Qui est Alice QUINN ?…

Dites donc, en voici une drôle d’histoire ! Je me mets à faire des  portraits  à l’aveugle ! Bah oui quoi enfin ! Qui est Alice Quinn ? Je le découvre en même temps que vous chers amis et je ne suis pas déçue croyez moi !

Je croise Alice sur les murs amis, je souris à ses commentaires, je palpite à ses partages, je me prends à avoir envie de lire ses livres dont cette fameuse intrigue « La Lettre Froissée ».

Mais je ne connais pas Alice Quinn. Je ne l’ai jamais lue. Mes copines oui.

Je me penche sur sa photo et me dit « Allez go…ose ! Va lui demander un peu qui elle est cette dame ». Et voilà. Un portrait que je vous laisse découvrir espérant qu’il vous séduira comme moi il m’a séduite.

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Pouvez-vous  me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

Tout prend racine dans l’enfance, à notre insu, non ? Pour moi c’est passé plutôt par l’oral que par l’écrit. Ma mère nous racontait des histoires incroyables, qu’elle inventait pour la plupart, mais qui se nourrissaient aussi parfois de la vie des autres, des voisins, de la famille. Cela pouvait parfois être terrible. Violences, viols incestueux, maltraitance des femmes, familles décimées par la guerre… J’ai compris plus tard à quel point ça avait pu être formateur pour moi tout d’abord, bien sûr, cela m’a donné le goût des histoires. Nous, les enfants, nous pouvions d’ailleurs participer à l’élaboration de des récits et mettre notre grain de sel. Mais aussi, surtout, cela m’a appris tellement de choses sur la vie ! Car bien qu’ayant eu une enfance plutôt protégée, finalement, toutes ces horribles choses qui pouvaient guetter les gens ordinaires, ce destin qui pouvait dérailler à tout moment, cela m’a forgé une sacrée dose de vigilance pour avancer dans la vie. Bizarrement, je n’ai jamais eu peur pour autant. J’ai seulement fait attention. J‘étais prévenue, quoi…

Pour ce qui est de l’écriture, j’ai vraiment commencé à écrire pour moi à l’adolescence. Des textes poétiques, courts, mystiques et violents.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez, ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

Non. Je ne faisais lire à personne.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent ?

Oui, j’ai toujours été une boulimique de lecture. Certainement parce que ça m’a manqué à la maison, nous avions peu de livres, car nous n’étions pas riches et nous déménagions souvent. Au collège, où j’ai été pensionnaire, j’ai découvert une sorte de bibliothèque dans un couloir-cave d’une très grande longueur. J’ai attaqué les rayonnages dès la sixième par les auteurs dont le nom commençait par A. J’ai poursuivi jusqu’au bout. Je voulais tout connaître. J’en ai parfois sauté, un peu, j’ai triché, parfois je n’ai pas été au bout des livres. Mais dans l’ensemble, je les ai tous mangés.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

J’ai adoré les Alice détective quand j’étais vraiment petite. À l’adolescence je me suis passionnée pour la série des Rougon Macquart de Zola, puis Faulkner, Montherlant, Gide. En quittant le lycée, j’ai dévoré des polars, en vrac, puis je me suis jetée dans la littérature anglo-saxonne. Je suis une lectrice extrêmement éclectique. Ce que je demande à un livre, c’est de l’émotion,et qu’il me bluffe, d’une façon ou d’une autre. Je peux apprécier des styles très très différents.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, j’ai écrit de la poésie, des scénarios, des chansons, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, mais seuls romans et nouvelles ont été édités.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

J’ai eu la chance d’être publiée en deux temps : la première fois, je n’avais pas réussi à trouver de producteurs pour réaliser un long-métrage, j’ai transformé ce scénario en roman et il a été édité par un éditeur traditionnel.

Dans ma deuxième vie d’auteure, j’ai publié en indé un roman qui avait été refusé par des éditeurs.

Et auquel je croyais.

À partir de là, j’ai changé de nom, et Alice Quinn est devenue ce qu’on appelle un auteur hybride. Je suis maintenant à la fois éditée par des éditeurs traditionnels, ou par moi, en auto édition.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Quand j’autoédite un livre, j’essaie de contrôler le plus possible mes couvertures. De chercher des exemples, de bricoler des montages, de faire des brouillons, ensuite j’envoie tout ça à un graphiste,  avec une liste incroyable de recommandations et de désirs. Je me demande comment ils s’y retrouvent, mais ça fonctionne.

Quand mes romans sont publiés par un éditeur traditionnel, j’essaie de rester le plus proche possible de la phase du design. Ce n’est pas toujours évident. J’aime bien tester les essais de couverture auprès de lecteurs, faire des sondages.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

La série des Rosie Maldonne :
– Un palace en enfer
– Rosie se fait la Belle
– L’ombre du zèbre
– Nom de code, Mémé Ruth
,
est une série de comédies policières qui fait la part belle aux mamans monoparentales, qui élèvent donc seules leurs enfants, et qui sont en situation précaire. Mon héroïne est une battante, sans un sou en poche, vaillante, toujours prête à en découdre. Elle n’est pas cultivée, mais elle utilise un langage savoureux et inventif. Ce qui me plaît le plus dans cette série, c’est ce travail sur la langue, sur les expressions populaires détournées, sur l’argot très spécial de Rosie, qui n’appartient qu’à elle, tout ceci sur un ton d’extrême comédie, de burlesque. Mes sources d’inspiration sont à la fois Mark Twain, Westlake, San Antonio,Exbrayat, et j’en passe…

J’ai également écrit une comédie policière très tendre :
Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac.
Il s’agit de la rencontre improbable d’un enfant de la Ddass fugueur, avec un vieil accordéoniste de jazz-musette et la situation rocambolesque qui en découle.

Mais il y a aussi ce roman très spécial :
FANNY N.
L’histoire d’une psychopathe obèse schizophrène dont le rêve est d’avoir un bébé. Jusqu’où ira-t-elle ? Un voyage abyssal dans la folie d’un être humain. C’est un livre très noir que je déconseille à mes lecteurs habituels, surtout s’ils sont fragiles. C’est un livre qui peut déprimer profondément.

L’avantage lorsqu’on s’autoédite, c’est justement cette indépendance et cette liberté totale. Si j’ai choisi un moment donné cette voie c’est bien pour garder le droit à mon indépendance d’écriture.

En ce moment je vis une histoire passionnelle avec ma ville, son passé, Maupassant, et la place des femmes sous la IIIe République.

La lettre froissée est un roman policier historique qui se déroule à Cannes à la Belle Époque. Lola, une courtisane, Miss Fletcher, une déclassée et Maupassant, l’écrivain, vont enquêter sur le meurtre d’une jeune femme de chambre d’un palace,car il semble que la police pense surtout à étouffer le scandale.C’est l’occasion pour moi de questionner cette période fascinante et bouillonnante que fut le tournant du siècle.
C’est le premier tome d’une trilogie.

Avez vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Oui j’ai eu la chance d’être invitée par AmazonPublishing en 2015 au salon du livre de Londres. J’en garde un souvenir ébloui.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Ma mère aimait lire mais nous avions peu de livres à la maison. Comme je l’ai déjà expliqué plus haut.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

J’écris plutôt le matin avant de me faire dévorer par tous les impératifs de la maison.

Comment écrivez-vous ?

Dans un fauteuil ou dans un canapé, parfois même dans mon lit, mon ordinateur sur les genoux. C’est le Nirvana si un chat daigne me rejoindre.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Je suis comme une éponge qui absorbe tout ce qui m’entoure. Les conversations des gens dans la rue, les faits divers que je lis, les réactions des gens, leurs émotions. C’est le mélange de tout ça qui parfois peut provoquer une idée.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

Cette question est extrêmement vaste, tout dépend du personnage, bien entendu.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Franchement, je ne sais pas. Je le croyais étant plus jeune. À présent je me dis que si je peux apporter de la détente, de l’évasion, aux lecteurs qui me lisent, c’est pour moi une grande satisfaction. C’est pourquoi mon credo est devenu : « plutôt mourir que d’ennuyer le lecteur ».

Le questionnaire façon Amélie Poulain

En mettant hors sujet ma famille, j’aime, dans l’ordre, : le chocolat, les chats, le cinéma, lire, écrire, me balader, regarder la mer, écouter les bruits à la campagne, l’Histoire, dessiner, me déguiser, la générosité, gentillesse, l’odeur de la fleur d’oranger, le réglisse… Allez, je rajoute : boire des apéros à la terrasse des cafés en regardant les gens, avec des amis ou seule.

Je n’aime pas : la brutalité, l’injustice, le manque d’efficacité, la connerie, qu’on maltraite les animaux et les enfants, savoir des gens sans abris ou sous les bombes, le monde comme il va, l’appât du gain, le manque d’empathie, la méchanceté, les abus de pouvoir, l’avidité,faire le ménage, les conflits, l’humiliation, le froid, l’eau de javel, les cons.

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