Les petits-papiers de Marie-Lou, par Corinne JAVELAUD chez Calmann-Levy

Fêlures secrètes dans une dynastie bordelaise.

Dans les années 70, Marie-Lou Beltran, serveuse à L’Auberge du bonheur, vit avec sa fille, Dora, et sa mère, Luce, dans la maison familiale du quartier des Chartrons à Bordeaux. La main verte de Luce et les talents culinaires de Marie-Lou font merveille pour créer un cocon harmonieux.

Un trouble naît lorsque pour son anniversaire, Marie-Lou offre à Dora une magnifique poupée, dénichée chez un antiquaire. Les femmes Beltran constatent bientôt que la poupée suscite des phénomènes étranges.

Un médium prétend qu’elle est habitée par l’esprit d’un proche assassiné. Comment ne pas penser au père de Marie-Lou, Josué, et à son oncle, Féréol, morts en héros sur leurs arpents de vigne à Saint-Émilion, alors sous la botte allemande ?

Prise dans un engrenage de manifestations surnaturelles, butant sur le silence de Luce, Marie-Lou va devoir affronter les démons d’une histoire familiale tourmentée…

Le livre de Corinne Javelaud sort le 24 février, et je ne saurai que vous le recommander si vous avez envie de vous plonger dans les années 70, dans le Bordeaux d’autrefois si joliment décrit par Corinne. L’histoire est très prenante, car inattendue, et menée d’une main de maître. Le suspense est total ! Aussi n’irai je pas plus loin dans mon commentaire. Je vous le recommande vivement si vous aimez la belle écriture, les descriptions juste comme il faut, ni trop pesantes, ni trop longues, mais toujours très belles. Je vous le recommande si vous aimez les histoires de famille, les tiroirs secrets, les histoires d’amour. Je vous le recommande vraiment car le temps de cette lecture vous serez ailleurs. Dans ce Bordeaux que j’ai connu il y a si longtemps et que je regrette profondément.

Merci Corinne. De tout mon coeur. Ton livre figure en bonne place dans ma bibliothèque et je te remercie de ta confiance. A très bientôt ma chère Amie.

Vous pouvez acheter et/ou commander son livre dans toutes les libraires, à la Fnac, chez Cultura, chez Mollat, partout…!

Vous pouvez suivre Corinne sur sa page officielle

(1) Corinne Javelaud officiel | Facebook

Vous pouvez aussi mieux la connaître grâce à son portrait

Portrait de Corinne Javelaud – Auteure et Membre du jury du prix des Romancières | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Catherine CHOUPIN, Auteure mais pas que…

J’ai croisé la page de Catherine au hasard d’une publication concernant un de ses ouvrages traitant Yvonne de Quièvrecourt plus connu sous le nom d’ Yvonne de Galais. Le Grand Meaulnes. Je l’ai lu tant de fois. Précisément, chaque automne depuis mes 15 ans. Immédiatement m’est revenue en mémoire, la scène durant laquelle François Seurel descend cet escalier, Yvonne de Galais, morte, dans ses bras. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité. Que de fois n’ai je pas été me poster moi aussi face à cet immeuble du 12, Bd St Germain à Paris. Que de fois n’ai je lu la correspondance d’Isabelle Rivière. Comme vous le voyez, je suis une fan inconditionnelle d’Alain Fournier, je ne pouvais qu’être attirée par Catherine donc.

J’ai donc parcouru la page de Catherine. Je m’y suis attardée. Il se trouve que celle-ci, en plus d’être auteure, se balade dans les cimetières et nous offre, à cette occasion, l’histoire de certains qui y dorment et on en apprend des choses ! Mais Catherine nous parle également littérature. Attention sa page est addictive, j’ai donc forcément eu envie de connaître Catherine, de la découvrir et elle a répondu avec beaucoup de gentillesse. Je la remercie du fond du coeur. Voici son portrait.

Bonjour Catherine, merci pour ce moment partagé avec vous ! J’ai vraiment envie d’en savoir plus sur vous.

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Mon premier récit, assez court, s’appelle La nouvelle Béatrice. C’est une histoire d’amour peu banale que j’ai vécue en 1998. La coïncidence finale, presque surnaturelle, m’a poussée à l’écrire.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Les deux. Je n’ai jamais montré mes journaux intimes. Mais pour les romans que je publie, je fais confiance au jugement de ma fille. C’est elle qui m’a poussée à publier Le Silence de la madone, que je n’osais pas publier. J’ai d’ailleurs pris un pseudo au départ. Bien m’en a pris, c’est celui que mes lecteurs préfèrent souvent.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

J’ai passé ma vie à lire, depuis l’âge de cinq ans. J’aimais la lecture et souvent c’était vital, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire, en particulier chez mes grands-parents à Autun. Je lisais tous les livres qui me tombaient sous la main, les Jalna, les Thibault, les Pasquier etc. Après les Club des cinq, les Alice, les Michel, les compagnons de la Croix-rousse… J’ai adoré Autant en emporte le vent, Les Hauts de Hurlevent et Jane Eyre.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Oui, des livres chez mes parents et surtout chez mes grands-parents. Mais je m’en faisais acheter ou j’en empruntais à la bibliothèque du quartier. Nous lisions tous le magazine Spirou.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit des manuels de culture générale pour les classes préparatoires. J’ai aussi écrit un récit authentique sur mon autisme Asperger, Mon esprit mis à nu. A ma grande surprise, il marche très bien. J’ai aussi écrit deux biographies romancées, une sur Yvonne de Galais (Le grand Meaulnes) et l’autre sur Annie Playden (Apollinaire) : Le Point de vue d’Yvonne et Le Point de vue d’Annie.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’ai rencontré une dame qui commençait dans l’édition et cherchait des auteurs. J’ai écrit très vite La nouvelle Béatrice, qui lui a beaucoup plu. Mon premier livre est paru aux Editions Illador.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oui, c’est moi pour la conception, mais parfois mon ami me propose quelque chose qui me plaît sans que j’y aie pensé. C’est un travail de longue haleine parfois. Je les conçois, mais lui, les fabrique.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Si je ne m’y mets pas le matin, j’ai du mal ensuite. Le plus dur est de se déconnecter de Facebook, où je mets une publication quotidienne soit sur les cimetières, soit sur la langue française, soit sur mes romans. Si je m’y suis mise le matin, j’écris toute la journée avec quelques pauses.

Comment écrivez-vous ?

Assise dans un fauteuil de bureau très confortable.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Je garde en moi des thèmes ou des schémas qui m’ont toujours séduite, du fait de mes lectures ou des circonstances de ma vie. Par exemple, j’aime les personnages qui camouflent leur véritable identité comme dans La Gouvernante aux bas bleus ou La fausse Cendrillon. Un de mes thèmes favoris est aussi la rivalité entre le fils et le père, qui vient de mon histoire personnelle. On la retrouve, par exemple dans mon roman épistolaire, L’Inconnu du RER C et dans d’autres romans, sous des formes différentes.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De moi, de ma fille, de mes amis, de ma famille, des héros de tous les romans que j’ai lus, de gens que j’ai connus. Parfois un personnage est la synthèse d’au moins deux ou trois personnes que j’ai connues. Dans Toute une vie à vous aimer, Marc est la synthèse de deux amis d’enfance qui ont évolué différemment. Dans La Beauté endormie, la cousine de l’héroïne est la synthèse à la fois morale et physique de deux de mes cousines, d’une amie normalienne et de la méchante fille des contes de fées. Ne pas oublier le clignotant doit beaucoup à ma fille et à son tempérament volcanique.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Je ne suis pas un écrivain engagé. J’aime seulement écrire des histoires qui se finissent bien à quelques exceptions près), contrairement à ce qui se passe souvent dans la vie. Donc ce serait un rôle d’évasion et de compensation. Cependant, il me vient à l’esprit que je me suis donné pour mission de transmettre à mes lecteurs la langue la plus pure et la plus classique qui soit.

Vous trouverez tous les ouvrages de Catherine Choupin sur Amazon. Vous pouvez aussi la contacter pour commander directement auprès d’elle

(10) Catherine Choupin | Facebook

https://www.amazon.fr/Livres-Catherine-Choupin/s?rh=n%3A301061%2Cp_27%3ACatherine+Choupin

Vers le Soleil, de Julien Sandrel chez Calmann Levy

IL N’EST RIEN POUR ELLE, MAIS ELLE N’A PLUS QUE LUI…

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette petite fille de neuf ans : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis trois ans. Un rôle qu’il n’a même plus l’impression de jouer tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle il n’a aucun lien légal… ou écouter son coeur et s’enfuir avec elle pour de bon ?

En attendant, il décide de cacher la vérité à la petite fille, et de la protéger coûte que coûte..

*-*-*–

La plume fluide et addictive de Julien est de retour ! Vers le soleil est un joli roman qui se lit d’une traite sans s’en rendre compte.

Le livre est bien rythmé. En effet, beaucoup de choses se déroulent, de personnages apparaissent sans que cela n’en gêne la lecture ou que l’on se perde parmi eux. Au contraire, c’est savamment dosé. C’est tout l’art de Julien que de nous présenter des personnages qui deviennent vite des amis que l’on ne veut pas quitter. Et on ne les quitte pas malgré le sujet qui peut paraître au demeurant assez grave.

Le passé de chacun d’entre eux se révèle au fur et à mesure de la lecture et qui attise notre curiosité. Qui est donc Sacha ? Quel passé veut il occulter ? Qui est Tess réellement ? Qui sont ils tous les uns et les autres, les uns pour les autres ?

Alors que Tess est immobilisée sous les décombres, Sacha va prendre son rôle très au sérieux. Plus que cela…Ses sentiments pour Tess et Sienna sont-ils ceux qu’ils devraient être ? En quelques jours son destin va basculer en même temps que celui de Tess et Sienna dans un dénouement inattendu.

C’est étrange comme les déchirures s’inscrivent dans les chairs. Il suffit d’un rien pour rouvrir les plaies et nous replonger dans des abîmes de détresse que l’on croyait oubliés.

Portrait de Julien Sandrel, l’auteur de La Chambre des Merveilles | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Ma chérie

Laurence MARINO Blog d'auteure

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un concours en 2020 organisé par Sororistas. Il n’a pas été dans les gagnants mais je le partage avec vous !
Le thème était :
Nous sommes le 31 décembre 2030… 

Mettez-vous dans la peau de celle que vous serez à la fin de cette décennie qui a débuté avec la pandémie COVID-19, impactant la terre entière. À travers un récit libre (journal, nouvelle, reportage, etc.),vous partagez votre imaginaire, vos convictions ou vos analyses.Vous racontez ce que vous avez vécu depuis le confinement de 2020 et ce qu’est devenu le monde.

Par l’écriture, vous participez à la création d’un monde nouveau.

Ma chérie,

Demain, tu aurais dû fêter tes 26 ans et il n’y aura pas de repas de famille ni de rassemblement.
Les gens de ta génération se souviennent encore, les plus jeunes n’en n’ont pas connu. C’est certainement plus…

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Atteinte de tsundoku, j’avoue tout !

Laurence MARINO Blog d'auteure

Des piles et des piles, des montagnes qui perdent parfois l’équilibre, des placards qui débordent, une bibliothèque qui est arrivée à saturation depuis fort longtemps !
Plongée dans un drôle d’univers : les Piles A Lire. Découverte d’une si poétique maladie : le tsundoku.

La semaine dernière, je lisais un post sur la page de ma très chère Céline. Elle racontait sa relation aux livres et évoquait sa PAL. Son récit m’a donné envie de rendre hommage à mes PALs à moi !
Vous connaissez, j’imagine, ma relation aux livres : quasi charnelle…J’aime les livres, les posséder, les accumuler, les offrir, les donner, les regarder, les lire et aussi en écrire !
D’aussi loin que je me souvienne, ma vie a toujours été accompagnée par ces objets insolites. Oui, insolites vous avez bien lu ! Rendez-vous compte que dans quelques grammes, au sein même de simples feuilles de papier, des…

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3 bougies pour Conte d’Ocitarina

Un très, très joli conte que je vous recommande chaudement.

Zélie JUMEL

Bonjour à tous,

Je suis très contente d’écrire cet article ce jour.

Il y a trois ans, sortait Conte d’Ocitarina en version numérique chez Evidence Editions dans la colletion Farfadet (maintenant Imaginaire).

Trois ans de rencontres avec les lecteurs, dans les dédicaces, dans les salons, dans les bibliothèques, parmi les inconnus ou mes amis.

Je lui souhaite un bel anniversaire !

Si vous voulez votre exemplaire, contactez-moi. J’ai un stock chez moi, je me ferais un plaisir de vous le dédicacer et de vous l’envoyer avec un marque-page en cadeau.

Un autre texte attend son heure. Il est prêt et n’attend qu’un éditeur. J’espère que tout avancera bientôt !

Bonne journée à vous tous !

Et encore une fois merci d’avoir lu et découvert Conte d’Ocitarina.

-Zélie-

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Les Corps Conjugaux, de Sophie De Baere

Je n’avais jamais lu de livres de Sophie De Baere. Ce fut une découverte. Dès les premières pages j’ai été happée. Une belle écriture tout en poésie, fluide, aisée tout en étant recherchée. Sophie sait habilement manier les mots, le verbe. Très rapidement les ressorts psychologiques et dramatiques se révèlent. On y est. On est avec les personnages. Ils deviennent nos amis, nos voisins, notre famille. Et si c’était nous ? Oui, si c’était nous ?

Alice est une jolie jeune fille qui, depuis l’enfance, pose pour des publicités, participe à des concours de beauté, devient Miss. Elle est surtout un objet entre les mains d’une mère abandonnée par son mari alors qu’Alice est bébé, que leur fils Alessandro est retardé mental, et que Mona l’autre fille est terne.

Alice offre un reflet miroir à cette mère qui, pour une raison qui nous est inconnue, semble vouloir prendre une revanche. Mais sur quoi ? La vie en général ? Sa vie à elle ? Sa vie ratée par la faute de son mari parti, puis mort ? Quelle plaie vive Sylvia semble vouloir panser ?

Mais voilà. Alice, en plus d’être belle, est intelligente et comprend très vite que son avenir est ailleurs loin de cette mère aigrie, méchants dès lors qu’Alice ne se soumet plus. Alors elle part. Elle quitte Bolbec, sa grisaille, sa monotonie. Son non-avenir sauf celui dont sa mère à rêvé pour elle. Alice monte à Paris où elle espère faire des études tout en travaillant car faut bien manger, se loger, payer les études. Elle se noie dans la lecture de la poésie, puis celle de Duras. Ou les deux. Je ne sais plus très bien mais cela n’a pas d’importance. L’importance est qu’Alice nourrit son âme.

La voici qui rencontre Jean dont elle pense de lui qu’il est :

« Un mélange de brindilles vite emportées par la brise et de solides racines souterraines ».

Ils tombent amoureux d’un amour étrange qui aurait dû m’alerter, car dès les premières lignes j’ai pressenti quelque chose. Alors j’ai lu et relu ce passage du roman parce-que j’ai aimé ce moment d’évasion, d’enfance retrouvée, de légèreté, d’insouciance, de temps suspendu avec une telle grâce.

« Nous nous mettons à galoper dans les épines comme des gosses de dix ans. Une joie simple s’écoule dans la moindre nervure de mon corps, fait bouillonner les couleurs autour de moi. L’instant présent m’emporte comme avant le départ du père. Comme avant l’aigreur et la folie de ma mère ».

Enfin, me suis-je dit Alice va rencontrer le bonheur. Le bonheur simple mais vrai. Et c’est ce qui arrive. Alice et Jean vivent douze ans sans une seule ombre au tableau. Ils ont une fille Charlotte et un petit bourgeon va éclore à nouveau. Alors Alice demande à Jean de l’épouser. « Oui se marier ce sera bien. Cela scellera notre amour. Donnera une légitimité à nos enfants. Se marier oui…Marions nous ».

Le jour du mariage arrive et la mère d’Alice est présente. Elle est venue oui pour assister au mariage de sa fille qu’elle n’a plus vue depuis son départ. Et elle est là cette mère. Oui elle est là. L’ogresse est tapie dans l’ombre. Elle observe. Pèse, jauge, fomente sa vengeance parce qu’Alice, ne sait rien de ce qui se trame. Comment pourrait-elle ?

Et quelques jours plus tard la mère demande à la fille de venir la voir.

« J’ai quelque chose à te dire. Si tu ne viens pas, c’est à Jean que je parlerai… »

Alice y va et ne reviendra plus chez elle. Elle va abandonner son mari, sa fille. Elle part avec le bourgeon qui ne cesse de croître en elle, mais elle part car il n’y a que la fuite qui soit la solution. La seule solution pense t’elle.

«L’ogresse m’a tout pris. Mon enfance. Mon mariage. Ma fille. Ma dignité »

Je n’en dirai absolument pas plus. Je veux que, comme moi, vous ayez la surprise. Je veux que comme moi vous en perdiez le sommeil. Je veux que, comme moi, vous vous rongiez les ongles, vous n’ayez plus envie de manger, de boire. Je veux que vous deveniez Alice et que vous vous demandiez, comme moi, « qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je sacrifié ma fille ? Etait-ce si grave au point de sacrifier mon bonheur ? Aurais-je pu supporter l’exil, le silence, l’oubli de moi-même ? »

Je me suis demandé ce qu’il y a de pire dans l’absence choisie ? Un hiver éternel ? Un doute interminable ?

Je me suis posé tant de questions tout le long de cette lecture en noir et blanc, en couleurs. Qu’aurais-je fait ? Alors j’ai ouvert d’autres livres traitant du sujet. J’ai lu des auteurs, des gens, j’ai surfé sur le net. Et la réponse à ma question est celle-ci :

« Quand on a que l’Amour à offrir en partage… »

Le portrait de Sophie

Portrait de Sophie De Baere, Auteure de Les Corps Conjugaux, Editions Lattès. | Balades & Portraits par Margaux Gilquin (wordpress.com)

Écharpe avec fente au point de riz, laine Rapido Phildar

hooo quelle jolie surprise:) du tricot ! Merci merci

Light & Smell

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C’est en tombant sur une écharpe de mon compagnon avec une fente que j’ai eu envie de m’en tricoter une. Après quelques recherches, j’ai trouvé un tutorielcorrespondant parfaitement à ce que je cherchais. Je vous invite à le consulter sur le site La Boutique du tricot et des Loisirs créatifs d’autant que vous y trouverez plein d’autres idées créatives.

Pour la réalisation de l’écharpe, j’ai utilisé des aiguilles n°7 à la place des n°4 conseillées et j’ai choisi une laine plus grosse tout simplement pour aller plus vite. Je ne tricote que rarement avec de la laine 4 n’en ayant pas forcément la patience. En fouillant dans mon stock de laine, je suis tombée sur 3 pelotes Rapido de Phildar, couleur Grenat.

14915_1170_F1 Photo issue du site web Phildar

 » Gros fil léger pour un tricot rapide et facile. Idéal pour débutantes. 25% de laine. Toucher soyeux…

Voir l’article original 249 mots de plus

Portrait de Carine HAZAN, Auteure de « jean-jacques » paru aux Editions Harper Collins

Bonjour, merci de cette rencontre magique que vous offrez aux lecteurs de mon blog.

Merci à vous Margaux !

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

L’écriture est une passion depuis l’enfance. La fiction sous toutes ses formes, et d’abord la littérature, me nourrit, et m’a sans doute sauvée la vie. Ma première histoire, je l’ai écrite à 7 ans, ça s’appelait « les aventures de Mimi et Pomme de terre » et je l’ai signée… Comtesse de Hazan ! Et puis, lorsque j’ai découvert le cinéma et, que des années plus tard, j’ai tout fait pour devenir scénariste, je me suis petit à petit interdit d’écrire de la prose, pour me consacrer entièrement au scénario. Derrière l’argument professionnel, il y avait aussi un sentiment d’illégitimité. Un peu comme si la littérature était trop sacrée, et que je ne m’autorisais plus « que » l’écriture scénaristique, vouée à disparaître et se dissoudre derrière un bon film… Et puis, ces dernières années, en arrivant à Marseille, j’ai eu un passage à vide professionnellement. Alors j’ai renoué avec des notes sur des carnets et avec l’écriture de prose. J’ai écrit une trentaine de nouvelles très courtes, ai songé à en faire un recueil, mais une amie qui connaît bien le monde de l’édition m’a dit qu’en France, on ne publiait pas de nouvelles. Elle m’a conseillé d’écrire un roman…

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai toujours fait lire ce que j’écrivais, hormis mon journal évidemment. Je voulais savoir si mes tentatives d’histoires fonctionnaient, pour comprendre ce qui marchait, ce qui ne marchait pas et pour tenter de les améliorer. Sans doute une habitude de scénariste, car les scénaristes se lisent très souvent entre eux.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ? Aviez-vous des auteurs préférés ?

J’étais une énorme lectrice, enfant. Mes auteurs préférés, il y en a eu des tas. Petite, c’était la Comtesse de Ségur donc, et aussi la série des Alice Détective, le Club des Cinq, Fantômette… Et puis sont venus les classiques, Maupassant, Flaubert, Zola, Hugo, et puis Romain Gary, Albert Cohen, Pennac, et enfin Proust…

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents étaient et sont toujours de gros lecteurs. Ma mère est une grande lectrice de romans et de thrillers, une fan inconditionnelle d’Isaac Bashevis Singer et de Patricia Highsmith. Et mon père est un amoureux de San Antonio. Ce sont eux, indéniablement, qui m’ont donné le goût de la lecture.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

J’ai écrit des scénarios de court métrage (dont certains que j’ai réalisés), des scénarios de long métrage (que j’espère réaliser un jour !), des scénarios de fiction télé (un peu tous les formats, 52’, 26’, 5’), des pièces radiophoniques (pour l’émission « Nuit noire, nuit blanche » sur France Inter, qui malheureusement n’existe plus), des nouvelles, des livres jeunesse, et même des textes de chansons !

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Lorsque j’ai terminé la première version de « jean-jacques », je l’ai d’abord faite lire à mes proches et mes amis. J’avais besoin de savoir si « stop ou encore », en d’autres termes si ça valait le coup de persévérer. Face à leurs encouragements, j’ai commencé à envisager la possibilité d’une publication. Mais ça a pris du temps, et il a fallu de la patience, et beaucoup de ténacité…

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Pour mes livres jeunesse, ce sont les illustrateurs, et pour « jean-jacques », c’est une graphiste très talentueuse qui travaille pour HarperCollins, qui a fait cette proposition suite au brief de mon éditrice. Et j’avoue aimer beaucoup cette couverture.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Dès que j’ai plusieurs heures libres devant moi !

Comment écrivez vous ?

J’essaie d’écrire depuis un endroit de sincérité et d’honnêteté. Sans essayer de faire à la manière de, et surtout sans me regarder en train d’écrire, sinon ce que j’écris est à jeter à la poubelle ! J’ai besoin de me plonger complètement dans le texte, et dans ma tête. Et je réécris beaucoup. Avec « jean-jacques », je me suis aussi amusée à donner des indices du livre en train de s’écrire. On pourrait prendre ça pour une coquetterie mais pour moi, ça touche précisément à cette sincérité du processus d’écriture évoquée plus haut, et c’est une jubilation. Celle que j’ai quand je lis des livres qui me donnent des clés pour comprendre ce que l’auteur fabrique en secret (comme par exemple dans le roman de Kérangal « Réparer les vivants », les noms de ses personnages qui sont autant de clés pour comprendre l’architecture du récit). Ou encore celle que j’ai face à des films qui racontent le film en train de se faire (comme par exemple « Ocean’s eleven », dont l’histoire d’un énorme casse reprend toutes les étapes de fabrication d’un film : idée/scénario, casting, répétition, tournage, projection… et succès !).

Comment vous vient l’idée d’un roman ? J’avoue que l’idée de jean-jacques est absolument géniale !

Merci ! L’idée de « jean-jacques » s’est invitée un peu par hasard. J’étais dans un creux professionnel et je me suis souvenue de la blague que mon mari m’avait faite, à savoir que pour mes 40 ans, il pouvait soi-disant me faire rencontrer Goldman, qui habitait à vol d’oiseau à moins d’un kilomètre de chez nous à Marseille… Je me suis dit : et si je faisais un documentaire sur une fille qui cherche Goldman dans les rues de Marseille ? Un mocumentary, un documentaire parodique. Alors j’ai commencé à rédiger une note d’intention pour demander des subventions à la Région. Et lorsque j’ai fait lire ma note à mon compagnon, il a vu la note – 15 pages ! – , s’est bien marré à me lire et m’a dit : écris un roman ! Et cette note d’intention est à peu de choses près le premier chapitre du livre. La suite s’est déroulée avec une certaine fluidité mais aussi beaucoup de travail. J’ai découvert, avec l’écriture de ce roman, l’art de la digression – interdite dans l’écriture scénaristique – , et c’était une grande liberté et un vrai bonheur !

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Des personnes que j’aime, de doubles imaginaires, de doubles opposés, de personnages publics…

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Vaste question ! Oui bien sûr, l’écrivain est celui qui voit, qui scrute, qui alerte aussi, et qui nous tend un miroir plus ou moins déformant. C’est aussi, lorsqu’il se rapproche du poète, quelqu’un qui nous invite à nous échapper. J’avoue préférer cette invitation-là car la réalité m’est pénible… Et quand bien même l’échappée raconte elle aussi quelque chose de notre société. Mais je préfère ne pas penser à ça lorsque j’écris. Je pense d’abord à mon histoire et à mes personnages, et à l’écriture en tant que telle. Je laisse le soin à d’autres de juger du caractère « utile » ou non de mon sujet et de mon texte, de peur de m’autocensurer.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Carine aime

Le matin

Le bleu profond de la mer les jours de ciel clair

L’odeur du jasmin et des poivrons grillés

Le rire de ma fille

Jean-Jacques Goldman bien sûr !

Carine n’aime pas

Le pouvoir

Les postures mondaines

Les personnes négatives

Les parkings souterrains

Les dobbermans

Portrait de Sophie De Baere, Auteure de Les Corps Conjugaux, Editions Lattès.

Il est des rencontres inattendues. Celle-ci en est une. Vraie. Dois-je l’avouer ? Je ne connaissais pas Sophie De Baere avant de lire la chronique de son livre sur le blog d’une amie chroniqueuse. Une chronique, puis une autre, puis encore une autre. De chronique en chronique, Les Corps Conjugaux m’appellent, m’invitent. Me murmurent à l’oreille que je dois lire ce livre. Mais avant de le lire, je veux connaître l’auteure. La suivre, la flairer, m’assurer que c’est pas une de ces auteures qui se la racontent et se croient « arrivées » au second livre édité. Vous voyez ce que je veux dire, j’en suis certaine. Je suis devenue méfiante dans ce milieu. Très. Alors j’ai suivie Sophie. Je l’ai écoutée, lue. Et puis je l’ai contactée. Elle s’est livrée, nue, sans fard, simple et honnête. Et pourtant, elle aurait pu me battre le froid. Se détourner avec ce dédain dont se pare certains. Non rien de tout ça. Sophie écrit. Admirablement. Mais pas seulement, non pas seulement. Elle apaise, elle rassure, elle dit que oui elle est d’accord bien sûr, pour un portrait. Et le fait. Simplement. Alors que son livre est primé, qu’elle n’a pas besoin de moi simple chroniqueuse d’un blog sans fard, ni étincelles. Elle n’a pas besoin de tout ça Sophie. Elle partage. Elle lit l’intérêt de la chroniqueuse que je suis. Elle voit la lumière dans mes yeux à la lecture de son livre car je lui parle en off au fur et à mesure de ma lecture. Parce que dans Sophie il y a cette part d’humanité qui manque à tant. Et en lisant son portrait vous comprendrez.

Pour tout ça, pour le temps accordé, partagé : Merci Sophie. De tout mon coeur.

RÉSUMÉ

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue  ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans  ?

Portrait de femme bouleversant, histoire d’un amour fou, secrets d’une famille de province  : ce texte fort et poétique questionne l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Bonjour Sophie. Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Écrire, je l’ai beaucoup fait quand j’étais petite fille. Dès le cours élémentaire, j’écrivais des histoires. J’adorais les rédactions ! Plusieurs de mes professeurs m’y ont encouragée et ils lisaient même parfois mes écrits aux autres élèves. Puis j’ai peu à peu cessé. Pendant et après mes études de philosophie, j’avais perdu ce goût de la littérature pourtant adorée durant mon enfance et mon adolescence. Je lisais pour analyser, décortiquer le texte. Et puis l’envie est revenue avec une rencontre. Mon compagnon, un grand lecteur, un amoureux des mots et un musicien. J’ai d’abord commencé par écrire des chansons pour notre duo musical. Et puis, à l’aube de mes 40 ans, j’ai débuté l’écriture d’un roman.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Adolescente, mes écrits restaient secrets. Mais aujourd’hui, mon premier lecteur est mon compagnon.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ?

Je lisais tout ce qui me passait sous la main. Ma grand-mère et mes tantes étaient de grandes lectrices et elles m’offraient souvent des livres.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Mes parents lisaient surtout des revues. Il y avait quelques livres à la maison mais par contre, mes parents m’ont toujours permis de m’en procurer.

Sohie, aviez-vous des auteurs préférés ?

La comtesse de Ségur, Pearl Buck, Victor Hugo, Marcel Pagnol, Hervé Bazin, Jules Renard ont marqué ma jeunesse de lectrice.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, des chansons.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Il y a quelques années, j’avais écrit un très long manuscrit (plus de700 pages !) avec beaucoup de points de vue et de multiples fils narratifs. Envoyé à quelques maisons d’édition, il a été refusé. Trop dense, trop touffu m’ont-ils écrit. Et puis j’ai reçu une lettre d’encouragement d’un grand éditeur qui me demandait simplement de raccourcir. Je n’ai pas donné suite car j’avais déjà un autre texte en tête : « La Dérobée ». J’ai écrit ce manuscrit en quelques mois et, à peine achevé, mon compagnon l’a envoyé, en secret, à Jean-Baptiste Gendarme, éditeur chez Anne Carrière. Et l’aventure a commencé …

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Pour La Dérobée, c’est l’éditeur qui a fait appel à une graphiste. Celle-ci m’a posé quelques questions pour orienter son travail et le résultat m’a été soumis. J’ai adoré ! Pour les Corps conjugaux, ce fut différent. J’ai eu la chance de pouvoir proposer plusieurs photographies et l’équipe éditoriale a choisi l’une d’elles. J’étais ravie.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, des livres que vous avez publiés ?

La Dérobée décrit la trajectoire de Claire, une mère et une épouse de 40 ans qui, face à l’irruption d’un homme surgi du passé, est amenée à questionner ses choix de vie mais aussi à revenir sur les drames qui ont jalonné sa jeunesse. Cette histoire est avant tout une réflexion sur les déterminismes qui pèsent sur nos choix de vie conscients et inconscients ; elle dit aussi le long chemin souvent nécessaire pour se détacher de ces carcans-là et pour s’accepter pleinement.

De son côté, les Corps conjugaux est en quelque sorte une parabole de toutes les amours empêchées parce qu’impossibles. Et cet amour, c’est celui d’Alice pour Jean. Un homme qu’elle va pourtant être obligée de quitter, du jour au lendemain, sans laisser d’adresse. À travers l’errance tragique de cette femme et la quête émouvante de sa fille unique Charlotte, j’interroge l’un des plus grands tabous de l’humanité.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Dès que je peux voler du temps ! Entre mon travail d’enseignante à plein temps et ma vie de famille, je dois avouer que ce n’est pas toujours évident. Je profite surtout des vacances scolaires et de mes mercredis.

Comment écrivez vous ?

Le plus souvent, j’écris dans mon lit ! Mais je vais devoir cesser ce petit rituel car mes cervicales et mon dos commencent à s’en plaindre…

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

J’ai des obsessions intimes. La métamorphose. L’amour fou qui transcende tout et nous fait accéder à une puissance quasi mystique. La condition de la femme, les déterminismes sociaux, familiaux, culturels. Voilà mes principales sources d’inspiration.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Ce sont les gens. D’abord ceux qui m’entourent. Puis ceux que je croise. Lors d’une soirée, dans un bus, dans une queue de supermarché. Je suis très à l’écoute des gens. Je suis comme une éponge, très (voire trop) sensible aux émotions des uns et des autres. Et toute cette matière humaine brute m’emplit.  Alors l’écriture me permet de m’en décharger et j’en fais autre chose. Un personnage. Une idée. Une décision. Une atmosphère. Pour les Corps conjugaux, je me suis d’abord inspirée d’un faits divers incroyable et glaçant arrivé à un couple espagnol. Un bonheur parfait, paisible et, soudain, la gifle d’une révélation qui les empêche de s’aimer.

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Oui, en Suisse. Mais le confinement m’a malheureusement empêchée de vivre cette expérience.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Lorsque j’écris, j’ai envie de me raconter une histoire qui va modifier ma propre vision du monde. Pour cela, je choisis de me confronter à la fois à l’altérité mais aussi à la (cruelle) ressemblance. Je me place donc en position d’inconfort pour me questionner et pour grandir. Quand j’écris je suis moi-même en mutation. Alors j’espère que mes lecteurs expérimentent aussi ces doutes et ressortent de leur lecture avec un regard un peu différent sur le monde et sur les autres. C’est peut-être à cela que doit servir la littérature : éclairer, au moins un peu, sa conception de l’être humain.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

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