Olivier de Lagausie, cet auteur que j’aime beaucoup

J’ai rencontré et découvert Olivier de Lagausie lors d’une lecture de « pages arrachées » de roman, par deux comédiens Eric et Clémence.

 

Olivier de Lagausie, c’est une d’abord une présence. Une présence rassurante. Il est calme et posé. Chez lui aucune vanité d’auteur, de prétention d’éditeur. Non rien de tout cela. Olivier accueille avec le sourire de ceux qui s’intéressent à « l’autre ». Le regard est bienveillant et invite à la discussion et à l’échange.

20170204_150539

Ce soir là, un des livres d’Olivier m’a particulièrement attirée :  « Le Sourire de Robespierre ».

Interrogeant Olivier sur le sujet, il m’a raconté avec bonheur l’origine de l’histoire de ce livre. Histoire inattendue s’il en est, mais dont le thème ne pouvait manquer de me plaire.

Après avoir lu  ce livre,  en est venu un autre :  « La main de Dieu », livre que j’ai également dévoré. J’aime décidément cet auteur qu’est Olivier.

Mais comme je suis une bien piètre chroniqueuse, je préfère que vous découvriez cet auteur au travers de l’échange que nous avons eu et dont je remercie chaleureusement Olivier.

Lire la suite

Publicités

Conférence du 5/11/2016 – Archipel des sans-voix

Samedi 5 novembre 2016, au siège du Grand Orient de France à Paris 9e, devant un public de 200 personnes intéressé et désireux de mieux comprendre leurs difficultés et leurs propositions de solutions  des Sans-Voix ont témoigné de leurs parcours et proposé des solutions qui leurs tiennent à coeur.

http://archipel-des-sans-voix.fr/samedi-05112016-reunion-publique-a-paris-des-sans-voix-proposent/

 

 

 

Sortie du livre de Valérie Bel ce 21 août

38280522_2308868642463878_6795891293210804224_n

Valérie Bel vit un conte de fées.

Son roman à succès « Nous danserons encore sous la pluie », sorti en auto-édition et coup de coeur des indés award 2018, a attiré l’attention d’une maison d’éditions.

Le voici donc tout nouveau, tout beau, il l’était déjà avant mais là il va l’être encore plus !

Pour découvrir Valérie Bel, je vous invite à découvrir le joli portrait que j’avais fait d’elle l’année dernière.

https://mgchroniques.wordpress.com/2017/10/05/valerie-bel-auteure-adorablement-ensorceleuse/

#editionsdivaromance #divaromance #nousdanseronsencoresouslapluie #valeriebel #amnesie #romance

 

Chères Amies, Chers Amis

945504_448531242010949_8648352870417452274_n

Tout d’abord je vous remercie d’être de plus en plus nombreux à suivre mon blog et surtout de plus en plus assidûment. Nous avons, grâce à vous, recueilli près de 5.000 vues tout récemment.

Comme vous le savez je suis auteure et tous les auteurs aiment être lus, sinon ils ne publieraient pas leurs écrits.

Après Le Dernier Salaire, et Apprendre à danser sous la pluie, je prépare un troisième roman mais avant ce troisième roman, j’écris un recueil de Lettres à Tante Marthe.

Mon souhait est qu’avant que ce recueil ne soit publié, il soit lu par le plus grand nombre de personnes dans le monde, que vous ayez envie de le faire partager et ainsi de suite.

Voici le lien https://mgchroniques.wordpress.com/category/lettres-a-marthe/

Et la page Facebook

https://www.facebook.com/Lettres-%C3%A0-Marthe-194504114755701/?modal=admin_todo_tour

Je remercie les lectrices et lecteurs du monde entier qui me suivent de continuer de partager sur leurs réseaux !

Vous trouverez Lettres à Marthe dans la rubrique du même nom.

Capture

Je vous embrasse tous

Seconde Lettre à Marthe, le 15 août 2018

945504_448531242010949_8648352870417452274_n

Chère Marthe,

Dans ma précédente lettre, j’ai oublié de vous dire que la journée est un peu particulière.  Pour commencer,  je me suis levée absolument persuadée que nous partions aujourd’hui à l’Océan.

Quand j’ai vu les yeux de François, j’ai compris que je m’étais trompée de jour.

Du coup, j’ai pris mon bol de café, suis sortie sur la terrasse, ai enfilé les tongs de François (il fait du 44),  et me suis avancée vers la table.

C’était sans compter avec l’escargot qui se trouvait sur mon chemin et que je n’ai pas vu.

La pauvre bestiole a dû se demander ce qui arrivait, ou plutôt quelle bombe était tombée sur sa maison. Lui et moi avons tout fait pour éviter son destin tragique et ma chute mais trop tard. Par contre, je l’ai bien vu arriver. Pas l’escargot mais la chute. C’est fou ce qu’une si petite bestiole peut résister en s’accrochant à une Tong. Bref, j’ai glissé sur plusieurs mètres,  j’ai tenté de m’accrocher à tout ce qui se trouvait sur mon chemin : murs, table, chaise, pots de fleurs…Hélas, j’ai bien vu arriver l’escalier qui menait à la boîte aux lettres. Si vous vous souvenez bien l’escalier en pierre compte 22 marches et aboutit sur une grille en fer forgé. Perso j’ai rien contre les vieilles maisons dont il faut gravir un escalier en pierres vieilles de 200 ans, mais sur le coup j’ai rêvé d’une maison récente et de plain-pied dont l’allée du jardin donnerait direct sur la rue. Tout en envisageant un séjour estival à l’hôpital  bandée de la tête aux pieds, j’ai eu le temps de  m’agripper au muret avant de me laisser choir le bol de café à la main devant la première marche.

Au même moment, ne se doutant pas du drame qui se jouait sur la terrasse et pensant me faire rire, François est sorti de la maison en tenue de surfeur, bonnet sur la tête, planche à repasser sous le bras me lançant « elle te plait ma planche de surf ? ».

Margaux Gilquin, Lettre à Marthe, 15 août 2018

 

 

housse-repassage-libellule-pour-table-a-repasser-135x48cm-coloris-b1

Lettre à Marthe, 15 août 2018

945504_448531242010949_8648352870417452274_n

Chère Marthe,

Les nuits sont de nouveau courtes et agitées. Des tas de gens envahissent ma tête, mon coeur et mon esprit s’en trouve chagrin lorsque je m’éveille.

Avant je m’endormais avec l’image de David Bowie. Je m’imaginais des tas de scénarios. Je vous rassure, David Bowie n’a jamais été l’objet de fantasme amoureux. Non. J’ai de la chance. J’ai toujours eu de beaux amoureux qui n’avaient pas besoin que je ferme les yeux en appelant au secours une star pour m’aider à être heureuse. David Bowie est bien mieux que cela à mes yeux. Je le faisais évoluer dans toutes sortes de situations. Je l’imaginais fréquentant des amis de mes parents, ou encore je l’imaginais ami d’un de mes frères, ce qui lui conférait encore plus d’admiration à mes yeux. Je les voyais prendre un verre ensemble, jouer au tennis, gratter quelques accords sur leurs guitares, finir dans un pub du coin, la cigarette au coin des lèvres.

Mais David Bowie n’a jamais été l’ami de mes frères. Il est donc resté un fantasme amical que j’aimais rejoindre le soir, le temps d’une confidence. Celui de lui dire que ses chansons, sa musique, son allure, me faisaient un bien fou. Calmaient mes angoisses.

Du coup, je ne pense plus à personne en m’endormant sinon à un volet qui claque, une marche qui grince, une porte qui bat.

Avant, quand vous étiez dans la chambre à côté de la mienne, j’aimais traverser le palier qui nous séparait. J’entrebaillais la porte, j’écoutais votre souffle régulier, je vous distinguais, menue dans votre lit, une main posée sur le drap. Vous étiez paisible Marthe et je m’en retournais rejoindre David dans une de ses expéditions avec un des mes frères. Il faudra, si l’envie me reprend de fantasmer, que je choisisse lequel de mes trois frères pourrait être l’ami de Ziggy. 

Ou alors il faudrait que j’invente un frère…oui c’est bien ça. Tiens je vais l’inventer ce frère aîné que toutes les filles qui n’en ont pas, rêve d’avoir.

Il serait grand, et fort. Il serait brun aux yeux marrons rieurs. Il aurait les cheveux bouclés. Voilà. Bon maintenant il faut que je l’habille.

Du coup ça me fait penser à ces poupées à habiller que Mémé m’offrait chaque été. Mémé savait que j’étais une enfant angoissée, qui faisait pipi au lit, se rongeait les ongles, et pleurait beaucoup dans le silence de l’appartement. Elle avait compris que les coloriages m’apaisaient. Je m’appliquais donc à les faire durant sa sieste. Elle était fière de voir mes jolis coloriages de bateaux, de mer, de seau et de pelle. Le crayon à la main, je levais les yeux sur le ciel de Vincennes, par dessus les toits en ardoise et je voyais la mer, la plage où d’autres enfants, sur ce temps volés à l’ennui, jouaient avec moi après être allée au Club Mickey. Je leur avais trouvé des prénoms : Rémy, Patrick, Antoine. Je n’aimais que les garçons. Les filles m’encombraient. Sauf si elles étaient des garçons manqués. Du coup j’avais une amie fille, mais je ne me souviens pas son prénom. J’ai forcément dû lui choisir un prénom mixte. Maxime peut-être ? Va pour Maxime.  Si je réfléchis bien, je me rends compte que j’avais constitué un autre Club des Cinq. Un Club des Cinq sans chien. Comment aurais-je pu avoir un chien dans un si minuscule appartement. Ma grand-mère n’aurait pas voulu. Même s’il était fictif, connaissant Mémé elle aurait trouvé le moyen de dire qu’il était dans ses pattes.

Des châteaux de sable, j’en ai bâti à foison. Toute ma vie.

J’en reviens aux vêtements que je dois choisir pour mon frère. Je vais lui faire enfiler un Jean, et un t-shirt blanc. Non. Une chemise blanche. Il remontera ses manches sur sa peau bronzée et poilue. Parfaitement. Mon frère a la peau poilue. Je fais ce que je veux avec mon frère. Je l’invente comme je le veux. Bon je reprends. Jean, chemise blanche, chaussures bateau. Non ça c’est pas possible les chaussures bateau. On est pas à Neuilly faut pas déconner. Jean, chemise blanche, espadrilles. Voilà c’est bien ça. Il a un montre ou pas ? Oui il a une montre. Cadran rectangulaire. Bracelet en cuir couleur camel. Voilà il est beau mon frère. Il faut que je lui trouve un prénom.

Ma gorge se serre en voyant le portrait de mon frère. Mes yeux s’embuent. Le personnage qui se dessine sous mes yeux n’est pas celui de mon frère. Mais celui de mon père.

Margaux Gilquin, Lettres à Marthe, 15 août 2018

54527834

Lettre à Marthe, 12 août 2018

945504_448531242010949_8648352870417452274_n

 

Chère Marthe, un vent mauvais s’est levé en fin d’après-midi. Votre Albizia en a perdu ses fleurs.

J’ai décroché le linge en vitesse, cheveux au vent, et jupe qui claquait sur les cuisses.

Si François avait été là, il aurait souri de ce sourire gourmand que vous aimiez.

Mais François est parti on ne sait où, ni avec qui. Il rentrera sûrement à l’aube, les yeux chargés de tristesse. Et de regrets aussi.

Les hommes n’expriment pas, ou peu, leur tristesse. Ils la boivent goulûment. Ils la boivent beaucoup, sans savoir qu’ils boivent. Ils pensent juste oublier. Ce n’est qu’après qu’ils savent. Qu’ils se souviennent. Penauds parfois, ivres souvent, ils se glissent dans le lit espérant faire le moins de bruit possible, et se blotissent dans les bras de l’être qui les aiment à défaut d’être aimé.

François, lui, ne se blottit nulle part. Il dort dans son estafette qu’il ne quitte qu’à l’aube pour franchir le seuil de la cuisine et boire un café la barbe naissante et les yeux dans le vague.

Si ses yeux sont bleus, la journée sera bonne. S’ils sont gris…

Margaux Gilquin
Lettres à Marthe
Août 2018

Lettre à Marthe, 5 août 2018

945504_448531242010949_8648352870417452274_n
Chère Marthe.
Le temps est suspendu. L’air irrespirable. Il nous est impossible de nous tenir dehors.
De toutes façons, je n’ai pas envie. Cet été ne tiendra pas les promesses des autres années. Les enfants ne viendront pas. Ils sont, sans doute, mieux ailleurs que dans une maison de famille d’un coin perdu du Lot et Garonne.
Depuis la terrasse, j’entends dans les jardins alentours des enfants s’amuser dans les piscines. J’imagine les mamans surveillant leur couvée d’un oeil maternel et heureux.
Moi aussi j’ai eu mon heure. J’ai choyé et couvé mon fils espérant retenir le temps, l’empêcher d’avancer. J’ai cru comme d’autres sans doute que mon fils serait là. Toujours. Près de moi. Je n’ai pas su accomplir ce miracle.
La journée s’étire comme une semaine longue. Très longue. Trop longue. Je tourne et vire comme un chien qui a perdu son maître.Je n’ai plus envie de classer des photos, trier des livres, ranger des affaires.
Je voudrais vivre, rire, chanter, et courir. Comme avant.
Marthe, vous me manquez beaucoup.
Je vous avais promis de toucher la pierre chaude, je l’ai fait. Mais sans vous, cela n’a plus de sens.
Vieillir est un naufrage disait le Général de Gaulle. Je suis pas loin de le penser. Vieillir la belle affaire, disait Brel. Quelle belle affaire s’il faut vivre avec ses fantômes.
Je m’ennuie Marthe. Je passe de pièce en pièce. Je retape un coussin ici, j’ouvre un rideau là.
Mathilde a dit qu’elle passerait. Mais quand ?
Dieu que l’été, cet été, est long et sans joie.
 
Margaux Gilquin,
Lettres à Marthe,
5 aout 2018

La Fille des Templiers, de Mireille Calmel

la-fille-des-templiers-tome-1-format-beau-livre-1192308755_ML

 

19 mars 1314. Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’Ordre du Temple, est brûlé en place publique. Il a été condamné par le roi Philippe le Bel qui reproche aux Templiers de dissimuler un fabuleux trésor. Mais le jour du supplice, une colombe dépose un message entre les mains du souverain. C’est la malédiction, terrible : le Roi et ses fils paieront pour ce crime !

Huit ans plus tard…

15 juillet 1322. Une jeune paysanne, Flore Dupin, est pourchassée par les soldats de Charles IV.
Quel secret détient-elle ? Qu’a-t-elle à voir avec l’ordre du Temple ?
Un homme lui confie :
– Avant de mourir, le roi a prononcé ton nom !

*-*-*-*

Des livres sur les Templiers, j’en ai lu beaucoup. Comme vous certainement. En effet, qui n’a pas eu la curiosité d’en savoir davantage sur les Templiers  après avoir entendu les terribles paroles prononcées par Jacques de Moslay sur le bucher :

« Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Portée par la plume vive de Mireille Calmel, « La Fille des Templiers », est un véritable moment de bonheur malgré la dureté de l’histoire.  Celle-ci a quelque chose de nouveau, offrant une autre facette de l’histoire des Templiers qui donne envie d’aller plus loin.

Cet Ordre, cette fois grâce à Mireille, nous invite à nous pencher sur lui et son secret.

Lire Mireille Calmel c’est une petite aventure. C’est vivre la passion qui l’anime. Car il s’agit là d’une véritable passionnée de l’Histoire, de l’écriture, du roman. Cette passion, elle nous la communique et nous entraîne dans un tourbillon.

Dans les livres de Mireille, et avec celui-ci nous sommes servies Mesdames, la femme a toujours un rôle emblématique porté avec charisme. L’héroïne de ce roman ne déroge pas à la règle.

Nous faisons donc connaissance avec Flore qui, au passage, est une jeune paysanne agréablement  contemporaine. J’ai été bluffée par la description faite de cette jeune fille, de ses parents, de son amoureux et de leur façon de vivre et d’être.  Nous n’avons aucune difficulté à les imaginer,  ce qui rend le récit très proche de nous.

Très vite nous plongeons dans l’intrigue. L’écriture n’offre aucun temps morts. Nous tremblons pour Flore et son entourage proche.  Les descriptions, loin d’être lassantes, nous laissent haletants et terriblement effrayés par ce que l’homme peut faire à ses semblables au nom d’une idéologie.

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas davantage.

Je ne souhaite qu’une chose : vous entraîner vous aussi dans ce tourbillon historique et vous  donner envie, comme moi, d’attendre avec impatience le tome 2.

http://www.xoeditions.com/auteurs/mireille-calmel/

Portrait de Mireille Calmel

https://mgchroniques.wordpress.com/2017/06/27/jai-rencontre-mireille-calmel-auteure/

Les écrivains se meurent (et sont en colère)

Merci Virginie pour cet article.

Petites chroniques d'une candide

CAVALauteurs

Les écrivains n’ont pas une vocation au martyr ni au bénévolat, je disais il y a peu…

Écrire, n’en déplaise à certains, est un métier et pour s’y colleter mieux vaut être bosseur, endurant et tenace, limite fox ou rottweiler. Un peu funambule aussi, et par là je n’entends pas le gars lunaire qui rêvasse sur son cordon, je pense plutôt à l’acharné qui compte chaque pas et ne regarde jamais en bas.

En bas c’est la retraite, la maladie qui vous casse, des commandes qui ne viendraient plus, un bide, un éditeur qui s’en fout, et un tas d’autres vertiges selon l’auteur qu’on est… Parce que bien sûr, il n’y a pas de profil type.

Écrire n’est pas davantage un privilège qui mériterait qu’on nous colle au pain sec pour équilibrer notre sacrée veine de petits chanceux publiés!

Ce n’est pas juste une ligne sur un CV ou un…

View original post 343 mots de plus

Les communes aux drôles de noms se réunissent à Monteton, joli village du Lot et Garonne

Le mois de Juillet est écrasé sous la chaleur et nous nous réjouissons de toutes ces belles choses qui s’offrent à nous !

Ici, dans le Lot et Garonne, il suffit de peu pour se réjouir, pour être heureux. Partir ailleurs ? Mais pour quoi faire quand on sait tout ce que l’on peut faire chez nous !

Je vous propose une petite balade. Vous venez ?

Un samedi de douceur  dans une maison amie près de Monteton

Un coucher de soleil somptueux accompagné d’un vin blanc frais 

Un dimanche à Monteton où une fête insolite battait son plein en compagnie de communes aux noms burlesques

http://lavdn.lavoixdunord.fr/412675/article/2018-07-08/les-communes-aux-droles-de-noms-se-reunissent-monteton

Démonstration de récolte du liège

http://www.amorimfrance.fr/le-liege/article/recolte-du-liege

 

 

 

Le Complot, de Nicolas BEUGLET – Editions XO

 

 

Si, en vous procurant Le Complot, vous pensez lire un thriller et rien qu’un thriller, passez votre route.

Si, comme moi, vous aimez les policiers sur fond historique, Le Complot est pour vous et vous ne serez pas déçu.

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

J’avais à peine ouvert le livre que j’étais déjà gelée, je cherchais mes gants, et je tapais mes pieds l’un sur l’autre histoire d’en faire tomber la neige qui s’y était accrochée. Bien qu’on soit en juillet, je  me suis retrouvée en hiver et en Norvège, à courir auprès d’une jolie rousse aux yeux bleus pétillants. Le genre de fille sympa, j’ai envie de dire, mais qui en a sous le moteur et qui sait ce qu’elle veut.

Elle c’est Sarah. Lui c’est Christopher.

Si je ne vous ai pas parlé de lui tout de suite, c’est qu’il arrive après. Tout est important dans ce livre. Du début, à la fin, y compris la complexité du personnage de Christopher. Parce-que moi je le trouve complexe ce garçon.

Les voilà donc qui courent tous les eux, qui se font des bisous et se promettent d’être heureux. Non, je n’ai pas dit qu’il y avait des violons. J’ai dit qu’ils se promettent d’être heureux. Ils se connaissent un peu. Ils arrivent d’un autre roman de Nicolas Beuglet « Le Cri ». Je vous rassure, on peut lire « Le Complot » sans avoir lu « Le Cri ».

Donc ils ont des raisons d’être heureux. Ils courent, ils sautent, ils enjambent des bosquets, ils sont tranquilles.  Ca caille mais eux ils sont heureux, et puis Christopher apprend à dire des phrases en Norvégien. Moi je dis que c’est peut-être pas la Dolce Vita mais c’est la belle vie. En tous cas de là où je suis, je suis drôlement contente pour eux même si j’ai hâte qu’ils rentrent à la maison se faire un chocolat chaud.

Et là un bruit assourdissant nous prend aux tripes, nous fait lever les yeux au ciel de là d’où arrive le bruit. Ce sont des hélicos. Ils se posent. On se demande qu’ils y sont. Enfin qui sont ces gens qui en descendent. Pourquoi ils sont là ? Que veulent-ils à ces jeunes gens qui s’aiment ?

J’ai eu un tout petit peur après que les hélicos aient embarqué la jolie Sarah, qui est inspectrice de police en Norvège, pour l’emmener sur les lieux d’un crime afin qu’elle enquête. Mission top secret. Christopher voit sa femme s’envoler dans les airs pour une destination inconnue.

J’ai dormi avec elle dans cet hélico inconfortable et bruyant. J’ai pas aimé certains militaires qui l’entourent.  J’ai pas aimé le voyage. Encore moins l’atterrissage et l’horreur que Sarah va découvrir.

Le crime horrible perpétré sur La Première Ministre Norvégienne.

Sans que je ne m’en rende compte, je me suis retrouvée, avec elle, puis avec Christopher, au coeur d’une intrigue de folie. Un truc incroyable, insoupçonnable. Une intrigue qui va  vous emmener, vous aussi,  de la Norvège au Liban, du Liban à l’Allemagne, puis à Rome.

Et ce n’est pas une balade de santé que vous allez faire. Nan, nan…Vous allez d’abord vous promener dans un Liban accueillant et chaleureux. Vous allez y sentir les bonnes odeurs, vous allez vous éponger le front, vous allez admirer Byblos. Mais vous allez aussi courir avec Sarah et Christopher, vous allez prendre des coups comme eux, avoir soif, avoir faim, avoir mal. Vous allez vous aussi vous retrouver avec des centaines de serpents qui vont vous chouchouter vous allez voir. Et pour la suite, Allemagne et Italie je vous laisse réserver les billets et faire comme moi…suivre le couple. Pensez à prendre de l’aspirine au passage.

Je ne veux pas trop spoiler mais sachez que cette enquête évoque une des plus grosses manipulations historique et religieuse. Nicolas n’a pas fait semblant, je veux dire qu’il n’a pas tout inventé. Il a fait un travail de pro, peut-être son passé de journaliste, pour s’appuyer sur des découvertes scientifiques. Il aborde le sujet de la masculinité avec une lucidité foudroyante et une description de certaines réunions, qui vous donnent froid dans le dos….

Nicolas Beuglet a cette écriture que j’aime. Vive, rythmée, percutante, incisive.  Mais aussi parfois un peu lente, quand il le faut, pour qu’on s’ennuie comme Sarah, que l’on trépigne comme elle, pour que notre coeur batte fort, très fort en espérant que la prochaine porte qu’elle va ouvrir soit la bonne et qu’elle nous livre le secret.

Ce livre n’est pas un thriller je vous l’ai dit. C’est bien mieux. C’est un roman où la place de la femme a toute son importance, et Sarah le sait bien et c’est pour cela qu’au fur et à mesure on tremble avec elle.

Merci Nicolas. Au nom de toutes les femmes, merci.

*-*-*-*

36376847_1668152946636034_2194342540063277056_n

*-*-*-*

34708760_1636956786422317_7466093615169667072_n

*-*-*-*

 

 

https://www.facebook.com/search/top/?q=nicolas%20beuglet

18-05-18-Complot.png