pour retrouver quelqu’un.

L’agence Hutte est la mémoire de Modiano.

Le patron de cette agence est une fissure dans la mémoire de Modiano. Une mince raie de lumière passe dans cette fissure et lui ouvre le chemin. Celui qui lui permet de retrouver des personnes oubliées. Ces personnes pourtant éternellement présentes dans sa mémoire.

Et parmi elle : Noëlle Lefebvre.

Noëlle Lefebvre  serait elle à Modiano ce qu’Yvonne de Galais fut au Grand Meaulnes, ou plutôt à Alain Fournier ?

Et si nous étions, nous aussi, ces jeunes filles sages qui prenaient un bus le dimanche soir pour rentrer au lycée et qui, au gré d’une rencontre, se seraient un peu perdues…

Et si nous étions, nous aussi, Noëlle Lefebvre ? Cette femme que Modiano aime à oublier tout le long de son roman afin que son image reste lisse.

Hutte n’a pas existé non. Hutte est notre mémoire collective. Celle qui invite à enquêter sur nous-mêmes.

Merci Monsieur Modiano.

Comme sous un grand soleil

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Comme sous un grand soleil est né de la rencontre entre une prostituée et deux artistes. Jasmine le Nozac’h d’abord, qui recueille les confidences de Cathy et illustre sa vie avec des dessins, Virginie Jouannet ensuite, qui se fait l’interprète des non-dits de Cathy.
Ce recueil de textes et de dessins retrace quelques moments clefs de la vie de Catarina Francesca C, prostituée lilloise, qui a exercé de 40 à 83 ans. Truculente, ambivalente, parfois naïve et souvent émouvante Cathy affirme avoir eu trois destins.
Dessins et textes apostrophent ou murmurent tour à tour : le cruel, l’absurde, les coups du géant, la petite robe rouge des débuts, le ventre de la putain-pour-vivre, les poupées russes, les clients impossibles, la quête d’amour et le nid de serpents…

Extraits :

C’est le plus vieux métier du monde, à ce qu’on dit. Vieux comment ? Combien de mille ans ? Ça fout le vertige à se pencher au dessus du vide pour regarder toutes ces femmes qui font la pute depuis le début du monde. Combien de femmes ? (…)
Pute. Je disparais sous le mot. Avalée. Prostituée. Fille de joie. Tu parles ! Joie de rien, joie pour rire au dehors et pleurer en dedans, joie fabriquée, imitée. Joie qui meurt sous le drap rouge et l’amour avec.
Les femmes me regardent, les autres je veux dire, celles qui peuvent marcher sans rouler des hanches, porter des jupes courtes sans honte, sourire sans intention. Celles qui quand elles rient sont joyeuses. Innocentes. L’envie me ronge. C’est leur innocence, leur ignorance que je veux pour moi, juste un peu, le temps de respirer.
Ma robe rouge me dénonce. Les femmes m’avisent et leur regard me cloue. Putain. Fille de rien. Grue. Catin. Traînée. Fille de petite vertu. Tapineuse, racoleuse, roulure. Ça rime avec ordure et j’ai beau faire je me sens sale. En croix, au pilori, clouée, désignée. Je pense au Grand Corps blanc qui dort dans les églises. À la putain qui lui lava les pieds.
Catarina Francesca Cognetta.

Voici le lien Kisskiss bank qui permettra au projet d’exister :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/comme-sous-un-grand-soleil-jasmine-le-nozac-h/tabs/description

Pour en savoir plus :

Jasmine le Nozach : https://www.lenozach.com/
Virginie Jouannet: https://virginiejouannet.wordpress.com/category/a-propos-de-lauteur/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrez- Frédéric Livyns

Une chronique attractive…Merci !

FRENESIES LIVRESQUES

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Titre : Entrez

Auteur : Frédéric Livyns

Éditeur : Editions Elyxiria

Résumé :

De la nouvelle fantastique au conte noir, ce recueil contient des histoires terrifiantes. Possession, hantise, folie, phobie : tels sont les ingrédients majeurs de cet ouvrage. Insidieusement, l’auteur nous entraîne dans les méandres de l’épouvante et nous nous laissons prendre au piège de l’horreur.

Alors, vous qui êtes sur le seuil de l’inconnu, laissez-vous tenter. Entrez…

Notre avis :

Je tenais tout d’abord à remercier l’auteur Frédéric Livyns et les Editions Elyxiria pour ce service presse papier.

Second livre que je lis de cet auteur, je ne me lasse pas de sa plume et même j’en redemande encore.

Pour cette fois, il nous a préparé vingt petites nouvelles, toutes plus terrifiantes les unes que les autres. Je ne sais pas où il va chercher tout ça mais il a une sacré imagination…

Elles ont bien sûr toutes…

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L’ile du Diable de Nicolas Beuglet – Editions XO

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Le résumé

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…

En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t-elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

*-*-*-*

Mon émotion

Sarah est de retour.

 Je dis volontairement Sarah et non pas l’inspecteur Sarah Geringën. Ce n’est plus l’inspecteur Sarah Geringën  qui enquête sur une affaire. C’est Sarah qui enquête sur elle.

 Je dis volontairement  Sarah parce que cette fois nous entrons au plus profond sa vie,   j’ai  presque envie de dire dans la pire intimité qui soit.

 Je dis volontairement Sarah parce que nous devenons Sarah, nous sommes Sarah.

*-*-*-*

La chronique

Dans  Le Complot, nous avions quitté Sarah en prison.  Dans L’île du Diable, elle en sort.

Elle s’apprête à affronter ses démons résolue à en découdre mais elle est loin d’imaginer ce qui l’attend. Et ça démarre à peine a t’elle posé un pied hors prison.

Son père a été assassiné la veille dans des conditions aussi obscures qu’étranges, et surtout très violentes.

Abasourdie, choquée, Sarah se voit néanmoins confier l’enquête en compagnie d’Adrian, jeune inspecteur fraîchement sorti de l’école de police, qui va pour des raisons officielles et officieuses accompagner et soutenir Sarah dans cette épreuve. Parce que là c’est une épreuve de force pour Sarah qui va se trouver confrontée à un secret de famille dont on est loin, très loin d’imaginer les tenants et les aboutissants.

Le roman est très bien construit. L’écriture de Nicolas Beuglet s’affine au fil de ses romans. Les descriptions sont habilement ciselées tout en étant concises. On va à  l’essentiel tel un regard que l’on pose sur quelque chose ou quelqu’un. On entre dans chaque pièce, on découvre chaque endroit, on avance sur chaque chemin, on touche chaque objet, on lit chaque document. Nicolas impulse au gré des chapitres et des évènements  dynamiques, oppression, angoisse, terreur et espoir au moment où il faut. Juste comme il faut.

On a mal, on a peur,  on avance, on découvre l’horreur en même temps que Sarah.

L’horreur c’est Nazino, petite île fluviale en Sibérie. L’horreur c’est l’histoire vraie de  la déportation en 1933 de 6 000 « éléments nuisibles » qu’il faut purifier socialement.

L’horreur c’est l’histoire des descendants de Nazino et c’est là que l’épigénétique intervient.  Elle nous  rappelle que, parfois, les traumatismes des nôtres s’inscrivent dans nos gènes et nous interrogent sur la part de nos ancêtres qui vit en nous.

Et c’est cela que Sarah va découvrir. Qui elle est et surtout…pourquoi.

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Merci Nicolas pour ce livre

Merci aux Editions XO pour leur confiance

Merci pour tous vos partages amis lecteurs

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Liens utiles

L’île du Diable