Zélie Jumel, la nouvelle conteuse….

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Zélie fut ma première chroniqueuse, elle sera mon dernier portrait. Alors forcément, je suis un peu émue là tout de suite.

Où ai-je rencontré Zélie ? Ni elle, ni moi ne nous en souvenons. Nous avons eu beau passer deux soirées ensemble tout récemment, parcourir le Salon du Livre, nous faire photographier sous tous les plans, rire, soupirer : la mémoire nous fait défaut.

Nous savons que nous nous connaissons, et nous nous apprécions depuis plusieurs années. Nous nous suivons mutuellement, nous nous soutenons toujours et je suis heureuse d’avoir été la première à qui elle a dédicacé ce joli Conte d’Ocitarina.

Je vous laisse découvrir qui se cache derrière la jolie Zélie au sourire énigmatique et surtout, surtout, lisez son joli conte !

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-*-*-*-*

Bonjour Zélie, peux-tu me raconter comment tu es venue à l’écriture et ce que tu as commencé à écrire ?

J’ai un peu écrit lorsque j’étais enfant. Je me souviens d’un texte inspiré des templiers dont l’action se déroulait en Corse (alors que je n’y suis jamais allée). Je suis revenue récemment à l’écriture avec mes deux mémoires de recherche et mon blog. Je passe mon temps à écrire alors ma vitesse de frappe augmente. J’en suis arrivée à l’écriture en elle-même, il y a trois ans à peu près. J’ai cherché des concours de nouvelles pour me lancer. J’ai écrit des poèmes sur des sites. J’ai bafouillé un peu puis j’ai eu la chance d’être publiée une première fois et hop, j’ai continué !

Tu faisais lire à quelqu’un ce que tu écrivais ou écrivais-tu des choses que tu ne montrais à personne ?

Quelques poèmes ou nouvelles sont sur des sites donc ils sont à la vue de tous. Pour la nouvelle publiée et le roman jeunesse, il n’y a eu que des bêta-lecteurs de choc.

Zélie, lisais-tu quand tu étais enfant et adolescente ?

Je lisais beaucoup, beaucoup. J’ai lu toute la bibliothèque rose, ver et jaune et or. J’ai adoré ! J’ai continué avec les lectures du collège, notamment les trois mousquetaires en 4e, puis Harry Potter. J.K. Rowling a inspiré un grand nombre de personnes de ma génération quand on regarde bien. C’est elle qui m’a donné envie d’écrire.

Avais-tu des auteurs préférés ?

Alexandre Dumas, J.K. Rowling, Mireille Lesage, Victor Dixen, Lucinda Riley, mais aussi beaucoup d’auteurs autoédités comme Sonia Dagotor et toi.

As-tu écris autre chose que des romans ?

J’ai écrit une nouvelle qui a été publiée dans le recueil tel le Phénix, Mouvements de l’esprit. J’aime écrire des nouvelles et participer à des concours. J’ai aussi écrit quelques poèmes.

Comment t’est venue l’idée de publier ?

Pour le roman jeunesse, je répondais à un appel à textes. Après avoir reçu une réponse négative, j’ai eu envie de faire quelque chose de ce texte qui était prêt. J’ai donc décidé de l’envoyer à d’autres maisons d’édition. Et j’ai eu une réponse positive ! Que de joie ce jour-là !

Est-ce toi qui conçois tes couvertures de livres ?

Pour Tel le Phénix, c’était une couverture basique. Pour Conte d’Ocitarina, c’est mon illustrateur, Corentin Lecorsier qui l’a réalisé.

Peux-tu  me parler, en quelques mots, de chacun des livres que tu as   publiés ?

Tel le Phénix : Mouvements de l’esprit publié chez Souffle court Éditions : c’est une nouvelle un peu particulière dans le domaine de la musique. Je n’y connais rien, mais heureusement j’étais dans un collège avec de bons musiciens, sinon j’aurais eu du mal, un grand merci à eux.

Conte d’Ocitarina : mon premier roman jeunesse publié chez Evidence Éditions, est adapté pour les lecteurs dyslexiques. C’est un conte avec les codes du conte et de très belles illustrations de Corentin.

As-tu déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, mais j’aimerais bien…

Quelle place la lecture occupait-elle chez tes parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lit énormément, elle adore le policier par exemple mais lit également tout ce qui lui tombe sous la main ou que je lui ramène. Elle a gardé tous ses livres alors j’ai pu piocher dedans et découvrir de véritables pépites.

Y a-t-il des moments précis où tu écris ?

En général, j’écris pendant les vacances scolaires, quand mon esprit est un peu relâché de la pression de mon métier : professeur. Ma période préférée reste celle de l’été, car elle est la plus longue et me permet d’écrire, mais aussi de corriger et d’améliorer.

Comment écris-tu ?

J’écris quasiment exclusivement sur mon PC, je trouve que c’est tellement plus pratique pour pouvoir modifier tout de suite, voir ce que cela donne tel ou tel mot, telle ou telle expression, avoir son texte amélioré au fur et à mesure. J’adore !

Comment te vient l’idée d’un roman ?

Comme souvent je réponds à un appel à textes, je me laisse porter par l’écriture. Je me rends compte ensuite que j’inclus beaucoup de choses que je connais, que j’ai croisé ou que j’ai lu.

De qui t’inspires-tu  pour vos personnages ?

D’un peu de chacun !

Une dernière question, est-ce que selon toi l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Oui, il a un rôle à jouer. Il peut dénoncer certains faits de manière subtile, parler de sujets difficiles et faire comprendre aux lecteurs certaines choses de manière très douce.

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Zélie aime

  • La forêt noire (le gâteau)
  • L’odeur des vieux livres (et des neufs)
  • Se promener dans la campagne au hasard
  • L’Histoire
  • La Picardie

Zélie n’aime pas

  • L’hypocrisie
  • Le soleil dans les yeux
  • Les gens sans avis ou qui en changent trop souvent
  • Le froid (en ce moment, on est gâté)
  • Les légumes coupés en lamelles

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https://www.facebook.com/zelie.jumel?ref=br_rs

https://zeliejumel.fr/

https://www.babelio.com/livres/Jumel-Conte-dOcitarina/1029746

https://www.livraddict.com/biblio/livre/conte-d-ocitarina.html

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Apprendre à danser sous la pluie de Margaux Gilquin

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Une très jolie découverte que ce roman, une bouffée de bonheur, à prendre à n’importe quel moment. L’auteure a une très jolie plume, très poétique, pleine de jolis sentiments.

Des personnages attachants qui ont souffert mais pour qui la vie doit continuer, vous les rencontrerez tous avec le plus grand plaisir, vous ressortirez de ce roman avec du baume au coeur.

Le personnage principal , tente de se ressourcer dans le Lot-et-Garonne chez sa tante Marthe, une femme forte et pleine de sagesse, telle que chacun d’entre nous souhaiterait en croiser le chemin. Elle apporte au roman des retours dans le passé et donc des passages historiques que j’affectionne particulièrement.

Vous comprenez donc que je n’ai trouvé que des points positifs à ce roman, je suis ravie d’avoir eu l’occasion de le découvrir et fière de pouvoir dire à l’auteure Margaux Gilquin que j’ai senti qu’elle avait investi…

View original post 172 mots de plus

Cristina sans H mais avec un coeur immense

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Je voyais son nom sur les pages auteurs …

Je voyais son nom parce qu’elle est chroniqueuse et que cette fille là voyez-vous, cette Cristina sans H, je me disais qu’elle avait une sacrée plume. Une gentille façon de parler des auteurs.

Je voyais son nom et je me demandais comment moi petite auteure, je pourrais l’approcher cette Cristina sans H qui chronique les auteures très, très connues, des Virginie Grimaldi, des Agnès Martin-Lugand, pour ne citer qu’elles.

Je voyais son nom, et puis un jour j’ai tenté. Alors je lui ai écrit. Et elle m’a répondu. Et on a échangé. Et j’ai adoré nos échanges.

Et puis un jour, j’ai vu mon nom sur son blog et ce jour là, croyez-moi, j’ai eu les larmes aux yeux parce que cette fille là, cette Cristina c’est pas seulement une chroniqueuse, c’est un coeur gros comme l’univers, c’est une injection de rappel à l’amitié, c’est à elle seule Noël, Pâques, et tous les jours fêtes.

Et puis Cristina et bien elle sort un livre. Oui un livre qu’elle a écrit pour elle, pour nous les nanas. Un livre superbement écrit.

Du coup j’ai eu envie de lui faire son portrait à ma Cristina sans H.

Love.

Margaux

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Bonjour Cristina, pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours écrit sur tout, partout. Petite, j’avais mon journal intime, au collège, j’étais celle qui écrivait les plus longues rédactions, à la fac, je manquais toujours de temps pour mes dissertations, j’ai toujours quelque chose à raconter, je suis celle qui parle de trop. De là à se lancer dans l’écriture d’un livre, le courage et le manque de confiance me manquaient. ..En étais-je vraiment capable ? Créer mon blog en 2014 a été un premier pas vers l’écriture « publique ». J’y écris sur la vie, sans filtre, sur les joies et les déceptions de maman, sur les difficultés d’être une femme accomplie, mais aussi mes coups de cœur et bien sûr quelques coups de gueule. Mes deux lignes conductrices : être authentique et le partage. Mes lecteurs les plus fidèles m’encourageaient alors à écrire quelque chose de plus grand. Un livre.Que voulez-vous dire ? Un livre, un vrai ? Oui ! Mon Dieu ! Beaucoup m’attendaient dans le style « Bridget Jones »…j’ai peur de décevoir certains, bien que je pense avoir essayé de traiter mon sujet avec humour, ce qui est pour moi indispensable.

En mars 2017, à la suite d’un très difficile passage dans mon job, je décidai de me lancer dans ce grand chantier, pour m’évader de mes journées de bureau surréalistes et psychologiquement éreintantes… L’histoire, inspirée de mon vécu, s’est naturellement imposée à moi…j’étais embarquée, vol long courrier, business class.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai écrit les premières cent pages seule, sans les faire lire à personne…mes voisins de table chez Starbucks (où j’écrivais la plupart du temps) ont du me dérober quelques mots par ci  et par là, mais je n’ai eu aucun avis avant de le faire lire à mon amoureux. De manière tout à fait objective, il m’a dit « Fonce ». Mon premier avis professionnel sur ces premères pages est arrivé très vite, quand, contactée par 2 maisons d’édition, je leur faisai alors lire les prémices de mon manuscrit. Ils m’ont répondu « Fonce ».

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Je lis depuis toujours (je sais, ce n’est pas original, mais c’est vrai), de tout, ma curiosité à été très vite aiguisée par des sujets très divers. J’ai commencé comme beaucoup de petites filles par la bibliothèque rose  puis Agatha Christie dont j’avais toute la collection. Puis très vite, j’ai ressenti le besoin d’accéder à des histoires plus fortes, « des histoires de grands ». Je dois avouer que mon sujet de prédilection était tout de même la romance… A 14 ans, j’avais déjà lu tout Barbara Cartland (ne ris pas)…Je me souviens avoir acheté en cachette « Le journal de Laura Palmer », tiré de la série de David Lynch, « TwinPeaks » et d’avoir été à la fois fascinée et dérangée. A 16 ans, Le Rouge et Le Noir était ma bible, Jane Austen ma meilleure amie. A 18, « La Belle su Seigneur » devenait mon essentiel.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Oui, bien sûr. Je lisais énormément de choses très différentes mais si je devais relire un livre ou l’emmener avec moin sur une île déserte, mon choix se portait toujours sur les mêmes auteurs : Stendhal, Alberto Moravia, Gabriel Garcia Marquez, Albert Cohen, Isabel Allende, Kundera, Fernando Pessoa. Une force indescriptible m’attirait vers ces « grands » auteurs, comme un besoin d’exprimer que j’avais une petite place quelque part, bien à moi. Je saisissais la chance de pouvoir accéder à un monde érudit, contrairement à mes parents, par exemple, à qui la possibilité de faire des études n’avait pas été donnée.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Non, il s’agit de mon premier, Margaux ! Mon deuxième est en cours…(info exclusive !)

Dites-moi Cristina, comment vous est venue l’idée de publier ?

Je n’y pensais pas un seul instant quand je me suis lancée dans l’aventure. Je voulais que mon projet soit pleinement abouti, l’avoir lu, relu et sûrement recommencé mille fois avant de m’armer de courage et de l’envoyer aux maisons d’édition. J’imaginais par contre, déjà bien, les lettres de refus qui auraient pu affluer en grand nombre et me noyer dans  des litres de vodka pomme. J’ai eu la chance d’être contactée pendant l’écriture de mon livre (grâce à mon blog, sur lequel j’avais mentionné mon projet)  et de signer un contrat avec les Editions Seramis, avant même d’avoir terminé mon manuscrit. Je suis extrêmement chanceuse, je le sais.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Absolumen t pas. C’est le graphiste de Seramis qui s’en est occupé. Je dois confesser qu’au premier abord, la couverture de mon livre ne me plaisait aucunement. Je ne savais pas si je le trouvais trop feel-good, pas assez sérieuse, ridicule, ou trop loin de ce que j’avais imaginé. Mon éditrice, Hélène, était persuadée qu’elle pouvait plaire et, justement venir contrebalancer le sujet un peu difficile. Je lui ai fait confiance.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de votre livre ?

 « Une carte postale du bonheur » nous parle de Juliette, qui vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l’amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais, à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C’est le début d’une histoire d’amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l’espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu’elle n’a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d’un physique qui n’est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

Ses amis ont beau l’exhorter à fuir cet homme qu’ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d’autre enfant. À la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces indélébiles.

Je n’ai pas voulu écrire un livre où l’on tombe dans le pathos et l’on fait sombrer le lecteur. J’ai voulu y décrire les mécanismes, mais aussi le processus de reconstruction et de rechute, la guérison.

Dire que cela peut arriver à toute personne normalement constituée.

J’ai été stupéfaite de voir le nombre de personnes (il n’y a pas que des femmes), qui ont été confrontées à ce type de personnes qui ravagent tout sur leur passage : votre personnalité, vos rêves, votre dignité. J’ai reçu beaucoup de messages très touchants. Il était alors important pour moi de délivrer une note positive et d’espoir.

Renaître des cendres est possible.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère lisait surtout de la presse, magazines et différentes revues comme Paris Match ou Femme Actuelle .J’ai appris à lire avec mon père en lisant l’équivalent de l’Equipe au Portugal, « A bola ».  Mais c’est bien seule, puis plus tard grâce à de formidables professeurs de français, que je poussais les portes de la littérature.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’ai du écrire pendant pratiquement toutes mes pauses déjeuner pendant un an…Comme tout le monde, je manque de temps, alors j’écris aussi sur mon smartphone ou sur ma tablette, dans les transports ou dans les salles d’attente, pendant mes séances d’aquabiking. Je ne suis pas du matin et ne me lèverai jamais tôt pour écrire, c’est au dessus de mes forces, j’admire ceux qui le font ! Je suis par contre capable d’écrire toute la nuit…

Comment vous vient l’idée d’un roman ? De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Mon premier, comme je l’ai indiqué plus tôt, m’a été inspiré d’une histoire que j’ai vécue. Parler de soi peut évoquer la facilité, pourtant, je trouve que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Ce fut l’exercice le plus difficile qu’il m’ait été donné d’effectuer.

Mon second, qui est encore au stade d’embryon, m’est venu une nuit, alors que je n’arrivais pas à dormir. Je me suis empressée de me saisir de mon minuscule carnet à paillettes, sur lequel je jette toutes mes idées et j’ai noirci 4 pages…personnages, intrigue, type de récit, époque, documentation nécessaire. C’est inspiré d’une partie de l’histoire de mon peuple mais aussi de tranches de vie de femmes que j’ai connues…les vaillantes, les insoumises, les guerrières. Je ne peux en dire plus pour le moment. Une seule certitude : la vie et les gens sont les sujets les plus inspirants que je connaisse.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je fais partie de ces personnes qui sont persuadées que l’écriture a beaucoup de vertus thérapeutiques. Si l’écriture de mon premier roman a définitivement clôturé un passage de ma vie et fait prendre conscience que tout était bien derrière moi, je suis aussi cette lectrice qui recherche dans ses lectures des sensations fortes, le vertige, les émotions. Les livres qui m’ont le plus marquée sont ceux qui m’ont fait pleurer des torrents de larme, ceux qui m’ont permis de me remettre en question, ceux qui sont venus bousculer mes convictions. Les écrivains ont ce pouvoir de vous toucher en plein cœur, de vous panser, vous bercer, vous rassurer ou justement vous faire douter. Tout cela grâce à des mots. C’est tout de même fantastique. Il y a peu de temps, je terminais le dernier livre de Joyce Maynard,  « Un jour, tu raconteras cette histoire », effondrée, je baignais dans mes larmes. L’amoureux pensait qu’il était arrivé quelque chose de grave, il était impossible de me calmer. Plus tard, il me dirait, « C’est juste un livre ». Oui, juste un livre. Juste une auteure qui a su me bouleverser avec des mots. Quelle force.

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Le questionnaire façon Amélie Poulain

Cristina aime

  • Les mojitos
  • Bruno Mars
  • Le soleil qui caresse la peau
  • L’amour
  • Le poulpe à l’ail et avec un soupçon d’huile d’olive (je sais, je viens de faire tomber le mythe, là)

Cristina n’aime pas

  • Les personnes envieuses
  • La méchanceté gratuite – même tout court, d’ailleurs
  • Le froid
  • La mauvaise foi
  • Les gens qui ne ramassent pas les crottes de leur chien dans la rue (ça me rend dingue)

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Facebook : https://www.facebook.com/DeAmorimCristina/

Instagram : https://www.instagram.com/cristina_de_a/

Blog : https://leblogdelacristinasansh.me/

 

Apprendre à Danser sous la pluie, au fil des jours…

Margaux Gilquin : un premier roman très attendu

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Margaux Gilquin est une senior semblable à des milliers d’autres qui recherchent un emploi. Enfin, « semblable »… Pas vraiment. Un soir, après un énième refus, elle décide de coucher sa colère sur papier. En 15 jours, naîtra « Le Dernier Salaire » dans lequel elle décrit son quotidien au travers d’anecdotes, parfois drôles, toujours bien vues.

Ce cri retrace le combat d’une quinquagénaire qui se heurte de plein fouet à la réalité 2.0 du monde du travail. Mais ce livre est également porteur d’espoir et nous fait découvrir toute une galerie de personnages auxquels on s’attache immédiatement.

L’écriture à la fois incisive, rapide et pleine de trouvailles littéraires de Margaux nous emporte à ses côtés, nous faisant espérer une suite…

« Le Dernier Salaire », tout d’abord sorti en auto-édition, est très vite remarqué par les prestigieuses Editions XO qui décident de l’éditer à leur tour.

A partir de là, tout va s’enchaîner pour Margaux. Télévisions : journal télévisé de David Pujadas, 1001 vies avec Sophie Davant, Dans les yeux d’Olivier où elle livre un bouleversant témoignage, FR3 Aquitaine avec Christophe Zirnhelt et Bob Garcia, Grand Soir 3 où elle est reçue trois fois, Arte, LCI, pour ne citer que ces chaînes, et plusieurs radios dont RTL avec Vincent Parizot, Sud Radio avec Isabelle Brès, France Bleue, RCI, RCF, et beaucoup d’autres.

La presse relaie Le Dernier Salaire qui est primé par Le Prix du Toit Citoyen « Meilleur ouvrage sur le Monde du travail », 2017. Prix remis par deux Ministres après délibération au prestigieux Procope. Le Dernier Salaire est également sélectionné pour le prix le Pélerin, 2017.

Le Dernier Salaire, c’est le point de départ du nouveau roman d’autofiction de Margaux Gilquin « Apprendre à danser sous la pluie » où celle-ci nous conte ses aventures médiatiques, ses rencontres improbables et ses combats, sans jamais oublier ses personnages qui se livrent un peu plus, pour notre plus grand plaisir.

Vous pouvez retrouver toute l’actualité de Margaux Gilquin sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/m.gilquin@yahoo.fr et sur son blog où elle partage avec nous ses coups de coeur – littéraires, culinaires, etc. : https://mgchroniques.wordpress.com/qui-suis-je/. La play list qui a accompagné l’écriture d’Apprendre à Danser sous la Pluie » est sur You Tube….

 

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Qui est Alice QUINN ?…

Dites donc, en voici une drôle d’histoire ! Je me mets à faire des  portraits  à l’aveugle ! Bah oui quoi enfin ! Qui est Alice Quinn ? Je le découvre en même temps que vous chers amis et je ne suis pas déçue croyez moi !

Je croise Alice sur les murs amis, je souris à ses commentaires, je palpite à ses partages, je me prends à avoir envie de lire ses livres dont cette fameuse intrigue « La Lettre Froissée ».

Mais je ne connais pas Alice Quinn. Je ne l’ai jamais lue. Mes copines oui.

Je me penche sur sa photo et me dit « Allez go…ose ! Va lui demander un peu qui elle est cette dame ». Et voilà. Un portrait que je vous laisse découvrir espérant qu’il vous séduira comme moi il m’a séduite.

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Laurence Marino, la pétillante auteure qui vient clore le cycle des auteures Bordelaises

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Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

Elle est pétillante et malicieuse, observatrice et psychologue. Elle donne aussi des cours de « Sacologie »…oui vous avez bien lu…des cours de « Sacologie », en lisant son portrait vous comprendrez mieux:).

Bon, il est temps que je vous présente Nadia Bourgeois. Mais  d’abord je vous voudrais vous dire ce que, moi, j’ai ressenti en sa présence. Oui, en sa présence, parce-que j’ai eu la chance de partager un repas avec Nadia, dans le QG des auteures bordelaises, et que ce repas je ne suis pas prête de l’oublier.

Il y a eu le premier regard échangé, équivalent à un coup de foudre amical. Vous savez le premier regard qui donne le sentiment que cette nana là on la connait depuis toujours.

Puis les premiers pas faits ensemble jusqu’au restaurant. La porte poussée, la table choisie, le repas commandé et enfin le tête à tête.

La minute qui fait que ça passe.

Ou pas.

Et perso, bah c’est super bien passé avec Nadia. Tellement bien qu’on a pas vu l’heure tourner, qu’on a pleuré de rire, souri de tendresse. Tellement bien qu’on va remettre ça parce-que Nadia c’est une nana pas comme les autres du tout. Elle écrit à merveille, anime des ateliers d’écriture, écrit des pièces de théatre. Et le tout dans la simplicité la plus totale…

Je suis conquise par ce troisième portrait d’auteures Bordelaises.

Merci

 

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Rencontre avec Serge Corrieras, le voleur d’âmes….Photographe au Grand Coeur

Portrait réalisé par Marie Nel http://marienel-lit.over-blog.com/ et Margaux Gilquin

Par quoi dois-je commencer ? Comment dois-je commencer ? A quoi je pense, si je pense Serge Corrieras ?

Je me cale au fond de mon fauteuil, j’écoute le tic-tac de l’horloge ancienne, le feu qui crépite et je ferme les yeux. Je restitue l’ambiance.

Où ai-je connu Serge ? A Préface en Blaye, le salon du livre.

Qu’ai je retenu de lui ? Un type barbu, biker un peu fou, un peu pas là mais tellement présent,  arpentant le Salon du livre Préface à Blaye,  l’appareil photo en bandoulière, à la recherche  d’âmes à capturer car c’est ainsi que Serge se définit. Un voleur d’âmes.

Je me souviens ses allées et venues, l’air de rien mais l’oeil en éveil, sachant très bien ce qu’il venait chercher dans le Couvent des Minimes de la Citadelle, mais ne sachant comment convaincre ses futurs modèles de le suivre dans le cloitre afin  qu’il puisse se saisir de leur âme. Et c’est ce qu’il a fait. Il a saisi mon âme puisque tous les amis qui ont vu la photo qu’il a réalisée me l’ont dit. Se sont extasiés. Ont aimé  cette photo. Et moi je sais qu’elle est la restitution parfaite du moment présent. Et je sais pourquoi.

J’ai beaucoup joué avec les photographes durant quelques mois. Celui d’un grand magazine particulièrement, et lorsque Serge a fait les clichés, j’ai de suite joué avec l’objectif, avec le vent, avec la lumière, la façon de se placer, de regarder. Serge a compris rapidement qu’il n’aurait pas à voler mon âme. J’allais la lui offrir.

Voilà oui je me souviens très bien.

J’ai rencontré un photographe comme je les aime, au sourire doux, au regard gourmand.

Merci Serge pour ce moment fabuleux.

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Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venu à la photo et ce que vous avez commencé à photographier ?

En fréquentant un bar dont le patron était fondu de photo (surtout collectionneur d’appareils), à côté d’un photographe-studio, et la fréquentation d’un ami photographe, pigiste pour Corse Nice Matin.

Je dois te préciser qu’à 14 ans, je faisais l’ouverture d’un bar, tous les matins jusqu’à l’apéro du midi à Ajaccio.

J’ai quand même eu un bac lettre en 76, à la suite de quoi, j’étais inscrit en lettres modernes à l’université de Valence, mais ai plutôt fréquenté le milieu motard délinquant que la fac. Donc retour en Corse où j’ai  enchainé des petits boulots : camelot-vendeur de bijoux-pacotille sur marché, Bâtiment, mécanique, télégraphiste pour la poste, barman, serveur, disquaire. Grâce à ma culture de la musique, surtout dans le domaine du Blues, du Jazz, de la soul, du funk, vite embauché comme DJ dans divers night-club en Corse et donc fréquentation du milieu nocturne et de la pègre, les armes, la came, etc…jusqu’à avoir des problèmes judiciaires et une condamnation.

Amnistié grâce à l’élection de Tonton en 81. Il était temps de prendre le large et me suis retrouvé saisonnier à Avoriaz comme barman/serveur et encore le milieu de la nuit. Je faisais des photos pour mon plaisir avec un Minox 35 GT et donnait mes films à développer au seul studio de la station qui pratiquait ce qui s’appelle du filmage (shooting des touristes sur les pistes, mais aussi restaurants, bars, nights).

Comme ils avaient observé que je me démerdais pas mal avec mon Minox et que j’étais tous les soirs en bringue, ils m’on fournit un reflex professionnel Contax avec flash Metz et en avant Sergio. J’y allais de bon coeur, faisait du rentre-dedans, photos de brute mais avec une certaine approche et psychologie. Je suis devenu le meilleur vendeur de la boutique. A la fin de la saison, j’avais du fric, acheté le matos qu’on m’avais prête et décidé à ne plus me consacrer à ça.  Grace à un passé professionnel, avec fiche de paye, etc, j’ai pu suivre une formation à L’ETPA de Toulouse (Ecole Technique Privée audiovisuel) où j’ai reçu une excellente formation technique.

Serge,  vous faisiez beaucoup de photos étant ado ?

Non pas du tout ! Ado je faisais du sport (cross-country / handball / judo) et déjà du 2 roues à moteur.

Quelle place la photo occupait-elle chez vos parents ?

Mon père faisait des photo en Kodachrome avec une rétinette Kodak pendant les vacances et au retour du dev, c’était le diaporama.

J’ai une question Serge, comment vous vient l’idée d’une photo ?

D’une image dans la rue, au supermarché, d’un visage rencontré, d’une situation…

De qui vous inspirez vous pour vos modèles ?

De mon environnement, la rue. Ceci dit, j’ai une culture photographique , artistique et littéraire qui n’est pas à négliger. Et puis j’aime l’humain. J’aime capturer l’âme. Je suis diabolique ! Tu sais, ça a rien à voir avec ta question, mais on n’a pas parlé musique mais j’aime le blues, le jazz, le rock. La musique a aussi une place importante dans ma vie.

Préférez-vous la photo couleur ou noir et blanc ? Des portraits ou des paysages ?

Ma préférence va au N&B mais j’estime que ce n’est un critère de qualité. Un image merdique en N&B, comparée à une bonne image couleur, c’est l’image qui prime. Et il faut se souvenir que depuis l’invention de la photographie, on s’est efforcé à restituer la réalité et dépasser les peintres sur cet aspect. Merci Nicephore Niepce et Ducaux Du Horon.

Avez-vous créé des livres suite à vos photos ? Si oui, lesquels ?

Oui, sur internet, non publié sur papier avec mon pote écrivain Thierry Poncet.

Contribution à des divers ouvrages de librairie( Pol Pot by Philip Short, Novellas by Didier Daeninckx, Portrais – Libé)

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invité en tant que photographe à l’étranger ?

Oui, en Italie : conférence à l’université de Bolzano et diverses expos,

Foreign Correspondent Club Phnom Penh- Cambodge, FFCC Bangkok

 

D’après mes recherches, vous partez au Cambodge en 1991, vous serez d’ailleurs présent lors du retour de l’ancien dirigeant du régime des Khmers rouges, pourriez-vous nous raconter cette période importante dans l’histoire de ce pays, vos conditions de travail ?

Bad conditions, dangerous, but fun !

Du coup ça m’amène à une remarque : est-ce que selon vous le photographe a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Sur, c’est un rôle fondamental de témoin de l’actualité et de son époque. Nous sommes des historiens

Quel est, ou quels sont les pays que vous auriez aimé photographier ? Et pourquoi ?

Afghanistan, Chine,Yemen, Turquie, Syrie, Libye, Mexique, que des pays tranquilles, en somme. Et pourquoi pas la Suisse ou le Luxembourg

De la  photographie au film, il n’y a pas un grand pas, l’avez-vous franchi ? Quel est votre rôle dans ce cas ?

Oui, co-réalisateur d’un documentaire et surtout au cadrage.

Racontez-nous votre projet Serge ? En quoi vous touche t’il ?

A 60 balais, malgré un background assez chargé, je crève la misère et bien que volontaire pour l’Afghanistan, la Syrie, la Lybie, etc auprès des Nations Unies, niente, nada. Ca me fout les boules ! Maintenant, il faut s’auto-financer, avec les risques et les frais que cela comporte pour réaliser un reportage en zone de conflit ou autre*. Les canards ne donnent plus de ce qui s ‘appelait des garanties, ni les agences.

* un pote médecin Corse (ex-toxico),  que je connais depuis una vita (on fumait des joints derrière la statue de Napoléon à Ajaccio) qui exerce dans les quartiers Nord et donc soigne les toxicos et les putes m’a dit de laisser tomber. Ca peut le mettre dans la merde et risque de me prendre une bastos.

Le projet le voici…. country-doc-texte

 

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Valérie Capelle, l’auteure douceur….

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Qui est Valérie Capelle, l’auteure de ce formidable roman « Sept jours à vivre » ?

 

Tu vois, Antoine, là y’a deux coquelicots qui se touchent. Ils se prennent dans les bras pour danser… » Que feriez-vous si vous appreniez qu’il ne vous reste que quelques jours à vivre, et si une inconnue vous invitait dans sa maison de campagne pour vous apprendre à respirer ? Antoine, lui, ne réfléchit pas longtemps.

C’est ce que nous allons découvrir à travers ce joli portrait.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Valérie, le samedi 27 janvier à la Libraire Jeux de Mots à Cadillac chez le délicieux Christophe, un libraire comme nous les aimons. Attentif aux auteurs. Il aime lire et partager ses coups de coeur, que les auteurs soient célèbres ou pas, l’important étant la qualité de la relation établie avec l’auteur afin que celui-ci puisse se sentir à l’aise lors de la dédicace. Valérie ne pouvait pas mieux tomber pour sa première dédicace-conférence, et nous avons tous répondu présents tellement le lieu est magique et chargé de réelles bonnes ondes.

 

Cette rencontre fut à la hauteur de mes espérances. Nous avions échangé par FB et par téléphone, nous avions failli nous rencontrer, et puis vous le savez nous courons toutes et tous…et notre rendez-vous a été reporté. J’en avais nourri un léger chagrin tant son livre m’avait plu.

Et comment ne pas aimer « Sept jours pour vivre ? »…comment pourrais-je ne pas aimer ce livre après avoir accompagnée Tante Marthe au bout du chemin ? Car ce livre évoque la fin de la vie d’un jeune homme. Il croise la route de Paulette, à moins que ce ne soit le contraire allez savoir avec le destin, et…le reste de l’histoire est magique. Tout comme Valérie. Merci Valérie tu es une merveilleuse rencontre.

Je souhaite longue vie à ton livre, longue vie à Paulette et Antoine et je souhaite que chacun d’entre nous croise un jour la route d’une Valérie…

Chers amis lecteurs, lisez ce livre et votre approche sur l’accompagnement en fin de vie, sera désormais teintée, non, noyée de douceur.

Merci

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Marie-Laure Hubert Nasser, l’auteure humaine et passionnée

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Je vous avais prévenus, les auteures bordelaises ont de la présence en plus d’avoir du talent.

J’ai eu le plaisir de faire le portrait de Marie-Laure Hubert Nasser. Je suivais Marie-Laure depuis mon arrivée à Bordeaux car celle-ci, outre être auteure primée, est également créatrice et rédactrice d’un blog, qui  ne pouvait que m’attirer « Allez Bordelaises ». Un blog dans lequel les femmes, tous horizons confondus, ont leur place et dont Marie-Laure fait les portraits avec humanité.

Humanité. Si je devais citer un mot qui qualifie Marie-Laure Hubert Nasser, je dirai ce mot là Humanité.

Alors j’ai suivi d’encore plus près Marie-Laure. Discrètement. Le soir derrière mon ordi. Lisant ses publications et ses partages avec des amis communs sur FB. Lisant ses interviews. Et j’ai eu envie de la connaître.

Alors j’ai osé. Osé lui écrire. Osé lui demander si elle accepterait que je fasse son portrait.

Et elle a dit oui. Avec humilité, gentillesse et surtout, surtout générosité.

Avant de l’interviewer, j’ai souhaité lire Semblant sortir du noir. Et je n’en suis pas sortie indemne. Ce recueil laisse des traces, et pas n’importe lesquelles. Il est une invitation à considérer « l’Autre ». Dans sa vie, dans ses choix, dans l’horreur, dans la joie ou la musique. Une invitation à regarder « l’Autre » en s’interrogeant sur lui.  Qui est-il? D’où vient-il ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui fait qu’il est ce qu’il est ?  Marie-Laure nous invite à  regarder « l’Autre » autrement. A le regarder de l’intérieur. Elle ne fait pas que sonder les âmes. Elle livre le résultat d’une vie, d’un geste, d’une action. Fussent-ils fulgurants.

Je suis sous le charme de cette auteure terriblement humaine dont la petite musique littéraire est des plus envoûtantes.

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Marie-Laure, faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Enfant on montre à ses parents, plus tard on cache ses secrets dans son journal intime et enfin, quand on rêve de devenir écrivain, on montre à ses proches pour être rassuré. Quand j’ai commencé à écrire « pour de vrai », je n’ai plus jamais rien montré, sauf exception. Pour Spleen Machine par exemple, j’ai aimé le partager avec ma fille ainée. Je parlais de jeunes et je voulais qu’elle me dise si cela tenait…si elle validait. Son avis était fondamental et j’ai d’ailleurs travaillé la partie musicale du roman avec elle.

Etiez-vous une enfant ou une adolescente qui lisait ?

J’ai toujours lu. J’ai commencé très tôt et adolescente je dévorais plusieurs romans par mois. Je lisais les auteurs par séquence. Je voulais tout connaitre sur eux. J’achetais leur œuvre entière. Je creusais, je creusais…le style, les sujets, leurs héros…J’aimais beaucoup les biographies de personnalités. J’étais curieuse de connaitre leurs parcours. Les gens m’ont toujours intéressée, les artistes encore plus… Plus tard j’ai lu de nombreuses bio de politiques de tous les partis. Je crois que j’aimais leur énergie. Leur façon d’imaginer la société. De construire notre histoire ou de nous l’expliquer.

Vous aviez des auteurs préférés ?

Il y a des auteurs dont j’ai toujours aimé la petite musique : Zweig, Sagan, Fitzgerald, Auster, Irving, Giroud… J’ai lu beaucoup de classiques, passage obligé. Je ne lis que des contemporains aujourd’hui…Plus jeune j’ai aimé m’évader sur d’autres continents avec Kawabata, Baricco, De luca…

Une question me traverse l’esprit, avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit sous toutes les formes avant d’oser m’avouer que j’avais toujours voulu être écrivain… Des articles de presse, aux expositions et autres revues, des discours, des recommandations, des power-point et dernièrement des nouvelles…Je tente toutes les expériences! Je rêve d’écrire une BD, j’y travaille d’ailleurs…

Comment vous est venue l’idée de publier ?

L’idée obsessionnelle d’être publiée est venue avec mon premier roman qui ne l’a d’ailleurs pas été… Après de nombreux refus, ce qui était un désir inavoué est devenu un combat acharné, une obligation, je devais y arriver…

J’adore vos couvertures de livres et je ne suis pas là seule à les aimer, est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Nous échangeons beaucoup avec mes éditrices autour de mes couvertures. Par chance, elles m’ont accompagnée dans cette démarche créative et cela m’a permis d’aller jusqu’au bout de mon projet. J’exprime ce que je ressens, je propose en mots ce que d’autres font en images. Chez Folio Gallimard je n’ai pas eu mon mot à dire mais j’ai adoré leur proposition, une idée géniale inspirée par le grand format initial.

Marie-Laure, vous savez que j’adore poser cette question aux auteurs. Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Mon premier roman La carapace de la tortue raconte les aventures d’une jeune Clotilde qui a très vite compris qu’elle n’était pas l’enfant que l’on attendait. Trop ronde, pataude, on se moque d’elle. Réfugiée à Bordeaux auprès de sa tante, riche propriétaire terrienne, elle est adoptée par les femmes de l’immeuble qui vont lui montrer le chemin du bonheur. C’est un roman qui traite de la confiance et soi et de l’estime de soi. Les femmes s’y retrouvent en nombre. Elles me le racontent souvent. Il met aussi en avant l’amitié. C’est un éloge de la différence.

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Spleen Machine, mon deuxième roman met en vie l’histoire d’une jeune fille de 17 ans Alix et de sa mère. Un regard croisé sur la famille et toutes ces choses que l’on ne se dit pas…C’est un roman d’actualité. Aux dires de mes lecteurs, il devrait être prescrit aux parents d’ado!

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Mon dernier livre est un recueil de nouvelles Semblant sortir du noir. Il met en lumière les étranges tourments du destin. Les nouvelles mettent en scène les instants qui font basculer nos vies. Ces moments où tout se précipite, où tout se trouble, nous bouleverse…

Il s’agit de quatre destins :

Nawel, jeune fille de quinze ans qui va quitter son pays en guerre. Luc, un homme au bout de sa relation matrimoniale qui fuit plutôt que de basculer dans la violence et va vivre une retraite forcée dans la chambre d’hôtel où il s’est enfermé. Georgia qui perd son père et part sur les routes de France en quête d’un avenir, d’une suite, d’une histoire. Un chemin bien étrange qui la conduit vers l’amour et l’aventure…Mélanie enfin, femme posée qui aspire à un destin tranquille. Jusqu’au moment où un homme ambitieux croise son chemin. Jusqu’où peut-on aller par amour…Jusqu’au bout de soi? A moins que le destin ne s’en mêle….

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Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

J’ai eu la chance d’être la marraine d’un salon du livre en Afrique à Douala et de partager le quotidien de jeunes lycéens. Un partage intense avec des jeunes épris de littérature. Un bain de jouvence.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient tout le temps. Mon père des revues. Ma mère des romans. Ma mère lisait un livre par jour ou tous les deux jours. Je me sentais toujours à la traine. La bibliothèque était très fournie de beaux livres et de livres d’art. Et puis il y avait des sortes de poches, de bouquins achetés au kilo chez des bouquinistes qui s’effondraient dans les placards. Mes parents portaient une attention particulière à la lecture. Ils étaient soucieux de cette transmission pour leurs enfants. Ma mère est une artiste et mes parents aimaient partager des repas simples avec d’autres. Les invités se succédaient à notre table, de tous les âges. Je me souviens d’un écrivain assez célèbre, compagnon d’une amie de mes parents. Mon père semblait impressionné. Ce qu’il était rarement finalement.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris le dimanche car je travaille les autres jours. Et puis en vacances. Je suis toujours en train de projeter des moments d’écriture comme une liberté que je m’octroie dans un quotidien bien rempli. Et je lis le matin tôt car l’un ne va pas sans l’autre.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Je suis assaillie d’idées et je ne sais pas qu’elles vont faire roman. Je les note. J’y pense. Je les développe. Parfois elles prennent vie ou intègrent autre chose…C’est souvent des fulgurances. Par contre dans le roman, le temps devient long et les idées se lacent au texte…

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Il y a plusieurs personnes dans mes héros, plusieurs continents, générations, des mots de mon enfance ficelés à ceux du quotidien…Mes personnages sont des mutants, des êtres à part…

Une dernière question Marie-Laure, est-ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Surtout pas de rôle mais une lecture bien à part de ce qu’il comprend de la vie. Une petite voix qui parfois fait surface…Crée un écho, un ricochet… Peut interpeller, dénoncer, alerter….

 

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