Conférence du 5/11/2016 – Archipel des sans-voix

Samedi 5 novembre 2016, au siège du Grand Orient de France à Paris 9e, devant un public de 200 personnes intéressé et désireux de mieux comprendre leurs difficultés et leurs propositions de solutions  des Sans-Voix ont témoigné de leurs parcours et proposé des solutions qui leurs tiennent à coeur.

http://archipel-des-sans-voix.fr/samedi-05112016-reunion-publique-a-paris-des-sans-voix-proposent/

 

 

 

Bienvenue sur mon blog

 

Je vous souhaite bienvenue sur mon blog

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Je ne suis pas chroniqueuse et encore moins critique. J’aime les gens, l’amitié, la culture sous toutes ses formes. Je réalise simplement des interviews qui permettent à chacun de se raconter.

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Hier est pour demain – Dominique Faget

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Avec Hier est pour demain, Dominique Faget nous entraîne dans un tourbillon.  Un tourbillon fantastique et riche en culture qu’elle soit historique ou humaine. Je n’ai jamais autant appris qu’en lisant Hier est pour demain. Tout m’a séduit. L’histoire, l’ambiance, les descriptions détaillées des paysages, des tenues, des rites, des monuments.

Le crépuscule avait teinté l’horizon d’un halo empourpré où se dessinaient les ombres des palmiers dattiers et des sycomores lointains. 

Elle était vêtue d’une calasiris, cette tunique de fin lin blanc, qui était simplement maintenue par une ganse sous la poitrine, laissant poindre des seins dénudés, hauts et fermes.

Je ne suis pas passionnée par l’Égyptologie, période pré-pharaoniques et antiques, mais si on m’invite à un thriller mêlant cette période, la nôtre et un petit retour vers le futur là je suis fan. Si je sens que l’auteure sait de quoi elle parle, qu’elle a fait un gros travail de recherches au point de me passionner, je ne lâche plus son oeuvre. C’est vous dire qu’Hier est pour demain m’a conquise !

J’ai à peine ouvert le livre, et lu les premières pages, que je me suis prise d’empathie pour le petit groupe d’amis d’Iscia tous plus fascinés les uns que les autres par cette période. Tellement fascinés qu’ils décident de s’y rendre sous la houlette d’Olivier passionné d’Egypte et intarissable sur son histoire.

Et pendant que, partout dans le monde, des membres d’une confrérie voient le  malheur se répéter, Iscia a rendez-vous en Egytpe avec l’Histoire. Son histoire. Iscia est d’ascendance (lointaine) Égyptienne mais elle est loin de savoir qu’Isis et elle ne pourrait faire qu’une.

Dominique Faget réinvente le mythe d’Isis et Seth et donne à Iscia le pouvoir de changer le cours des choses. Il faudrait pour cela qu’Iscia le comprenne mais elle est aux prises aux tourments du cœur, un cœur brisé par Iban qui ne cessera de la harceler. Tout comme Seth a harcelé Isis.

Il avait demandé à un tatoueur du Bronx d’incruster dans sa chair le dessin d’un immense serpent. La queue du reptile s’enroulait autour de son biceps et de son avant-bras et la gueule entrouverte dardait ses crochets venimeux en couvrant la moitié de sa poitrine. Son mental s’embrouillait dans un amas de pensées glauques, saturées d’une colère irrationnelle…

Et pourtant, tout était fait pour mettre Iscia sur la piste lorsqu’elle fait l’acquisition d’un collier dont elle ne soupçonne pas le pouvoir. Celui de changer le cours des choses et des horreurs à venir dans le monde.

Sur sa gorge, une parure de deux colliers. Le premier alternait des grains d’agate et des fleurs de lotus en or. Le deuxième comportait des perles irrégulières de jaspe vert, de cornaline, de cristal de roche et de pâte de verre bleue.

A partir de là tout va s’accélérer. L’aventure commence vraiment et Dominique Faget nous tient en haleine jusqu’au bout. Vraiment jusqu’au bout. Il faut avoir tourné la dernière page du livre pour enfin connaître la vérité.

Du Caire à Paris, de Paris à New-York, de New-York à Fontrevel là où depuis sa plus tendre enfance Iscia est appelée par des forces invisibles, Dominique revisite l’Histoire, se l’approprie pour notre plus grand bonheur.

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4ème de couverture

De retour d’un voyage en Égypte où elle a rompu avec Iban, Iscia ne cesse d’être hantée par d’horribles cauchemars. Ce même été, à New York, elle rencontre Owen, un brillant avocat travaillant dans le World Trade Center.
Mais leur idylle naissante est menacée par l’arrivée d’Iban devenu totalement incontrôlable, alors qu’un événement tragique menace…
Nous sommes à la veille du 11 septembre 2001…

Et si on pouvait retourner dans le passé pour changer le cours de l’histoire ?

Un papyrus énigmatique, un serial killer dément, une puissante confrérie, un mystérieux collier antique, une femme étrange, une quête surprenante qui s’étend sur plusieurs millénaires…

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Pour suivre Dominique Faget, c’est par là :

Ses séjours à l’étranger lui ont permis d’aller à la rencontre d’autres cultures. C’est une passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes. Elle a reçu le prix des lecteurs VSD en 2014 pour « Celui qui ne meurt jamais ».
www.dominiquefaget.fr

 

 

 

 

 

Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver – Sonia Dagotor

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Je viens de refermer le livre de Sonia Dagotor « Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver », paru aux Editions du Cherche-Midi que je remercie infiniment pour ce cadeau qui est tombé à point pour me changer les idées en cette période confuse.

Je cherche mes mots. C’est pas bon signe pour une chroniqueuse mais je voudrais, avant la sortie du livre de Sonia Dagotor le 28 mai, rapidement partager ma joie et vous donner envie de vous précipiter dans vos librairies pour l’acheter, le lire ou plutôt « le dévorer » comme je viens de le faire. Je n’ai pas vu l’après-midi passer et merci, merci, merci pour cela.

Pour être tout à fait franche, je n’ai pas compris que je lisais un livre tellement, dès les premières pages, j’ai cru que j’étais entrée dans une vraie maison avec de vrais gens. Que je m’étais installée sur leur canapé  et que je vivais avec eux. J’ai tout vu, tout entendu, tout senti, tout suivi, tout compris.

En revanche, c’est de mon canapé que je n’ai pas bougé et que j’ai englouti le livre (genre la nana qui met la main dans un paquet de Marshmallows, qui les mangent tous et qui envoie son mari en racheter).

C’est un livre joyeux. C’est un livre choral dans lequel interviennent trois femmes qui se révèlent au fil des pages.

La grand-mère « Liliane » au caractère bien trempé, la mère « Catherine » au tempérament plus effacé, la petite-fille « Justine » une jeune femme de son temps. Les trois sont en proie aux tourments de l’amour. L’amour passé pour Liliane, l’amour présent pour Catherine, l’amour en pointillé pour Justine.

C’est la réapparition de Charles, après 60 ans d’absence inexpliquée, qui va mettre le feu dans la vie de ces femmes. Les faire se révéler. Les faire se dire les choses que l’on devrait toujours se dire…

Sonia m’a séduite en écrivant ce livre choral  car les interventions respectives sont très habilement maîtrisées. L’écriture de Sonia s’affine, s’affûte, se précise. Elle entre dans le cœur de ses personnages et les ouvre pour nous. Les dialogues sont savoureux, tendres, drôles et généreux.

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus. Je vous laisse découvrir la quatrième de couverture et j’espère, de tout mon cœur, vous avoir donné envie vous aussi de passer un merveilleux moment.

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Trois femmes. Trois générations. Trois histoires d’amour.

Liliane, la grand-mère
Ma petite-fille m’observe avec insistance. Je ne dois rien laisser paraître. Je la connais bien, Justine. Quel bout de femme ! Quel tempérament ! Elle a de qui tenir, me direz-vous.

Catherine, la mère
Je n’en peux plus de ces réunions de famille. Je dois toujours m’occuper de tout. Et Maman qui fait des caprices, en plus ! Vivement demain que je retrouve Pierre. Pierre, c’est mon collègue. Je l’aime beaucoup, mais je suis mariée…

Justine, la petite-fille
Qu’est-ce qu’elle a, Mamie ? Je la trouve soucieuse. Les yeux dans le vague, elle soupire en caressant son petit chien. C’est certain, quelque chose cloche. Il faut que je lui parle !

Et si Justine perçait le secret de sa grand-mère ? Et si, dans cette histoire, chacune avait besoin de l’autre pour avancer, pardonner, et aimer ?

Le portrait de trois générations de femmes aux prises avec l’amour, la culpabilité et la possibilité du bonheur.

Retrouvez Sonia sur sa page auteure :

https://www.facebook.com/SoniaDagotor/

Le livre des illusions de Paul Auster –

Très beau retour de lecture de Mumu dont je vous recommande le blog !

Mumu dans le bocage

LE LIVRE DES ILLUSIONS IGComment reprendre goût à la vie lorsque les êtres que l’on aime sont morts de façon tragique ? Pour David Zimmer, ce sera par l’écriture : il entreprend tout d’abord d’éditer une monographie sur les comédies en noir et blanc d’un acteur du muet, Hector Mann, tombé en désuétude, avant de s’atteler à la traduction des Mémoires d’outre-tombe, de Chateaubriand. À mesure qu’il ressuscite ces deux artistes, lui-même s’éloigne des rives alcooliques du chagrin et de la pitié. Et quand Alma la bien nommée veut l’amener au chevet d’Hector Mann, sa vie prend alors une bien surprenante allure…

Ma lecture – COUP DE 🧡

Un roman mais que d’histoires…… Et d’ailleurs ai-je bien lu ou est-ce que ce n’était qu’une illusion ? Et bien si tel était le cas, l’illusion avait le goût du réel grâce aux mots de l’écrivain mêle si je garderai pour longtemps sa présence en moi.

Avec toute…

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Portrait de Corinne Javelaud – Auteure et Membre du jury du prix des Romancières

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J’ai rencontré Corinne Javelaud lors du Salon du livre de Préface en Blaye et nous avions eu l’occasion, entre nos dédicaces, de discuter un peu toutes les deux.

J’ai, de suite, été séduite par sa personnalité, sa pudeur et sa discrétion alors qu’elle avait une belle carrière d’auteure déjà et plus d’une dizaine de livres publiés.

Son univers m’a enchantée, son écriture surtout.  Les histoires racontées avec une finesse, une élégance qui confine au raffinement. Un vocabulaire riche, des phrases enchanteresses, des descriptions à couper le souffle tellement Corinne nous emmène sur les lieux, chez les gens, dans les villes, les villages. Des petites histoires qui s’installent dans la grande Histoire avec des personnages attachants et intéressants.

Lire Corinne Javelaud c’est aussi apprendre, découvrir, s’enrichir.

Corinne fait également partie  du jury du Prix des romancières dont la première réunion s’est tenue jeudi 9 Janvier dans les salon André Gide du Bistrot de Paris (Paris VII).

Je suis très heureuse de vous présenter son portrait.

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Corinne, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

L’écriture m’a toujours accompagnée, sous diverses formes, très tôt j’ai eu besoin de consigner mes pensées, mes émotions, raconter mon rapport au monde, sans doute pour leur donner un petit supplément de vie. Plus tard, j’ai réalisé des carnets de voyages, des articles, pour finalement en venir progressivement aux romans.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Oui bien sûr. La lecture a joué un rôle fondamental dans ma vie. Les premières lectures à haute-voix de ma mère lorsque j’étais enfant m’ont vite fait prendre le pli de la lecture. Le livre est un éveil, il permet de se construire, c’est une seconde respiration : contes, Romans, histoire, récits de voyages, guides touristiques (mon premier métier).

Vous aviez des auteurs préférés ?

Enfant le livre de ToveJansson « Moumine Le troll » m’a beaucoup marquée.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

La publication est le moyen de donner vie à la longue gestation d’un projet. Un roman met en scène une histoire qui ne prendra vie qu’au travers le regard du lecteur. Les notes d’une partition doivent être jouées comme le roman doit être lu !

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

« L’ombre de Rose-May » est mon 13eme livre, je ne peux vous parler de chacun. Certains titres sont épuisés, j’invite les lecteurs à découvrir également mon précédent roman « Les sœurs de Biscarrosse » Trois sœurs éprises de liberté dans les années 30, dans la douceur des pinèdes landaises et du Bassin d’Arcachon paru en 2019.

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Avez vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

J’ai participé à plusieurs reprises au salon du livre de Bruxelles ainsi qu’à celui de Genève.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris tôt le matin, mais je ne me fixe pas d’horaires précis. Je m’investis beaucoup et m’astreins à une grande rigueur de travail au quotidien, c’est la seule façon de faire aboutir un projet.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Beaucoup de mystère face à la création, les idées et les thématiques viennent à moi, je n’ai jamais le sentiment de les choisir vraiment.

Corinne je vous remercie pour ce précieux moment que vous m’avez accordé. Mais vous le savez, je soumets toujours les auteurs à un petit questionnaire façon Amélie Poulain…

Qu’aimez-vous Corinne ?

Les bains de mer, les chemins de campagne, la délicatesse, les animaux, la musique qui la touche.

Que n’aimez-vous pas Corinne ?

La guerre, les génocides, Les mégalopoles, la vulgarité, les grandes gueules

Pour en savoir plus :

https://www.facebook.com/corinnejavelaud.romanciere

https://www.facebook.com/pg/corinnejavelaud.romanciere/photos/?ref=page_internal

 

 

 

Rupture, tarot & confiture – Céline Holynski – Larousse Romans

Au Fil de l'imaginaire

Synopsis :

« Ta bienveillance pue encore plus fort qu’un vieux munster oublié dans le compartiment à légumes du frigidaire. »
Éric ne m’a pas juste quittée ! Non ! Ça, à presque 30 ans, j’aurais été capable de l’encaisser. Pas nécessairement de le comprendre, mais de l’encaisser. Or, lui n’a pas seulement rompu, il m’a passée au chinois comme on filtre un bouillon de poule, il a récupéré tout mon meilleur jus et laissé la carcasse de côté. Mais je ne suis pas un cadavre de poulet, mon cher Éric ! Ni même une pauvre dinde et encore moins le dindon de la farce !
Quand Camille, réalisatrice trentenaire, se fait jeter comme un vieux Kleenex par Éric, un beau scénariste pour lequel elle s’est entièrement consacrée durant trois ans, elle n’a qu’un but : se venger.
Pour faire morfler cet enfoiré et lui pourrir la vie sur dix…

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A la lueur des étoiles – Marie Sorel

FRENESIES LIVRESQUES

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Titre : A la lueur des étoiles

Auteure : Marie Sorel

Editeur : BOD

Résumé :

Clémence jeune femme légèrement névrosée traverse la vie sur la pointe des pieds, espérant que son foutu GPS ne se trompe pas une nouvelle fois. Iris grand-mère est femme au grand coeur reçoit une lettre inattendue qui pourrait bien réécrire toute son histoire, elle doit comprendre ! Elle devra pour cela remonter le fil de sa vie. Baptiste est un jeune médecin taciturne. Que vient-il faire au milieu de ce duo ? Peut-être, au travers d’un voyage imprévu, retrouver la bonne direction. Dans un périple plein d’humour, de tendresse et d’amour, suivez les péripéties de ce trio haut en couleur. Tout commence à la lueur des étoiles…

Mon avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure Marie Sorel et BOD pour leur confiance lors de ce service presse.

Décidément ce début d’année est prometteur au…

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L’ombre de Rose-May – Corinne Javelaud

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Au milieu du XIXe siècle, dans une ferme du Limousin, la famille Ribéroux mène une vie sans histoire jusqu’au jour où la petite Rose-May, confiée à la responsabilité de son frère, Léonard, par ses parents, occupés aux travaux des champs, est mystérieusement enlevée. On a beau interroger tout le village, fouiller les environs, l’enfant reste introuvable et la disparition inexpliquée.
Plusieurs années après, Léonard croit reconnaître sa sœur dans les traits d’une ouvrière porcelainière rencontrée lors d’une foire aux bestiaux. Mais l’inconnue se dérobe, le laissant à ses questions. Pour le jeune paysan, c’est le début d’une quête enfiévrée qui le mènera des manufactures de porcelaine de Limoges jusque sur les traces d’un forçat du bagne de Rochefort à la poursuite d’une bouleversante révélation.

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Je viens de refermer le livre de Corinne Javelaud avec beaucoup d’émotion.

Une émotion teintée de tristesse aussi. C’est bon signe. De ces signes qui disent que le livre est beau, que l’histoire est forte et que nous n’avons pas envie, vraiment, de le  refermer ce livre. On tente en vain, tellement l’histoire est prenante, les personnages attachants, d’en retenir les pages, d’en lire doucement les mots, les phrases, les lignes.

L’écriture de Corinne est douce, délicate, tendre, parfumée et sonore. Toutes ces jolies phrases, ces jolies descriptions sonnent avec une telle véracité que l’on est surpris. Surpris de découvrir ou de redécouvrir pour certains la vie en ce temps là.

Le temps est ralenti et doux jusqu’au moment où le drame survient. C’est un coup de poignard dans la vie de cette famille de paysans.

Les Ribéroux.

Des gens simples. Des gens sans histoire qui vont vivre un drame : l’enlèvement de leur petite Rose-May. Quel drôle de prénom me direz-vous. L’explication en est très belle, très romanesque. Il fut décidé que l’enfant à naître au moment de l’éclosion des roses porterait ce prénom. Et elle le porte. Elle naît dans une grange, sans prévenir. La voici arrivée, belle, rose, tendre. Le père et le fils, un garçon rêveur de huit ans, sont surpris par la rapidité de la naissance. Léonard promet à sa soeur, ce jour là, d’être son Roi mage.

Et c’est lui, ce roi, qui sera aux premières loges du drame qui va se nouer lorsque Rose-May est enlevée. Léonard en avait la garde pendant que ses parents, ces gens travailleurs et sans histoire mais suscitant des jalousies, étaient aux champs.

A partir de là, c’est l’Histoire avec un grand H qui s’inscrit dans le coeur du roman. Nous passerons du village de campagne et sa galerie de personnages rustiques mais attachants, à la ville. La grande ville. La ville ouvrière avec ses manufactures de porcelaines.

Léonard n’aura de cesse de retrouver sa soeur.

Je m’arrête là. Je n’en dis pas plus. Je vous laisse découvrir, savourer. Prenez le temps de le lire :  posez-vous, mettez une jolie musique et appréciez la qualité de ce livre.

Vous verrez. C’est un beau roman, c’est une belle histoire.

Merci chère Corinne. De tout mon coeur. Et merci aux Editions Calmann Levy.

 

 

 

Les étincelles de Julien Sandrel

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*-*-*-*

C’est un roman étonnant qui se lit comme un thriller parce-que c’en est un.

Un thriller étonnant par la capacité que Julien a de faire passer des émotions sur une intrigue qui traite ici d’un sujet d’actualité : l’écologie.

Le début du roman est surtout porté par la personne de Phoenix, une jeune femme de 23 ans, fragile et forte à la fois, écorchée depuis le décès de Charlie, son père, lors d’un accident de voiture dans des conditions obscures. Par ailleurs, tout porte à croire qu’il s’est tué en allant rejoindre sa maîtresse.

Phoenix et César, son frère, vivent chez leur mère Marianne une femme mutique qui a sombré dans la tristesse depuis la mort de son mari. La vie de chacun a considérablement changé et une forme de morbidité s’est installée au sein du trio.

Petit à petit entre en scène une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. La grand-mère, d’abord, qui suggère à Phoenix de retrouver la paix en renouant avec la mémoire de son père. Elle décide donc d’ouvrir un carton dans lequel on été jetés pêle-mêle des papiers personnels, des photos et…un walkman dans lequel Phoenix va trouver un message où se mêlent lettres et chiffres.

A partir de ce moment du livre, après avoir bien campé ses personnages, Julien Sandrel nous entraîne dans une quête absolue vers la vérité : et si Charlie avait été assassiné après avoir découvert un terrible secret d’ordre mondial ? C’est ce que Phoenix aidée de César et des personnages tous plus émouvants les uns que les autres, va tenter de découvrir.

Julien ne prétend, à aucun moment, nous entraîner vers le sensationnel même si l’intrigue va crescendo et nous met sous pression.

Porté par une plume fluide et efficace, ce roman a les mêmes vertus que les deux précédents : il est addictif.

Merci aux Editions Calmann-Levy, merci à toi Julien pour ta gentillesse et ta sympathie.

 

 

 

 

Encre sympathique, de Patrick Modiano

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Résumé

«Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l’agenda : « Si j’avais su… » On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu’un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n’en avait pas eu le temps.»

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J’ai lu Encre Sympathique dans une confiance et un abandon absolus. Mais lire Modiano est-ce bien lire ?

Pas pour moi. Pour moi lire Modiano n’est pas lire. C’est parcourir sa propre mémoire.

C’est se souvenir.

Lire Modiano c’est parcourir Paris. Ce Paris d’il y a longtemps, sans téléphone portable, sans ordinateur. C’est marcher dans les rues, s’engouffrer dans des passages, s’arrêter devant un immeuble et se demander si untel y vit toujours. Lire Modiano c’est emprunter la passerelle de la piscine Deligny , guincher au bar de la Marine, se poser à la terrasse d’un bar pour  assister au ballet des dactylos à la sortie de leur travail. C’est tout ça en même temps.

Lire Modiano, c’est ouvrir la porte d’un appartement, pénétrer dans l’entrée, y déposer son trousseau de clés sur un meuble bancal qui accueillerait un téléphone à cadran et un bottin. Un vieux bottin. Il y aurait au mur un papier peint défraîchi, déjà, un peu égratigné aussi, comme notre mémoire, dont quelques petits lambeaux  prêts à se décoller feraient tout pour rester collés au mur.

Mais il manquerait, déjà, quelques morceaux.

Et, comme ces lambeaux de papiers peints, nos lambeaux de mémoires commenceraient, eux aussi, à ne pas pouvoir se recoller.

Car à nous aussi, il manquerait, déjà, quelques morceaux.

Mes yeux se sont brouillés, ma gorge s’est resserrée, une boule s’y est installée. J’ai vu défiler ma vie. Celle des années 70. Nos si belles années. Si douces, si gaies, si rebelles aussi.

Alors j’ai décidé moi aussi de nager avec Modiano dans les eaux profondes de sa mémoire. Une mémoire incarnée par une agence que je crois imaginaire.

L’agence Hutte n’existe pas. Le patron de cette agence ne lui a pas demandé, sans lui fournir plus que cela d’explications, de retrouver une dénommée Noelle Lefebvre. L’agence Hutte est un prétexte, une excuse que se donne Modiano pour retrouver quelqu’un.

L’agence Hutte est la mémoire de Modiano.

Le patron de cette agence est une fissure dans la mémoire de Modiano. Une mince raie de lumière passe dans cette fissure et lui ouvre le chemin. Celui qui lui permet de retrouver des personnes oubliées. Ces personnes pourtant éternellement présentes dans sa mémoire.

Et parmi elle : Noëlle Lefebvre.

Noëlle Lefebvre  serait elle à Modiano ce qu’Yvonne de Galais fut au Grand Meaulnes, ou plutôt à Alain Fournier ?

Et si nous étions, nous aussi, ces jeunes filles sages qui prenaient un bus le dimanche soir pour rentrer au lycée et qui, au gré d’une rencontre, se seraient un peu perdues…

Et si nous étions, nous aussi, Noëlle Lefebvre ? Cette femme que Modiano aime à oublier tout le long de son roman afin que son image reste lisse.

Hutte n’a pas existé non. Hutte est notre mémoire collective. Celle qui invite à enquêter sur nous-mêmes.

Merci Monsieur Modiano.

Comme sous un grand soleil

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Comme sous un grand soleil est né de la rencontre entre une prostituée et deux artistes. Jasmine le Nozac’h d’abord, qui recueille les confidences de Cathy et illustre sa vie avec des dessins, Virginie Jouannet ensuite, qui se fait l’interprète des non-dits de Cathy.
Ce recueil de textes et de dessins retrace quelques moments clefs de la vie de Catarina Francesca C, prostituée lilloise, qui a exercé de 40 à 83 ans. Truculente, ambivalente, parfois naïve et souvent émouvante Cathy affirme avoir eu trois destins.
Dessins et textes apostrophent ou murmurent tour à tour : le cruel, l’absurde, les coups du géant, la petite robe rouge des débuts, le ventre de la putain-pour-vivre, les poupées russes, les clients impossibles, la quête d’amour et le nid de serpents…

Extraits :

C’est le plus vieux métier du monde, à ce qu’on dit. Vieux comment ? Combien de mille ans ? Ça fout le vertige à se pencher au dessus du vide pour regarder toutes ces femmes qui font la pute depuis le début du monde. Combien de femmes ? (…)
Pute. Je disparais sous le mot. Avalée. Prostituée. Fille de joie. Tu parles ! Joie de rien, joie pour rire au dehors et pleurer en dedans, joie fabriquée, imitée. Joie qui meurt sous le drap rouge et l’amour avec.
Les femmes me regardent, les autres je veux dire, celles qui peuvent marcher sans rouler des hanches, porter des jupes courtes sans honte, sourire sans intention. Celles qui quand elles rient sont joyeuses. Innocentes. L’envie me ronge. C’est leur innocence, leur ignorance que je veux pour moi, juste un peu, le temps de respirer.
Ma robe rouge me dénonce. Les femmes m’avisent et leur regard me cloue. Putain. Fille de rien. Grue. Catin. Traînée. Fille de petite vertu. Tapineuse, racoleuse, roulure. Ça rime avec ordure et j’ai beau faire je me sens sale. En croix, au pilori, clouée, désignée. Je pense au Grand Corps blanc qui dort dans les églises. À la putain qui lui lava les pieds.
Catarina Francesca Cognetta.

Voici le lien Kisskiss bank qui permettra au projet d’exister :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/comme-sous-un-grand-soleil-jasmine-le-nozac-h/tabs/description

Pour en savoir plus :

Jasmine le Nozach : https://www.lenozach.com/
Virginie Jouannet: https://virginiejouannet.wordpress.com/category/a-propos-de-lauteur/